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prodiges.
En fait, l’étymologie du mot magicien reste incertaine. Dès l’Antiquité, il désigne une spécialité, à l’instar des prêtres perses, qui s’occupaient exclusivement d’astrologie. Les mages et les astrologues exerçaient une science interdite au peuple. Cependant, au cours des siècles, le terme de mage ou de magicien a fini par désigner le sorcier cultivé qui étudit toutes les possibilités de la matière et du périsprit, par opposition aux sorcières et aux sorciers qui d’ordinaire lui volaient la plupart de ses meilleures formules.
En résumé, prêtre à l’origne, le magicien est devenu un chercheur, puis un opposant aux sciences matérialistes, ce qui lui a conféré une image aussi indéfinissable que celle de l’aura sur laquelle il fonde son savoir. Il a été contesté, découvert, rejeté, admis, utilisé, occulté. L’histoire fourmille de magiciens qui voyageaient par la pensée, apparaissaient et disparaissaient à volonté et donnaient forme à de puissants enchantements.
Nous assistons actuellement à la résurgeance des pouvoirs du périsprit avec le renouveau de l’hypnose et de diverses pratiques arrachées au patrimoine des sorciers. Dans les laboratoires universitaires et dans les casernes, on attend de ces pouvoirs qu’ils forment des soldats capables d’apparaître et de disparaître sur ordre, des espions capables de lire distance dans l’esprit de l’ennemi, des policiers formés pour interroger des suspects sans formuler une seule question, des commandos entraînés à l’exécution d’une victime à des milliers de kilomètres sans autre instrument qu’une mèche de cheveux, et des juges capables d’emprisonner l’esprit du délinquant en laissant son corps en liberté….. la magie, un peu comme aux anciens temps des prêtres de Médie, commence aujourd’hui à servir l’appareil répressif de l’état.
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