La fonction principale du
cerveau consiste à accéder à la connaissance, à l’ordonner et l’associer.
Cependant, il faut tout d’abord obtenir la synthonie, c'est-à-dire orienter
correctement l’antenne. Or, cette condition n’est pas toujours remplie, en
raison de phénomènes qui relèvent encore de l’occultisme car la science
considère qu’elle ne les connaît pas. Les cas de métamorphose intellectuelle
sont très courants chez des enfants qui, un jour, pour des raisons qui
paraissent mystérieuses, « commencent à comprendre », exactement
comme l’on s’attend à un résultat lorsqu’on règle le bouton d’accord d’une
radio ou que l’on oriente son antenne.
Le cerveau a été considéré
comme un organe producteur de ce qu’il capte, alors qu’au niveau universel, il
ne s’agit que d’un formidable récepteur sélectif et un émetteur discret, ce qui
entraîne que tous les canaux ne sont pas disponibles, ni qu’ils le sont avec la
même fidélité, pour toutes les natures, caractères ou personnalités. Encouragés
par l’erreur consistant à considérer que « tout est contenu dans le kilo
en trop représenté par cette masse », de nombreux chercheurs ont essayé de
localiser directement les fonctions psychiques complexes dans le cortex et ont
émis des hypothèses telles que les centres de la parole, de l’écriture, de la
lecture et des mathématiques (la fameuse bosse des mathématiques !).
On est même arrivé à la
tendance extrême de rechercher le centre physiologique de l’élan religieux. Le
psychiatre Kleist a essayé d’indiquer la circonvolution du cerveau liée à ce
phénomème sociopsychologique complexe du « moi religieux » de
l’homme, ce que la science, étant donné les nombreuses limitations qu’elle
s’est imposées, est incapables d’envisager. En fait, il s’agit de l’une des
idées les plus sougrenues découlant de l’erreur consistant à considérer le
cerveau comme source des idées.
Le cerveau est un ensemble
de possibilités qui se révèlent à partir du moment ou elles sont activées.
Cette activation est déterminée par l’ensemble des relations dynamiques qui
unissent l’individu à l’univers qui l’entoure.
Cette réserve de
possibilités que possède le cerveau, cet « organe impuissant », est
immense. Le docteur Sève précise, pour établir définitivement la nature de
cette masse qui contient encore tant d’importants secrets pour la science, que
le cerveau de l’homme, extrêmement riche en neurones, fournit le système
« biomécanique permettant tout progrès culturel ; en d’autres termes,
il capte les éléments necessaires l’obtention
de ce progrès culturel. Enfin, il affirme catégoriquement que le plus grand
savant et l’homme des cavernes le plus primitif possèdent exactement le même
cerveau.
L. Sève déclare : « Cette phrase clé, de
nombreuses personnes la comprennent mal », et il ajoute : « Cela
ne signifie pas qu’il ne puisse exister aucune différence entre ces deux
cerveaux. Ce qui se passe, c’est que, en l’état actuel de nos connaissances, la
différence réelle d’intelligence entre ces deux individus doit être attribuée à
la différence de conditions qui ont activé une partie des possibilités immenses
du cerveau ». C'est-à-dire que quelque chose, que nous désignerons
seulement actuellement sous le terme de destin, constitue la force qui active
plus ou moins l’une ou l’autre partie du cerveau de chaque individu, lui
imprimant une clé qui le différenciera du reste des individus.