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		<title><![CDATA[Laurent Medium - Tous les forums]]></title>
		<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/</link>
		<description><![CDATA[Laurent Medium - http://www.laurent-medium.com/forum2]]></description>
		<pubDate>Fri, 18 May 2012 11:39:19 +0200</pubDate>
		<generator>MyBB</generator>
		<item>
			<title><![CDATA[Comment va évoluer ma relation dans les prochains mois ?]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3827</link>
			<pubDate>Sun, 13 May 2012 20:00:41 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3827</guid>
			<description><![CDATA[Bonjour à tous :)<br />
<br />
Comment va évoluer ma relation dans les prochains mois ?<br />
<br />
<br />
................ 18<br />
......8.....................10<br />
................. 18<br />
..................6<br />
.......8....................10<br />
.................6<br />
....8.......................10<br />
20 (3)............................22 (3)<br />
<br />
la LG de l'amour chapeaute le premier niveau de coupe  donc les sentiments semblent bien présents. <br />
<br />
22c/10c/6c on aurait tort de penser que l'éloignement géographique éloigne aussi l'amour ou est un frein pour l'évolution de ce dernier.<br />
<br />
20/8/6 la communication va continuer à aller dans le sens de l'équilibre de la relation. <br />
<br />
le pilier 18/6/6 des hésitations(2X6) seront encore à surmonter pour créer un foyer.<br />
<br />
En fait l'obstacle majeur qui est ressorti des nombreuses discussions ces deux derniers mois, c'est que moi je désire un enfant alors que mon compagnon n'en souhaite plus (il est père et grand-père). Donc peut on voir le pilier comme la mise en évidence de cet obstacle : décision ou hésitation 6x2 concernant une conception 18.<br />
<br />
l'axe positif 20/8/6 suffit il à dire qu'une solution 6 sera trouvée 8 ou qu'une décision sera prise grace à la discussion 20 ? d'autant que si on pousse la réflexion en ouvrant le jeu à ce niveau on obtient ceci : (20+8=28=10) et (8+6=14) donc 10/14 pourrait faire penser à une évolution vers le compromis donc une solution qui conviennent aux deux.<br />
<br />
Sur cette même réflexion peut on en déduire que le pilier 18/6/6 puisse dans ce cas être aussi une indication sur l'orientation de la décision que prendra le couple à savoir : décision 6 de concevoir un enfant 6/18.<br />
<br />
L'axe négatif : 22/10/6 me fait penser au fait qu'au moment du tirage le couple à une vision divergente 22 sur l'évolution de la relation 10/6 mais là encore si on veut aller plus loin dans la réflexion et ouvrir le jeu (22+10=32=5) et (10+6 =16) cela me conforte dans le fait que bien qu'ayant une opinion divergente sur l'instant "T" du tirage ni l'un ni l'autre ne souhaitons arriver à une rupture (16) officielle (5) donc définitive. Ce qui rebondit sur l'axe positif et explique en partie son interprétation mais laquelle? Est-ce que cet axe positif signifie qu'une solution qui convienne aux deux sera bel et bien trouvée pour éviter la rupture ou est-ce qu'il signifie qu'il est juste un conseil, celui qu'il faudra tenter de trouver une solution convenable aux deux pour éviter la rupture! ce qui dans le premier cas laisserait entendre que le couple sortira victorieux de l'épreuve et dans le second que rien n'est sûr ! <br />
<br />
<br />
<br />
Il me donne vraiment du mal ce tirage !!!<br />
<br />
qu'en pensez vous ?<br />
<br />
merci par avance.<br />
<br />
angy]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Bonjour à tous :)<br />
<br />
Comment va évoluer ma relation dans les prochains mois ?<br />
<br />
<br />
................ 18<br />
......8.....................10<br />
................. 18<br />
..................6<br />
.......8....................10<br />
.................6<br />
....8.......................10<br />
20 (3)............................22 (3)<br />
<br />
la LG de l'amour chapeaute le premier niveau de coupe  donc les sentiments semblent bien présents. <br />
<br />
22c/10c/6c on aurait tort de penser que l'éloignement géographique éloigne aussi l'amour ou est un frein pour l'évolution de ce dernier.<br />
<br />
20/8/6 la communication va continuer à aller dans le sens de l'équilibre de la relation. <br />
<br />
le pilier 18/6/6 des hésitations(2X6) seront encore à surmonter pour créer un foyer.<br />
<br />
En fait l'obstacle majeur qui est ressorti des nombreuses discussions ces deux derniers mois, c'est que moi je désire un enfant alors que mon compagnon n'en souhaite plus (il est père et grand-père). Donc peut on voir le pilier comme la mise en évidence de cet obstacle : décision ou hésitation 6x2 concernant une conception 18.<br />
<br />
l'axe positif 20/8/6 suffit il à dire qu'une solution 6 sera trouvée 8 ou qu'une décision sera prise grace à la discussion 20 ? d'autant que si on pousse la réflexion en ouvrant le jeu à ce niveau on obtient ceci : (20+8=28=10) et (8+6=14) donc 10/14 pourrait faire penser à une évolution vers le compromis donc une solution qui conviennent aux deux.<br />
<br />
Sur cette même réflexion peut on en déduire que le pilier 18/6/6 puisse dans ce cas être aussi une indication sur l'orientation de la décision que prendra le couple à savoir : décision 6 de concevoir un enfant 6/18.<br />
<br />
L'axe négatif : 22/10/6 me fait penser au fait qu'au moment du tirage le couple à une vision divergente 22 sur l'évolution de la relation 10/6 mais là encore si on veut aller plus loin dans la réflexion et ouvrir le jeu (22+10=32=5) et (10+6 =16) cela me conforte dans le fait que bien qu'ayant une opinion divergente sur l'instant "T" du tirage ni l'un ni l'autre ne souhaitons arriver à une rupture (16) officielle (5) donc définitive. Ce qui rebondit sur l'axe positif et explique en partie son interprétation mais laquelle? Est-ce que cet axe positif signifie qu'une solution qui convienne aux deux sera bel et bien trouvée pour éviter la rupture ou est-ce qu'il signifie qu'il est juste un conseil, celui qu'il faudra tenter de trouver une solution convenable aux deux pour éviter la rupture! ce qui dans le premier cas laisserait entendre que le couple sortira victorieux de l'épreuve et dans le second que rien n'est sûr ! <br />
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<br />
Il me donne vraiment du mal ce tirage !!!<br />
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qu'en pensez vous ?<br />
<br />
merci par avance.<br />
<br />
angy]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Etats d'evolution de l'éveil]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3720</link>
			<pubDate>Fri, 04 May 2012 14:21:30 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3720</guid>
			<description><![CDATA[Nous sommes structurés en couches, et l'éveil se passe en plusieurs étapes.<br />
<br />
Voilà une idée générale assez subjective, mais qui me permet de modéliser un peu l'évolution que j'ai suivie.<br />
<br />
- Dans la première, nous sommes des êtres matériels qui sont ballotés par des événements aléatoires : c'est la phase des 'endormis' dans la matière. Parler spiritualité à ce niveau de compréhension relève plus de l'exercice de style que d'une réalité possible à vivre.<br />
<br />
- Dans une deuxième  :  nous sommes des êtres d'énergie qui ont une continuité après cette vie, là, nous commençons à trouver des traces de vies antérieures et de survie après la mort. La conscience de notre structure 'spirituelle' nous apparait un peu : on s'éveille un peu.<br />
A ce niveau, on peut accéder au 'monde invisible', donc au monde plus 'réel' par à coups, mais ça reste des expériences ponctuelles et diffuses qui laissent entrapercevoir autre chose.<br />
A ce niveau également, on peut commencer à réaliser qu'on n’est pas libre de ses actions, et que nos comportements 'répétitifs' peuvent être traités avec succès pour acquérir plus de liberté.<br />
<br />
- Dans un troisième : nous commençons à réaliser que tout n'est qu'énergie et que les formes et le monde matériel ne sont que des modélisations de chacun. A ce stade, nous réalisons que nous sommes un être d'énergie pure, soumis à différentes influences et croyances. On se réveille encore plus. On peut accéder au monde énergétique et aux autres consciences sans passer par la structure mentale et une modélisation solide.<br />
A ce stade, on commence à toucher du doigt la quantité d'influences auxquelles nous sommes soumis, (égrégores et autres) et commencer à chercher encore plus de liberté, et surtout, à nous reconnecter à la source.<br />
<br />
- Dans un quatrième on retrouve la connexion avec notre 'soi divin' ou esprit divin. Ce faisant, nous retrouvons l'accès à l'endroit où nous sommes tous UN. Nous réalisons que les informations et les influences arrivent de cette source commune, et sont ensuite plus ou moins transformées et altérées par les 'strates inférieures' que nous avons agglutinées au cours des vies. A ce stade, nous commençons à toucher du doigt que ce que nous prenons pour des choses externes, ne sont que des manifestation de notre être interne, faites pour nous aider à nettoyer les couches et revenir vers la source. En s'en remettant uniquement à sa part divine (ou à Dieu si l’on préfère, ce qui est pareil) on peut commencer à retrouver sérieusement le chemin de retour à l'unité.<br />
<br />
(à ce niveau on trouve une mission d'âme à réaliser, et une continuité importante de nos 'missions' sur plusieurs vies)<br />
<br />
- Dans un cinquième nous commençons à réaliser que le monde énergétique lui même n'est qu'une modélisation d'une chose qui, elle, n'a pas de forme, et est plus proche de la vraie nature de 'Dieu'. Qu'au final nous sommes à la fois tout et rien : la forme non manifestée qui se tient immobile en dehors du temps et une forme manifestée qui s'explore elle même. Nous pouvons toucher du doigt que, étant à la fois l'univers entier lui même, et dans un rêve, nous ne rencontrons que l'univers lui même portant un autre masque dans la réalité modélisée 'matière' et dans la réalité énergétique multidimensionnelle. (à ce niveau, les missions n'ont plus vraiment de sens, et on touche du doigt que notre existence se justifie en elle même pour l'univers, sans nécessité de but.)<br />
A ce niveau là, n'ayant plus aucun but, nous devons réaliser que nous cherchons simplement à retrouver l'état de béatitude naturel qui est le notre à l'origine  : amour, joie, vérité. Et que tout ce que nous considérons comme des buts et des objectifs, ne sont en fait que des obstacles.<br />
Car l'état que nous cherchons est en dehors de tout but et de tout projet de réalisation : il se suffit à lui même.<br />
<br />
Deux états que j'intuite plus ou moins ensuite:<br />
- Dans un sixième nous devrions pouvoir réellement ne voir que nous même en tout : c'est la phase de l'éveil complet.<br />
 - Dans un septième vient le retour à notre état d''esprit divin', celui où l’on peut se tenir à la fois sous la forme manifestée et à la fois dans la conscience immobile. A partir de cette phase commence le retour à l'omnipotence et c'est là que se trouve la fin du cycle des réincarnations à mon sens.<br />
<br />
Voilà un découpage grossier et une idée globale du principe d'évolution.<br />
<br />
Quelqu'un qui se tient en première phase ne peut rien comprendre aux propos tenus par un autre tenu dans une phase plus avancée. Suivant les phases où nous sommes, les expériences et les choses que nous vivons sont totalement différentes et n'ont pas le même sens.<br />
<br />
Ce qui explique que l'ésotérisme et la spiritualité finisse par être interprétés de manière symbolique, ou être répétés bêtement, sans aucune compréhension. C'est une voie expérimentale qui se vit et que chacun doit suivre à son rythme, pas un exercice de philosophie.<br />
<br />
<br />
Parfois un avatar débarque sur terre : c'est à dire qu’un être qui a tout réalisé se réincarne pour guider les autres et provoquer la manifestation d'événements importants dans la matière. Ces êtres ayant un accès souvent direct à leur part la plus haute, ont une grosse influence sur le monde manifesté, et servent à faire bouger fortement les cycles, entre autres, car l'univers, par définition, ne peut se tenir dans l'immobilité et est en mouvement et transformation constants. Ils sont un puissant levier de transformation à mon sens.<br />
<br />
parfois quelqu'un fait une expérience 'mystique' qui le propulse d'un état à un autre temporairement.<br />
Cela ne remplace pas le chemin d'évolution nécessaire. il s'agit plutôt d'un coup de pouce de notre 'esprit divin' pour provoquer une prise de conscience bien souvent.<br />
La différence est que lorsque l'on passe une phase, elle est acquise. Le boulot consiste à nettoyer toutes les couches et à passer à la suivante inlassablement. Un exercice qu'on nous oblige à faire bon gré, mal gré de toute façon, en ce moment. Puisque le retour à l'unité a commencé.<br />
<br />
http://evolutionspirituelle.over-blog.com/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Nous sommes structurés en couches, et l'éveil se passe en plusieurs étapes.<br />
<br />
Voilà une idée générale assez subjective, mais qui me permet de modéliser un peu l'évolution que j'ai suivie.<br />
<br />
- Dans la première, nous sommes des êtres matériels qui sont ballotés par des événements aléatoires : c'est la phase des 'endormis' dans la matière. Parler spiritualité à ce niveau de compréhension relève plus de l'exercice de style que d'une réalité possible à vivre.<br />
<br />
- Dans une deuxième  :  nous sommes des êtres d'énergie qui ont une continuité après cette vie, là, nous commençons à trouver des traces de vies antérieures et de survie après la mort. La conscience de notre structure 'spirituelle' nous apparait un peu : on s'éveille un peu.<br />
A ce niveau, on peut accéder au 'monde invisible', donc au monde plus 'réel' par à coups, mais ça reste des expériences ponctuelles et diffuses qui laissent entrapercevoir autre chose.<br />
A ce niveau également, on peut commencer à réaliser qu'on n’est pas libre de ses actions, et que nos comportements 'répétitifs' peuvent être traités avec succès pour acquérir plus de liberté.<br />
<br />
- Dans un troisième : nous commençons à réaliser que tout n'est qu'énergie et que les formes et le monde matériel ne sont que des modélisations de chacun. A ce stade, nous réalisons que nous sommes un être d'énergie pure, soumis à différentes influences et croyances. On se réveille encore plus. On peut accéder au monde énergétique et aux autres consciences sans passer par la structure mentale et une modélisation solide.<br />
A ce stade, on commence à toucher du doigt la quantité d'influences auxquelles nous sommes soumis, (égrégores et autres) et commencer à chercher encore plus de liberté, et surtout, à nous reconnecter à la source.<br />
<br />
- Dans un quatrième on retrouve la connexion avec notre 'soi divin' ou esprit divin. Ce faisant, nous retrouvons l'accès à l'endroit où nous sommes tous UN. Nous réalisons que les informations et les influences arrivent de cette source commune, et sont ensuite plus ou moins transformées et altérées par les 'strates inférieures' que nous avons agglutinées au cours des vies. A ce stade, nous commençons à toucher du doigt que ce que nous prenons pour des choses externes, ne sont que des manifestation de notre être interne, faites pour nous aider à nettoyer les couches et revenir vers la source. En s'en remettant uniquement à sa part divine (ou à Dieu si l’on préfère, ce qui est pareil) on peut commencer à retrouver sérieusement le chemin de retour à l'unité.<br />
<br />
(à ce niveau on trouve une mission d'âme à réaliser, et une continuité importante de nos 'missions' sur plusieurs vies)<br />
<br />
- Dans un cinquième nous commençons à réaliser que le monde énergétique lui même n'est qu'une modélisation d'une chose qui, elle, n'a pas de forme, et est plus proche de la vraie nature de 'Dieu'. Qu'au final nous sommes à la fois tout et rien : la forme non manifestée qui se tient immobile en dehors du temps et une forme manifestée qui s'explore elle même. Nous pouvons toucher du doigt que, étant à la fois l'univers entier lui même, et dans un rêve, nous ne rencontrons que l'univers lui même portant un autre masque dans la réalité modélisée 'matière' et dans la réalité énergétique multidimensionnelle. (à ce niveau, les missions n'ont plus vraiment de sens, et on touche du doigt que notre existence se justifie en elle même pour l'univers, sans nécessité de but.)<br />
A ce niveau là, n'ayant plus aucun but, nous devons réaliser que nous cherchons simplement à retrouver l'état de béatitude naturel qui est le notre à l'origine  : amour, joie, vérité. Et que tout ce que nous considérons comme des buts et des objectifs, ne sont en fait que des obstacles.<br />
Car l'état que nous cherchons est en dehors de tout but et de tout projet de réalisation : il se suffit à lui même.<br />
<br />
Deux états que j'intuite plus ou moins ensuite:<br />
- Dans un sixième nous devrions pouvoir réellement ne voir que nous même en tout : c'est la phase de l'éveil complet.<br />
 - Dans un septième vient le retour à notre état d''esprit divin', celui où l’on peut se tenir à la fois sous la forme manifestée et à la fois dans la conscience immobile. A partir de cette phase commence le retour à l'omnipotence et c'est là que se trouve la fin du cycle des réincarnations à mon sens.<br />
<br />
Voilà un découpage grossier et une idée globale du principe d'évolution.<br />
<br />
Quelqu'un qui se tient en première phase ne peut rien comprendre aux propos tenus par un autre tenu dans une phase plus avancée. Suivant les phases où nous sommes, les expériences et les choses que nous vivons sont totalement différentes et n'ont pas le même sens.<br />
<br />
Ce qui explique que l'ésotérisme et la spiritualité finisse par être interprétés de manière symbolique, ou être répétés bêtement, sans aucune compréhension. C'est une voie expérimentale qui se vit et que chacun doit suivre à son rythme, pas un exercice de philosophie.<br />
<br />
<br />
Parfois un avatar débarque sur terre : c'est à dire qu’un être qui a tout réalisé se réincarne pour guider les autres et provoquer la manifestation d'événements importants dans la matière. Ces êtres ayant un accès souvent direct à leur part la plus haute, ont une grosse influence sur le monde manifesté, et servent à faire bouger fortement les cycles, entre autres, car l'univers, par définition, ne peut se tenir dans l'immobilité et est en mouvement et transformation constants. Ils sont un puissant levier de transformation à mon sens.<br />
<br />
parfois quelqu'un fait une expérience 'mystique' qui le propulse d'un état à un autre temporairement.<br />
Cela ne remplace pas le chemin d'évolution nécessaire. il s'agit plutôt d'un coup de pouce de notre 'esprit divin' pour provoquer une prise de conscience bien souvent.<br />
La différence est que lorsque l'on passe une phase, elle est acquise. Le boulot consiste à nettoyer toutes les couches et à passer à la suivante inlassablement. Un exercice qu'on nous oblige à faire bon gré, mal gré de toute façon, en ce moment. Puisque le retour à l'unité a commencé.<br />
<br />
http://evolutionspirituelle.over-blog.com/]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Energies et Evolution]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3719</link>
			<pubDate>Fri, 04 May 2012 14:14:17 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3719</guid>
			<description><![CDATA[L'énergie se caractérise par deux aspects divins : l'aspect père et l'aspect mère.<br />
Père : lumière par le haut,  Moi supérieur, vérité<br />
Mère : feu par le bas, enfant intérieur, jouissance.<br />
La combinaison des deux dans le canal central dénoue le cœur et fait évoluer notre monde manifesté.<br />
<br />
Le rapport à la mère humaine doit être transcendé pour exprimer la mère divine et faire monter le feu de la terre.<br />
Le rapport au père humain doit être transcendé pour exprimer le père divin et faire descendre la lumière.<br />
(les clairvoyants qui ne voient pas la lumière ont un rapport avec leur père humain problématique, et ceux qui ne perçoivent pas le feu de la terre ont un rapport à la mère humaine problématique.<br />
Pour les autres, ça affecte leur intuition (père) ou leur vitalité directement (mère).<br />
<br />
L'énergie qui monte par le bas va être l'expression de la vie dans la matière. Suivant notre karma, elle va pouvoir monter librement ou non. Et suivant les situations, elle va aller au bon niveau ou rester bloquée ailleurs.<br />
<br />
Elle passe son temps à s'arrêter à un des chakras (souvent le bas). Tant que nous sommes des êtres incomplets et dans cette perception animale du monde, il faut apprendre à faire avec.<br />
<br />
Chakra 1 : à ce niveau nous allons exprimer la survie. (dévorer l'autre pour assurer sa subsistance.)<br />
En cas de karma : Quelqu'un qui est ramené à ce niveau peut tomber dans des instincts de violence très puissants.<br />
Utilisation : Parfois, la survie est cependant la réponse 'juste' sur le moment.<br />
<br />
Chakra 2 : à ce niveau nous allons exprimer la domination ou la sexualité basique.<br />
En cas de karma : On peut avoir des besoins de domination/soumission et des perversions violentes en cas de blocage à ce niveau.<br />
Utilisation : Parfois pour une bonne partie de 'jambes en l'air' être à ce niveau est la réponse 'juste'. (si on ne cherche pas plus dans le sexe sur le moment)<br />
<br />
Chakra 3 : à ce niveau nous allons exprimer l'animalité et la domination par les groupes d'influence.<br />
En cas de karma : rapport aux groupes conflictuels / guerre, racisme etc...<br />
Utilisation : si on doit diriger un groupe ou s'intégrer dans un groupe quelconque, c'est utile (surtout au niveau humain actuel).<br />
<br />
<br />
C'est le niveau humain standard et notre société est enlisée toute la journée là dedans.<br />
Les Américains sont ci ou ça, les Iraniens vont faire ci ou ça, les blanc ou les noirs sont ci ou ça etc...<br />
Les religions sont également engluées à ce niveau basique. Pour évoluer, chacun doit trouver sa propre connexion au divin au lieu de faire le concours de la meilleure religion.<br />
<br />
Chaque groupe est, tour à tour, victime, bourreau et sauveur : c'est un cercle vicieux à dépasser absolument.<br />
Le dépasser, c'est accepter comme seul maitre l'univers (donc trouver sa propre connexion en haut et la laisser nous diriger) et s'unifier pour reconnaitre chaque autre partie comme un membre du tout, au lieu de projeter son karma dessus et de le rendre 'négatif'.<br />
<br />
Chakra 4  : niveau de l'humain à mi-chemin entre le ciel et la terre et au milieu du cycle.<br />
Utilisation : chaque humain a en lui le potentiel du tout, mais exprime dans sa vie un talent individuel précis unique en rapport avec tous les autres*.  Le lien avec la source et le divin permet d'entamer l'évolution à ce niveau là au lieu de rester prisonnier du mental et de se soumettre à tel ou tel égrégore (ou courant de pensée si on préfère).<br />
<br />
Karmas : Impossibilité d'aimer inconditionnellement. (c'est noué chez presque tout le monde au départ, puisque c'est globalement notre niveau d'évolution à atteindre)<br />
<br />
Le but du jeu est d'arriver au chakra 4 pour commencer à le dénouer. Logiquement, la plupart du temps, l'énergie monte et redescend, plus il monte d'énergie, plus un blocage va s'exprimer avec puissance. En gros, une pulsion meurtrière du premier chakra avec beaucoup d'énergie ça peut faire du dégât. Si ça reste avec peu d'énergie ça peut ne pas faire trop mal : d'où le réflexe de couper la connexion du bas, qui malheureusement a des effets pervers pire encore. (en faisant basculer l'humain dans la non vie et l'évitement de la matière, lui enlevant la possibilité d'évoluer).<br />
<br />
Il est donc important d'affronter ses karmas en ce moment, et on nous les fait ressortir pour nous aider à les résoudre. (Un truc qui s'exprime n'est plus inconscient et s'en va quand on l'a accepté, sous forme de maladie ou d'expérience, peu importe).<br />
<br />
http://evolutionspirituelle.over-blog.com/]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[L'énergie se caractérise par deux aspects divins : l'aspect père et l'aspect mère.<br />
Père : lumière par le haut,  Moi supérieur, vérité<br />
Mère : feu par le bas, enfant intérieur, jouissance.<br />
La combinaison des deux dans le canal central dénoue le cœur et fait évoluer notre monde manifesté.<br />
<br />
Le rapport à la mère humaine doit être transcendé pour exprimer la mère divine et faire monter le feu de la terre.<br />
Le rapport au père humain doit être transcendé pour exprimer le père divin et faire descendre la lumière.<br />
(les clairvoyants qui ne voient pas la lumière ont un rapport avec leur père humain problématique, et ceux qui ne perçoivent pas le feu de la terre ont un rapport à la mère humaine problématique.<br />
Pour les autres, ça affecte leur intuition (père) ou leur vitalité directement (mère).<br />
<br />
L'énergie qui monte par le bas va être l'expression de la vie dans la matière. Suivant notre karma, elle va pouvoir monter librement ou non. Et suivant les situations, elle va aller au bon niveau ou rester bloquée ailleurs.<br />
<br />
Elle passe son temps à s'arrêter à un des chakras (souvent le bas). Tant que nous sommes des êtres incomplets et dans cette perception animale du monde, il faut apprendre à faire avec.<br />
<br />
Chakra 1 : à ce niveau nous allons exprimer la survie. (dévorer l'autre pour assurer sa subsistance.)<br />
En cas de karma : Quelqu'un qui est ramené à ce niveau peut tomber dans des instincts de violence très puissants.<br />
Utilisation : Parfois, la survie est cependant la réponse 'juste' sur le moment.<br />
<br />
Chakra 2 : à ce niveau nous allons exprimer la domination ou la sexualité basique.<br />
En cas de karma : On peut avoir des besoins de domination/soumission et des perversions violentes en cas de blocage à ce niveau.<br />
Utilisation : Parfois pour une bonne partie de 'jambes en l'air' être à ce niveau est la réponse 'juste'. (si on ne cherche pas plus dans le sexe sur le moment)<br />
<br />
Chakra 3 : à ce niveau nous allons exprimer l'animalité et la domination par les groupes d'influence.<br />
En cas de karma : rapport aux groupes conflictuels / guerre, racisme etc...<br />
Utilisation : si on doit diriger un groupe ou s'intégrer dans un groupe quelconque, c'est utile (surtout au niveau humain actuel).<br />
<br />
<br />
C'est le niveau humain standard et notre société est enlisée toute la journée là dedans.<br />
Les Américains sont ci ou ça, les Iraniens vont faire ci ou ça, les blanc ou les noirs sont ci ou ça etc...<br />
Les religions sont également engluées à ce niveau basique. Pour évoluer, chacun doit trouver sa propre connexion au divin au lieu de faire le concours de la meilleure religion.<br />
<br />
Chaque groupe est, tour à tour, victime, bourreau et sauveur : c'est un cercle vicieux à dépasser absolument.<br />
Le dépasser, c'est accepter comme seul maitre l'univers (donc trouver sa propre connexion en haut et la laisser nous diriger) et s'unifier pour reconnaitre chaque autre partie comme un membre du tout, au lieu de projeter son karma dessus et de le rendre 'négatif'.<br />
<br />
Chakra 4  : niveau de l'humain à mi-chemin entre le ciel et la terre et au milieu du cycle.<br />
Utilisation : chaque humain a en lui le potentiel du tout, mais exprime dans sa vie un talent individuel précis unique en rapport avec tous les autres*.  Le lien avec la source et le divin permet d'entamer l'évolution à ce niveau là au lieu de rester prisonnier du mental et de se soumettre à tel ou tel égrégore (ou courant de pensée si on préfère).<br />
<br />
Karmas : Impossibilité d'aimer inconditionnellement. (c'est noué chez presque tout le monde au départ, puisque c'est globalement notre niveau d'évolution à atteindre)<br />
<br />
Le but du jeu est d'arriver au chakra 4 pour commencer à le dénouer. Logiquement, la plupart du temps, l'énergie monte et redescend, plus il monte d'énergie, plus un blocage va s'exprimer avec puissance. En gros, une pulsion meurtrière du premier chakra avec beaucoup d'énergie ça peut faire du dégât. Si ça reste avec peu d'énergie ça peut ne pas faire trop mal : d'où le réflexe de couper la connexion du bas, qui malheureusement a des effets pervers pire encore. (en faisant basculer l'humain dans la non vie et l'évitement de la matière, lui enlevant la possibilité d'évoluer).<br />
<br />
Il est donc important d'affronter ses karmas en ce moment, et on nous les fait ressortir pour nous aider à les résoudre. (Un truc qui s'exprime n'est plus inconscient et s'en va quand on l'a accepté, sous forme de maladie ou d'expérience, peu importe).<br />
<br />
http://evolutionspirituelle.over-blog.com/]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[texte Krishnamurti]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3718</link>
			<pubDate>Thu, 03 May 2012 20:46:32 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3718</guid>
			<description><![CDATA[Cet hiver, il a plu presque constamment depuis trois mois. La Californie a un climat assez extravagant. La terre y est noyée de pluies ou subit une sécheresse absolue. Il y a eu de grands orages et quelques rares jours de soleil. Hier il a plu toute la journée et ce matin les nuages sont bas et le temps est plutôt triste. La pluie d'hier a battu toutes les feuilles. La terre est très mouillée. Les arbres et ce magnifique chêne doivent se demander ce qu'est devenu le soleil. Ce matin, alors que les nuages cachent les montagnes et les collines presque jusqu'au fond de la vallée, surgit la question: que signifie être sérieux ? À quoi correspondrait un esprit ou un cerveau très calme et sérieux? Sommes-nous jamais sérieux? Ou vivons-nous toujours dans un monde de superficialité, allant de-ci de-là, nous battant, nous disputant violemment au sujet de choses triviales.<br />
