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corrupteur de la haine déversée.
Une fois qu’une malédiction a rejailli sur l’aura d’un individu, il n’existe aucun moyen d’éviter qu’elle ne s’accomplisse ; depuis des temps immémoriaux, on a reconnu la puissance de cette sentence surnaturelle. Ainsi, une fois prononcée, elle s’accomplit fatalement. Il n’est même pas necessaire que celui qui lance la malédiction sache contre qui elle se dirige car la seule condition requise est de la déposer sur l’aura universelle qui nous enveloppe tous, d’où elle sera capter, comme un radiorécepteur, par l’aura de la personne en question. On se rappelle ce qui arriva, à partir de 1922, aux personnes qui violèrent le tombeau de Toutankhamon, leur aura étant altérée de telle façon que tout en elle attirait le malheur et la mort, bien que la malédiction ait été jetée depuis plus de trois mille ans.
La seule possibilité d’annuler une malédiction est que celle-ci revête un caractère injuste. En d’autres termes, le jeteur de sort et la personne maudite doivent reconnaître que la cause de la malédiction existe réellement et qu’elle mérite le qualificatif d’outrage ; il serait donc normalement impossible de maudire un gouvernant si ses décisions avaient entraîné le malheur de certains de ses administrés. Si les deux parties reconnaissent au plus profond de leur conscience que la malédiction est justifiée par un motif grave et dolosif, elle s’accomplira de façon irrémédiable, sans que ni magicien, sorcier ou prêtre ne puissent rien faire pour l’empêcher ; de même la mort du jeteur de sort ne peut enrayer le déroulement de la sentence enragée qu’il a émise en qualité de victime innocente.
Cependant, il convient de dire qu’un bon résultat est parfois atteint lorsque la personne concernée a obtenu le pardon et la bénédiction de l’auteur de la bénédiction.
Toutes les malédictions n’ont pas un caractère néfaste, même si elles sont aussi terribles. Il existe la malédiction naturelle, qui émane de la divine, comme celle relative à l’assassinat ; elle provoque la fixation d’un psychisme accusateur sur le lieu du crime ou sur l’aura même de l’assassin.
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