<br />
Que serait un cerveau très éveillé, non limité par ses propres pensées, ses souvenirs, ses évocations ? Qui serait libre de toute l'agitation de la vie, de la douleur, de l'angoisse et de la souffrance sans fin ? Pourrait-il exister un esprit totalement libre, qui ne soit pas déformé par les influences, par l'expérience et par l'immense accumulation de savoir ? Le savoir est du temps ; apprendre exige du temps. Pour apprendre à jouer du violon, il faut une patience infinie, des mois d'exercices, des années de concentration fervente. Acquérir un savoir-faire, devenir un athlète, créer un bon moteur ou se rendre sur la lune, tout cela exige du temps. Mais y a-t-il quelque chose à apprendre au sujet de la psyché, de ce que nous sommes, toutes les inconstances, les complexités de nos actions, de nos réactions, l'espoir, l'échec, la peine et la joie, qu'y a-t-il à apprendre dans tout cela ? Ainsi que nous l'avons dit, dans un certain domaine de notre existence physique, il faut du temps pour recueillir le savoir et agir à partir de celui-ci. Serait-ce que nous utilisons ce même principe, ce même mouvement du temps, dans le monde psychologique ? Là aussi, nous nous disons que nous devons apprendre ce qui se passe en nous, nos réactions, notre comportement, nos exaltations et nos dépressions, nos idéations; nous pensons que cette connaissance aussi exige du temps.<br />
<br />
On peut étudier ce qui est limité, mais pas l'illimité. Et nous nous essayons alors à étudier le champ entier du psychisme, et disons que cela exige du temps. Mais dans ce domaine le temps est peut-être une illusion, il peut être un ennemi. La pensée crée l'illusion, et cette illusion évolue, grandit et s'étend. Il est probable que l'illusion de toute l'activité religieuse a commencé très simplement, et maintenant voyez où elle en est, avec cet immense pouvoir, ces possessions, cette grande accumulation d'oeuvres d'art, de richesses, et cette hiérarchie religieuse qui exige l'obéissance et vous exhorte à une plus grande foi. Tout cela est l'évolution de l'illusion, son expansion et sa culture qui se sont développées au cours des siècles. Et le psychisme est tout le contenu de la conscience, la mémoire de toutes choses passées et mortes. Nous attachons une telle importance à la mémoire ! Le psychisme est mémoire. Toute tradition n'est en fait que le passé. Nous nous y attachons désespérément, cherchons à la connaître dans tous ses aspects, pensant que cette étude exige du temps, comme celle des autres domaines.<br />
<br />
Je me demande si nous nous posons jamais la question d'un arrêt possible du temps - le temps de devenir, le temps de s'accomplir. Y a-t-il quoi que ce soit à apprendre à ce sujet ? Ou peut-on voir que le mouvement entier de cette mémoire illusoire, qui semble si réelle, peut prendre fin ? Si le temps peut s'arrêter, quelle est alors la relation entre ce qui est au-delà du temps et toutes les activités physiques du cerveau, telles que la mémoire, le savoir, les souvenirs et les expériences ? Quel rapport y a-t-il entre ces deux domaines ? Comme nous l'avons souvent dit, le savoir et la pensée sont limités. Ce qui est limité ne peut avoir de relation avec l'illimité. Toutefois, l'illimité peut avoir une sorte de rapport avec ce qui est limité, mais cette communication sera toujours partielle, étroite et fragmentaire. Si l'on a l'esprit mercantile, on peut se demander l'utilité de tout ceci, l'utilité de l'illimité, en quoi cela peut être utile à l'homme. Nous voulons toujours une récompense. Nous vivons sur le principe de la punition et de la récompense, comme des chiens dressés que l'on récompense quand ils obéissent. Et nous sommes presque semblables à eux puisque nous voulons être récompensés pour nos actions, notre obéissance, etc. Une telle exigence naît du cerveau limité.<br />
<br />
Le cerveau est le centre de la pensée, laquelle est toujours limitée, en toutes circonstances. Elle peut inventer l'extraordinaire, le théorique, l'incommensurable, mais son invention sera toujours limitée. Voilà pourquoi il faut être complètement libre à l'égard du travail et du labeur de la vie, comme de l'activité égocentrique, pour que l'illimité puisse être. L'incommensurable ne peut se mesurer par des mots. Nous essayons toujours de l'inclure dans le cadre des mots, pourtant le symbole n'est pas ce qui est. Mais nous vénérons le symbole, vivant ainsi toujours dans une condition limitée. Comme les nuages sont en suspens au-dessus des arbres et que les oiseaux se taisent dans l'attente de l'orage, ce matin convient à une réflexion sérieuse, remettant en question l'existence toute entière, les dieux eux-mêmes et toute l'activité humaine. Nos vies sont si courtes, et durant ce petit laps de temps il n'y a rien à apprendre sur le champ du psychisme, le mouvement de la mémoire ; nous ne pouvons que l'observer. L'observer sans mouvement de la pensée, l'observer sans le temps, sans savoir passé, sans l'observateur qui est l'essence du passé. Simplement regarder. Regarder ces nuages qui se forment et se reforment, les arbres, les petits oiseaux. Tout cela fait partie de la vie.<br />
<br />
Quand on regarde attentivement, assidûment, il n'y a rien à apprendre. Il n'y a que cet immense espace, le silence et le vide, l'énergie dévorante.<br />
<br />
<br />
______________________________________________________________<br />
<br />
le bonheur <br />
<br />
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être<br />
marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...<br />
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore<br />
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.<br />
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.<br />
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour<br />
notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus<br />
grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...  <br />
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le  moment présent.  <br />
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?  <br />
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.  <br />
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux  <br />
maintenant  qu'il est encore temps.  <br />
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé,  <br />
un temps à passer, une  dette à payer.  <br />
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !  <br />
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma  vie.  <br />
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène  au bonheur.  <br />
<br />
   Le bonheur est le chemin.<br />
<br />
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :  <br />
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial  pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.  <br />
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son  <br />
salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la  <br />
maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,  <br />
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur  <br />
moment que maintenant pour être heureux. <br />
 <br />
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !  <br />
<br />
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.  <br />
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Cet hiver, il a plu presque constamment depuis trois mois. La Californie a un climat assez extravagant. La terre y est noyée de pluies ou subit une sécheresse absolue. Il y a eu de grands orages et quelques rares jours de soleil. Hier il a plu toute la journée et ce matin les nuages sont bas et le temps est plutôt triste. La pluie d'hier a battu toutes les feuilles. La terre est très mouillée. Les arbres et ce magnifique chêne doivent se demander ce qu'est devenu le soleil. Ce matin, alors que les nuages cachent les montagnes et les collines presque jusqu'au fond de la vallée, surgit la question: que signifie être sérieux ? À quoi correspondrait un esprit ou un cerveau très calme et sérieux? Sommes-nous jamais sérieux? Ou vivons-nous toujours dans un monde de superficialité, allant de-ci de-là, nous battant, nous disputant violemment au sujet de choses triviales.<br />
<br />
Que serait un cerveau très éveillé, non limité par ses propres pensées, ses souvenirs, ses évocations ? Qui serait libre de toute l'agitation de la vie, de la douleur, de l'angoisse et de la souffrance sans fin ? Pourrait-il exister un esprit totalement libre, qui ne soit pas déformé par les influences, par l'expérience et par l'immense accumulation de savoir ? Le savoir est du temps ; apprendre exige du temps. Pour apprendre à jouer du violon, il faut une patience infinie, des mois d'exercices, des années de concentration fervente. Acquérir un savoir-faire, devenir un athlète, créer un bon moteur ou se rendre sur la lune, tout cela exige du temps. Mais y a-t-il quelque chose à apprendre au sujet de la psyché, de ce que nous sommes, toutes les inconstances, les complexités de nos actions, de nos réactions, l'espoir, l'échec, la peine et la joie, qu'y a-t-il à apprendre dans tout cela ? Ainsi que nous l'avons dit, dans un certain domaine de notre existence physique, il faut du temps pour recueillir le savoir et agir à partir de celui-ci. Serait-ce que nous utilisons ce même principe, ce même mouvement du temps, dans le monde psychologique ? Là aussi, nous nous disons que nous devons apprendre ce qui se passe en nous, nos réactions, notre comportement, nos exaltations et nos dépressions, nos idéations; nous pensons que cette connaissance aussi exige du temps.<br />
<br />
On peut étudier ce qui est limité, mais pas l'illimité. Et nous nous essayons alors à étudier le champ entier du psychisme, et disons que cela exige du temps. Mais dans ce domaine le temps est peut-être une illusion, il peut être un ennemi. La pensée crée l'illusion, et cette illusion évolue, grandit et s'étend. Il est probable que l'illusion de toute l'activité religieuse a commencé très simplement, et maintenant voyez où elle en est, avec cet immense pouvoir, ces possessions, cette grande accumulation d'oeuvres d'art, de richesses, et cette hiérarchie religieuse qui exige l'obéissance et vous exhorte à une plus grande foi. Tout cela est l'évolution de l'illusion, son expansion et sa culture qui se sont développées au cours des siècles. Et le psychisme est tout le contenu de la conscience, la mémoire de toutes choses passées et mortes. Nous attachons une telle importance à la mémoire ! Le psychisme est mémoire. Toute tradition n'est en fait que le passé. Nous nous y attachons désespérément, cherchons à la connaître dans tous ses aspects, pensant que cette étude exige du temps, comme celle des autres domaines.<br />
<br />
Je me demande si nous nous posons jamais la question d'un arrêt possible du temps - le temps de devenir, le temps de s'accomplir. Y a-t-il quoi que ce soit à apprendre à ce sujet ? Ou peut-on voir que le mouvement entier de cette mémoire illusoire, qui semble si réelle, peut prendre fin ? Si le temps peut s'arrêter, quelle est alors la relation entre ce qui est au-delà du temps et toutes les activités physiques du cerveau, telles que la mémoire, le savoir, les souvenirs et les expériences ? Quel rapport y a-t-il entre ces deux domaines ? Comme nous l'avons souvent dit, le savoir et la pensée sont limités. Ce qui est limité ne peut avoir de relation avec l'illimité. Toutefois, l'illimité peut avoir une sorte de rapport avec ce qui est limité, mais cette communication sera toujours partielle, étroite et fragmentaire. Si l'on a l'esprit mercantile, on peut se demander l'utilité de tout ceci, l'utilité de l'illimité, en quoi cela peut être utile à l'homme. Nous voulons toujours une récompense. Nous vivons sur le principe de la punition et de la récompense, comme des chiens dressés que l'on récompense quand ils obéissent. Et nous sommes presque semblables à eux puisque nous voulons être récompensés pour nos actions, notre obéissance, etc. Une telle exigence naît du cerveau limité.<br />
<br />
Le cerveau est le centre de la pensée, laquelle est toujours limitée, en toutes circonstances. Elle peut inventer l'extraordinaire, le théorique, l'incommensurable, mais son invention sera toujours limitée. Voilà pourquoi il faut être complètement libre à l'égard du travail et du labeur de la vie, comme de l'activité égocentrique, pour que l'illimité puisse être. L'incommensurable ne peut se mesurer par des mots. Nous essayons toujours de l'inclure dans le cadre des mots, pourtant le symbole n'est pas ce qui est. Mais nous vénérons le symbole, vivant ainsi toujours dans une condition limitée. Comme les nuages sont en suspens au-dessus des arbres et que les oiseaux se taisent dans l'attente de l'orage, ce matin convient à une réflexion sérieuse, remettant en question l'existence toute entière, les dieux eux-mêmes et toute l'activité humaine. Nos vies sont si courtes, et durant ce petit laps de temps il n'y a rien à apprendre sur le champ du psychisme, le mouvement de la mémoire ; nous ne pouvons que l'observer. L'observer sans mouvement de la pensée, l'observer sans le temps, sans savoir passé, sans l'observateur qui est l'essence du passé. Simplement regarder. Regarder ces nuages qui se forment et se reforment, les arbres, les petits oiseaux. Tout cela fait partie de la vie.<br />
<br />
Quand on regarde attentivement, assidûment, il n'y a rien à apprendre. Il n'y a que cet immense espace, le silence et le vide, l'énergie dévorante.<br />
<br />
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______________________________________________________________<br />
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le bonheur <br />
<br />
On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être<br />
marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...<br />
Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore<br />
assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.<br />
On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.<br />
On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour<br />
notre conjoint, quand on possédera une plus belle voiture ou une plus<br />
grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...  <br />
La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le  moment présent.  <br />
Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce?  <br />
La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.  <br />
Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux  <br />
maintenant  qu'il est encore temps.  <br />
Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, ' La Vraie Vie! 'Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé,  <br />
un temps à passer, une  dette à payer.  <br />
Et alors la vie allait commencer ! ! ! !  <br />
Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma  vie.  <br />
Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène  au bonheur.  <br />
<br />
   Le bonheur est le chemin.<br />
<br />
Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :  <br />
quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial  pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.  <br />
Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son  <br />
salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la  <br />
maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps,  <br />
l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur  <br />
moment que maintenant pour être heureux. <br />
 <br />
LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !  <br />
<br />
Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.  <br />
Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[les mayas (7 prophéties)]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3717</link>
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 14:28:04 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3717</guid>
			<description><![CDATA[ les sept prophéties Mayas.<br />
<br />
<br />
La première prophétie maya nous parle de la fin de la peur. Notre système solaire fait un tour complet de 25 625 ans autour du Soleil Central de notre galaxie. Pendant les 12 800 premiers ans nous sommes dans la lumière de la galaxie, pendant les 12 800 derniers ans nous sommes dans l’obscurité de la galaxie. (La date 22 décembre 2012 marque la fin d’une ère et le début d’une autre, la transition de l‘obscurité à la lumière. C’est-à-dire, cette date ne nous indique pas la fin de l’humanité.)<br />
<br />
La deuxième prophétie maya nous dit que le comportement de toute l'humanité changerait rapidement à partir de l'éclipse de Soleil de l'11 août 1999. À partir de cette date nous sommes entrés dans les 13 derniers ans du dernier Katun de 20 ans. (Cette date est très importante, puisque seulement 2 ans plus tard il y avait l’auto attentat de l’11 septembre 2001, auto attentat qui a changé à jamais la face de la Terre.)<br />
<br />
La troisième prophétie maya nous dit qu'une vague de chaleur augmentera la température de la planète et que cela provoquera des changements climatiques, géologiques et sociaux en une envergure sans précédents, et à une vitesse étonnante. (Nous devons savoir qu'il y a beaucoup de scientifiques qui nient que le changement climatique soit provoqué par les hydrocarbures, et ces scientifiques sont en train d’être passés sous silence et manipulés par les médias.)<br />
<br />
La quatrième prophétie maya nous dit que la hausse de la température mondiale causée par le comportement inti-écologique de l'homme et l'augmentation de l'activité du Soleil provoquera la fonte des glaces polaires. (C’est cette augmentation de l’activité du Soleil ce qui provoque spécialement le réchauffement climatique…)<br />
<br />
La cinquième prophétie maya nous dit que tous les systèmes basés sur la peur, sur lesquels reposent notre civilisation, se transformeront en même temps que la planète et l'homme, pour faire place à une nouvelle réalité d'harmonie. (Cette nouvelle réalité d’harmonie sera seulement possible si nous travaillons sur soi-même.)<br />
<br />
La sixième prophétie maya nous dit que dans les années à venir il apparaîtra une comète dont la trajectoire mettra en danger l'existence même de l'homme. Les Mayas voyaient les comètes comme agents de changement qui venaient à mettre en mouvement l'équilibre actuel afin que certaines structures se transforment, en permettant l'évolution de la conscience collective. (Les Mayas voulaient nous avertir de l'arrivée de la planète Hercolubus, laquelle changera les axes de la Terre et fera sortir le feu de l'intérieur de notre planète. En réalité, c’est la planète Hercolubus qui provoque le changement climatique.)<br />
<br />
La septième prophétie maya nous dit que l'humanité vit une époque de changements attendus par toutes les cultures indigènes sur la Terre. (Nous pouvons développer nos pouvoirs spirituels, comme la télépathie, si nous travaillons sur soi-même, si nous sommes capables de nous auto observer et de désintégrer nos défauts psychologiques, de voir les autres comme de miroirs de nous-mêmes.)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[ les sept prophéties Mayas.<br />
<br />
<br />
La première prophétie maya nous parle de la fin de la peur. Notre système solaire fait un tour complet de 25 625 ans autour du Soleil Central de notre galaxie. Pendant les 12 800 premiers ans nous sommes dans la lumière de la galaxie, pendant les 12 800 derniers ans nous sommes dans l’obscurité de la galaxie. (La date 22 décembre 2012 marque la fin d’une ère et le début d’une autre, la transition de l‘obscurité à la lumière. C’est-à-dire, cette date ne nous indique pas la fin de l’humanité.)<br />
<br />
La deuxième prophétie maya nous dit que le comportement de toute l'humanité changerait rapidement à partir de l'éclipse de Soleil de l'11 août 1999. À partir de cette date nous sommes entrés dans les 13 derniers ans du dernier Katun de 20 ans. (Cette date est très importante, puisque seulement 2 ans plus tard il y avait l’auto attentat de l’11 septembre 2001, auto attentat qui a changé à jamais la face de la Terre.)<br />
<br />
La troisième prophétie maya nous dit qu'une vague de chaleur augmentera la température de la planète et que cela provoquera des changements climatiques, géologiques et sociaux en une envergure sans précédents, et à une vitesse étonnante. (Nous devons savoir qu'il y a beaucoup de scientifiques qui nient que le changement climatique soit provoqué par les hydrocarbures, et ces scientifiques sont en train d’être passés sous silence et manipulés par les médias.)<br />
<br />
La quatrième prophétie maya nous dit que la hausse de la température mondiale causée par le comportement inti-écologique de l'homme et l'augmentation de l'activité du Soleil provoquera la fonte des glaces polaires. (C’est cette augmentation de l’activité du Soleil ce qui provoque spécialement le réchauffement climatique…)<br />
<br />
La cinquième prophétie maya nous dit que tous les systèmes basés sur la peur, sur lesquels reposent notre civilisation, se transformeront en même temps que la planète et l'homme, pour faire place à une nouvelle réalité d'harmonie. (Cette nouvelle réalité d’harmonie sera seulement possible si nous travaillons sur soi-même.)<br />
<br />
La sixième prophétie maya nous dit que dans les années à venir il apparaîtra une comète dont la trajectoire mettra en danger l'existence même de l'homme. Les Mayas voyaient les comètes comme agents de changement qui venaient à mettre en mouvement l'équilibre actuel afin que certaines structures se transforment, en permettant l'évolution de la conscience collective. (Les Mayas voulaient nous avertir de l'arrivée de la planète Hercolubus, laquelle changera les axes de la Terre et fera sortir le feu de l'intérieur de notre planète. En réalité, c’est la planète Hercolubus qui provoque le changement climatique.)<br />
<br />
La septième prophétie maya nous dit que l'humanité vit une époque de changements attendus par toutes les cultures indigènes sur la Terre. (Nous pouvons développer nos pouvoirs spirituels, comme la télépathie, si nous travaillons sur soi-même, si nous sommes capables de nous auto observer et de désintégrer nos défauts psychologiques, de voir les autres comme de miroirs de nous-mêmes.)]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[les énergies universelles]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3716</link>
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 14:18:19 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3716</guid>
			<description><![CDATA[  QU'EST- CE QUE L'ÉNERGIE, ET QUELLES SONT SES DIFFÉRENTES FORMES ?<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
L'énergie est définie comme un pouvoir inhérent ou interne, que possède un système, et qui permet à ce système de se maintenir et / ou de se déplacer.<br />
<br />
L’énergie peut être transférée ou libérée d'un système à un autre, auquel cas, elle peut produire des changements physiques (ou des forces) dans le système qui reçoit (ou absorbe) l'énergie. L’énergie est toujours conservée, ce qui veut dire qu'elle ne peut ni être créée, ni être détruite, mais seulement transformée d'une forme en une autre, ou transférée à un autre système. L’énergie existe sous beaucoup de formes.<br />
<br />
La matière dont est fait notre univers contient trois formes d'énergie : les énergies potentielle, cinétique et interne. L'énergie cinétique est l'énergie associée à un système qui se déplace. Par exemple, l'Énergie Électromagnétique portée par les rayons du Soleil, qui nourrit les plantes, est une forme d'énergie cinétique. L'énergie potentielle est l'énergie emmagasinée dans un système. L'énergie chimique emmagasinée dans la nourriture qui alimente les animaux et les êtres humains est une forme d'énergie potentielle. Et enfin, l'énergie interne est l'énergie qui maintient les atomes intacts, et qui est également appelée énergie de la matière. La célèbre équation d'Einstein E = mc² décrit l'énergie interne d'un système qui a une masse m .<br />
<br />
Cependant, à son niveau le plus profond, l'énergie (la plus) fondamentale est la subtile "Énergie Universelle" qui est la Source de toutes les autres formes d'énergie. C'est l'énergie associée au Champ d'Énergie Universelle (super strings) qui envahit l'espace entier. Les énergies cinétique, potentielle et interne sont différentes formes (ou parties) de l'Énergie Universelle.<br />
<br />
Comme nous le savons, nos corps sont constitués de systèmes hiérarchiques, qui sont chacun composés de diverses parties (organes) qui, à leurs tours, sont maintenus ensemble par des forces électromagnétiques ; et, beaucoup d'éléments chimiques coordonnent le fonctionnement des diverses parties, pour en faire un système collectif harmonieux. Dans ce sens, nos corps contiennent les trois énergies : cinétique, potentielle, et interne. Tandis que les énergies cinétique et interne procure la solidité (et la structure génétique) au corps, les énergies potentielles procurent la nourriture.<br />
<br />
D'autre part, à l'échelon le plus bas de la hiérarchie, étant donné que toute matière, nos corps, les cellules, les atomes, sont faites à partir du Champ d'Énergie Universelle, nous voyons que nos corps sont en même temps un système vibratoire qui contient l'Énergie Universelle. Cette Énergie Universelle apparaît sous forme d'énergies cinétique, potentielle et interne aux niveaux plus élevés de la hiérarchie. Donc, cette même Énergie universelle donne la solidité au corps en même temps que la nourriture.<br />
<br />
Comme mentionné précédemment, dans son spectre bas, le Champ d'Énergie Universelle, avec ses vibrations basses et denses ( CHAMP BAS) s'intensifie et forme la matière. La raison pour laquelle nous voyons diverses formes de matière autour de nous (tels que les arbres, nos corps, les animaux, et ainsi de suite) est le résultat de différentes fréquences (ou vibrations) de ce "Champ Bas". Dans la partie élevée du spectre de l'énergie, cependant, le Champ d'Énergie Universelle, avec ses vibrations élevées et plus subtiles(CHAMP ÉLEVÉ) ne forme pas de la matière, mais plutôt préserve ses vibrations informes et pures qui transportent l'Énergie Universelle subtile. Cela signifie que, alors que le Champ Bas donne forme à nos corps, avec les formes denses de l'Énergie Universelle, telles que la solidité ou la composition génétique, le Champ Bas fournit également à nos corps la nourriture, en utilisant d'autres formes denses de l'Énergie Universelle (de la nourriture et de l'air). Ici, il est important de noter que, étant donné que de telles actions sont accomplies via le Champ Bas, elles impliquent des Énergies plutôt Basses. (Donc, il est vrai que nous sommes un corps d'énergie, ou un champ de vibrations, cependant, il est également vrai que nos corps opèrent à un niveau relativement bas d'énergie). A ce point, le Champ Élevé environnant émerge en tant que "sauveur " (de vie). En raison de ses énergies élevées et qui pénètrent tout, il y a une action réciproque entre ce champ et le Champ Bas, et le Champ Élevé transfère la forme plus subtile de l'Énergie Universelle aux structures construites à partir du Champ Bas - telles que nos corps. Cette forme subtile de l'Énergie Universelle, qui concerne des énergies extraordinairement élevées, est l'outil principal que toute technique de soin en énergie utilise - la Méthode de Soin en Énergie Universelle employée par SHY étant l'une d'entre elles.<br />
Pour résumer : la vitalité et la santé d'un corps humain ont quatre sources: " la programmation génétique", "la nourriture", "l'air", et "la forme subtile de l'Énergie Universelle". La quatrième source est fournie par le Champ Élevé (le Champ plus subtil de l'Énergie Universelle) qui entoure nos corps, et qui est la forme la plus élevée de source d'énergie - par conséquent, la plus cruciale - de l'ensemble des quatre sources. Cette source est également le principal composant utilisé dans les Techniques de Soins en Énergie appliquées à des organismes malades. Les quatre sources réunies constituent " l’Énergie Vitale", puisqu'elles apportent la force vitale (la force maintenant la vie) au corps. D'autres noms pour "l’énergie Vitale" sont : "Chi" ou "Prana". Nous voyons qu'il y a dans le corps humain une action réciproque entre "le Corps d'Énergie Vitale" et la subtile"Énergie Universelle" qui contribue à sa survie et à sa santé.<br />
<br />
Source : sens-de-la-vie.com]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[  QU'EST- CE QUE L'ÉNERGIE, ET QUELLES SONT SES DIFFÉRENTES FORMES ?<br />
<br />
<br />
<br />
<br />
L'énergie est définie comme un pouvoir inhérent ou interne, que possède un système, et qui permet à ce système de se maintenir et / ou de se déplacer.<br />
<br />
L’énergie peut être transférée ou libérée d'un système à un autre, auquel cas, elle peut produire des changements physiques (ou des forces) dans le système qui reçoit (ou absorbe) l'énergie. L’énergie est toujours conservée, ce qui veut dire qu'elle ne peut ni être créée, ni être détruite, mais seulement transformée d'une forme en une autre, ou transférée à un autre système. L’énergie existe sous beaucoup de formes.<br />
<br />
La matière dont est fait notre univers contient trois formes d'énergie : les énergies potentielle, cinétique et interne. L'énergie cinétique est l'énergie associée à un système qui se déplace. Par exemple, l'Énergie Électromagnétique portée par les rayons du Soleil, qui nourrit les plantes, est une forme d'énergie cinétique. L'énergie potentielle est l'énergie emmagasinée dans un système. L'énergie chimique emmagasinée dans la nourriture qui alimente les animaux et les êtres humains est une forme d'énergie potentielle. Et enfin, l'énergie interne est l'énergie qui maintient les atomes intacts, et qui est également appelée énergie de la matière. La célèbre équation d'Einstein E = mc² décrit l'énergie interne d'un système qui a une masse m .<br />
<br />
Cependant, à son niveau le plus profond, l'énergie (la plus) fondamentale est la subtile "Énergie Universelle" qui est la Source de toutes les autres formes d'énergie. C'est l'énergie associée au Champ d'Énergie Universelle (super strings) qui envahit l'espace entier. Les énergies cinétique, potentielle et interne sont différentes formes (ou parties) de l'Énergie Universelle.<br />
<br />
Comme nous le savons, nos corps sont constitués de systèmes hiérarchiques, qui sont chacun composés de diverses parties (organes) qui, à leurs tours, sont maintenus ensemble par des forces électromagnétiques ; et, beaucoup d'éléments chimiques coordonnent le fonctionnement des diverses parties, pour en faire un système collectif harmonieux. Dans ce sens, nos corps contiennent les trois énergies : cinétique, potentielle, et interne. Tandis que les énergies cinétique et interne procure la solidité (et la structure génétique) au corps, les énergies potentielles procurent la nourriture.<br />
<br />
D'autre part, à l'échelon le plus bas de la hiérarchie, étant donné que toute matière, nos corps, les cellules, les atomes, sont faites à partir du Champ d'Énergie Universelle, nous voyons que nos corps sont en même temps un système vibratoire qui contient l'Énergie Universelle. Cette Énergie Universelle apparaît sous forme d'énergies cinétique, potentielle et interne aux niveaux plus élevés de la hiérarchie. Donc, cette même Énergie universelle donne la solidité au corps en même temps que la nourriture.<br />
<br />
Comme mentionné précédemment, dans son spectre bas, le Champ d'Énergie Universelle, avec ses vibrations basses et denses ( CHAMP BAS) s'intensifie et forme la matière. La raison pour laquelle nous voyons diverses formes de matière autour de nous (tels que les arbres, nos corps, les animaux, et ainsi de suite) est le résultat de différentes fréquences (ou vibrations) de ce "Champ Bas". Dans la partie élevée du spectre de l'énergie, cependant, le Champ d'Énergie Universelle, avec ses vibrations élevées et plus subtiles(CHAMP ÉLEVÉ) ne forme pas de la matière, mais plutôt préserve ses vibrations informes et pures qui transportent l'Énergie Universelle subtile. Cela signifie que, alors que le Champ Bas donne forme à nos corps, avec les formes denses de l'Énergie Universelle, telles que la solidité ou la composition génétique, le Champ Bas fournit également à nos corps la nourriture, en utilisant d'autres formes denses de l'Énergie Universelle (de la nourriture et de l'air). Ici, il est important de noter que, étant donné que de telles actions sont accomplies via le Champ Bas, elles impliquent des Énergies plutôt Basses. (Donc, il est vrai que nous sommes un corps d'énergie, ou un champ de vibrations, cependant, il est également vrai que nos corps opèrent à un niveau relativement bas d'énergie). A ce point, le Champ Élevé environnant émerge en tant que "sauveur " (de vie). En raison de ses énergies élevées et qui pénètrent tout, il y a une action réciproque entre ce champ et le Champ Bas, et le Champ Élevé transfère la forme plus subtile de l'Énergie Universelle aux structures construites à partir du Champ Bas - telles que nos corps. Cette forme subtile de l'Énergie Universelle, qui concerne des énergies extraordinairement élevées, est l'outil principal que toute technique de soin en énergie utilise - la Méthode de Soin en Énergie Universelle employée par SHY étant l'une d'entre elles.<br />
Pour résumer : la vitalité et la santé d'un corps humain ont quatre sources: " la programmation génétique", "la nourriture", "l'air", et "la forme subtile de l'Énergie Universelle". La quatrième source est fournie par le Champ Élevé (le Champ plus subtil de l'Énergie Universelle) qui entoure nos corps, et qui est la forme la plus élevée de source d'énergie - par conséquent, la plus cruciale - de l'ensemble des quatre sources. Cette source est également le principal composant utilisé dans les Techniques de Soins en Énergie appliquées à des organismes malades. Les quatre sources réunies constituent " l’Énergie Vitale", puisqu'elles apportent la force vitale (la force maintenant la vie) au corps. D'autres noms pour "l’énergie Vitale" sont : "Chi" ou "Prana". Nous voyons qu'il y a dans le corps humain une action réciproque entre "le Corps d'Énergie Vitale" et la subtile"Énergie Universelle" qui contribue à sa survie et à sa santé.<br />
<br />
Source : sens-de-la-vie.com]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Conscience]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3715</link>
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 09:50:50 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3715</guid>
			<description><![CDATA[<br />
<br />
Il y a peu de temps j'ai appris qu'une personne<br />
<br />
De ma connaissance était atteinte d'une maladie<br />
<br />
Et qu'elle n'allait peut-être pas en survivre.<br />
<br />
Au début je voulais la rencontrer à tout prix et rien n'y faisait,<br />
<br />
Et là par hasard nous nous sommes croisées<br />
<br />
 <br />
<br />
Mon coeur s'est mis à battre très fort..<br />
<br />
J'ai eu une envie folle de la prendre dans mes bras<br />
<br />
Et lui dire tout va aller très bien mais impossible ..<br />
<br />
Puisque je connaissais son état.<br />
<br />
Mais soudain je me suis sentie tout près, loin à la fois...<br />
<br />
 <br />
<br />
Surtout impuissante j'ai pris conscience<br />
<br />
En l'écoutant me confier ses secrets...<br />
<br />
Que sa maladie était due en partie de ce qu'elle vivait<br />
<br />
De ce qu'elle avait souffert et surtout ce qu'elle n'a pas pu dire.<br />
<br />
D'ailleurs son médecin était d'accord sur ce sujet.<br />
<br />
 <br />
<br />
Donc elle a décidé de tout quitter pour refaire sa vie,<br />
<br />
Se reprendre et surtout ne penser qu'à elle<br />
<br />
Pour sauver sa vie car elle est seule maintenant...<br />
<br />
Je trouve dommage qu'il faille attendre d'en être arrivé à ce point<br />
<br />
Pour comprendre que notre vie, nos relations proches ne sont pas satisfaisantes.<br />
<br />
 <br />
<br />
Nous nous prenons la tête pour des petites choses.<br />
<br />
Nous nous mettons en colère<br />
<br />
Après ceux qui vivent à nos côtés<br />
<br />
Car nous avons un malaise soudain<br />
<br />
Où que nous ne réussissons pas à parler.<br />
<br />
 <br />
<br />
Alors j'ai pris conscience qu'il fallait faire très attention,<br />
<br />
Ne pas se laisser emporter par des mots<br />
<br />
Que l'on dit qui peut rester imprimer<br />
<br />
Dans le corps à tout jamais<br />
<br />
Et qui à un moment donné s'ils ne peuvent plus sortir en...<br />
<br />
 <br />
<br />
" Mots " sortent en " Maux "<br />
<br />
 <br />
<br />
Nous sommes les artisans de notre santé et de notre vie<br />
<br />
Et ceux qui vivent à nos côtés aussi sont responsables d'eux et de nous.<br />
<br />
J'ai compris une chose c'est qu'il faut prendre le temps...<br />
<br />
De s'écouter, de se regarder, de se parler sans crainte...<br />
<br />
Ne pas avoir peur de s'entendre dire que nous sommes égoïstes...<br />
<br />
 <br />
<br />
Lorsque nous venons au monde nous sommes seuls<br />
<br />
Et quand le moment du départ est là nous sommes seuls aussi face à nous-mêmes.<br />
<br />
Nous avons une vie à vivre, vivons-la au maximum.<br />
<br />
Aimons, disons "Je t'aime"<br />
<br />
Car notre vie est très importante c'est la nôtre et non celles des autres.<br />
<br />
Clara]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<br />
<br />
Il y a peu de temps j'ai appris qu'une personne<br />
<br />
De ma connaissance était atteinte d'une maladie<br />
<br />
Et qu'elle n'allait peut-être pas en survivre.<br />
<br />
Au début je voulais la rencontrer à tout prix et rien n'y faisait,<br />
<br />
Et là par hasard nous nous sommes croisées<br />
<br />
 <br />
<br />
Mon coeur s'est mis à battre très fort..<br />
<br />
J'ai eu une envie folle de la prendre dans mes bras<br />
<br />
Et lui dire tout va aller très bien mais impossible ..<br />
<br />
Puisque je connaissais son état.<br />
<br />
Mais soudain je me suis sentie tout près, loin à la fois...<br />
<br />
 <br />
<br />
Surtout impuissante j'ai pris conscience<br />
<br />
En l'écoutant me confier ses secrets...<br />
<br />
Que sa maladie était due en partie de ce qu'elle vivait<br />
<br />
De ce qu'elle avait souffert et surtout ce qu'elle n'a pas pu dire.<br />
<br />
D'ailleurs son médecin était d'accord sur ce sujet.<br />
<br />
 <br />
<br />
Donc elle a décidé de tout quitter pour refaire sa vie,<br />
<br />
Se reprendre et surtout ne penser qu'à elle<br />
<br />
Pour sauver sa vie car elle est seule maintenant...<br />
<br />
Je trouve dommage qu'il faille attendre d'en être arrivé à ce point<br />
<br />
Pour comprendre que notre vie, nos relations proches ne sont pas satisfaisantes.<br />
<br />
 <br />
<br />
Nous nous prenons la tête pour des petites choses.<br />
<br />
Nous nous mettons en colère<br />
<br />
Après ceux qui vivent à nos côtés<br />
<br />
Car nous avons un malaise soudain<br />
<br />
Où que nous ne réussissons pas à parler.<br />
<br />
 <br />
<br />
Alors j'ai pris conscience qu'il fallait faire très attention,<br />
<br />
Ne pas se laisser emporter par des mots<br />
<br />
Que l'on dit qui peut rester imprimer<br />
<br />
Dans le corps à tout jamais<br />
<br />
Et qui à un moment donné s'ils ne peuvent plus sortir en...<br />
<br />
 <br />
<br />
" Mots " sortent en " Maux "<br />
<br />
 <br />
<br />
Nous sommes les artisans de notre santé et de notre vie<br />
<br />
Et ceux qui vivent à nos côtés aussi sont responsables d'eux et de nous.<br />
<br />
J'ai compris une chose c'est qu'il faut prendre le temps...<br />
<br />
De s'écouter, de se regarder, de se parler sans crainte...<br />
<br />
Ne pas avoir peur de s'entendre dire que nous sommes égoïstes...<br />
<br />
 <br />
<br />
Lorsque nous venons au monde nous sommes seuls<br />
<br />
Et quand le moment du départ est là nous sommes seuls aussi face à nous-mêmes.<br />
<br />
Nous avons une vie à vivre, vivons-la au maximum.<br />
<br />
Aimons, disons "Je t'aime"<br />
<br />
Car notre vie est très importante c'est la nôtre et non celles des autres.<br />
<br />
Clara]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[plan d'aide vers l'accomplissement]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3714</link>
			<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 09:41:34 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3714</guid>
			<description><![CDATA[Un plan d'aide pour tendre vers l'accomplissement.<br />
<br />
 <br />
<br />
1) Concentrez-vous sur ce que vous voulez accomplir,et laissez-le croître dans votre esprit.<br />
<br />
2) Demandez aide et courage à votre âme.<br />
<br />
3) Laissez les résulats prendre tournure.<br />
<br />
4) Agissez lorsque vous avez l'esprit clair.<br />
<br />
5) N'agissez ue lorsque vous êtes en proie au doute.<br />
<br />
6) Ne semez pas la confusion. Croyez à votre objectif.<br />
<br />
7)N'agissez pas sous l'emprise de la colère,de l'anxiété ou d'autres pulsions négatives.<br />
<br />
8) Attendez-vous au mieux.<br />
<br />
9)Acceptez chaque résultat comme le meilleur que vous puissiez obtenir pour l'instant.<br />
<br />
10 ) Ne vous croyez pas responsables des revers et des obstacles.<br />
<br />
11) Ne vous repliez pas sur vous-mêmes lorsque quelque chose ne va pas.<br />
<br />
12) Tirez une leçon de chaque échec.<br />
<br />
13) Ne rejetez pas la faute sur les autres.<br />
<br />
14)Attendez-vous à tous les résultats possibles.<br />
<br />
15) Tirez un trait sur le passé. Croyez en un meilleur avenir.<br />
<br />
16) N'acceptez passivement aucun mauvais résultat. Changez ce qui doit l'être.<br />
<br />
17) Ne contrôlez pas la situation,ne forcez pas les choses.<br />
<br />
18) Ne fantasmez pas. Essayez d'être aussi présent que possible sans être distrait.<br />
<br />
19) Sentez-vous en sécurité et centré à l'intérieur de vous.<br />
<br />
20 ) Cherchez autour de vous des indices montrant que vous êtes sur la bonne voie.<br />
<br />
21 ) Soyez responsable de votre destin.<br />
<br />
 <br />
<br />
L'âme peut accomplir n'importe quoi, dès lors que vous n'êtes plus en travers de son chemin.<br />
<br />
Voilà ce que veut dire nager dans le courant.<br />
<br />
Il y a alors moins de tensions,et il est bien moins nécessaire de lutter.<br />
<br />
Vous n'avez pas à faire beaucoup d'efforts.<br />
<br />
Je me reporte à cette liste lorsque je ne suis pas dans le sens du courant,<br />
<br />
Lorsque j'éprouve le besoin de me rappeler quels sont les blocages qui rendent la vie difficile :<br />
<br />
La négativité,la critique,les tensions,la perte de confiance,les oppressions et ainsi de suite.<br />
<br />
C'est le contraire de ce que conseille la liste.<br />
<br />
Lorsque vous ne vous mettez plus de bâtons dans les roues ,vous pouvez refaire le calme en vous,<br />
<br />
Revenir au centre et retrouver la confiance.<br />
<br />
Lorsque vous êtes confronté à des problèmes,tirez-en des leçons spirituelles,<br />
<br />
Par exemple en apprenant à être patient et courageux.<br />
<br />
On ne grandit pas quand tout vient trop facilement.<br />
<br />
Nous ne devons pas considérer que la lutte est la voie normale ou juste.<br />
<br />
 <br />
<br />
Un extrait du livre de Deepak Chopra<br />
<br />
" Cheminer vers la sagesse"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Un plan d'aide pour tendre vers l'accomplissement.<br />
<br />
 <br />
<br />
1) Concentrez-vous sur ce que vous voulez accomplir,et laissez-le croître dans votre esprit.<br />
<br />
2) Demandez aide et courage à votre âme.<br />
<br />
3) Laissez les résulats prendre tournure.<br />
<br />
4) Agissez lorsque vous avez l'esprit clair.<br />
<br />
5) N'agissez ue lorsque vous êtes en proie au doute.<br />
<br />
6) Ne semez pas la confusion. Croyez à votre objectif.<br />
<br />
7)N'agissez pas sous l'emprise de la colère,de l'anxiété ou d'autres pulsions négatives.<br />
<br />
8) Attendez-vous au mieux.<br />
<br />
9)Acceptez chaque résultat comme le meilleur que vous puissiez obtenir pour l'instant.<br />
<br />
10 ) Ne vous croyez pas responsables des revers et des obstacles.<br />
<br />
11) Ne vous repliez pas sur vous-mêmes lorsque quelque chose ne va pas.<br />
<br />
12) Tirez une leçon de chaque échec.<br />
<br />
13) Ne rejetez pas la faute sur les autres.<br />
<br />
14)Attendez-vous à tous les résultats possibles.<br />
<br />
15) Tirez un trait sur le passé. Croyez en un meilleur avenir.<br />
<br />
16) N'acceptez passivement aucun mauvais résultat. Changez ce qui doit l'être.<br />
<br />
17) Ne contrôlez pas la situation,ne forcez pas les choses.<br />
<br />
18) Ne fantasmez pas. Essayez d'être aussi présent que possible sans être distrait.<br />
<br />
19) Sentez-vous en sécurité et centré à l'intérieur de vous.<br />
<br />
20 ) Cherchez autour de vous des indices montrant que vous êtes sur la bonne voie.<br />
<br />
21 ) Soyez responsable de votre destin.<br />
<br />
 <br />
<br />
L'âme peut accomplir n'importe quoi, dès lors que vous n'êtes plus en travers de son chemin.<br />
<br />
Voilà ce que veut dire nager dans le courant.<br />
<br />
Il y a alors moins de tensions,et il est bien moins nécessaire de lutter.<br />
<br />
Vous n'avez pas à faire beaucoup d'efforts.<br />
<br />
Je me reporte à cette liste lorsque je ne suis pas dans le sens du courant,<br />
<br />
Lorsque j'éprouve le besoin de me rappeler quels sont les blocages qui rendent la vie difficile :<br />
<br />
La négativité,la critique,les tensions,la perte de confiance,les oppressions et ainsi de suite.<br />
<br />
C'est le contraire de ce que conseille la liste.<br />
<br />
Lorsque vous ne vous mettez plus de bâtons dans les roues ,vous pouvez refaire le calme en vous,<br />
<br />
Revenir au centre et retrouver la confiance.<br />
<br />
Lorsque vous êtes confronté à des problèmes,tirez-en des leçons spirituelles,<br />
<br />
Par exemple en apprenant à être patient et courageux.<br />
<br />
On ne grandit pas quand tout vient trop facilement.<br />
<br />
Nous ne devons pas considérer que la lutte est la voie normale ou juste.<br />
<br />
 <br />
<br />
Un extrait du livre de Deepak Chopra<br />
<br />
" Cheminer vers la sagesse"]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Comment dialoguer avec votre Inconscient ?]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3713</link>
			<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 11:05:37 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3713</guid>
			<description><![CDATA[l’hypnose est un état modifié de conscience qui se rapproche plus de la rêverie, que du sommeil. Que c’est un moyen d’accéder à son inconscient pour l’influencer de manière directe. <br />
<br />
L’induction : la porte d’entrée vers la transe.<br />
<br />
Le but de l’induction est de rentrer dans un état hypnotique, il existe deux manières d’y accéder :<br />
<br />
    En rendant votre inconscient plus « présent »,<br />
<br />
    En ayant une perte totale de conscience.<br />
<br />
La seconde possibilité est bien dans le spectacle, mais pour l’auto-hypnose, il vous faudra guider le travail. Donc nous allons plutôt nous concentrer sur la 1er.<br />
<br />
Lorsque l’on commence, l’induction prend en général entre 5 et 30 minutes. Personnellement, j’ai le souvenir d’avoir mis plus de 20 minutes la première fois. Et au fur et à mesure, ce temps diminue jusqu’à devenir instantané.<br />
En plus, au début, il est dur de déterminer si l’on est bien en EMC. Mais ça, on y reviendra plus tard…<br />
<br />
Pour l’instant, je vais détailler la méthode d’induction d’Elizabeth Erickson.<br />
<br />
C’est une induction parmi tant d’autres. Mais, une fois que vous en connaitrez plus, quelle sera la méthode à privilégier ? Bonne question. Tout d’abord, ça dépend de ce que vous comptez faire. Suivant ce que l’on veut faire une fois en transe, on utilise plus une induction qu’une autre.<br />
<br />
Mais, la méthode à utiliser est celle qui vous convient le mieux, celle qui VOUS donnera les meilleurs résultats.<br />
<br />
L’induction d’E. Erickson<br />
<br />
Je présente souvent cette induction puisque c’est souvent celle qui a le plus de succès lorsque je présente l’auto-hypnose à des amis.<br />
<br />
Pour commencer, installez-vous confortablement, et soyez sûr de ne pas être dérangé pendant les trente prochaines minutes.<br />
<br />
Le protocole consiste en 5 étapes :<br />
<br />
    Asseyez-vous confortablement et fixez un point précis de la pièce.<br />
    Gardez vos yeux fixés sur ce point et détaillez 5 éléments visuels<br />
    Toujours fixé, prenez conscience de 5 éléments auditifs,<br />
    Continuez de fixer et attardez-vous sur 5 éléments kinesthésiques<br />
    Recommencez les étapes 2 – 3 – 4 en enlevant un élément à chaque fois,<br />
    Dés que vos yeux se ferment, vous êtes en transe.<br />
<br />
Le principe de cette induction est de toujours garder les yeux fixés au même endroit. Au début, il vous faudra vous forcer un minimum, et dés que ce sera trop durs, fermez-les. Vous serez en transe.<br />
<br />
Comment savoir si je suis en transe ?<br />
<br />
Voilà la grande question.<br />
<br />
Est-ce que je ne suis pas juste bien relaxé ? Est-ce que c’est vraiment ça une transe ? Autant d’interrogations que l’on se pose au début.<br />
Savoir se faire confiance est l’une des plus dures étapes dans l’apprentissage de l’auto-hypnose.<br />
<br />
Lorsque vous rentrez en état d’hypnose, il existe des signes qui ne trompent pas.<br />
<br />
Pour vous aider, voilà une liste — non exhaustive ! — de 17 indicateurs. Si vous en ressentez au moins deux, vous pouvez considérer que vous êtes en transe. Mais, parfois, un seul est suffisant.<br />
<br />
    Dissociation corps/esprit<br />
    Spasmes musculaires/Mouvements involontaires<br />
    Modification du rythme respiratoire/cardiaque<br />
    Sensation de lourdeur ou de légèreté<br />
    Bouffée de chaleur ou refroidissement<br />
    Engourdissement<br />
    Catalepsie<br />
    Lévitation de bras<br />
    Cécité<br />
    Hallucinations<br />
    Modification de l’équilibre<br />
    Modification de la perception du corps.<br />
    Amnésie<br />
    Distorsion de temps<br />
    Transformation/absence du dialogue intérieur<br />
    Vision ralentie/accélérée<br />
    Intensification de la conscience<br />
<br />
Il est possible que même avec cette liste, vous ne réussissiez pas à déterminer si oui ou non, vous êtes vraiment en transe.<br />
Dans ce cas là, à la fin de votre induction, je vous conseille de donner une suggestion très spéciale à votre inconscient :<br />
<br />
    « Inconscient, fais-moi un signe pour me montrer que je suis bien en transe, si tu m’en as déjà fais, amplifie-les s’il te plait. »<br />
<br />
Et répétez cette suggestion, jusqu’à ce qu’il y ait une réaction. Si vraiment, vous n’obtenez rien, arrêtez pour aujourd’hui et retentez le lendemain.<br />
<br />
Je tiens à préciser aussi que même une transe légère peut obtenir des résultats incroyables !<br />
<br />
Oui ? Non ? Merci, mon IC !<br />
<br />
Parfois, vous n’arrivez pas à prendre certaines décisions. Vous restez là, en essayant de déterminer le pour et le contre. Mais, rien ne convient. Vous avez déjà connus ça, non ?<br />
<br />
Je vous propose d’apprendre une technique simple pour dialoguer avec votre inconscient, afin de lui demander son avis. Par exemple, vous vous demandez si oui ou non, il faut mettre autant d’argent dans cet achat.<br />
<br />
Il vous suffira de rentrer en transe, et demander à votre inconscient :<br />
<br />
    « A t-on avis, est-ce qu’il faut que j’achète ça – soyez précis – ? »<br />
<br />
Et, il vous répondra par un signal qui signifiera oui, ou un autre pour non. Ce signal peut-être par exemple un mouvement inconscient de l’index gauche pour oui, et celui de l’index droit pour non.<br />
Mais, comment être sûr que ce geste est vraiment inconscient ?<br />
<br />
Je l’ai dis plus haut, un des secrets est de se faire confiance.<br />
Mais aussi, une fois que vous allez expérimenter vos premiers mouvements inconscients, vous allez tout de suite voir la différence entre un geste inconscient et un conscient !<br />
<br />
Poser une question simple à votre inconscient de cette manière s’appelle le signaling.<br />
Mettre en place votre signaling<br />
<br />
Une fois en transe, demandez d’abord à votre inconscient s’il a envie de répondre à votre question.<br />
<br />
Il y a aussi une chose que je ne dis pas assez, donc j’en profite ici : l’hypnose est un enchainement de suggestions. Si vous voulez quelque chose, suggérez-le ! Il faut parfois les répéter plusieurs fois avant d’obtenir un résultat.<br />
<br />
Et lorsque vous parlez à votre inconscient, utilisez des termes simples, et formulez clairement vos phrases. Faites comme si vous parliez à un enfant de 7 ans.<br />
<br />
Donc, demandez à votre IC s’il accepte de travailler avec vous.<br />
<br />
    « Inconscient, est-ce que tu es d’accord pour que je te pose quelques questions ? Fais-moi un signe que je saurai reconnaitre»<br />
<br />
Vous allez associer le signe qu’il vient de vous faire à un oui. Précisez-le en suggestion :<br />
<br />
    « Merci. Maintenant, dès que tu répondras par oui, utilise ce signe. »<br />
<br />
Vous avez le oui, il vous manque le non. Donc, demandez-lui simplement de le créer.<br />
<br />
    « Je te demande de créer un signe différent du premier qui signifiera non. »<br />
<br />
Une fois que vous avez vos deux signes, posez des questions simples, auxquelles vous connaissez déjà les réponses pour être sûr que le système fonctionne. Puis, posez-lui des questions plus importantes à vos yeux.<br />
<br />
Il est aussi possible d’imposer un signe à l’inconscient, mais je vous déconseille de le faire pour deux raisons :<br />
<br />
    Plus long à mettre en place<br />
<br />
    J’aime qu’on me laisse une certaine liberté, donc je fais pareil avec mon inconscient <br />
<br />
Une fois que vous avez fini de poser vos questions, pensez à remercier votre inconscient.<br />
<br />
    « Merci de m’avoir aidé mon Inconscient »<br />
<br />
Le réveil<br />
<br />
Cette dernière étape, très importante !<br />
<br />
Qui dit entrer – au travers de l’induction- dit aussi sortie. Voilà le but de cette phase de réveil. Si vous ne dites pas précisément à votre inconscient que vous voulez sortir de transe, vous risquez d’avoir l’impression d’être resté coincé entre deux mondes.<br />
Et, ce n’est pas toujours très agréable.<br />
<br />
Donc, je vous conseille une simple suggestion comme :<br />
<br />
    « Je compte jusqu’à 3 et à 3, je sortirai de transe en pleine forme ! 1, 2, et 3 ! Je me réveille en pleine forme, et motivé ! »<br />
<br />
Quentin Cottereau.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[l’hypnose est un état modifié de conscience qui se rapproche plus de la rêverie, que du sommeil. Que c’est un moyen d’accéder à son inconscient pour l’influencer de manière directe. <br />
<br />
L’induction : la porte d’entrée vers la transe.<br />
<br />
Le but de l’induction est de rentrer dans un état hypnotique, il existe deux manières d’y accéder :<br />
<br />
    En rendant votre inconscient plus « présent »,<br />
<br />
    En ayant une perte totale de conscience.<br />
<br />
La seconde possibilité est bien dans le spectacle, mais pour l’auto-hypnose, il vous faudra guider le travail. Donc nous allons plutôt nous concentrer sur la 1er.<br />
<br />
Lorsque l’on commence, l’induction prend en général entre 5 et 30 minutes. Personnellement, j’ai le souvenir d’avoir mis plus de 20 minutes la première fois. Et au fur et à mesure, ce temps diminue jusqu’à devenir instantané.<br />
En plus, au début, il est dur de déterminer si l’on est bien en EMC. Mais ça, on y reviendra plus tard…<br />
<br />
Pour l’instant, je vais détailler la méthode d’induction d’Elizabeth Erickson.<br />
<br />
C’est une induction parmi tant d’autres. Mais, une fois que vous en connaitrez plus, quelle sera la méthode à privilégier ? Bonne question. Tout d’abord, ça dépend de ce que vous comptez faire. Suivant ce que l’on veut faire une fois en transe, on utilise plus une induction qu’une autre.<br />
<br />
Mais, la méthode à utiliser est celle qui vous convient le mieux, celle qui VOUS donnera les meilleurs résultats.<br />
<br />
L’induction d’E. Erickson<br />
<br />
Je présente souvent cette induction puisque c’est souvent celle qui a le plus de succès lorsque je présente l’auto-hypnose à des amis.<br />
<br />
Pour commencer, installez-vous confortablement, et soyez sûr de ne pas être dérangé pendant les trente prochaines minutes.<br />
<br />
Le protocole consiste en 5 étapes :<br />
<br />
    Asseyez-vous confortablement et fixez un point précis de la pièce.<br />
    Gardez vos yeux fixés sur ce point et détaillez 5 éléments visuels<br />
    Toujours fixé, prenez conscience de 5 éléments auditifs,<br />
    Continuez de fixer et attardez-vous sur 5 éléments kinesthésiques<br />
    Recommencez les étapes 2 – 3 – 4 en enlevant un élément à chaque fois,<br />
    Dés que vos yeux se ferment, vous êtes en transe.<br />
<br />
Le principe de cette induction est de toujours garder les yeux fixés au même endroit. Au début, il vous faudra vous forcer un minimum, et dés que ce sera trop durs, fermez-les. Vous serez en transe.<br />
<br />
Comment savoir si je suis en transe ?<br />
<br />
Voilà la grande question.<br />
<br />
Est-ce que je ne suis pas juste bien relaxé ? Est-ce que c’est vraiment ça une transe ? Autant d’interrogations que l’on se pose au début.<br />
Savoir se faire confiance est l’une des plus dures étapes dans l’apprentissage de l’auto-hypnose.<br />
<br />
Lorsque vous rentrez en état d’hypnose, il existe des signes qui ne trompent pas.<br />
<br />
Pour vous aider, voilà une liste — non exhaustive ! — de 17 indicateurs. Si vous en ressentez au moins deux, vous pouvez considérer que vous êtes en transe. Mais, parfois, un seul est suffisant.<br />
<br />
    Dissociation corps/esprit<br />
    Spasmes musculaires/Mouvements involontaires<br />
    Modification du rythme respiratoire/cardiaque<br />
    Sensation de lourdeur ou de légèreté<br />
    Bouffée de chaleur ou refroidissement<br />
    Engourdissement<br />
    Catalepsie<br />
    Lévitation de bras<br />
    Cécité<br />
    Hallucinations<br />
    Modification de l’équilibre<br />
    Modification de la perception du corps.<br />
    Amnésie<br />
    Distorsion de temps<br />
    Transformation/absence du dialogue intérieur<br />
    Vision ralentie/accélérée<br />
    Intensification de la conscience<br />
<br />
Il est possible que même avec cette liste, vous ne réussissiez pas à déterminer si oui ou non, vous êtes vraiment en transe.<br />
Dans ce cas là, à la fin de votre induction, je vous conseille de donner une suggestion très spéciale à votre inconscient :<br />
<br />
    « Inconscient, fais-moi un signe pour me montrer que je suis bien en transe, si tu m’en as déjà fais, amplifie-les s’il te plait. »<br />
<br />
Et répétez cette suggestion, jusqu’à ce qu’il y ait une réaction. Si vraiment, vous n’obtenez rien, arrêtez pour aujourd’hui et retentez le lendemain.<br />
<br />
Je tiens à préciser aussi que même une transe légère peut obtenir des résultats incroyables !<br />
<br />
Oui ? Non ? Merci, mon IC !<br />
<br />
Parfois, vous n’arrivez pas à prendre certaines décisions. Vous restez là, en essayant de déterminer le pour et le contre. Mais, rien ne convient. Vous avez déjà connus ça, non ?<br />
<br />
Je vous propose d’apprendre une technique simple pour dialoguer avec votre inconscient, afin de lui demander son avis. Par exemple, vous vous demandez si oui ou non, il faut mettre autant d’argent dans cet achat.<br />
<br />
Il vous suffira de rentrer en transe, et demander à votre inconscient :<br />
<br />
    « A t-on avis, est-ce qu’il faut que j’achète ça – soyez précis – ? »<br />
<br />
Et, il vous répondra par un signal qui signifiera oui, ou un autre pour non. Ce signal peut-être par exemple un mouvement inconscient de l’index gauche pour oui, et celui de l’index droit pour non.<br />
Mais, comment être sûr que ce geste est vraiment inconscient ?<br />
<br />
Je l’ai dis plus haut, un des secrets est de se faire confiance.<br />
Mais aussi, une fois que vous allez expérimenter vos premiers mouvements inconscients, vous allez tout de suite voir la différence entre un geste inconscient et un conscient !<br />
<br />
Poser une question simple à votre inconscient de cette manière s’appelle le signaling.<br />
Mettre en place votre signaling<br />
<br />
Une fois en transe, demandez d’abord à votre inconscient s’il a envie de répondre à votre question.<br />
<br />
Il y a aussi une chose que je ne dis pas assez, donc j’en profite ici : l’hypnose est un enchainement de suggestions. Si vous voulez quelque chose, suggérez-le ! Il faut parfois les répéter plusieurs fois avant d’obtenir un résultat.<br />
<br />
Et lorsque vous parlez à votre inconscient, utilisez des termes simples, et formulez clairement vos phrases. Faites comme si vous parliez à un enfant de 7 ans.<br />
<br />
Donc, demandez à votre IC s’il accepte de travailler avec vous.<br />
<br />
    « Inconscient, est-ce que tu es d’accord pour que je te pose quelques questions ? Fais-moi un signe que je saurai reconnaitre»<br />
<br />
Vous allez associer le signe qu’il vient de vous faire à un oui. Précisez-le en suggestion :<br />
<br />
    « Merci. Maintenant, dès que tu répondras par oui, utilise ce signe. »<br />
<br />
Vous avez le oui, il vous manque le non. Donc, demandez-lui simplement de le créer.<br />
<br />
    « Je te demande de créer un signe différent du premier qui signifiera non. »<br />
<br />
Une fois que vous avez vos deux signes, posez des questions simples, auxquelles vous connaissez déjà les réponses pour être sûr que le système fonctionne. Puis, posez-lui des questions plus importantes à vos yeux.<br />
<br />
Il est aussi possible d’imposer un signe à l’inconscient, mais je vous déconseille de le faire pour deux raisons :<br />
<br />
    Plus long à mettre en place<br />
<br />
    J’aime qu’on me laisse une certaine liberté, donc je fais pareil avec mon inconscient <br />
<br />
Une fois que vous avez fini de poser vos questions, pensez à remercier votre inconscient.<br />
<br />
    « Merci de m’avoir aidé mon Inconscient »<br />
<br />
Le réveil<br />
<br />
Cette dernière étape, très importante !<br />
<br />
Qui dit entrer – au travers de l’induction- dit aussi sortie. Voilà le but de cette phase de réveil. Si vous ne dites pas précisément à votre inconscient que vous voulez sortir de transe, vous risquez d’avoir l’impression d’être resté coincé entre deux mondes.<br />
Et, ce n’est pas toujours très agréable.<br />
<br />
Donc, je vous conseille une simple suggestion comme :<br />
<br />
    « Je compte jusqu’à 3 et à 3, je sortirai de transe en pleine forme ! 1, 2, et 3 ! Je me réveille en pleine forme, et motivé ! »<br />
<br />
Quentin Cottereau.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[les lois du succès]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3712</link>
			<pubDate>Thu, 26 Apr 2012 10:52:56 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3712</guid>
			<description><![CDATA[La première règle est : Croyez en vous. Faites vous confiance. Tout le monde dans sa jeunesse a reçu beaucoup de conseils. Ce qui est important c’est que vous devez chercher plus loin. Demandez-vous qui voulez vous être ? Pas quoi, mais qui. Ne devenez surtout pas celui que vos parents ou professeurs veulent que vous soyez. Soyez ce que VOUS vous voulez être. Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Qu’aimez-vous faire ? Posez-vous la question, et faites-le, peu importe que ça puisse paraître stupide, ou impossible aux yeux des autres.<br />
<br />
<br />
Règle numéro 2 : enfreignez les règles. Pas les lois, les règles. Vous devez penser autrement, à contre courant. C’est pour ça que vous devez avoir confiance en vous. Vous devez faire une différence, ne pas vous fondre dans la masse.<br />
<br />
Alors ne laissez jamais personne vous dire que vous ne pouvez pas faire quelque chose.<br />
<br />
Règle numéro 3 : n’ayez pas peur d’échouer. Vous pouvez toujours gagner, mais n’ayez pas peur de prendre des décisions. Vous ne pouvez pas être paralysé par votre peur de l’échec sinon vous ne pourrez jamais vous bouger. Vous continuez de vous bouger, parce que vous avez confiance en vous, et vous savez que c’est la bonne chose à faire. Le succès viendra, juste continuez, n’ayez pas peur d’échouer.<br />
<br />
Règle numéro 4 : n’écoutez pas les personnes négatives.<br />
<br />
N’écoutez pas les gens qui vous disent que c’est impossible. Même quand ils ont pour raison que personne ne l’a jamais fait avant. Si vous y arriverez, alors vous serez le premier à l’avoir fait.<br />
<br />
N’écoutez jamais quand on vous dit « Tu ne peux pas », écoutez-vous, vous-même vous disant « Tu peux ! ».<br />
<br />
Règle numéro 5 : Travaillez dur. Vous ne voulez pas échouer parce que vous n’avez pas travaillé assez dur. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de règle, sauf celle du travail. Si vous voulez gagner, alors vous devez travailler. Il n’y a pas de raccourci.<br />
<br />
Rappelez-vous que vous ne pouvez pas monter l’échelle du succès avec les mains dans les poches.<br />
<br />
Règle numéro 6 : donnez en retour. A la communauté. Il y a toujours quelque chose. Aidez des gens, cela vous apportera plus de satisfaction que n’importe quoi d’autre.<br />
<br />
Rappelez vous bien de ces 6 règles :<br />
<br />
1. Croyez en vous<br />
2. Enfreignez les règles<br />
3. N’ayez pas peur de l’échec<br />
4. Ignorez les négatifs<br />
5. Travaillez très dur<br />
6. Donnez en retour.<br />
<br />
 je n’ai rien à ajouter de plus.<br />
<br />
Commencez par croire en vous, pour faire des choses impossibles, <br />
que personne ne vous croirait capable de faire. <br />
Et n’écoutez pas les négatifs, les pessimistes qui n’ont jamais rien fait de leur vie et vous disent comment gérer la votre. <br />
Peu importe que l’on vous prenne pour un fou : vous croyez en vous et savez ce qu’il vous faut. Mais n’attendez pas de la vie qu’elle vous donne tout sans rien. Vous allez devoir bosser. <br />
Vous allez devoir vous activer. Dépasser vos limites. Vous en êtes capables, mais il va falloir se bouger. Vous échouerez, <br />
c’est certain. Mais vous vous relèverez car vous serez comme obstiné par votre objectif, votre envie de progresser. Le plus important étant de se relever après un échec et d’apprendre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[La première règle est : Croyez en vous. Faites vous confiance. Tout le monde dans sa jeunesse a reçu beaucoup de conseils. Ce qui est important c’est que vous devez chercher plus loin. Demandez-vous qui voulez vous être ? Pas quoi, mais qui. Ne devenez surtout pas celui que vos parents ou professeurs veulent que vous soyez. Soyez ce que VOUS vous voulez être. Qu’est-ce qui vous rend heureux ? Qu’aimez-vous faire ? Posez-vous la question, et faites-le, peu importe que ça puisse paraître stupide, ou impossible aux yeux des autres.<br />
<br />
<br />
Règle numéro 2 : enfreignez les règles. Pas les lois, les règles. Vous devez penser autrement, à contre courant. C’est pour ça que vous devez avoir confiance en vous. Vous devez faire une différence, ne pas vous fondre dans la masse.<br />
<br />
Alors ne laissez jamais personne vous dire que vous ne pouvez pas faire quelque chose.<br />
<br />
Règle numéro 3 : n’ayez pas peur d’échouer. Vous pouvez toujours gagner, mais n’ayez pas peur de prendre des décisions. Vous ne pouvez pas être paralysé par votre peur de l’échec sinon vous ne pourrez jamais vous bouger. Vous continuez de vous bouger, parce que vous avez confiance en vous, et vous savez que c’est la bonne chose à faire. Le succès viendra, juste continuez, n’ayez pas peur d’échouer.<br />
<br />
Règle numéro 4 : n’écoutez pas les personnes négatives.<br />
<br />
N’écoutez pas les gens qui vous disent que c’est impossible. Même quand ils ont pour raison que personne ne l’a jamais fait avant. Si vous y arriverez, alors vous serez le premier à l’avoir fait.<br />
<br />
N’écoutez jamais quand on vous dit « Tu ne peux pas », écoutez-vous, vous-même vous disant « Tu peux ! ».<br />
<br />
Règle numéro 5 : Travaillez dur. Vous ne voulez pas échouer parce que vous n’avez pas travaillé assez dur. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de règle, sauf celle du travail. Si vous voulez gagner, alors vous devez travailler. Il n’y a pas de raccourci.<br />
<br />
Rappelez-vous que vous ne pouvez pas monter l’échelle du succès avec les mains dans les poches.<br />
<br />
Règle numéro 6 : donnez en retour. A la communauté. Il y a toujours quelque chose. Aidez des gens, cela vous apportera plus de satisfaction que n’importe quoi d’autre.<br />
<br />
Rappelez vous bien de ces 6 règles :<br />
<br />
1. Croyez en vous<br />
2. Enfreignez les règles<br />
3. N’ayez pas peur de l’échec<br />
4. Ignorez les négatifs<br />
5. Travaillez très dur<br />
6. Donnez en retour.<br />
<br />
 je n’ai rien à ajouter de plus.<br />
<br />
Commencez par croire en vous, pour faire des choses impossibles, <br />
que personne ne vous croirait capable de faire. <br />
Et n’écoutez pas les négatifs, les pessimistes qui n’ont jamais rien fait de leur vie et vous disent comment gérer la votre. <br />
Peu importe que l’on vous prenne pour un fou : vous croyez en vous et savez ce qu’il vous faut. Mais n’attendez pas de la vie qu’elle vous donne tout sans rien. Vous allez devoir bosser. <br />
Vous allez devoir vous activer. Dépasser vos limites. Vous en êtes capables, mais il va falloir se bouger. Vous échouerez, <br />
c’est certain. Mais vous vous relèverez car vous serez comme obstiné par votre objectif, votre envie de progresser. Le plus important étant de se relever après un échec et d’apprendre.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Résonance]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3709</link>
			<pubDate>Wed, 04 Apr 2012 21:00:44 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3709</guid>
			<description><![CDATA[Si le botaniste anglais Rupert Sheldrake en vient à proposer une théorie de l'esprit étendu au-delà du cerveau (extended mind), c'est que l'y conduisent les développements de celle qui l'a fait connaître voici vingt ans : la théorie des champs morphogéniques.<br />
<br />
Toutes les formes, minérales ou biologiques, comportementales ou psychiques, obéiraient à des "champs" inconnus de la science actuelle. De nature non énergétique, ces champs constitueraient une mémoire des formes, régie par des lois de résonance dont la plus frappante est que plus la matérialisation d'une forme se répète, plus son champ se renforce, par-delà l'espace-temps. Plus un produit se cristallise souvent, plus la forme de son cristal est stable ; plus les gens font du vélo, plus l'apprentissage du vélo est facile ; et une société qui inventerait une attitude radicalement nouvelle influencerait toute l'humanité, même si elle était isolée sur une île inconnue.<br />
<br />
Le sixième sens animal.<br />
<br />
Cette nouvelle théorie d'une résonance universelle, qui expliquerait la constance des formes vivantes mais pourrait s'appliquer aussi à de nombreux phénomènes tels que la télépathie ou la prémonition, remet en question à peu près toutes les disciplines scientifiques et a rencontré le mur de résistance auquel on pouvait s'attendre. Mais l'une des sept idées que Sheldrake avait lancées pour tester scientifiquement son hypothèse touchait les animaux domestiques, centre d'intérêt d'un large public. Évoquant cette capacité étonnante qu'ont certains à deviner à quel moment leurs maîtres prennent la décision de rentrer chez eux -et ce, même quand ils se trouvent à des centaines de km et suivent un emploi du temps irrégulier-, il demandait à ses lecteurs de l'informer d'éventuels faits similaires. Des milliers de propriétaires d'animaux lui envoyèrent des témoignages étonnants : chats qui décrochent le téléphone quand c'est leur maîtresse qui appelle, chiens qui empêchent leur maître de prendre la route et leur évitent un terrible accident, etc. Sheldrake s'est ainsi retrouvé avec des informations imprévues, venues du monde entier, référencées dans une banque de données.<br />
<br />
Progressivement, une véritable histoire naturelle des comportements animaux inexpliqués a émergé. De nouvelles catégories sont apparues, décrites dans "ces chiens qui attendent leurs maîtres" publié en 2000 et témoignage d'une nouvelle forme de science populaire que Sheldrake appelle de ses vœux<br />
 (en proposant par exemple que 1% du budget de la recherche soit affecté à des sujets choisis par la population). Mais comment les champs morphiques pourraient-ils expliquer ces phénomènes ?<br />
<br />
Amorce d'explication de l'iconoclaste savant<br />
<br />
L'idée de base est que tout groupe social a un champ, qui inclut tous ses membres : meute de loups, banc de poissons, vol de canards... Même chose pour une famille d'humains, en incluant éventuellement le chien ou le chat du foyer. Quand l'un des membres s'en va, le champ le suit, s'étendant aussi loin que lui. La télépathie ne fonctionne jamais aussi bien qu'entre des êtres, humains ou animaux, ayant des liens puissants. Un animal de compagnie connaît chacun des membres de la maison où il vit, mais 70% des chiens ont un lien privilégié avec une personne précise.<br />
<br />
La résonance morphique a trait à la mémoire du champ. C'est elle qui donnerait aux êtres l'intuition de ce qu'il convient de faire dans des situations qu'ils n'ont jamais connues eux-mêmes mais que d'autres ont connues avant eux. C'est un peu comme l'instinct. L'intuition de ce qui va venir est différente. La résonance morphique ne peut s'étendre que vers le passé, pas vers l'avenir. La précognition (connaître à l'avance) ou la prémonition (être mis en garde à l'avance) sont donc beaucoup plus difficiles à expliquer, surtout la première.<br />
<br />
Qu'est-ce qui vous alerte un jour ou deux avant un accident ? Quand un animal sent venir un tremblement de terre à l'avance, il se pourrait qu'il ait une prémonition tout simplement sensorielle : d'infimes émanations de gaz, des micro-changements du magnétisme terrestre peuvent survenir avant un séisme et n'être perçus que par certains êtres, certaines espèces.<br />
<br />
La précognition est plus mystérieuse et controversée. Personne n'a vraiment de pistes. C'est une question ouverte. Comment expliquer qu'un animal sache à l'avance qu'une bombe va exploser, qu'une personne puisse soudain décider de ne pas prendre un avion, une heure avant que celui-ci ne s'écrase ? De quelle préconnaissance s'agit-il là ? Des questions pour mon prochain livre, consacré aux aptitudes humaines inexpliquées, et particulièrement à toutes les prémonitions qui ont eu trait au désastre du World Trade Center.<br />
<br />
Extrait de l'article "le plus doué des perroquets télépathes vit à New York", entretien avec Rupert Sheldrake, in Nouvelles clés n°36.<br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Si le botaniste anglais Rupert Sheldrake en vient à proposer une théorie de l'esprit étendu au-delà du cerveau (extended mind), c'est que l'y conduisent les développements de celle qui l'a fait connaître voici vingt ans : la théorie des champs morphogéniques.<br />
<br />
Toutes les formes, minérales ou biologiques, comportementales ou psychiques, obéiraient à des "champs" inconnus de la science actuelle. De nature non énergétique, ces champs constitueraient une mémoire des formes, régie par des lois de résonance dont la plus frappante est que plus la matérialisation d'une forme se répète, plus son champ se renforce, par-delà l'espace-temps. Plus un produit se cristallise souvent, plus la forme de son cristal est stable ; plus les gens font du vélo, plus l'apprentissage du vélo est facile ; et une société qui inventerait une attitude radicalement nouvelle influencerait toute l'humanité, même si elle était isolée sur une île inconnue.<br />
<br />
Le sixième sens animal.<br />
<br />
Cette nouvelle théorie d'une résonance universelle, qui expliquerait la constance des formes vivantes mais pourrait s'appliquer aussi à de nombreux phénomènes tels que la télépathie ou la prémonition, remet en question à peu près toutes les disciplines scientifiques et a rencontré le mur de résistance auquel on pouvait s'attendre. Mais l'une des sept idées que Sheldrake avait lancées pour tester scientifiquement son hypothèse touchait les animaux domestiques, centre d'intérêt d'un large public. Évoquant cette capacité étonnante qu'ont certains à deviner à quel moment leurs maîtres prennent la décision de rentrer chez eux -et ce, même quand ils se trouvent à des centaines de km et suivent un emploi du temps irrégulier-, il demandait à ses lecteurs de l'informer d'éventuels faits similaires. Des milliers de propriétaires d'animaux lui envoyèrent des témoignages étonnants : chats qui décrochent le téléphone quand c'est leur maîtresse qui appelle, chiens qui empêchent leur maître de prendre la route et leur évitent un terrible accident, etc. Sheldrake s'est ainsi retrouvé avec des informations imprévues, venues du monde entier, référencées dans une banque de données.<br />
<br />
Progressivement, une véritable histoire naturelle des comportements animaux inexpliqués a émergé. De nouvelles catégories sont apparues, décrites dans "ces chiens qui attendent leurs maîtres" publié en 2000 et témoignage d'une nouvelle forme de science populaire que Sheldrake appelle de ses vœux<br />
 (en proposant par exemple que 1% du budget de la recherche soit affecté à des sujets choisis par la population). Mais comment les champs morphiques pourraient-ils expliquer ces phénomènes ?<br />
<br />
Amorce d'explication de l'iconoclaste savant<br />
<br />
L'idée de base est que tout groupe social a un champ, qui inclut tous ses membres : meute de loups, banc de poissons, vol de canards... Même chose pour une famille d'humains, en incluant éventuellement le chien ou le chat du foyer. Quand l'un des membres s'en va, le champ le suit, s'étendant aussi loin que lui. La télépathie ne fonctionne jamais aussi bien qu'entre des êtres, humains ou animaux, ayant des liens puissants. Un animal de compagnie connaît chacun des membres de la maison où il vit, mais 70% des chiens ont un lien privilégié avec une personne précise.<br />
<br />
La résonance morphique a trait à la mémoire du champ. C'est elle qui donnerait aux êtres l'intuition de ce qu'il convient de faire dans des situations qu'ils n'ont jamais connues eux-mêmes mais que d'autres ont connues avant eux. C'est un peu comme l'instinct. L'intuition de ce qui va venir est différente. La résonance morphique ne peut s'étendre que vers le passé, pas vers l'avenir. La précognition (connaître à l'avance) ou la prémonition (être mis en garde à l'avance) sont donc beaucoup plus difficiles à expliquer, surtout la première.<br />
<br />
Qu'est-ce qui vous alerte un jour ou deux avant un accident ? Quand un animal sent venir un tremblement de terre à l'avance, il se pourrait qu'il ait une prémonition tout simplement sensorielle : d'infimes émanations de gaz, des micro-changements du magnétisme terrestre peuvent survenir avant un séisme et n'être perçus que par certains êtres, certaines espèces.<br />
<br />
La précognition est plus mystérieuse et controversée. Personne n'a vraiment de pistes. C'est une question ouverte. Comment expliquer qu'un animal sache à l'avance qu'une bombe va exploser, qu'une personne puisse soudain décider de ne pas prendre un avion, une heure avant que celui-ci ne s'écrase ? De quelle préconnaissance s'agit-il là ? Des questions pour mon prochain livre, consacré aux aptitudes humaines inexpliquées, et particulièrement à toutes les prémonitions qui ont eu trait au désastre du World Trade Center.<br />
<br />
Extrait de l'article "le plus doué des perroquets télépathes vit à New York", entretien avec Rupert Sheldrake, in Nouvelles clés n°36.<br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La voie de l'éveil]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3708</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 17:47:57 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3708</guid>
			<description><![CDATA[      "Je pensai: 'Je me souviens qu'un jour que mon père le Sakyan travaillait, et que j'étais assis dans le l'ombre fraîche d'un pommier rose, alors -- tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités mentales maladroites -- je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation. Est-ce que ça pouvait être là la voie de l'Eveil?' Alors, suivant ce souvenir, vint la réalisation: 'C'est ça, la voie de l'Eveil.' Je pensai: 'Donc pourquoi est-ce que j'ai peur de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, rien à voir avec les qualités mentales maladroites?' Je pensai: 'Je n'ai plus peur de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, rien à voir avec les qualités mentales maladroites, mais il n'est pas facile d'arriver à ce plaisir avec un corps aussi extrêmement émacié. Supposons que je devais prendre quelque nourriture solide: du riz et du gruau.' Donc je pris un peu de nourriture solide: du riz et du gruau. Or, cinq bikkhus avaient jusque là compté sur moi, se disant, 'Si Gotama, notre contemplatif, arrive à un état plus élevé, il nous le dira.' Mais lorsqu'ils me virent prendre un peu de nourriture solide -- du riz et du gruau -- ils furent dégoûtés et me quittèrent, en pensant, 'Gotama le contemplatif vit dans la luxure. Il a arrêté ses efforts et retombe dans l'abondance.'<br />
<br />
    "Donc lorsque j'eus pris de la nourriture solide et que j'eus repris des forces, alors -- tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités mentales maladroites, je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Grâce au calme de la pensée dirigée et de l'évaluation, je suis entré et je suis resté dans le deuxième jhana: ravissement et plaisir nés du sang-froid, unification de la conscience libre de la pensée dirigée et de l'évaluation -- assurance intérieure. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Avec l'estompement du ravissement j'ai demeuré dans l'équanimité, attentif et vigilant, et physiquement sensible au plaisir. je suis entré et je suis resté dans le troisième jhana, duquel les Personnes nobles déclarent, 'Équanime et attentif, c'est une situation agréable.' Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Avec l'abandon du plaisir et de la douleur -- comme pour la précédente disparition de l'euphorie et de l'angoisse -- je suis entré et je suis resté dans le quatrième jhana: pureté de l'équanimité et de l'attention, ni plaisir ni douleur. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista."<br />
<br />
    "Là il y a ces deux extrêmes auxquels quelqu'un qui est parti ne doit pas s'adonner. Quels deux? Ce qui est voué au plaisir sensuel par rapport aux objets sensuels: bas, vulgaire, commun, ignoble, sans profit; et ce qui est voué à l'auto-affliction: douloureux, ignoble, sans profit. Evitant ces deux extrêmes, la voie du milieu réalisée par le Tathagata -- qui produit la vision, qui produit la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    "Et quelle est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération? Précisément ce Noble Octuple Sentier: vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, la concentration correcte. Ceci est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération."<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit était ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance du souvenir de mes vies passées. Je me suis rappelé mes multiples vies passées, c-à-d., une la naissance, deux... cinq, dix... cinquante, cent, mille, cent mille, de nombreux éons de contraction cosmique, de nombreux éons d'expansion cosmique, de nombreux éons de contraction et d'expansion cosmique: 'Là j'avais tel nom, j'appartenais à tel clan, j'avais telle apparence. Telle était ma nourriture, telle mon expérience du plaisir et de la douleur, telle la fin de ma vie. En disparaissant de cet état-ci, je revins là. Là aussi j'avais tel nom, j'appartenais à tel clan, j'avais telle apparence. Telle était ma nourriture, telle mon expérience du plaisir et de la douleur, telle la fin de ma vie. En disparaissant de cet état-là, je revins ici.' Ainsi me suis souvenu de mes multiples vies passées dans leurs modes et leurs détails.<br />
<br />
    "Ceci était la première connaissance que j'atteins au cours de la première veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit fut ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance de la disparition et de la réapparition des êtres. Je vis -- au moyen de l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain -- les êtres disparaître et réapparaître, et j'ai discerné en quoi ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés selon leur kamma: 'Ces êtres -- qui avaient eu une mauvaise conduite en corps, en paroles, et en esprit, qui avaient injurié les nobles personnes, avaient tenu des vues fausses et entrepris des actions sous l'influence de ces vues fausses -- avec la dissolution des corps, après la mort, étaient réapparus dans le plan de la privation, la mauvaise destination, les domaines inférieurs, en enfer. Mais ces êtres -- qui avaient eu une bonne conduite en corps, en paroles et esprit, qui n'avaient pas injurié les nobles personnes, qui avaient tenu des vues correctes et entrepris des actions sous l'influence de ces vues correctes -- avec la dissolution des corps, après la mort, étaient réapparus dans les bonnes destinations, dans le monde céleste.' Ainsi -- au moyen des l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain -- je vis les êtres disparaître et réapparaître, et j'ai discerné en quoi ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés selon leur kamma.<br />
<br />
    "Ceci était la deuxième connaissance que j'atteins dans le deuxième veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit était ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance de la fin des fermentations mentales. J'ai discerné, comme s'il avait été présent, que 'Ceci est le stress... Ceci est l'origine du stress... Ceci est la cessation du stress... Ceci est le chemin qui mène à la cessation du stress... Ceci sont les fermentations... Ceci est l'origine des fermentations... Ceci est la cessation des fermentations... Ceci est le chemin qui mène à la cessation des fermentations.' Mon coeur, ainsi connaissant, ainsi voyant, fut libéré de la fermentation de la sensualité, libéré de la fermentation du devenir, libéré de la fermentation de l'ignorance. Avec la libération, il y eut la connaissance, 'Libéré.' J'ai discerné que 'La naissance est finie, la vie sainte remplie, la tâche accomplie. Il ne reste rien de plus en ce monde.'<br />
<br />
    "Ceci était la troisième connaissance que j'atteins dans la troisième veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista."<br />
<br />
L'Eveil suprême!<br />
<br />
    Dans la ronde d'un grand nombre naissances j'ai erré<br />
        sans récompense,<br />
        sans repos,<br />
    à la recherche du constructeur de la maison.<br />
        Douloureuse est la naissance<br />
        encore et encore.<br />
<br />
    Constructeur, tu es repéré!<br />
    Tu ne reconstruiras plus de maison.<br />
    Toutes tes solives sont cassées,<br />
    ta panne faîtière détruite,<br />
    retourné au sans forme, l'esprit<br />
    est arrivé à la fin de l'envie.<br />
<br />
<br />
Il devient le Tathagata<br />
<br />
    "Le Tathagata a été pleinement éveillé au monde. Du monde, le Tathagata est disjoint. Le Tathagata a été pleinement éveillé à l'origine du monde. L'origine du monde a été abandonnée par le Tathagata. Le Tathagata a a été pleinement éveillé à la cessation du monde. La cessation du monde a été réalisée par le Tathagata. Le Tathagata a été pleinement éveillé à la voie qui mène à la cessation du monde. La voie qui mène à la cessation du monde a été développée par le Tathagata.<br />
<br />
    "Tout ce qui dans ce monde -- avec ses devas, Maras, et Brahmas, ses générations complètes avec contemplatifs et prêtres, princes et hommes -- est vu, entendu, ressenti, connu, obtenu, recherché, pondéré par l'intellect, le Tathagata y a été pleinement éveillé. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "De la nuit où le Tathagata s'est pleinement éveillé à l'insurpassé Eveil correct par soi-même à la nuit où il s'est totalement détaché dans la propriété de Libération sans qu'il reste du carburant, quoi qu'ait dit le Tathagata, prononcé, expliqué est juste ainsi (tatha) et pas autrement. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "Le Tathagata est quelqu'un qui agit en ligne avec (tathaa) ce qu'il enseigne, quelqu'un qui enseigne en ligne avec ce qu'il fait. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "Dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, ses générations complètes avec contemplatifs et prêtres, princes et hommes, le Tathagata est le l'invincible conquérant, qui voit tout, le détenteur du pouvoir. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata."<br />
<br />
Le Bouddha examine les lois de cause-et-effet<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement Eveillé -- demeurant à Uruvela près des rives de la rivière Nerañjara à l'ombre de l'arbre de la Bodhi, l'arbre de l'Eveil -- il était resté assis à l'ombre de l'arbre de la Bodhi pendant sept jours dans une session, sensible à la béatitude de la libération. A la fin des sept jours, après être sorti de cette concentration, dans la troisième veille de la nuit, il se pencha de très près à la coproduction conditionnée dans un sens comme dans l'autre, comme suit:<br />
<br />
        Lorsque ceci est, cela est.<br />
        De la naissance de ceci vient la naissance de cela.<br />
        Lorsque ceci n'est pas, cela n'est pas.<br />
        De la cessation de ceci vient la cessation de cela.<br />
<br />
        Autrement dit:<br />
<br />
        De l'ignorance en tant que condition nécessaire viennent les constructions mentales.<br />
        Des constructions mentales en tant que condition nécessaire vient la conscience.<br />
        De la conscience en tant que condition nécessaire vient le nom-et-forme.<br />
        Du nom-et-forme en tant que condition nécessaire viennent les six organes des sens.<br />
        Des six organes des sens en tant que condition nécessaire vient le contact.<br />
        Du contact en tant que condition nécessaire vient la sensation.<br />
        De la sensation en tant que condition nécessaire vient l'envie insatiable.<br />
        De l'envie insatiable en tant que condition nécessaire vient l'aliment de l'attachement.<br />
        De l'aliment de l'attachement en tant que condition nécessaire vient le devenir.<br />
        Du devenir en tant que condition nécessaire vient la naissance.<br />
        A partir de la naissance en tant que condition nécessaire, entrent ensuite en jeu la vieillesse et la mort, le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir.<br />
        Telle est l'origine de toute cette masse du stress et de souffrance.<br />
<br />
        Or de l'estompement sans reste et de la cessation de cette même ignorance vient la cessation des constructions mentales. De la cessation des constructions mentales vient la cessation de la conscience.<br />
        De la cessation de la conscience vient la cessation du nom-et-forme.<br />
        De la cessation du nom-et-forme vient la cessation des six organes des sens.<br />
        De la cessation des six organes des sens vient la cessation du contact.<br />
        De la cessation du contact vient la cessation de la sensation.<br />
        De la cessation de la sensation vient la cessation de l'envie insatiable.<br />
        De la cessation de l'envie insatiable vient la cessation de l'aliment de l'attachement.<br />
        De la cessation de l'aliment de l'attachement vient la cessation du devenir.<br />
        De la cessation du devenir vient la cessation de la naissance.<br />
        A partir de la cessation de la naissance, alors la vieillesse et la mort, le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir cessent tous.<br />
        Telle est la cessation de toute cette masse du stress et de souffrance.<br />
<br />
    Alors, réalisant la signification de cela, le Béni du Ciel à cette occasion s'exclama:<br />
<br />
        Comme les phénomènes deviennent clairs<br />
        au brahmane -- ardent, absorbé --<br />
        il se tient, mettant en déroute les troupes de Mara,<br />
        comme le soleil qui illumine<br />
                le ciel.<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement éveillé par Lui-même, il demeurait à Uruvela sur la rive de la rivière Nerañjara, au pied du Banyan des Pasteurs de chèvres. Alors, pendant qu'il était seul et dans l'isolement, cet enchaînement de pensées surgit dans sa conscience: "On souffre si on reste sans révérence ou déférence. Donc dans la dépendance de quel prêtre ou contemplatif puis-je demeurer, à l'honorer et le respecter?"<br />
<br />
    Alors la pensée lui vint: "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait aggrégat de vertu que je demeurerais dans la dépendance d'un autre prêtre ou contemplatif, à l'honorer et le respecter. Cependant, dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, dans cette génération avec ses prêtres et ses contemplatifs, sa royauté et son petit peuple, je ne vois pas un autre prêtre ou contemplatif qui soit plus accompli dans la vertu que moi, et dans la dépendance de qui je pourrais demeurer, à l'honorer et le respecter.<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la concentration...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat du discernement...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la libération...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la connaissance et vision de la libération que je demeurerais dans la dépendance d'un autre prêtre ou contemplatif, à l'honorer et le respecter. Cependant, dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, dans cette génération avec ses des prêtres et des contemplatifs, sa royauté et son petit peuple, je ne vois pas un autre prêtre ou contemplatif qui soit plus accompli en connaissance et vision de la libération que moi, et dans la dépendance de qui je pourrais demeurer, à l'honorer et le respecter.<br />
<br />
    "Qu'en serait-il si moi je devais demeurer dans la dépendance de ce même Dhamma dans laquelle j'ai été pleinement éveillé, à l'honorer et le respecter?"<br />
<br />
    Alors, ayant su avec sa propre conscience l'enchaînement de pensées dans la conscience du Béni du Ciel -- tout comme un homme fort pourrait étendre son bras plié ou plier son bras étendu -- Brahma Sahampati disparut du monde de Brahma et réapparut devant le Béni du Ciel. Tout en disposant sa robe de dessus par-dessus une épaule, il salua le Béni du Ciel avec ses mains devant son cœur et lui dit: "C'est ainsi, Béni du Ciel! C'est ainsi, ô Bien-Allé! Ceux qui étaient des Arahants, des Éveillés correctement par Eux-mêmes par le passé -- eux, aussi, demeuraient dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter. Ceux qui seront des Arahant, des Éveillés correctement par Eux-mêmes à l'avenir -- eux, aussi, demeureront dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter. Et que le Béni du Ciel, qui est à présent l'Arahant, l’Éveillé correctement par Lui-mêmes, demeure dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter."<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement éveillé par Lui-même, il demeurait à Uruvela sur la rive de la rivière Nerañjara, au pied du Banyan des Pasteurs de chèvres. Alors, pendant qu'il était seul et dans l'isolement, cet enchaînement de pensées surgit dans sa conscience: "Ce Dhamma que j'ai obtenu est profond, difficile à voir, difficile à réaliser, paisible, raffiné, hors des limites de la conjecture, subtil, à-être-connu par le sage. Mais cette génération se complait dans l'attachement, est excitée par l'attachement, jouit de l'attachement. Pour une génération qui se complait dans l'attachement, excitée par l'attachement, jouit de l'attachement, cette conditionalité et coproduction conditionnée sont difficiles à voir. Cet état, aussi, est difficile à voir: la résolution de toutes les constructions mentales, l'abandon de toutes acquisitions, la fin de l'envie insatiable; l'impassibilité; la cessation; la Libération. Et si moi je devais enseigner le Dhamma et si d'autres que moi ne me comprenaient pas, cela me serait fatigant, me serait gênant."<br />
<br />
    Juste alors ces vers, jamais prononcés par le passé, jamais entendus auparavant, vinrent au Béni du Ciel:<br />
<br />
        Assez maintenant avec l'enseignement<br />
            de ce que<br />
            seulement avec difficulté<br />
            j'ai atteint.<br />
        Ce Dhamma n'est pas aisément réalisé<br />
        par ceux qui sont submergés<br />
        par l'aversion et la passion.<br />
<br />
        Ce qui est abstrus, subtil,<br />
            profond,<br />
            difficile à voir,<br />
        qui va à contre-courant --<br />
        ceux qui se complaisent dans la passion,<br />
        enveloppés dans la masse de l'obscurité,<br />
            ne le pourront voir.<br />
<br />
    Ainsi pensait le Béni du Ciel, son esprit plus enclin à rester à l'aise, qu'à enseigner le Dhamma.<br />
<br />
    Alors Brahma Sahampati, sachant avec son propre la conscience l'enchaînement de pensées dans la conscience du Béni du Ciel, se dit: "Le monde est perdu! Le monde est détruit! L'esprit du Tathagata, l'Arahant, l’éveilles correctement par Lui-même est plus enclin à rester à l'aise qu'à enseigner le Dhamma!" Alors, tout comme un homme fort pourrait étendre son bras plié ou plier son bras étendu, Brahma Sahampati disparut du monde de Brahma et réapparut devant le Béni du Ciel. Tout en disposant sa robe de dessus par-dessus une épaule, il s'agenouilla avec le genou droit sur le sol, salua le Béni du Ciel avec ses mains devant son cœur, et lui dit: "Seigneur, que le Béni du Ciel enseigne le Dhamma! Que le Bien-Allé enseigne le Dhamma! Il y a des êtres avec un peu poussière dans leurs yeux qui chutent parce qu'ils n'entendent pas le Dhamma. Il y en aura qui comprendront le Dhamma."<br />
<br />
    ...<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, ayant compris l'invitation de Brahma, par compassion pour les êtres, observa le monde avec l’œil d'un Éveillé. Ce faisant, il vit les êtres qui avaient un peu poussière dans leurs yeux et ceux qui en avaient beaucoup, ceux qui avaient des facultés affutées et ceux dont les facultés étaient obtuses, ceux qui avaient de bons attributs et ceux qui en avaient de mauvais, ceux à qui il est facile d'enseigner et ceux à qui c'est difficile, certains d'entre eux voyant disgrâce et danger dans l'autre monde. Tout comme dans un étang de lotus bleus ou rouge ou blancs, il y a des lotus -- nés et croissant dans l'eau -- qui peuvent fleurir tout en étant immergés dans l'eau, sans sortir de l'eau; certains peuvent se tenir à fleur d'eau; alors que certains peuvent sortir de l'eau et se tenir sans être souillés par l'eau -- là aussi, en observant le monde avec l’œil d'un Éveillé, le Béni du Ciel vit les êtres avec un peu de poussière dans les yeux et ceux qui en avaient beaucoup, ceux qui avaient des facultés affutées et ceux dont les facultés étaient obtuses, ceux qui avaient de bons attributs et ceux qui en avaient de mauvais, ceux à qui il est facile d'enseigner et ceux à qui c'est difficile, certains d'entre eux voyant disgrâce et danger dans l'autre monde.<br />
<br />
    Alors Brahma Sahampati, en pensant, "Le Béni du Ciel a donné son consentement pour enseigner le Dhamma," s'inclina devant le Béni du Ciel et, le contournant sur sa droite, disparut aussitôt.<br />
<br />
Quarante-cinq années d'enseignement <br />
Le premier sermon du Bouddha, au groupe de cinq ascètes<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel demeurait à Varanasi dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana. Là il s'adressa au groupe de cinq bikkhus:<br />
<br />
    "Voilà les deux extrêmes auxquels quelqu'un qui est parti ne doit pas s'adonner. Quels deux? Ce qui est voué au plaisir sensuel par rapport aux objets sensuels: bas, vulgaire, commun, ignoble, sans profit; et ce qui est voué à l'auto-affliction: douloureux, ignoble, sans profit. Evitant ces deux extrêmes, la voie du milieu réalisée par le Tathagata -- qui produit la vision, qui produit la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    [Le Noble Octuple Sentier]<br />
<br />
    "Et quelle est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération? Précisément ce Noble Octuple Sentier: vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, concentration correcte. Ceci est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    [Les Quatre Nobles Vérités]<br />
<br />
    "Or ceci, bikkhus, est la noble vérité du stress: La naissance est stressante, vieillir est stressant, la mort est stressante; le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir sont stressants; être associé avec ceux qu'on n'aime pas est stressant, être séparé de ceux qu'on aime est stressant, ne pas avoir ce qu'on veut est stressant. Bref, les cinq aggrégats d'attachement sont stressants.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de l'origine du stress: l'envie insatiable qui entraîne les devenirs ultérieurs -- accompagnée par la passion et les délices, savourant parfois ici et parfois là -- c-à-d., l'envie insatiable du plaisir sensuel, l'envie insatiable du devenir, l'envie insatiable du non-devenir.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de la cessation du stress: l'estompement sans reste et la cessation, le renoncement, l'abandon, la libération, et le lâcher-prise de cette même envie insatiable.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de la voie de pratique qui mène à la cessation du stress: précisément ce Noble Octuple Sentier -- vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, concentration correcte.<br />
<br />
    [Nos devoirs par rapport aux Quatre Nobles Vérités]<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité du stress'... 'Il faut bien comprendre cette noble vérité du stress'... 'Cette noble vérité du stress a été bien comprise.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de l'origine du stress'... 'Il faut abandonner cette noble vérité de l'origine du stress'... 'Cette noble vérité de l'origine du stress a été abandonnée.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de la cessation du stress'... 'Il faut faire l'expérience directe de cette noble vérité de la cessation du stress '... 'L'expérience directe de cette noble vérité de la cessation du stress a été faite.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgi, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress'... 'Il faut développer cette noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress'... 'Cette noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress a été développée.'<br />
<br />
    [La Roue du Dhamma à douze rayons]<br />
<br />
    "Et, bikkhus, aussi longtemps que cette connaissance et vision que j'ai -- avec ses trois rondes et douze permutations à propos de ces quatre nobles vérités telles qu'elles sont effectivement présentes -- n'était pas pure, je n'ai pas prétendu être directement éveillé à l'éveil correct par moi-même, sans pareil dans le cosmos avec ses devas, Maras, et Brahmas, avec ses contemplatifs et ses prêtres, sa royauté et son petit peuple. Mais aussitôt que cette connaissance et vision que j'ai -- avec ses trois rondes et douze permutations à propos de ces quatre nobles vérités telles qu'elles sont effectivement présentes -- fut véritablement pure, alors ai-je prétendu être directement éveillé à l'éveil correct par soi-même, sans pareil dans le cosmos avec ses devas, Maras et Brahmas, avec ses contemplatifs et des prêtres, sa royauté et son petit peuple. Connaissance et vision surgirent en moi: 'Non provoquée est ma libération. Ceci est ma dernière naissance. Il n'y aura plus d'autre devenir.'"<br />
<br />
    [Le Noble Sangha est né]<br />
<br />
    C'est là ce que le Béni du Ciel dit. Gratifié, le groupe de cinq bikkhus furent ravis de ses paroles. Et comme cette explication était donnée, survint au Vén. Kondañña l'oeil du Dhamma sans poussière et sans tache: Tout ce qui est sujet à origination est sujet à la cessation.<br />
<br />
    [La Roue du Dhamma commence à tourner]<br />
<br />
    Et lorsque le Béni du Ciel eut mis la Roue du Dhamma en mouvement, les devas de la terre s'écrièrent: "A Varanasi, dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana, le Béni du Ciel a mis en mouvement l'inégalée Roue du Dhamma qui ne peut être arrêtée par prêtre ou contemplatif, deva, Mara ou Dieu ou quiconque dans le cosmos." En entendant crier les devas de la terre', les devas du Ciel des Quatre Rois s'écrièrent à leur tour... les devas des Trente-trois... les devas de Yama... les devas de Tusita... les devas Nimmanarati... les devas Paranimmita-vasavatti... les devas de la suite de Brahma s'écrièrent à leur tour: "A Varanasi, dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana, le Béni du Ciel a mis en mouvement l'inégalée Roue du Dhamma qui ne peut être arrêtée par prêtre ou contemplatif, devas, Mara, ou Dieu ou quiconque à tous dans le cosmos."<br />
<br />
    Donc à ce moment, à cet instant, ce cri monta tout droit aux mondes de Brahma. Et ces dix-mille mondes frissonèrent et frémirent et tremblèrent, cependant qu' une grande, incommensurable radiance apparut dans le cosmos, surpassant la fulgurance des devas.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel s'exclama: "Donc tu comprends vraiment, Kondañña? Donc tu comprends vraiment?" Et c'est ainsi que le Vén. Kondañña acquit le nom d'Añña-Kondañña -- Kondañña qui sait.<br />
<br />
Ce qui met le Bouddha à part<br />
<br />
    Alors qu'il était assis là, [Moggallana le Garde] dit au Vén. Ananda: "Maître Ananda, y a-t-il un seul bikkhu doté dans toutes les manières des qualités dont Maître Gotama -- honorable et correctement éveillé par lui-même -- était doté?"<br />
<br />
    "Non, brahmane, il n'y a pas un seul bikkhu doté dans toutes les manières des qualités dont le Béni du Ciel -- honorable et correctement éveillé par lui-même -- était doté. Car le Béni du Ciel était le l'éveilleur de la voie qui n'était pas encore, le géniteur de la voie non engendré l'exposeur de la voie non exposée, le connaisseur de la voie, l'expert par rapport à la voie, adepte de la voie. Et maintenant ses disciples suivent la voie et en sont dotés après lui."<br />
<br />
Ses enseignements, toujours pratiques, comprennent des leçons d'éléments des bonnes manières,<br />
<br />
    "Et comment un bikkhu est-il quelqu'un qui a le sens des réunions de société? Il y a le cas où un bikkhu connait sa réunion de société: 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière.' S'il ne connait pas sa réunion de société -- 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière' -- on ne dirait pas de lui qu'il est quelqu'un qui a le sens des réunions de société. Donc c'est parce qu'il connaît effectivement sa réunion de société -- 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière' -- qu'il est dit être quelqu'un qui a le sens des réunions de société. Ceci est quelqu'un qui a le sens du Dhamma, le sens de la signification, le sens de lui-même, le sens de la modération, le sens du temps, et le sens des réunions de société."<br />
<br />
...des leçons sur comment traiter ses parents,<br />
<br />
    Soutien à ses parents,<br />
    assistance à son épouse et ses enfants,<br />
    consistance au travail:<br />
        Ceci est la plus haute protection.<br />
<br />
<br />
    Mère et père,<br />
    compassionés pour leur famille,<br />
    sont appelés<br />
        Brahma,<br />
        premiers maîtres,<br />
        ceux qui sont dignes des cadeaux<br />
        de leurs enfants.<br />
    Donc le sage doit leur rendre<br />
            hommage,<br />
            honneur<br />
        avec nourriture et boissons<br />
        vêtement et literie<br />
        huiles et bains<br />
        et leur laver les pieds.<br />
    Rendant ces services à leurs parents, les sages<br />
        sont loués juste ici<br />
        et après la mort<br />
        se réjouissent dans le ciel.<br />
<br />
...des leçons sur la valeur de la générosité,<br />
<br />
    "Et quel est le trésor de la générosité? Il y a le cas d'un disciple des nobles personnes, sa conscience nettoyée de la tache de la radinerie, vivant à la maison, libéralement généreux, la main ouverte, qui se complait à être magnanime, accessible aux requêtes, qui se complait dans le distribution d'aumônes. Ceci s'appelle le trésor de la générosité."<br />
<br />
...sur la valeur de la vertu,<br />
<br />
    "Et quel est le trésor de vertu? Il y a le cas où un disciple des nobles personnes s'abstient de prendre la vie, s'abstient de voler, s'abstient de conduite sexuelle illicite, s'abstient de mentir, s'abstient de prendre des intoxicants qui causent l'insouciance. Ceci, bikkhus, s'appelle le trésor de vertu."<br />
<br />
...sur les fruits du comportement vertueux,<br />
<br />
    L'esprit bien dirigé,<br />
    disant parole correcte,<br />
    faisant de bonnes actions avec le corps:<br />
        une personne ici<br />
    de grande érudition,<br />
    un faiseur de mérites<br />
        ici dans cette vie si courte,<br />
    à la dissolution des corps,<br />
        discernant,<br />
        il réapparait dans le ciel.<br />
<br />
...sur les inconvénients de tous plaisirs sensuels -- même les célestes<br />
<br />
    "Il y a le cas où une personne, étant elle-même sujette au vieillissement, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet au vieillissement, recherche le repos du joug sans vieillissement, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à la maladie, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à la maladie, elle cherche le repos du joug sans souffrance, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à la mort, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à la mort, elle cherche le repos du joug sans mort, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à souillures, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à souillure, elle cherche le repos du joug non-souillé, insurpassé: la Libération."<br />
<br />
...sur la valeur du renoncement,<br />
<br />
    "Ayant vu l'inconvénient des plaisirs sensuels, j'ai poursuivi [l'étude de] ce thème; ayant compris la récompense du renoncement, je me suis familiarisé avec. Mon coeur bondissait à l'idée du renoncement, se faisait confiant, ferme, et inébranlable, en le voyant comme étant la paix . Alors, tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités maladroites, je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation."<br />
<br />
... et sur les quatre Nobles Vérités.<br />
<br />
    "Bhikkhus, c'est en ne se rendant pas compte, faute de pénétrer les Quatre Nobles Vérités que moi autant que vous avons passé par, et subi, cette longue course de la naissance et de la mort. Quelles sont ces quatre? Ce sont la noble vérité de Dukkha; la noble vérité de l'origine de Dukkha; la noble vérité de la cessation de Dukkha; et la noble vérité de la voie de la cessation de Dukkha. Mais maintenant, bhikkhus, qu'elles ont été réalisées et pénétrées, tranchée est l'envie insatiable de l'existence, détruite est ce qui mène à devenir renouvelé, et il n'y a plus de devenir frais."<br />
<br />
Bref, le Bouddha enseigne comment réaliser un bonheur véritable et durable: Nibbana<br />
<br />
    "Il y a cette dimension où il n'y a ni terre, ni eau, ni feu, ni vent; ni dimension de l'infinitude de l'espace, ni dimension de l'infinitude de la conscience, ni dimension de la vacuité, ni dimension de ni perception ni non-perception; ni ce monde, ni le prochain monde, ni soleil, ni lune. Et là, dis-je, il n'y a ni venue, ni allée, ni stase; ni disparition ni survenance: sans attitude, sans fondation, sans soutien (objet mental). Ceci, juste ceci, est la fin du stress (dukkha)."<br />
<br />
    "Avant comme maintenant, ce n'est que le stress (dukkha) que je décris, ainsi que la cessation du stress."<br />
<br />
Sa réputation s'étend<br />
<br />
    "Un bikkhu appelé Gotama, semble-t-il, un fils des Sakyans qui a quitté un clan Sakyan, a erré dans le pays Kosalan avec un grand Sangha de bhikkhus et est venu à Sala. Or un bon rapport sur Maître Gotama a été répandu à cet effet: Ce Béni du Ciel est tel car c'est un Arahant et un Parfait Eveillé, parfait dans la véritable connaissance et conduite, sublime, connaisseur de mondes, incomparable enseignant des hommes qui sont dociles, enseignant de dieux et d'humains, illuminé, béni. Il décrit ce monde avec ses dieux, ses Maras, et ses divinités (Brahma), cette génération avec ses bikkhus et brahmanes, avec ses rois et ses gens, qu'il a lui-même réalisée par connaissance directe. Il enseigne un Dhamma qui est bon au début, bon au milieu et bon à la fin avec la (correcte) signification et le phrasé, il affirme une vie sainte qui est extrêmement parfaite et pure.' Donc il est bon de voir de tels Arahants."<br />
<br />
Il voyage beaucoup, enseignant des milliers de disciple laïcs,<br />
<br />
    A un moment le Seigneur demeurait près de Savatthi dans le Bosquet de Jeta au monastère d'Anathapindaka. Donc le disciple laïc Dhammika avec 500 autres disciple laïcs s'approchèrent du Seigneur. S'étant approché et ayant salué le Seigneur avec respect, il s'assit d'un côté. Une fois assis là, le disciple laïc Dhammika s'adressa au Seigneur...<br />
<br />
<br />
...bikkhus,<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel demeurait parmi les Sakyans à Kapilavatthu dans le Grand Bois, ensemble avec un grand Sangha d'environ 500 bhikkhus, tous des arahants...<br />
<br />
<br />
...gens de toute caste et de tous les niveaux de vie,<br />
<br />
    "Je me rappelle m'être approché de nombreuses centaines d'assemblées de nobles... de nombreuses centaines d'assemblées de brahmanes... de nombreuses centaines d'assemblées de maîtres de maison... de nombreuses centaines d'assemblées d'ermites..."<br />
<br />
<br />
...y-compris des lépreux,<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, ayant englobé la conscience de toute l'assemblée avec sa conscience, se demanda, "Donc qui ici est capable de comprendre le Dhamma?" Il vit Suppabuddha le lépreux assis dans l'assemblée, et en le voyant, la pensée lui vint, "Cette personne ici est capable de comprendre le Dhamma." Donc, en visant Suppabuddha le lépreux, il donna une conférence pas-à-pas, c-à-d., une conférence sur la générosité, sur la vertu, sur le ciel; il déclara les inconvénients, la dégradation, et la corruption des passions sensuelles, et les récompenses du renoncement. Alors, lorsqu'il vit que l'esprit de Suppabuddha le lépreux était prêt, malléable, exempt d'obstacles, euphorique, et clair, alors il donna un cours de Dhamma spécifique aux Eveillés, c-à-d., le stress, l'origine, la cessation, et la voie. Et tout comme un tissu propre, exempt de taches, absorberait correctement une teinture, de la même manière, alors que Suppabuddha le lépreux était assis dans ce même siège, l'oeil du Dhamma sans poussière et sans tache surgit en lui, "Tout ce qui est sujet à l'origine est également sujet à la cessation."<br />
<br />
...hors-castes,<br />
<br />
    Je suis né dans une famille de basse condition,<br />
    pauvre, avec presque pas de nourriture.<br />
    Mon travail était dégradant:<br />
    Je recueillais les fleurs,<br />
    fanées, gâchées des sanctuaires<br />
        et et les jetais.<br />
    Les gens me trouvaient dégoûtant,<br />
    me méprisaient, me dénigraient.<br />
    Abaissant mon coeur,<br />
    Je faisais preuve de révérence à plusieurs.<br />
<br />
    Alors je vis l'Eveillé par Lui-même,<br />
    encadré par un escadron de bikkhus,<br />
    le Grand Héros, entrer dans la cité,<br />
    suprême, des Magadhans.<br />
    Jetant bas ma perche de transport,<br />
    je m'approchai de lui pour lui faire révérence.<br />
    Lui -- l'homme suprême -- se tint immobile<br />
        par sympathie<br />
        juste<br />
        pour moi.<br />
    Après avoir rendu hommage<br />
    aux pieds du maître,<br />
        je me tins d'un côté<br />
        et à lui, suprême parmi tous les êtres vivants,<br />
    je demandai à quitter la vie domestique.<br />
    L'Enseignant compassionné,<br />
    sympathique à tout le monde, dit:<br />
        "Viens, bikkhu."<br />
    Ce fut là mon Acceptation formelle.<br />
<br />
    Alone, j'ai demeuré au désert,<br />
        infatigable,<br />
    j'ai suivi les paroles du Maître,<br />
    tout comme lui, le Conquérant, m'avait enseigné.<br />
<br />
    A la première veille de la nuit,<br />
        je me suis rappelé mes vies antérieures;<br />
    à la veille de minuit,<br />
        j'ai purifié l'oeil divin;<br />
    à la dernière,<br />
        a explosé la masse de l'obscurité.<br />
<br />
    Alors, comme finissait la nuit<br />
    et que le soleil revenait,<br />
    Indra et Brahma vinrent me rendre hommage,<br />
    les mains paume-à-paume sur leur coeur:<br />
        "Hommage à vous, ô pur-sang des hommes,<br />
        Hommage à vous, ô homme suprême,<br />
        dont les fermentations sont finies.<br />
        Vous, cher monsieur, êtes digne d'offrandes."<br />
<br />
<br />
...et les êtres célestes<br />
<br />
    "...de nombreuses centaines d'assemblées de dieux du ciel des Quatre Grands Rois... de nombreuses centaines d'assemblées de dieux du ciel des Trente-trois... de nombreuses centaines d'assemblées de la suite de Mara... de nombreuses centaines d'assemblées de Brahmas. Et auparavant, je m'étais assis avec eux là, et j'avais parlé avec eux et tenu des conversations avec eux..."<br />
<br />
<br />
<br />
Le Bouddha enseigne sa famille, y-compris son fils Rahula,<br />
<br />
    "Renonçant aux cinq plaisirs des sens qui mettent en transe et ravissent l'esprit, et quittant de bonne foi la maison, deviens quelqu'un qui met un terme à la souffrance!<br />
<br />
    "Associe-toi avec de bons amis et choisis un habitat retiré, isolé, avec peu de bruit. Sois modéré dans le manger. Robes, nourriture d'aumônes, remèdes et un logis, -- n'aie pas l'envie insatiable de ces choses; ne sois pas quelqu'un qui retourne au monde. Pratique la mesure selon la Discipline, et contrôle les cinq facultés sensorielles.<br />
<br />
    "Pratique l'attention du corps et développe continuellement l'impassibilité (envers lui). Evite le signe du beau en rapport avec la passion; en méditant sur l'immonde cultive un esprit qui est concentré et recueilli.<br />
<br />
    "Médite sur le Sans-signe et débarasse-toi de la tendance à l'orgueil. C'est en comprenant et en détruisant complètement l'orgueil que tu vivras dans la (plus haute) paix."<br />
<br />
    De cette façon, le Seigneur exhortait continuellement le Vénérable Rahula.<br />
<br />
<br />
...sa mère adoptive, Mahapajapati Gotami,<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel se trouvait à Vesali, dans le la Halle au Toit pointu dans la Grande Forêt.<br />
<br />
    Alors Mahapajapati Gotami alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant inclinée devant lui, se tint d'un côté. Tout en se tenant là elle lui dit: "Ce serait bien, vénérable monsieur, si le Béni du Ciel m'enseignait le Dhamma en brief de telle sorte que, ayant entendu le Dhamma du Béni du Ciel, je puisse demeurer seule, isolée, prudente, ardente, et résolue."<br />
<br />
    "Gotami, les qualités dont tu peux savoir, 'Ces qualités mènent à la passion, pas au sans-passion; à être enchaîné, pas à ôter les chaînes; à accumuler, pas à dépouiller; à se donner de l'importance, pas à la modestie; au mécontentement, pas au contentement; à la complication sociale, pas à l'isolement; à la paresse, pas à la persévérence suscitée; à être encombrant, pas à ne pas être encombrant': Tu peux absolument tenir que, 'Ceci n'est pas le Dhamma, ceci n'est pas le Vinaya, ce ne sont pas les instructions du Maître.'<br />
<br />
    "Quant aux qualités dont tu peux savoir, 'Ces qualités mènent au sans-passion, pas à la passion; à ôter les chaînes, pas à être enchaîné; à dépouiller, pas à accumuler; à la modestie, pas à se donner de l'importance; au contentement, pas au mécontentement; à l'isolement, pas à la complication sociale; à la persévérence suscitée, pas à la paresse; à ne pas être encombrant, pas à être encombrant': Tu peux absolument tenir que, 'Ceci est le Dhamma, ceci est le Vinaya, ce sont les instructions du Maître.'"<br />
<br />
    C'est là ce que le Béni du Ciel dit. Gratifiée, Mahapajapati Gotami se réjouit de ses paroles.<br />
<br />
 <br />
... et il guide son frère, Nanda, jusqu'à l'état d'arahant<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel se trouvait près de Savatthi, dans le Bosquet de Jeta, le monastère d'Anathapindika. Or à cette époque le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- dit à un grand nombre de bikkhus, "Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune."<br />
<br />
    Alors un certain bikkhu alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant lui, s'assit d'un côté. Alors qu'il était assis là, il dit au Béni du Ciel: "Seigneur, le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- a dit à un grand nombre de bikkhus, 'Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune.'"<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel dit à un certain bikkhu, "Va, bikkhu. En mon nom, appelle Nanda, en disant, 'Le Maître t'appelle, mon ami.'"<br />
<br />
    "Comme vous voulez, seigneur," répondit le bikkhu et, étant allé trouver le Vén. Nanda, en arrivant il lui dit, "Le Maître t'appelle, mon ami."<br />
<br />
    "Comme tu veux, mon ami," répondit le Vén. Nanda. Alors il alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant lui, s'assit d'un côté. Alors qu'il était assis là, le Béni du Ciel lui dit, "Est-il exact, Nanda, que tu ais dit à un grand nombre de bikkhus, 'Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune.'?"<br />
<br />
    "Oui, seigneur."<br />
<br />
    "Mais pourquoi, Nanda, n'aimes-tu pas mener la vie sainte?"<br />
<br />
    "Seigneur, lorsque j'ai quitté la maison, une fille des Sakya -- la perle du pays -- m'a regardé, avec ses cheveux à-demi peignés, et m'a dit, 'Reviens-nous vite, seigneur.' Me rappelant cela, je n'aime pas mener la vie sainte. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune."<br />
<br />
    Alors, prenant le Vén. Nanda par le bras -- comme un homme fort pourrait plier son bras étendu ou étendre son bras plié -- le Béni du Ciel disparut du Bosquet de Jeta et réapparut parmi les devas des Cieux Tavatimsa. Or à cette époque environ 500 nymphes aux pieds de colombe étaient venues servir Sakka, le chef des devas. Et le Béni du Ciel dit au Vén. Nanda, "Nanda, vois-tu ces 500 nymphes aux pieds de colombe?"<br />
<br />
    "Oui, seigneur."<br />
<br />
    "Qu'en penses-tu, Nanda: Qui est plus jolie, plus belle, plus charmante -- la fille des Sakya, la perle du pays, ou ces 500 nymphes aux pieds de colombe?"<br />
<br />
    "Seigneur, comparée à ces 500 nymphes aux pieds de colombe, la fille des Sakya, la perle du pays, est comme un bikkhu cauterisé au nez et aux oreilles coupées. Elle ne compte pas. Même pas pour une petite fraction. Il n'y a aucune comparaison. Les 500 nymphes aux pieds de colombe sont plus jolies, plus belles, plus charmantes."<br />
<br />
    "Alors réjouis-toi, Nanda. Réjouis-toi! Je suis ta garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    "Si le Béni du Ciel est ma garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe, j'aurai plaisir à mener la vie sainte sous la direction du Béni du Ciel."<br />
<br />
    Alors, prenant le Vén. Nanda par le bras -- comme un homme fort pourrait plier son bras étendu ou étendre son bras plié -- le Béni du Ciel disparut de parmi les devas des Cieux Tavatimsa et réapparut dans le Bosquet de Jeta. Les bikkhus entendirent, "On dit que le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- veut mener la vie sainte dans le but de se faire des nymphes. On dit que le Béni du Ciel est sa garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    Alors les bikkhus qui étaient amis du Vén. Nanda s'en allèrent lui parler comme on le ferait pour un journalier ou un vendeur: "Notre ami Nanda, dirent-ils, est un journalier. Notre ami Nanda, dirent-ils, est un vendeur. Il mène la vie sainte dans le but de se faire des nymphes. Le Béni du Ciel est sa garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    Alors le Vén. Nanda -- humilié, honteux, et dégoûté que les bikkhus qui étaient ses amis lui parlent comme on le ferait pour un journalier ou un vendeur -- s'en alla demeurer seul, isolé, prudent, ardent, et résolu. En un rien de temps, il entra et demeura dans le suprême but de la vie sainte pour laquelle les hommes du clan quittent à juste titre la maison pour l'errance, sachant et se rendant compte par lui-même dans l'ici et maintenant. Il sut: "La naissance est finie, la vie sainte remplie, la tâche accomplie. Il n'y a plus rien pour moi en ce monde." Et c'est ainsi que le Vén. Nanda devint un autre des arahants.<br />
<br />
<br />
Les derniers jours du Bouddha <br />
Ananda remarque que le Bouddha se fait vieux<br />
<br />
    Or à cette occasion le Béni du Ciel, après être sorti d'isolement tard dans l'après-midi, s'assit à se réchauffer le dos au soleil de l'ouest. Alors le Vén. Ananda alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant le Béni du Ciel, massa les membres du Béni du Ciel avec sa main et dit, "C'est étonnant, seigneur. C'est remarquable, à quel point le teint du Béni du Ciel n'est plus aussi frais et clair; ses membres sont flasques et ridés; son dos, voûté; on peut discerner un changement dans ses facultés -- la faculté des yeux, la faculté des oreilles, la faculté du nez, la faculté de la langue, la faculté du corps."<br />
<br />
    "C'est comme ça, Ananda. Lorsqu'on est jeune, on est sujet au vieillissement; lorsqu'on est en santé, sujet à la maladie; lorsqu'on est vivant, sujet à la mort. Mon teint n'est plus aussi frais et clair; mes membres sont flasques et ridés; mon dos, voûté; on peut discerner un changement dans mes facultés -- la faculté des yeux, la faculté des oreilles, la faculté du nez, la faculté de la langue, la faculté du corps."<br />
<br />
<br />
Vers quel refuge devraient se tourner les disciples du Bouddha après sa mort?<br />
<br />
<br />
    "Or je suis frêle, Ananda, vieux, âgé, bien chargé d'ans. Je suis dans ma quatre-vingtième année, et ma vie est épuisée. De même qu'un vieux char, Ananda, est tenu ensemble avec grande difficulté, de même le corps du Tathagata be continue à marcher qu'avec des soutiens. C'est, Ananda, seulement lorsque le Tathagata, indifférent aux objets exérieurs, avec la cessation de certaines sensations, atteint à et demeure dans la concentration sans signe de l'esprit, que son corps est plus confortable.<br />
<br />
    "En conséquence, Ananda, soyez des îles pour vous-mêmes, des refuges pour vous-mêmes, à la recherche d'aucun refuge extérieur; avec le Dhamma pour votre île, le Dhamma pour votre refuge, à la recherche d'aucun autre refuge.<br />
<br />
    "Et comment, Ananda, un bhikkhu est-il une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, ne cherche-t-il aucun refuge extérieur; avec le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, à la recherche d'aucun autre refuge?<br />
<br />
    "Lorsqu'il reste à contempler le corps dans le corps, sincèrement, comprenant clairement, et attentivement, après avoir surmonté le désir et le chagrin en regard du monde; lorsqu'il reste à contempler les sensations dans les sensations, l'esprit dans l'esprit, et les objets mentaux dans les objets mentaux, sincèrement, comprenant clairement, et attentivement, après avoir surmonté le désir et le chagrin en regard du monde, alors, vraiment, il est une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, il n'est à la recherche d'aucun refuge extérieur; ayant le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, il n'est à la recherche d'aucun autre refuge."<br />
<br />
<br />
Il renonce à son envie de continuer à vivre<br />
<br />
    "Aujourd'hui, Ananda, au sanctuaire Capala, Mara, le Méchant, s'est approché de moi, en disant: 'Donc, ô Seigneur, bhikkhus, bhikkhunis et laïcs, hommes et femmes, sont venus se faire de vrais disciples du Béni du Ciel -- sages, bien disciplinés, aptes et instruits, préservant le Dhamma, vivant selon le Dhamma, se maintenant dans le comportement approprié, et ayant appris les paroles du Maître, sont capables de l'exposer, le prêcher, le proclâmer, l'établir, le révéler, l'expliquer en détail, et le rendre clair; et lorsque des opinions contraires surviennent, ils sont désormais capables de les réfuter complètement et bien, et de prêcher ce Dhamma convainquant et libérateur.<br />
<br />
    "'Et maintenant, ô Seigneur, cette vie sainte enseignée par le Béni du Ciel a été couronnée de succès, elle est prospère, populaire, et elle se répand et s'est acquis une grande renommée, et elle est bien annoncée parmi les dieux et les hommes. En conséquence, ô Seigneur, que le Béni du Ciel en vienne à sa disparition finale! Que le Bienheureux disparaisse totalement! Le moment est venu pour le Parinibbana du Seigneur.'<br />
<br />
    "Et alors, Ananda, j'ai répondu à Mara, le Méchant, en disant: 'Ne te donne pas cette peine, Méchant. Avant longtemps surviendra le Parinibbana du Tathagata. D'ici trois mois le Tathagata disparaîtra totalement.'<br />
<br />
    "Et c'est ainsi, Ananda, qu'aujourd'hui au sanctuaire Capala le Tathagata a renoncé à son envie de continuer à vivre."<br />
<br />
    A ces paroles le Vénérable Ananda parla au Béni du Ciel, en disant: "Puisse le Béni du Ciel demeurer, ô Seigneur! Puisse le Bienheureux demeurer, ô Seigneur, à travers tous les temps du monde, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes!"<br />
<br />
    Et le Béni du Ciel répondit, en disant: "Il suffit, Ananda. Ne supplie pas le Tathagata, car le temps est passé, Ananda, pour une telle supplication."<br />
<br />
<br />
Sa dernière admonition aux bikkhus<br />
<br />
    "Or, ô bhikkhus, je vous dis que ces enseignements dont j'ai la connaissance directe et que je vous ai fait connaître -- il faut que vous les appreniez, les cultiviez, pratiquiez fréquemment, complètement, que la vie de pureté puisse être établie et durer longtemps, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes.<br />
<br />
    "Et que sont, bhikkhus, ces enseignements? Ce sont les quatre fondations de l'attention, les quatre efforts corrects, les quatre constituants du pouvoir psychique, les cinq facultés, les cinq pouvoirs, le sept facteurs de l'éveil, et le Noble Octuple Sentier. Ce sont là, bhikkhus, les enseignements dont j'ai connaissance directe, que je vous ai fait connaître, et qu'il vous faut apprendre, cultiver, développer, et fréquemment pratiquer, complètement, afin que la vie de pureté puisse être établie et puisse durer longtemps, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes."<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel dit au bhikkhus: "Donc, bhikkhus, je vous y exhorte: Toutes choses composées sont sujettes à disparition. Efforcez-vous avec sincérité. Le moment du Parinibbana du Tathagata est proche. D'ici trois mois le Tathagata disparaîtra totalement."<br />
<br />
<br />
Son dernier repas<br />
<br />
    Et peu après que le Béni du Ciel eut mangé le repas pourvu par Cunda le forgeron, une violente maladie tomba sur lui, une dysenterie, et il souffrit de douleurs aigües et mortelles. Mais le Béni du Ciel les supporta attentivement, comprenant clairement et imperturbable.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel parla au Vénérable Ananda, en disant: "Viens, Ananda, allons à Kusinara" Et le Vénérable Ananda répondit: "Qu'il en soit ainsi, Seigneur."<br />
<br />
Il se retires à son lit de mort<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel avec une grande communauté de bikkhus s'en alla sur l'autre rive de la rivière Hiraññavati et se dirigea vers l'Upavattana, le bosquet de saules des Mallans près de Kusinara. A leur arrivée, il dit au Vén. Ananda, "Ananda, je t'en prie, prépare-moi un lit entre les saules jumeaux, avec la tête au nord. Je suis fatigué, et je vais me reposer."<br />
<br />
    Répondant, "Comme vous voulez, seigneur," le Vén. Ananda prépara un lit entre les saules jumeaux, avec la tête au nord. Alors le Béni du Ciel se coucha sur son côté droit dans la posture du sommeil du lion, avec un pied par-dessus l'autre, attentif et vigilant.<br />
<br />
    Or à cette époque les saules jumeaux étaient en pleine floraison, même si ce n'était pas le moment de la floraison. Ils déversèrent, jonchèrent et parsemèrent le corps du Tathagata en hommage envers lui. Des fleurs d'arbre-corail céleste tombèrent du ciel, déversant, jonchant, et parsemant l e corps du Tathagata en hommage envers lui. Une poudre céleste de bois de santal tomba du ciel, déversant, jonchant, et parsemant l e corps du Tathagata en hommage envers lui. Une musique céleste jouait dans le ciel, en hommage au Tathagata. Des chants célestes furent chantés dans le ciel, en hommage au Tathagata.<br />
<br />
Le Bouddha recommande quatre sites de pélerinage<br />
<br />
    "Ananda, il y a ces quatre places qui méritent d'être vues avec conviction par un homme de clan, qui méritent ses sensations d'urgence et de consternation (samvega). Quels quatre? 'C'est ici que le que Tathagata est né' est un endroit qui mérite d'être vu avec conviction par un homme de clan, qui mérite ses sensations d'urgence et de consternation. 'C'est ici que le Tathagata s'est éveillé au sans pareil éveil correct par soi-même'... 'C'est ici que le Tathagata a fait tourner l'inégalée Roue du Dhamma'... 'C'est ici que le Tathagata a été totalement détaché dans la propriété sans reste de la Libération' est un endroit qui mérite d'être vu avec conviction par un homme de clan, qui mérite ses sensations d'urgence et de consternation. Voici les quatre endroits qui méritent d'être vus avec conviction par un homme de clan, qui méritent ses sensations d'urgence et de consternation. Ils proviendront de la conviction, Ananda -- bikkhus, bikkhunis, disciples laïcs hommes et femmes -- aux endroits où 'C'est ici que le Tathagata est né,' 'C'est ici que le Tathagata éveillé au sans pareil éveil correct par soi-même,' 'C'est ici que le Tathagata a fait tourner l'inégalée Roue du Dhamma,' 'C'est ici que le Tathagata a été totalement détaché dans la propriété sans reste de la Libération.' Et quiconque meurt tout en faisant un pélerinage à ces lieux de mémoire avec un esprit clair et confiant pourra -- à la dissolution du corps, après la mort -- réapparaître dans une bonne destination, le monde céleste."<br />
<br />
<br />
Des milliers de personnes pleurent l'imminent décès du Bouddha<br />
<br />
    Or à cette époque les Mallans de Kusinara avaient eu à faire dans leur salle d'assemblée. le Vén. Ananda s'en alla à la salle d'assemblée et à son arrivée leur annonça, "Ce soir, Vasitthas, dans la dernière veille de la nuit, aura lieu la Libération totale du Tathagata. Sortez, Vasitthas! Sortez, Vasitthas! N'ayez pas plus tard à regretter que ' la Libération totale du Tathagata a eu lieu à l'intérieur des limites de notre propre ville, mais nous n'avons pas été le voir à sa dernière heure!'" Lorsque ils entendirent le Vén. Ananda, les Mallans ensemble avec leurs fils, filles, et épouses furent choqués, attristés, leurs esprits débordèrent de chagrin. Certains d'entre eux pleurèrent, en s'arrachant les cheveux; ils pleurèrent, en levant leurs bras auc iel. Comme si leurs pieds avaient été coupés sous eux, ils tombèrent et se roulèrent par terre, en pleurant, "Très bientôt, le Béni du Ciel sera totalement détaché! Très bientôt, le Bien-allé sera totalement détaché! Très bientôt, le Celui qui a des Yeux disparaîtra du monde!"<br />
<br />
    Alors les Mallans ensemble avec leurs fils, filles, et épouses -- choqués, attristés, leurs esprits débordant de chagrin -- allèrent trouver le Vén. Ananda à Upavattana, le bosquet de saules des Mallans près de Kusinara.<br />
<br />
Tant qu'on pratiquera le Noble Octuple Sentier, il y aura des arahants<br />
<br />
    "Dans toute doctrine et discipline on ne trouve pas le noble octuple sentier, on ne trouve aucun contemplatif des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre [entré dans le courant, une-fois retournant, non-retournant, ou Arahant]. Mais dans toute doctrine et discipline où on trouve le noble octuple sentier, on trouve des contemplatifs des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre. On trouve le noble octuple sentier dans cette doctrine et discipline, et c'est ici qu'il y a des contemplatifs des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre. Les autres enseignements sont vides de contemplatifs avisés. Et si les bikkhus restent dans le droit chemin, ce monde ne sera pas vide d'Arahants."<br />
<br />
Les paroles d'adieu du Bouddha<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel s'adressa aux bikkhus, "Or donc, bikkhus, je vous exhorte: Toutes les constructions mentales sont sujettes à se décomposer. Arrivez à la complétude en étant prudents." Ce furent les dernières paroles du Tathagata.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel entra dans le premier jhana. En en émergeant, il entra dans le deuxième jhana. En en émergeant, il entra dans le troisième... le quatrième jhana... la dimension de l'infinitude de l'espace... la dimension de l'infinitude de la conscience... la dimension de la vacuité... la dimension de ni perception ni non-perception. En en émergeant, il entra dans la cessation de perception et la sensation.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, étant sorti de la cessation de perception et sensation, entra dans la dimension de ni perception ni non-perception. En en émergeant, il entra dans la dimension de la vacuité... la dimension de l'infinitude de la conscience... la dimension de l'infinitude de l'espace... le quatrième jhana... le troisième... le deuxième... le premier jhana. En émergeant du premier jhana il pénétra dans le deuxième... le troisième... le quatrième jhana. En émergeant du quatrième jhana, immédiatement il fut totalement Libéré.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[      "Je pensai: 'Je me souviens qu'un jour que mon père le Sakyan travaillait, et que j'étais assis dans le l'ombre fraîche d'un pommier rose, alors -- tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités mentales maladroites -- je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation. Est-ce que ça pouvait être là la voie de l'Eveil?' Alors, suivant ce souvenir, vint la réalisation: 'C'est ça, la voie de l'Eveil.' Je pensai: 'Donc pourquoi est-ce que j'ai peur de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, rien à voir avec les qualités mentales maladroites?' Je pensai: 'Je n'ai plus peur de ce plaisir qui n'a rien à voir avec la sensualité, rien à voir avec les qualités mentales maladroites, mais il n'est pas facile d'arriver à ce plaisir avec un corps aussi extrêmement émacié. Supposons que je devais prendre quelque nourriture solide: du riz et du gruau.' Donc je pris un peu de nourriture solide: du riz et du gruau. Or, cinq bikkhus avaient jusque là compté sur moi, se disant, 'Si Gotama, notre contemplatif, arrive à un état plus élevé, il nous le dira.' Mais lorsqu'ils me virent prendre un peu de nourriture solide -- du riz et du gruau -- ils furent dégoûtés et me quittèrent, en pensant, 'Gotama le contemplatif vit dans la luxure. Il a arrêté ses efforts et retombe dans l'abondance.'<br />
<br />
    "Donc lorsque j'eus pris de la nourriture solide et que j'eus repris des forces, alors -- tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités mentales maladroites, je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Grâce au calme de la pensée dirigée et de l'évaluation, je suis entré et je suis resté dans le deuxième jhana: ravissement et plaisir nés du sang-froid, unification de la conscience libre de la pensée dirigée et de l'évaluation -- assurance intérieure. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Avec l'estompement du ravissement j'ai demeuré dans l'équanimité, attentif et vigilant, et physiquement sensible au plaisir. je suis entré et je suis resté dans le troisième jhana, duquel les Personnes nobles déclarent, 'Équanime et attentif, c'est une situation agréable.' Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista. Avec l'abandon du plaisir et de la douleur -- comme pour la précédente disparition de l'euphorie et de l'angoisse -- je suis entré et je suis resté dans le quatrième jhana: pureté de l'équanimité et de l'attention, ni plaisir ni douleur. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista."<br />
<br />
    "Là il y a ces deux extrêmes auxquels quelqu'un qui est parti ne doit pas s'adonner. Quels deux? Ce qui est voué au plaisir sensuel par rapport aux objets sensuels: bas, vulgaire, commun, ignoble, sans profit; et ce qui est voué à l'auto-affliction: douloureux, ignoble, sans profit. Evitant ces deux extrêmes, la voie du milieu réalisée par le Tathagata -- qui produit la vision, qui produit la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    "Et quelle est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération? Précisément ce Noble Octuple Sentier: vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, la concentration correcte. Ceci est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération."<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit était ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance du souvenir de mes vies passées. Je me suis rappelé mes multiples vies passées, c-à-d., une la naissance, deux... cinq, dix... cinquante, cent, mille, cent mille, de nombreux éons de contraction cosmique, de nombreux éons d'expansion cosmique, de nombreux éons de contraction et d'expansion cosmique: 'Là j'avais tel nom, j'appartenais à tel clan, j'avais telle apparence. Telle était ma nourriture, telle mon expérience du plaisir et de la douleur, telle la fin de ma vie. En disparaissant de cet état-ci, je revins là. Là aussi j'avais tel nom, j'appartenais à tel clan, j'avais telle apparence. Telle était ma nourriture, telle mon expérience du plaisir et de la douleur, telle la fin de ma vie. En disparaissant de cet état-là, je revins ici.' Ainsi me suis souvenu de mes multiples vies passées dans leurs modes et leurs détails.<br />
<br />
    "Ceci était la première connaissance que j'atteins au cours de la première veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit fut ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance de la disparition et de la réapparition des êtres. Je vis -- au moyen de l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain -- les êtres disparaître et réapparaître, et j'ai discerné en quoi ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés selon leur kamma: 'Ces êtres -- qui avaient eu une mauvaise conduite en corps, en paroles, et en esprit, qui avaient injurié les nobles personnes, avaient tenu des vues fausses et entrepris des actions sous l'influence de ces vues fausses -- avec la dissolution des corps, après la mort, étaient réapparus dans le plan de la privation, la mauvaise destination, les domaines inférieurs, en enfer. Mais ces êtres -- qui avaient eu une bonne conduite en corps, en paroles et esprit, qui n'avaient pas injurié les nobles personnes, qui avaient tenu des vues correctes et entrepris des actions sous l'influence de ces vues correctes -- avec la dissolution des corps, après la mort, étaient réapparus dans les bonnes destinations, dans le monde céleste.' Ainsi -- au moyen des l'oeil divin, purifié et surpassant l'humain -- je vis les êtres disparaître et réapparaître, et j'ai discerné en quoi ils sont inférieurs et supérieurs, beaux et laids, fortunés et infortunés selon leur kamma.<br />
<br />
    "Ceci était la deuxième connaissance que j'atteins dans le deuxième veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Lorsque l'esprit était ainsi concentré, purifié, clair, sans tache, débarassé des souillures, flexible, malléable, assuré, et arrivé à l'imperturbabilité, je l'ai dirigé vers la connaissance de la fin des fermentations mentales. J'ai discerné, comme s'il avait été présent, que 'Ceci est le stress... Ceci est l'origine du stress... Ceci est la cessation du stress... Ceci est le chemin qui mène à la cessation du stress... Ceci sont les fermentations... Ceci est l'origine des fermentations... Ceci est la cessation des fermentations... Ceci est le chemin qui mène à la cessation des fermentations.' Mon coeur, ainsi connaissant, ainsi voyant, fut libéré de la fermentation de la sensualité, libéré de la fermentation du devenir, libéré de la fermentation de l'ignorance. Avec la libération, il y eut la connaissance, 'Libéré.' J'ai discerné que 'La naissance est finie, la vie sainte remplie, la tâche accomplie. Il ne reste rien de plus en ce monde.'<br />
<br />
    "Ceci était la troisième connaissance que j'atteins dans la troisième veille de la nuit. L'ignorance était détruite; la connaissance avait surgi; l'obscurité était détruite; la lumière avait surgi -- ainsi qu'il arrive à celui qui est prudent, ardent, et résolu. Mais la sensation agréable qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista."<br />
<br />
L'Eveil suprême!<br />
<br />
    Dans la ronde d'un grand nombre naissances j'ai erré<br />
        sans récompense,<br />
        sans repos,<br />
    à la recherche du constructeur de la maison.<br />
        Douloureuse est la naissance<br />
        encore et encore.<br />
<br />
    Constructeur, tu es repéré!<br />
    Tu ne reconstruiras plus de maison.<br />
    Toutes tes solives sont cassées,<br />
    ta panne faîtière détruite,<br />
    retourné au sans forme, l'esprit<br />
    est arrivé à la fin de l'envie.<br />
<br />
<br />
Il devient le Tathagata<br />
<br />
    "Le Tathagata a été pleinement éveillé au monde. Du monde, le Tathagata est disjoint. Le Tathagata a été pleinement éveillé à l'origine du monde. L'origine du monde a été abandonnée par le Tathagata. Le Tathagata a a été pleinement éveillé à la cessation du monde. La cessation du monde a été réalisée par le Tathagata. Le Tathagata a été pleinement éveillé à la voie qui mène à la cessation du monde. La voie qui mène à la cessation du monde a été développée par le Tathagata.<br />
<br />
    "Tout ce qui dans ce monde -- avec ses devas, Maras, et Brahmas, ses générations complètes avec contemplatifs et prêtres, princes et hommes -- est vu, entendu, ressenti, connu, obtenu, recherché, pondéré par l'intellect, le Tathagata y a été pleinement éveillé. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "De la nuit où le Tathagata s'est pleinement éveillé à l'insurpassé Eveil correct par soi-même à la nuit où il s'est totalement détaché dans la propriété de Libération sans qu'il reste du carburant, quoi qu'ait dit le Tathagata, prononcé, expliqué est juste ainsi (tatha) et pas autrement. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "Le Tathagata est quelqu'un qui agit en ligne avec (tathaa) ce qu'il enseigne, quelqu'un qui enseigne en ligne avec ce qu'il fait. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata.<br />
<br />
    "Dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, ses générations complètes avec contemplatifs et prêtres, princes et hommes, le Tathagata est le l'invincible conquérant, qui voit tout, le détenteur du pouvoir. C'est pourquoi on l'appelle le Tathagata."<br />
<br />
Le Bouddha examine les lois de cause-et-effet<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement Eveillé -- demeurant à Uruvela près des rives de la rivière Nerañjara à l'ombre de l'arbre de la Bodhi, l'arbre de l'Eveil -- il était resté assis à l'ombre de l'arbre de la Bodhi pendant sept jours dans une session, sensible à la béatitude de la libération. A la fin des sept jours, après être sorti de cette concentration, dans la troisième veille de la nuit, il se pencha de très près à la coproduction conditionnée dans un sens comme dans l'autre, comme suit:<br />
<br />
        Lorsque ceci est, cela est.<br />
        De la naissance de ceci vient la naissance de cela.<br />
        Lorsque ceci n'est pas, cela n'est pas.<br />
        De la cessation de ceci vient la cessation de cela.<br />
<br />
        Autrement dit:<br />
<br />
        De l'ignorance en tant que condition nécessaire viennent les constructions mentales.<br />
        Des constructions mentales en tant que condition nécessaire vient la conscience.<br />
        De la conscience en tant que condition nécessaire vient le nom-et-forme.<br />
        Du nom-et-forme en tant que condition nécessaire viennent les six organes des sens.<br />
        Des six organes des sens en tant que condition nécessaire vient le contact.<br />
        Du contact en tant que condition nécessaire vient la sensation.<br />
        De la sensation en tant que condition nécessaire vient l'envie insatiable.<br />
        De l'envie insatiable en tant que condition nécessaire vient l'aliment de l'attachement.<br />
        De l'aliment de l'attachement en tant que condition nécessaire vient le devenir.<br />
        Du devenir en tant que condition nécessaire vient la naissance.<br />
        A partir de la naissance en tant que condition nécessaire, entrent ensuite en jeu la vieillesse et la mort, le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir.<br />
        Telle est l'origine de toute cette masse du stress et de souffrance.<br />
<br />
        Or de l'estompement sans reste et de la cessation de cette même ignorance vient la cessation des constructions mentales. De la cessation des constructions mentales vient la cessation de la conscience.<br />
        De la cessation de la conscience vient la cessation du nom-et-forme.<br />
        De la cessation du nom-et-forme vient la cessation des six organes des sens.<br />
        De la cessation des six organes des sens vient la cessation du contact.<br />
        De la cessation du contact vient la cessation de la sensation.<br />
        De la cessation de la sensation vient la cessation de l'envie insatiable.<br />
        De la cessation de l'envie insatiable vient la cessation de l'aliment de l'attachement.<br />
        De la cessation de l'aliment de l'attachement vient la cessation du devenir.<br />
        De la cessation du devenir vient la cessation de la naissance.<br />
        A partir de la cessation de la naissance, alors la vieillesse et la mort, le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir cessent tous.<br />
        Telle est la cessation de toute cette masse du stress et de souffrance.<br />
<br />
    Alors, réalisant la signification de cela, le Béni du Ciel à cette occasion s'exclama:<br />
<br />
        Comme les phénomènes deviennent clairs<br />
        au brahmane -- ardent, absorbé --<br />
        il se tient, mettant en déroute les troupes de Mara,<br />
        comme le soleil qui illumine<br />
                le ciel.<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement éveillé par Lui-même, il demeurait à Uruvela sur la rive de la rivière Nerañjara, au pied du Banyan des Pasteurs de chèvres. Alors, pendant qu'il était seul et dans l'isolement, cet enchaînement de pensées surgit dans sa conscience: "On souffre si on reste sans révérence ou déférence. Donc dans la dépendance de quel prêtre ou contemplatif puis-je demeurer, à l'honorer et le respecter?"<br />
<br />
    Alors la pensée lui vint: "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait aggrégat de vertu que je demeurerais dans la dépendance d'un autre prêtre ou contemplatif, à l'honorer et le respecter. Cependant, dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, dans cette génération avec ses prêtres et ses contemplatifs, sa royauté et son petit peuple, je ne vois pas un autre prêtre ou contemplatif qui soit plus accompli dans la vertu que moi, et dans la dépendance de qui je pourrais demeurer, à l'honorer et le respecter.<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la concentration...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat du discernement...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la libération...<br />
<br />
    "Ce serait dans le but de parfaire un imparfait agrégat de la connaissance et vision de la libération que je demeurerais dans la dépendance d'un autre prêtre ou contemplatif, à l'honorer et le respecter. Cependant, dans ce monde avec ses devas, Maras, et Brahmas, dans cette génération avec ses des prêtres et des contemplatifs, sa royauté et son petit peuple, je ne vois pas un autre prêtre ou contemplatif qui soit plus accompli en connaissance et vision de la libération que moi, et dans la dépendance de qui je pourrais demeurer, à l'honorer et le respecter.<br />
<br />
    "Qu'en serait-il si moi je devais demeurer dans la dépendance de ce même Dhamma dans laquelle j'ai été pleinement éveillé, à l'honorer et le respecter?"<br />
<br />
    Alors, ayant su avec sa propre conscience l'enchaînement de pensées dans la conscience du Béni du Ciel -- tout comme un homme fort pourrait étendre son bras plié ou plier son bras étendu -- Brahma Sahampati disparut du monde de Brahma et réapparut devant le Béni du Ciel. Tout en disposant sa robe de dessus par-dessus une épaule, il salua le Béni du Ciel avec ses mains devant son cœur et lui dit: "C'est ainsi, Béni du Ciel! C'est ainsi, ô Bien-Allé! Ceux qui étaient des Arahants, des Éveillés correctement par Eux-mêmes par le passé -- eux, aussi, demeuraient dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter. Ceux qui seront des Arahant, des Éveillés correctement par Eux-mêmes à l'avenir -- eux, aussi, demeureront dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter. Et que le Béni du Ciel, qui est à présent l'Arahant, l’Éveillé correctement par Lui-mêmes, demeure dans la dépendance de ce même Dhamma, à l'honorer et le respecter."<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois, lorsque le Béni du Ciel était nouvellement éveillé par Lui-même, il demeurait à Uruvela sur la rive de la rivière Nerañjara, au pied du Banyan des Pasteurs de chèvres. Alors, pendant qu'il était seul et dans l'isolement, cet enchaînement de pensées surgit dans sa conscience: "Ce Dhamma que j'ai obtenu est profond, difficile à voir, difficile à réaliser, paisible, raffiné, hors des limites de la conjecture, subtil, à-être-connu par le sage. Mais cette génération se complait dans l'attachement, est excitée par l'attachement, jouit de l'attachement. Pour une génération qui se complait dans l'attachement, excitée par l'attachement, jouit de l'attachement, cette conditionalité et coproduction conditionnée sont difficiles à voir. Cet état, aussi, est difficile à voir: la résolution de toutes les constructions mentales, l'abandon de toutes acquisitions, la fin de l'envie insatiable; l'impassibilité; la cessation; la Libération. Et si moi je devais enseigner le Dhamma et si d'autres que moi ne me comprenaient pas, cela me serait fatigant, me serait gênant."<br />
<br />
    Juste alors ces vers, jamais prononcés par le passé, jamais entendus auparavant, vinrent au Béni du Ciel:<br />
<br />
        Assez maintenant avec l'enseignement<br />
            de ce que<br />
            seulement avec difficulté<br />
            j'ai atteint.<br />
        Ce Dhamma n'est pas aisément réalisé<br />
        par ceux qui sont submergés<br />
        par l'aversion et la passion.<br />
<br />
        Ce qui est abstrus, subtil,<br />
            profond,<br />
            difficile à voir,<br />
        qui va à contre-courant --<br />
        ceux qui se complaisent dans la passion,<br />
        enveloppés dans la masse de l'obscurité,<br />
            ne le pourront voir.<br />
<br />
    Ainsi pensait le Béni du Ciel, son esprit plus enclin à rester à l'aise, qu'à enseigner le Dhamma.<br />
<br />
    Alors Brahma Sahampati, sachant avec son propre la conscience l'enchaînement de pensées dans la conscience du Béni du Ciel, se dit: "Le monde est perdu! Le monde est détruit! L'esprit du Tathagata, l'Arahant, l’éveilles correctement par Lui-même est plus enclin à rester à l'aise qu'à enseigner le Dhamma!" Alors, tout comme un homme fort pourrait étendre son bras plié ou plier son bras étendu, Brahma Sahampati disparut du monde de Brahma et réapparut devant le Béni du Ciel. Tout en disposant sa robe de dessus par-dessus une épaule, il s'agenouilla avec le genou droit sur le sol, salua le Béni du Ciel avec ses mains devant son cœur, et lui dit: "Seigneur, que le Béni du Ciel enseigne le Dhamma! Que le Bien-Allé enseigne le Dhamma! Il y a des êtres avec un peu poussière dans leurs yeux qui chutent parce qu'ils n'entendent pas le Dhamma. Il y en aura qui comprendront le Dhamma."<br />
<br />
    ...<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, ayant compris l'invitation de Brahma, par compassion pour les êtres, observa le monde avec l’œil d'un Éveillé. Ce faisant, il vit les êtres qui avaient un peu poussière dans leurs yeux et ceux qui en avaient beaucoup, ceux qui avaient des facultés affutées et ceux dont les facultés étaient obtuses, ceux qui avaient de bons attributs et ceux qui en avaient de mauvais, ceux à qui il est facile d'enseigner et ceux à qui c'est difficile, certains d'entre eux voyant disgrâce et danger dans l'autre monde. Tout comme dans un étang de lotus bleus ou rouge ou blancs, il y a des lotus -- nés et croissant dans l'eau -- qui peuvent fleurir tout en étant immergés dans l'eau, sans sortir de l'eau; certains peuvent se tenir à fleur d'eau; alors que certains peuvent sortir de l'eau et se tenir sans être souillés par l'eau -- là aussi, en observant le monde avec l’œil d'un Éveillé, le Béni du Ciel vit les êtres avec un peu de poussière dans les yeux et ceux qui en avaient beaucoup, ceux qui avaient des facultés affutées et ceux dont les facultés étaient obtuses, ceux qui avaient de bons attributs et ceux qui en avaient de mauvais, ceux à qui il est facile d'enseigner et ceux à qui c'est difficile, certains d'entre eux voyant disgrâce et danger dans l'autre monde.<br />
<br />
    Alors Brahma Sahampati, en pensant, "Le Béni du Ciel a donné son consentement pour enseigner le Dhamma," s'inclina devant le Béni du Ciel et, le contournant sur sa droite, disparut aussitôt.<br />
<br />
Quarante-cinq années d'enseignement <br />
Le premier sermon du Bouddha, au groupe de cinq ascètes<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel demeurait à Varanasi dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana. Là il s'adressa au groupe de cinq bikkhus:<br />
<br />
    "Voilà les deux extrêmes auxquels quelqu'un qui est parti ne doit pas s'adonner. Quels deux? Ce qui est voué au plaisir sensuel par rapport aux objets sensuels: bas, vulgaire, commun, ignoble, sans profit; et ce qui est voué à l'auto-affliction: douloureux, ignoble, sans profit. Evitant ces deux extrêmes, la voie du milieu réalisée par le Tathagata -- qui produit la vision, qui produit la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    [Le Noble Octuple Sentier]<br />
<br />
    "Et quelle est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération? Précisément ce Noble Octuple Sentier: vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, concentration correcte. Ceci est la voie du milieu réalisée par le Tathagata qui -- produisant la vision, produisant la connaissance -- mène au calme, à la connaissance directe, à l'éveil par soi-même, à la Libération.<br />
<br />
    [Les Quatre Nobles Vérités]<br />
<br />
    "Or ceci, bikkhus, est la noble vérité du stress: La naissance est stressante, vieillir est stressant, la mort est stressante; le chagrin, la lamentation, la douleur, l'angoisse, et le désespoir sont stressants; être associé avec ceux qu'on n'aime pas est stressant, être séparé de ceux qu'on aime est stressant, ne pas avoir ce qu'on veut est stressant. Bref, les cinq aggrégats d'attachement sont stressants.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de l'origine du stress: l'envie insatiable qui entraîne les devenirs ultérieurs -- accompagnée par la passion et les délices, savourant parfois ici et parfois là -- c-à-d., l'envie insatiable du plaisir sensuel, l'envie insatiable du devenir, l'envie insatiable du non-devenir.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de la cessation du stress: l'estompement sans reste et la cessation, le renoncement, l'abandon, la libération, et le lâcher-prise de cette même envie insatiable.<br />
<br />
    "Et ceci, bikkhus, est la noble vérité de la voie de pratique qui mène à la cessation du stress: précisément ce Noble Octuple Sentier -- vue correcte, intention correcte, parole correcte, action correcte, moyens de vie corrects, effort correct, attention correcte, concentration correcte.<br />
<br />
    [Nos devoirs par rapport aux Quatre Nobles Vérités]<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité du stress'... 'Il faut bien comprendre cette noble vérité du stress'... 'Cette noble vérité du stress a été bien comprise.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de l'origine du stress'... 'Il faut abandonner cette noble vérité de l'origine du stress'... 'Cette noble vérité de l'origine du stress a été abandonnée.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgit, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de la cessation du stress'... 'Il faut faire l'expérience directe de cette noble vérité de la cessation du stress '... 'L'expérience directe de cette noble vérité de la cessation du stress a été faite.'<br />
<br />
    "La vision surgit, la pénétration surgit, le discernement surgit, la connaissance surgi, l'illumination surgit en moi par rapport à des choses jamais entendues auparavant: 'Ceci est la noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress'... 'Il faut développer cette noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress'... 'Cette noble vérité de la voie de la pratique qui mène à la cessation du stress a été développée.'<br />
<br />
    [La Roue du Dhamma à douze rayons]<br />
<br />
    "Et, bikkhus, aussi longtemps que cette connaissance et vision que j'ai -- avec ses trois rondes et douze permutations à propos de ces quatre nobles vérités telles qu'elles sont effectivement présentes -- n'était pas pure, je n'ai pas prétendu être directement éveillé à l'éveil correct par moi-même, sans pareil dans le cosmos avec ses devas, Maras, et Brahmas, avec ses contemplatifs et ses prêtres, sa royauté et son petit peuple. Mais aussitôt que cette connaissance et vision que j'ai -- avec ses trois rondes et douze permutations à propos de ces quatre nobles vérités telles qu'elles sont effectivement présentes -- fut véritablement pure, alors ai-je prétendu être directement éveillé à l'éveil correct par soi-même, sans pareil dans le cosmos avec ses devas, Maras et Brahmas, avec ses contemplatifs et des prêtres, sa royauté et son petit peuple. Connaissance et vision surgirent en moi: 'Non provoquée est ma libération. Ceci est ma dernière naissance. Il n'y aura plus d'autre devenir.'"<br />
<br />
    [Le Noble Sangha est né]<br />
<br />
    C'est là ce que le Béni du Ciel dit. Gratifié, le groupe de cinq bikkhus furent ravis de ses paroles. Et comme cette explication était donnée, survint au Vén. Kondañña l'oeil du Dhamma sans poussière et sans tache: Tout ce qui est sujet à origination est sujet à la cessation.<br />
<br />
    [La Roue du Dhamma commence à tourner]<br />
<br />
    Et lorsque le Béni du Ciel eut mis la Roue du Dhamma en mouvement, les devas de la terre s'écrièrent: "A Varanasi, dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana, le Béni du Ciel a mis en mouvement l'inégalée Roue du Dhamma qui ne peut être arrêtée par prêtre ou contemplatif, deva, Mara ou Dieu ou quiconque dans le cosmos." En entendant crier les devas de la terre', les devas du Ciel des Quatre Rois s'écrièrent à leur tour... les devas des Trente-trois... les devas de Yama... les devas de Tusita... les devas Nimmanarati... les devas Paranimmita-vasavatti... les devas de la suite de Brahma s'écrièrent à leur tour: "A Varanasi, dans le Pavillon de Chasse d'Isipatana, le Béni du Ciel a mis en mouvement l'inégalée Roue du Dhamma qui ne peut être arrêtée par prêtre ou contemplatif, devas, Mara, ou Dieu ou quiconque à tous dans le cosmos."<br />
<br />
    Donc à ce moment, à cet instant, ce cri monta tout droit aux mondes de Brahma. Et ces dix-mille mondes frissonèrent et frémirent et tremblèrent, cependant qu' une grande, incommensurable radiance apparut dans le cosmos, surpassant la fulgurance des devas.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel s'exclama: "Donc tu comprends vraiment, Kondañña? Donc tu comprends vraiment?" Et c'est ainsi que le Vén. Kondañña acquit le nom d'Añña-Kondañña -- Kondañña qui sait.<br />
<br />
Ce qui met le Bouddha à part<br />
<br />
    Alors qu'il était assis là, [Moggallana le Garde] dit au Vén. Ananda: "Maître Ananda, y a-t-il un seul bikkhu doté dans toutes les manières des qualités dont Maître Gotama -- honorable et correctement éveillé par lui-même -- était doté?"<br />
<br />
    "Non, brahmane, il n'y a pas un seul bikkhu doté dans toutes les manières des qualités dont le Béni du Ciel -- honorable et correctement éveillé par lui-même -- était doté. Car le Béni du Ciel était le l'éveilleur de la voie qui n'était pas encore, le géniteur de la voie non engendré l'exposeur de la voie non exposée, le connaisseur de la voie, l'expert par rapport à la voie, adepte de la voie. Et maintenant ses disciples suivent la voie et en sont dotés après lui."<br />
<br />
Ses enseignements, toujours pratiques, comprennent des leçons d'éléments des bonnes manières,<br />
<br />
    "Et comment un bikkhu est-il quelqu'un qui a le sens des réunions de société? Il y a le cas où un bikkhu connait sa réunion de société: 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière.' S'il ne connait pas sa réunion de société -- 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière' -- on ne dirait pas de lui qu'il est quelqu'un qui a le sens des réunions de société. Donc c'est parce qu'il connaît effectivement sa réunion de société -- 'Ceci est une réunion de société de nobles guerriers; ceci, une réunion de société de prêtres; ceci, une réunion de société de maîtres de maison; ceci, une réunion de société de contemplatifs; ici on devrait s'en approcher de cette manière, se tenir debout de cette manière, se comporter de cette manière, s'asseoir de cette manière, parler de cette manière, garder le silence de cette manière' -- qu'il est dit être quelqu'un qui a le sens des réunions de société. Ceci est quelqu'un qui a le sens du Dhamma, le sens de la signification, le sens de lui-même, le sens de la modération, le sens du temps, et le sens des réunions de société."<br />
<br />
...des leçons sur comment traiter ses parents,<br />
<br />
    Soutien à ses parents,<br />
    assistance à son épouse et ses enfants,<br />
    consistance au travail:<br />
        Ceci est la plus haute protection.<br />
<br />
<br />
    Mère et père,<br />
    compassionés pour leur famille,<br />
    sont appelés<br />
        Brahma,<br />
        premiers maîtres,<br />
        ceux qui sont dignes des cadeaux<br />
        de leurs enfants.<br />
    Donc le sage doit leur rendre<br />
            hommage,<br />
            honneur<br />
        avec nourriture et boissons<br />
        vêtement et literie<br />
        huiles et bains<br />
        et leur laver les pieds.<br />
    Rendant ces services à leurs parents, les sages<br />
        sont loués juste ici<br />
        et après la mort<br />
        se réjouissent dans le ciel.<br />
<br />
...des leçons sur la valeur de la générosité,<br />
<br />
    "Et quel est le trésor de la générosité? Il y a le cas d'un disciple des nobles personnes, sa conscience nettoyée de la tache de la radinerie, vivant à la maison, libéralement généreux, la main ouverte, qui se complait à être magnanime, accessible aux requêtes, qui se complait dans le distribution d'aumônes. Ceci s'appelle le trésor de la générosité."<br />
<br />
...sur la valeur de la vertu,<br />
<br />
    "Et quel est le trésor de vertu? Il y a le cas où un disciple des nobles personnes s'abstient de prendre la vie, s'abstient de voler, s'abstient de conduite sexuelle illicite, s'abstient de mentir, s'abstient de prendre des intoxicants qui causent l'insouciance. Ceci, bikkhus, s'appelle le trésor de vertu."<br />
<br />
...sur les fruits du comportement vertueux,<br />
<br />
    L'esprit bien dirigé,<br />
    disant parole correcte,<br />
    faisant de bonnes actions avec le corps:<br />
        une personne ici<br />
    de grande érudition,<br />
    un faiseur de mérites<br />
        ici dans cette vie si courte,<br />
    à la dissolution des corps,<br />
        discernant,<br />
        il réapparait dans le ciel.<br />
<br />
...sur les inconvénients de tous plaisirs sensuels -- même les célestes<br />
<br />
    "Il y a le cas où une personne, étant elle-même sujette au vieillissement, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet au vieillissement, recherche le repos du joug sans vieillissement, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à la maladie, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à la maladie, elle cherche le repos du joug sans souffrance, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à la mort, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à la mort, elle cherche le repos du joug sans mort, insurpassé: la Libération. Etant elle-même sujette à souillures, se rendant compte des inconvénients de ce qui est sujet à souillure, elle cherche le repos du joug non-souillé, insurpassé: la Libération."<br />
<br />
...sur la valeur du renoncement,<br />
<br />
    "Ayant vu l'inconvénient des plaisirs sensuels, j'ai poursuivi [l'étude de] ce thème; ayant compris la récompense du renoncement, je me suis familiarisé avec. Mon coeur bondissait à l'idée du renoncement, se faisait confiant, ferme, et inébranlable, en le voyant comme étant la paix . Alors, tout à fait retiré de la sensualité, retiré des qualités maladroites, je suis entré et je suis resté dans le premier jhana: ravissement et plaisir nés de la retraite, accompagnés par la pensée dirigée et l'évaluation."<br />
<br />
... et sur les quatre Nobles Vérités.<br />
<br />
    "Bhikkhus, c'est en ne se rendant pas compte, faute de pénétrer les Quatre Nobles Vérités que moi autant que vous avons passé par, et subi, cette longue course de la naissance et de la mort. Quelles sont ces quatre? Ce sont la noble vérité de Dukkha; la noble vérité de l'origine de Dukkha; la noble vérité de la cessation de Dukkha; et la noble vérité de la voie de la cessation de Dukkha. Mais maintenant, bhikkhus, qu'elles ont été réalisées et pénétrées, tranchée est l'envie insatiable de l'existence, détruite est ce qui mène à devenir renouvelé, et il n'y a plus de devenir frais."<br />
<br />
Bref, le Bouddha enseigne comment réaliser un bonheur véritable et durable: Nibbana<br />
<br />
    "Il y a cette dimension où il n'y a ni terre, ni eau, ni feu, ni vent; ni dimension de l'infinitude de l'espace, ni dimension de l'infinitude de la conscience, ni dimension de la vacuité, ni dimension de ni perception ni non-perception; ni ce monde, ni le prochain monde, ni soleil, ni lune. Et là, dis-je, il n'y a ni venue, ni allée, ni stase; ni disparition ni survenance: sans attitude, sans fondation, sans soutien (objet mental). Ceci, juste ceci, est la fin du stress (dukkha)."<br />
<br />
    "Avant comme maintenant, ce n'est que le stress (dukkha) que je décris, ainsi que la cessation du stress."<br />
<br />
Sa réputation s'étend<br />
<br />
    "Un bikkhu appelé Gotama, semble-t-il, un fils des Sakyans qui a quitté un clan Sakyan, a erré dans le pays Kosalan avec un grand Sangha de bhikkhus et est venu à Sala. Or un bon rapport sur Maître Gotama a été répandu à cet effet: Ce Béni du Ciel est tel car c'est un Arahant et un Parfait Eveillé, parfait dans la véritable connaissance et conduite, sublime, connaisseur de mondes, incomparable enseignant des hommes qui sont dociles, enseignant de dieux et d'humains, illuminé, béni. Il décrit ce monde avec ses dieux, ses Maras, et ses divinités (Brahma), cette génération avec ses bikkhus et brahmanes, avec ses rois et ses gens, qu'il a lui-même réalisée par connaissance directe. Il enseigne un Dhamma qui est bon au début, bon au milieu et bon à la fin avec la (correcte) signification et le phrasé, il affirme une vie sainte qui est extrêmement parfaite et pure.' Donc il est bon de voir de tels Arahants."<br />
<br />
Il voyage beaucoup, enseignant des milliers de disciple laïcs,<br />
<br />
    A un moment le Seigneur demeurait près de Savatthi dans le Bosquet de Jeta au monastère d'Anathapindaka. Donc le disciple laïc Dhammika avec 500 autres disciple laïcs s'approchèrent du Seigneur. S'étant approché et ayant salué le Seigneur avec respect, il s'assit d'un côté. Une fois assis là, le disciple laïc Dhammika s'adressa au Seigneur...<br />
<br />
<br />
...bikkhus,<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel demeurait parmi les Sakyans à Kapilavatthu dans le Grand Bois, ensemble avec un grand Sangha d'environ 500 bhikkhus, tous des arahants...<br />
<br />
<br />
...gens de toute caste et de tous les niveaux de vie,<br />
<br />
    "Je me rappelle m'être approché de nombreuses centaines d'assemblées de nobles... de nombreuses centaines d'assemblées de brahmanes... de nombreuses centaines d'assemblées de maîtres de maison... de nombreuses centaines d'assemblées d'ermites..."<br />
<br />
<br />
...y-compris des lépreux,<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, ayant englobé la conscience de toute l'assemblée avec sa conscience, se demanda, "Donc qui ici est capable de comprendre le Dhamma?" Il vit Suppabuddha le lépreux assis dans l'assemblée, et en le voyant, la pensée lui vint, "Cette personne ici est capable de comprendre le Dhamma." Donc, en visant Suppabuddha le lépreux, il donna une conférence pas-à-pas, c-à-d., une conférence sur la générosité, sur la vertu, sur le ciel; il déclara les inconvénients, la dégradation, et la corruption des passions sensuelles, et les récompenses du renoncement. Alors, lorsqu'il vit que l'esprit de Suppabuddha le lépreux était prêt, malléable, exempt d'obstacles, euphorique, et clair, alors il donna un cours de Dhamma spécifique aux Eveillés, c-à-d., le stress, l'origine, la cessation, et la voie. Et tout comme un tissu propre, exempt de taches, absorberait correctement une teinture, de la même manière, alors que Suppabuddha le lépreux était assis dans ce même siège, l'oeil du Dhamma sans poussière et sans tache surgit en lui, "Tout ce qui est sujet à l'origine est également sujet à la cessation."<br />
<br />
...hors-castes,<br />
<br />
    Je suis né dans une famille de basse condition,<br />
    pauvre, avec presque pas de nourriture.<br />
    Mon travail était dégradant:<br />
    Je recueillais les fleurs,<br />
    fanées, gâchées des sanctuaires<br />
        et et les jetais.<br />
    Les gens me trouvaient dégoûtant,<br />
    me méprisaient, me dénigraient.<br />
    Abaissant mon coeur,<br />
    Je faisais preuve de révérence à plusieurs.<br />
<br />
    Alors je vis l'Eveillé par Lui-même,<br />
    encadré par un escadron de bikkhus,<br />
    le Grand Héros, entrer dans la cité,<br />
    suprême, des Magadhans.<br />
    Jetant bas ma perche de transport,<br />
    je m'approchai de lui pour lui faire révérence.<br />
    Lui -- l'homme suprême -- se tint immobile<br />
        par sympathie<br />
        juste<br />
        pour moi.<br />
    Après avoir rendu hommage<br />
    aux pieds du maître,<br />
        je me tins d'un côté<br />
        et à lui, suprême parmi tous les êtres vivants,<br />
    je demandai à quitter la vie domestique.<br />
    L'Enseignant compassionné,<br />
    sympathique à tout le monde, dit:<br />
        "Viens, bikkhu."<br />
    Ce fut là mon Acceptation formelle.<br />
<br />
    Alone, j'ai demeuré au désert,<br />
        infatigable,<br />
    j'ai suivi les paroles du Maître,<br />
    tout comme lui, le Conquérant, m'avait enseigné.<br />
<br />
    A la première veille de la nuit,<br />
        je me suis rappelé mes vies antérieures;<br />
    à la veille de minuit,<br />
        j'ai purifié l'oeil divin;<br />
    à la dernière,<br />
        a explosé la masse de l'obscurité.<br />
<br />
    Alors, comme finissait la nuit<br />
    et que le soleil revenait,<br />
    Indra et Brahma vinrent me rendre hommage,<br />
    les mains paume-à-paume sur leur coeur:<br />
        "Hommage à vous, ô pur-sang des hommes,<br />
        Hommage à vous, ô homme suprême,<br />
        dont les fermentations sont finies.<br />
        Vous, cher monsieur, êtes digne d'offrandes."<br />
<br />
<br />
...et les êtres célestes<br />
<br />
    "...de nombreuses centaines d'assemblées de dieux du ciel des Quatre Grands Rois... de nombreuses centaines d'assemblées de dieux du ciel des Trente-trois... de nombreuses centaines d'assemblées de la suite de Mara... de nombreuses centaines d'assemblées de Brahmas. Et auparavant, je m'étais assis avec eux là, et j'avais parlé avec eux et tenu des conversations avec eux..."<br />
<br />
<br />
<br />
Le Bouddha enseigne sa famille, y-compris son fils Rahula,<br />
<br />
    "Renonçant aux cinq plaisirs des sens qui mettent en transe et ravissent l'esprit, et quittant de bonne foi la maison, deviens quelqu'un qui met un terme à la souffrance!<br />
<br />
    "Associe-toi avec de bons amis et choisis un habitat retiré, isolé, avec peu de bruit. Sois modéré dans le manger. Robes, nourriture d'aumônes, remèdes et un logis, -- n'aie pas l'envie insatiable de ces choses; ne sois pas quelqu'un qui retourne au monde. Pratique la mesure selon la Discipline, et contrôle les cinq facultés sensorielles.<br />
<br />
    "Pratique l'attention du corps et développe continuellement l'impassibilité (envers lui). Evite le signe du beau en rapport avec la passion; en méditant sur l'immonde cultive un esprit qui est concentré et recueilli.<br />
<br />
    "Médite sur le Sans-signe et débarasse-toi de la tendance à l'orgueil. C'est en comprenant et en détruisant complètement l'orgueil que tu vivras dans la (plus haute) paix."<br />
<br />
    De cette façon, le Seigneur exhortait continuellement le Vénérable Rahula.<br />
<br />
<br />
...sa mère adoptive, Mahapajapati Gotami,<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel se trouvait à Vesali, dans le la Halle au Toit pointu dans la Grande Forêt.<br />
<br />
    Alors Mahapajapati Gotami alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant inclinée devant lui, se tint d'un côté. Tout en se tenant là elle lui dit: "Ce serait bien, vénérable monsieur, si le Béni du Ciel m'enseignait le Dhamma en brief de telle sorte que, ayant entendu le Dhamma du Béni du Ciel, je puisse demeurer seule, isolée, prudente, ardente, et résolue."<br />
<br />
    "Gotami, les qualités dont tu peux savoir, 'Ces qualités mènent à la passion, pas au sans-passion; à être enchaîné, pas à ôter les chaînes; à accumuler, pas à dépouiller; à se donner de l'importance, pas à la modestie; au mécontentement, pas au contentement; à la complication sociale, pas à l'isolement; à la paresse, pas à la persévérence suscitée; à être encombrant, pas à ne pas être encombrant': Tu peux absolument tenir que, 'Ceci n'est pas le Dhamma, ceci n'est pas le Vinaya, ce ne sont pas les instructions du Maître.'<br />
<br />
    "Quant aux qualités dont tu peux savoir, 'Ces qualités mènent au sans-passion, pas à la passion; à ôter les chaînes, pas à être enchaîné; à dépouiller, pas à accumuler; à la modestie, pas à se donner de l'importance; au contentement, pas au mécontentement; à l'isolement, pas à la complication sociale; à la persévérence suscitée, pas à la paresse; à ne pas être encombrant, pas à être encombrant': Tu peux absolument tenir que, 'Ceci est le Dhamma, ceci est le Vinaya, ce sont les instructions du Maître.'"<br />
<br />
    C'est là ce que le Béni du Ciel dit. Gratifiée, Mahapajapati Gotami se réjouit de ses paroles.<br />
<br />
 <br />
... et il guide son frère, Nanda, jusqu'à l'état d'arahant<br />
<br />
    J'ai entendu qu'une fois le Béni du Ciel se trouvait près de Savatthi, dans le Bosquet de Jeta, le monastère d'Anathapindika. Or à cette époque le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- dit à un grand nombre de bikkhus, "Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune."<br />
<br />
    Alors un certain bikkhu alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant lui, s'assit d'un côté. Alors qu'il était assis là, il dit au Béni du Ciel: "Seigneur, le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- a dit à un grand nombre de bikkhus, 'Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune.'"<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel dit à un certain bikkhu, "Va, bikkhu. En mon nom, appelle Nanda, en disant, 'Le Maître t'appelle, mon ami.'"<br />
<br />
    "Comme vous voulez, seigneur," répondit le bikkhu et, étant allé trouver le Vén. Nanda, en arrivant il lui dit, "Le Maître t'appelle, mon ami."<br />
<br />
    "Comme tu veux, mon ami," répondit le Vén. Nanda. Alors il alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant lui, s'assit d'un côté. Alors qu'il était assis là, le Béni du Ciel lui dit, "Est-il exact, Nanda, que tu ais dit à un grand nombre de bikkhus, 'Je n'aime pas mener la vie sainte, mes amis. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune.'?"<br />
<br />
    "Oui, seigneur."<br />
<br />
    "Mais pourquoi, Nanda, n'aimes-tu pas mener la vie sainte?"<br />
<br />
    "Seigneur, lorsque j'ai quitté la maison, une fille des Sakya -- la perle du pays -- m'a regardé, avec ses cheveux à-demi peignés, et m'a dit, 'Reviens-nous vite, seigneur.' Me rappelant cela, je n'aime pas mener la vie sainte. Je ne supporte pas la vie sainte. Je vais abandonner l'entraînement, et retourner à la vie commune."<br />
<br />
    Alors, prenant le Vén. Nanda par le bras -- comme un homme fort pourrait plier son bras étendu ou étendre son bras plié -- le Béni du Ciel disparut du Bosquet de Jeta et réapparut parmi les devas des Cieux Tavatimsa. Or à cette époque environ 500 nymphes aux pieds de colombe étaient venues servir Sakka, le chef des devas. Et le Béni du Ciel dit au Vén. Nanda, "Nanda, vois-tu ces 500 nymphes aux pieds de colombe?"<br />
<br />
    "Oui, seigneur."<br />
<br />
    "Qu'en penses-tu, Nanda: Qui est plus jolie, plus belle, plus charmante -- la fille des Sakya, la perle du pays, ou ces 500 nymphes aux pieds de colombe?"<br />
<br />
    "Seigneur, comparée à ces 500 nymphes aux pieds de colombe, la fille des Sakya, la perle du pays, est comme un bikkhu cauterisé au nez et aux oreilles coupées. Elle ne compte pas. Même pas pour une petite fraction. Il n'y a aucune comparaison. Les 500 nymphes aux pieds de colombe sont plus jolies, plus belles, plus charmantes."<br />
<br />
    "Alors réjouis-toi, Nanda. Réjouis-toi! Je suis ta garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    "Si le Béni du Ciel est ma garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe, j'aurai plaisir à mener la vie sainte sous la direction du Béni du Ciel."<br />
<br />
    Alors, prenant le Vén. Nanda par le bras -- comme un homme fort pourrait plier son bras étendu ou étendre son bras plié -- le Béni du Ciel disparut de parmi les devas des Cieux Tavatimsa et réapparut dans le Bosquet de Jeta. Les bikkhus entendirent, "On dit que le Vén. Nanda -- le frère du Béni du Ciel, fils de sa tante maternelle -- veut mener la vie sainte dans le but de se faire des nymphes. On dit que le Béni du Ciel est sa garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    Alors les bikkhus qui étaient amis du Vén. Nanda s'en allèrent lui parler comme on le ferait pour un journalier ou un vendeur: "Notre ami Nanda, dirent-ils, est un journalier. Notre ami Nanda, dirent-ils, est un vendeur. Il mène la vie sainte dans le but de se faire des nymphes. Le Béni du Ciel est sa garantie d'obtenir 500 nymphes aux pieds de colombe."<br />
<br />
    Alors le Vén. Nanda -- humilié, honteux, et dégoûté que les bikkhus qui étaient ses amis lui parlent comme on le ferait pour un journalier ou un vendeur -- s'en alla demeurer seul, isolé, prudent, ardent, et résolu. En un rien de temps, il entra et demeura dans le suprême but de la vie sainte pour laquelle les hommes du clan quittent à juste titre la maison pour l'errance, sachant et se rendant compte par lui-même dans l'ici et maintenant. Il sut: "La naissance est finie, la vie sainte remplie, la tâche accomplie. Il n'y a plus rien pour moi en ce monde." Et c'est ainsi que le Vén. Nanda devint un autre des arahants.<br />
<br />
<br />
Les derniers jours du Bouddha <br />
Ananda remarque que le Bouddha se fait vieux<br />
<br />
    Or à cette occasion le Béni du Ciel, après être sorti d'isolement tard dans l'après-midi, s'assit à se réchauffer le dos au soleil de l'ouest. Alors le Vén. Ananda alla trouver le Béni du Ciel et, en arrivant, s'étant incliné devant le Béni du Ciel, massa les membres du Béni du Ciel avec sa main et dit, "C'est étonnant, seigneur. C'est remarquable, à quel point le teint du Béni du Ciel n'est plus aussi frais et clair; ses membres sont flasques et ridés; son dos, voûté; on peut discerner un changement dans ses facultés -- la faculté des yeux, la faculté des oreilles, la faculté du nez, la faculté de la langue, la faculté du corps."<br />
<br />
    "C'est comme ça, Ananda. Lorsqu'on est jeune, on est sujet au vieillissement; lorsqu'on est en santé, sujet à la maladie; lorsqu'on est vivant, sujet à la mort. Mon teint n'est plus aussi frais et clair; mes membres sont flasques et ridés; mon dos, voûté; on peut discerner un changement dans mes facultés -- la faculté des yeux, la faculté des oreilles, la faculté du nez, la faculté de la langue, la faculté du corps."<br />
<br />
<br />
Vers quel refuge devraient se tourner les disciples du Bouddha après sa mort?<br />
<br />
<br />
    "Or je suis frêle, Ananda, vieux, âgé, bien chargé d'ans. Je suis dans ma quatre-vingtième année, et ma vie est épuisée. De même qu'un vieux char, Ananda, est tenu ensemble avec grande difficulté, de même le corps du Tathagata be continue à marcher qu'avec des soutiens. C'est, Ananda, seulement lorsque le Tathagata, indifférent aux objets exérieurs, avec la cessation de certaines sensations, atteint à et demeure dans la concentration sans signe de l'esprit, que son corps est plus confortable.<br />
<br />
    "En conséquence, Ananda, soyez des îles pour vous-mêmes, des refuges pour vous-mêmes, à la recherche d'aucun refuge extérieur; avec le Dhamma pour votre île, le Dhamma pour votre refuge, à la recherche d'aucun autre refuge.<br />
<br />
    "Et comment, Ananda, un bhikkhu est-il une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, ne cherche-t-il aucun refuge extérieur; avec le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, à la recherche d'aucun autre refuge?<br />
<br />
    "Lorsqu'il reste à contempler le corps dans le corps, sincèrement, comprenant clairement, et attentivement, après avoir surmonté le désir et le chagrin en regard du monde; lorsqu'il reste à contempler les sensations dans les sensations, l'esprit dans l'esprit, et les objets mentaux dans les objets mentaux, sincèrement, comprenant clairement, et attentivement, après avoir surmonté le désir et le chagrin en regard du monde, alors, vraiment, il est une île pour lui-même, un refuge pour lui-même, il n'est à la recherche d'aucun refuge extérieur; ayant le Dhamma pour son île, le Dhamma pour son refuge, il n'est à la recherche d'aucun autre refuge."<br />
<br />
<br />
Il renonce à son envie de continuer à vivre<br />
<br />
    "Aujourd'hui, Ananda, au sanctuaire Capala, Mara, le Méchant, s'est approché de moi, en disant: 'Donc, ô Seigneur, bhikkhus, bhikkhunis et laïcs, hommes et femmes, sont venus se faire de vrais disciples du Béni du Ciel -- sages, bien disciplinés, aptes et instruits, préservant le Dhamma, vivant selon le Dhamma, se maintenant dans le comportement approprié, et ayant appris les paroles du Maître, sont capables de l'exposer, le prêcher, le proclâmer, l'établir, le révéler, l'expliquer en détail, et le rendre clair; et lorsque des opinions contraires surviennent, ils sont désormais capables de les réfuter complètement et bien, et de prêcher ce Dhamma convainquant et libérateur.<br />
<br />
    "'Et maintenant, ô Seigneur, cette vie sainte enseignée par le Béni du Ciel a été couronnée de succès, elle est prospère, populaire, et elle se répand et s'est acquis une grande renommée, et elle est bien annoncée parmi les dieux et les hommes. En conséquence, ô Seigneur, que le Béni du Ciel en vienne à sa disparition finale! Que le Bienheureux disparaisse totalement! Le moment est venu pour le Parinibbana du Seigneur.'<br />
<br />
    "Et alors, Ananda, j'ai répondu à Mara, le Méchant, en disant: 'Ne te donne pas cette peine, Méchant. Avant longtemps surviendra le Parinibbana du Tathagata. D'ici trois mois le Tathagata disparaîtra totalement.'<br />
<br />
    "Et c'est ainsi, Ananda, qu'aujourd'hui au sanctuaire Capala le Tathagata a renoncé à son envie de continuer à vivre."<br />
<br />
    A ces paroles le Vénérable Ananda parla au Béni du Ciel, en disant: "Puisse le Béni du Ciel demeurer, ô Seigneur! Puisse le Bienheureux demeurer, ô Seigneur, à travers tous les temps du monde, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes!"<br />
<br />
    Et le Béni du Ciel répondit, en disant: "Il suffit, Ananda. Ne supplie pas le Tathagata, car le temps est passé, Ananda, pour une telle supplication."<br />
<br />
<br />
Sa dernière admonition aux bikkhus<br />
<br />
    "Or, ô bhikkhus, je vous dis que ces enseignements dont j'ai la connaissance directe et que je vous ai fait connaître -- il faut que vous les appreniez, les cultiviez, pratiquiez fréquemment, complètement, que la vie de pureté puisse être établie et durer longtemps, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes.<br />
<br />
    "Et que sont, bhikkhus, ces enseignements? Ce sont les quatre fondations de l'attention, les quatre efforts corrects, les quatre constituants du pouvoir psychique, les cinq facultés, les cinq pouvoirs, le sept facteurs de l'éveil, et le Noble Octuple Sentier. Ce sont là, bhikkhus, les enseignements dont j'ai connaissance directe, que je vous ai fait connaître, et qu'il vous faut apprendre, cultiver, développer, et fréquemment pratiquer, complètement, afin que la vie de pureté puisse être établie et puisse durer longtemps, pour le bien-être et le bonheur de la multitude, par compassion pour le monde, pour le bénéfice, le bien-être, et le bonheur des dieux et des hommes."<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel dit au bhikkhus: "Donc, bhikkhus, je vous y exhorte: Toutes choses composées sont sujettes à disparition. Efforcez-vous avec sincérité. Le moment du Parinibbana du Tathagata est proche. D'ici trois mois le Tathagata disparaîtra totalement."<br />
<br />
<br />
Son dernier repas<br />
<br />
    Et peu après que le Béni du Ciel eut mangé le repas pourvu par Cunda le forgeron, une violente maladie tomba sur lui, une dysenterie, et il souffrit de douleurs aigües et mortelles. Mais le Béni du Ciel les supporta attentivement, comprenant clairement et imperturbable.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel parla au Vénérable Ananda, en disant: "Viens, Ananda, allons à Kusinara" Et le Vénérable Ananda répondit: "Qu'il en soit ainsi, Seigneur."<br />
<br />
Il se retires à son lit de mort<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel avec une grande communauté de bikkhus s'en alla sur l'autre rive de la rivière Hiraññavati et se dirigea vers l'Upavattana, le bosquet de saules des Mallans près de Kusinara. A leur arrivée, il dit au Vén. Ananda, "Ananda, je t'en prie, prépare-moi un lit entre les saules jumeaux, avec la tête au nord. Je suis fatigué, et je vais me reposer."<br />
<br />
    Répondant, "Comme vous voulez, seigneur," le Vén. Ananda prépara un lit entre les saules jumeaux, avec la tête au nord. Alors le Béni du Ciel se coucha sur son côté droit dans la posture du sommeil du lion, avec un pied par-dessus l'autre, attentif et vigilant.<br />
<br />
    Or à cette époque les saules jumeaux étaient en pleine floraison, même si ce n'était pas le moment de la floraison. Ils déversèrent, jonchèrent et parsemèrent le corps du Tathagata en hommage envers lui. Des fleurs d'arbre-corail céleste tombèrent du ciel, déversant, jonchant, et parsemant l e corps du Tathagata en hommage envers lui. Une poudre céleste de bois de santal tomba du ciel, déversant, jonchant, et parsemant l e corps du Tathagata en hommage envers lui. Une musique céleste jouait dans le ciel, en hommage au Tathagata. Des chants célestes furent chantés dans le ciel, en hommage au Tathagata.<br />
<br />
Le Bouddha recommande quatre sites de pélerinage<br />
<br />
    "Ananda, il y a ces quatre places qui méritent d'être vues avec conviction par un homme de clan, qui méritent ses sensations d'urgence et de consternation (samvega). Quels quatre? 'C'est ici que le que Tathagata est né' est un endroit qui mérite d'être vu avec conviction par un homme de clan, qui mérite ses sensations d'urgence et de consternation. 'C'est ici que le Tathagata s'est éveillé au sans pareil éveil correct par soi-même'... 'C'est ici que le Tathagata a fait tourner l'inégalée Roue du Dhamma'... 'C'est ici que le Tathagata a été totalement détaché dans la propriété sans reste de la Libération' est un endroit qui mérite d'être vu avec conviction par un homme de clan, qui mérite ses sensations d'urgence et de consternation. Voici les quatre endroits qui méritent d'être vus avec conviction par un homme de clan, qui méritent ses sensations d'urgence et de consternation. Ils proviendront de la conviction, Ananda -- bikkhus, bikkhunis, disciples laïcs hommes et femmes -- aux endroits où 'C'est ici que le Tathagata est né,' 'C'est ici que le Tathagata éveillé au sans pareil éveil correct par soi-même,' 'C'est ici que le Tathagata a fait tourner l'inégalée Roue du Dhamma,' 'C'est ici que le Tathagata a été totalement détaché dans la propriété sans reste de la Libération.' Et quiconque meurt tout en faisant un pélerinage à ces lieux de mémoire avec un esprit clair et confiant pourra -- à la dissolution du corps, après la mort -- réapparaître dans une bonne destination, le monde céleste."<br />
<br />
<br />
Des milliers de personnes pleurent l'imminent décès du Bouddha<br />
<br />
    Or à cette époque les Mallans de Kusinara avaient eu à faire dans leur salle d'assemblée. le Vén. Ananda s'en alla à la salle d'assemblée et à son arrivée leur annonça, "Ce soir, Vasitthas, dans la dernière veille de la nuit, aura lieu la Libération totale du Tathagata. Sortez, Vasitthas! Sortez, Vasitthas! N'ayez pas plus tard à regretter que ' la Libération totale du Tathagata a eu lieu à l'intérieur des limites de notre propre ville, mais nous n'avons pas été le voir à sa dernière heure!'" Lorsque ils entendirent le Vén. Ananda, les Mallans ensemble avec leurs fils, filles, et épouses furent choqués, attristés, leurs esprits débordèrent de chagrin. Certains d'entre eux pleurèrent, en s'arrachant les cheveux; ils pleurèrent, en levant leurs bras auc iel. Comme si leurs pieds avaient été coupés sous eux, ils tombèrent et se roulèrent par terre, en pleurant, "Très bientôt, le Béni du Ciel sera totalement détaché! Très bientôt, le Bien-allé sera totalement détaché! Très bientôt, le Celui qui a des Yeux disparaîtra du monde!"<br />
<br />
    Alors les Mallans ensemble avec leurs fils, filles, et épouses -- choqués, attristés, leurs esprits débordant de chagrin -- allèrent trouver le Vén. Ananda à Upavattana, le bosquet de saules des Mallans près de Kusinara.<br />
<br />
Tant qu'on pratiquera le Noble Octuple Sentier, il y aura des arahants<br />
<br />
    "Dans toute doctrine et discipline on ne trouve pas le noble octuple sentier, on ne trouve aucun contemplatif des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre [entré dans le courant, une-fois retournant, non-retournant, ou Arahant]. Mais dans toute doctrine et discipline où on trouve le noble octuple sentier, on trouve des contemplatifs des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre. On trouve le noble octuple sentier dans cette doctrine et discipline, et c'est ici qu'il y a des contemplatifs des premier... deuxième... troisième... quatrième ordre. Les autres enseignements sont vides de contemplatifs avisés. Et si les bikkhus restent dans le droit chemin, ce monde ne sera pas vide d'Arahants."<br />
<br />
Les paroles d'adieu du Bouddha<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel s'adressa aux bikkhus, "Or donc, bikkhus, je vous exhorte: Toutes les constructions mentales sont sujettes à se décomposer. Arrivez à la complétude en étant prudents." Ce furent les dernières paroles du Tathagata.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel entra dans le premier jhana. En en émergeant, il entra dans le deuxième jhana. En en émergeant, il entra dans le troisième... le quatrième jhana... la dimension de l'infinitude de l'espace... la dimension de l'infinitude de la conscience... la dimension de la vacuité... la dimension de ni perception ni non-perception. En en émergeant, il entra dans la cessation de perception et la sensation.<br />
<br />
    Alors le Béni du Ciel, étant sorti de la cessation de perception et sensation, entra dans la dimension de ni perception ni non-perception. En en émergeant, il entra dans la dimension de la vacuité... la dimension de l'infinitude de la conscience... la dimension de l'infinitude de l'espace... le quatrième jhana... le troisième... le deuxième... le premier jhana. En émergeant du premier jhana il pénétra dans le deuxième... le troisième... le quatrième jhana. En émergeant du quatrième jhana, immédiatement il fut totalement Libéré.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Le Bodhisatta surpasse ses maîtres]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3707</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 17:25:12 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3707</guid>
			<description><![CDATA[Le Bodhisatta surpasse bientôt les accomplissements de ses maîtres<br />
<br />
    "Etant parti à la recherche de ce qui pourrait être adroit, à la recherche de l'état sans pareil de paix sublime, Je m'en allai voir Alara Kalama et, en arrivant, lui dis: 'Ami Kalama, Je veux pratiquer dans cette doctrine et discipline.'<br />
<br />
    "Lorsque ceci fut dit, il me répondit, 'Tu peux rester ici, mon ami. Cette doctrine est telle qu'une sage personne peut rapidement entrer et demeurer dans la connaissance de son propre maître, l'ayant réalisé par elle-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "Il ne me fallut pas longtemps pour apprendre la doctrine. En autant qu'il s'agissait de réciter sur les lèvres et de répéter, je pouvais dire les paroles de connaissance, les paroles des anciens, et je pouvais affirmer savoir et voir -- moi, de même que d'autres.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Ce n'est pas seulement par simple conviction qu'Alara Kalama déclare, "Je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe." Certainement il demeure dans la connaissance et dans la vision de ce Dhamma.' Aussi allai-je vers lui et dis, 'Dans quelle mesure déclarez-vous être entré et demeurer dans ce Dhamma?' Lorsque ceci fut dit, il déclara la dimension de la vacuité.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Non seulement Alara Kalama a la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Moi aussi, j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Qu'en serait-il si je devais entreprendre de réaliser par moi-même le Dhamma dont Alara Kalama déclare qu'il y est entré et y demeure, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe.' Il ne me fallut donc pas longtemps auparavant I quickly pénétra dans et dwelled dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. J'allai le voir et lui dis, 'Ami Kalama, est-ce que ceci est la mesure dans laquelle vous êtes entré et demeurez dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par vous-même par connaissance directe?'<br />
<br />
    "Oui, mon ami...'<br />
<br />
    "'Ceci, ami, est la mesure dans laquelle moi aussi, je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "'C'est là un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous, que nous ayons un tel compagnon dans la vie sainte. Donc le Dhamma dont je déclare que j'y suis entré et que j'y demeure, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont tu déclares que tu y es entré et que tu y demeures, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe. Et le Dhamma dont tu déclares que tu y es entré et que tu y demeures, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont je déclare que j'y suis entré et que j'y demeure, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. Le Dhamma que je connais est le Dhamma que tu connais; le Dhamma que tu connais est le Dhamma que je connais. Comme je suis, ainsi es-tu; comme tu es, ainsi suis-je. Viens ami, dirigeons désormais cette communauté ensemble.'<br />
<br />
    "C'est ainsi qu'Alara Kalama, mon maître, me plaça, moi, son élève, sur le même niveau avec lui-même et me fit grand honneur. Mais la pensée me vint que, 'Ce Dhamma ne conduit pas au désenchantement, au sans-passion, à la cessation, à au calme, à la connaissance directe, à l'Eveil, ni à la Libération (nibbana), mais seulement à la réapparition dans la dimension de la vacuité.' Donc, insatisfait de ce Dhamma, je le quittai.<br />
<br />
    "A la recherche de ce qui pourrait être adroit, à la recherche de l'état sans pareil de paix sublime, j'allai voir Uddaka Ramaputta et, en arrivant, lui dis: 'Ami Uddaka, Je veux pratiquer dans cette doctrine et discipline.'<br />
<br />
    "Lorsque ceci fut dit, il me répondit, 'Tu peux rester ici, mon ami. Cette doctrine est telle qu'une sage personne peut rapidement entrer et demeurer dans la connaissance de son propre maître, l'ayant réalisé par elle-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "Il ne me fallut pas longtemps pour apprendre la doctrine. En autant qu'il s'agissait de réciter sur les lèvres et de répéter, je pouvais dire les paroles de connaissance, les paroles des anciens, et je pouvais affirmer savoir et voir -- moi, de même que d'autres.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Ce n'était pas seulement par simple conviction que Rama a déclaré, "Je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe." Certainement il demeurait dans la connaissance et dans la vision de ce Dhamma.' J'allai donc voir Uddaka et dis, 'Dans quelle mesure Rama a-t-il déclaré être entré et demeurer dans ce Dhamma?' Lorsque ceci fut dit, Uddaka déclara la dimension de ni perception ni non-perception.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Non seulement Rama avait la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Moi aussi, j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Qu'en serait-il si je devais entreprendre de réaliser le moi-même le Dhamma dont Rama déclara y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe.' Il ne me fallut donc pas longtemps pour que rapidement j'entre et demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. J'allai voir Uddaka et dis, 'Ami Uddaka, est-ce que ceci est la mesure dans laquelle Rama est entré et demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe?'<br />
<br />
    "'Oui, mon ami...'<br />
<br />
    "'Ceci, ami, est la mesure dans laquelle moi aussi, je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "'C'est un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous, que nous ayons un tel compagnon dans la vie sainte. Donc le Dhamma dont Rama déclara qu'il y était entré et y demeurait, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe, est le Dhamma dont tu déclares y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe. Et le Dhamma dont tu déclares y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont Rama déclara qu'il y était entré et y demeurait, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe. Le Dhamma qu'il connaissait est le Dhamma que tu connais; le Dhamma que tu connais est le Dhamma qu'il connaissait. Ainsi qu'il était, ainsi es-tu; comme tu es, ainsi était-il. Viens ami, dirige cette communauté.'<br />
<br />
    "C'est ainsi qu'Uddaka Ramaputta, mon compagnon dans la vie sainte, me plaça dans la position de maître et me fit grand honneur. Mais la pensée me vint que, 'Ce Dhamma ne conduit pas au désenchantement, au sans-passion, à la cessation, à au calme, à la connaissance directe, à l’Éveil, ni à la Libération (nibbana), mais seulement à la réapparition dans la dimension de ni perception ni non-perception.' Donc, insatisfait de ce Dhamma, je le quittai."<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que moi, serrant les dents et appuyant la langue contre mon palais, je devais battre, contraindre, et broyer mon esprit avec ma conscience.' Donc, serrant les dents et appuyant la langue contre mon palais, je battis, contraignis, et broyai mon esprit avec ma conscience. De même qu'un homme fort, saisissant un homme plus faible par la tête ou la gorge ou les épaules, le battrait, contraindrait, et broierait, de la même manière je battais, contraignais, et broyais mon esprit avec ma conscience. Ce faisant, la sueur se déversait de mes aisselles. Et quoique j'avais suscité en moi une infatigable persévérance, et établi une attention sans confusion, mon corps était énervé et agité à cause des douloureux l'effort. Mais la sensation de douleur qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je doive m'absorber dans la transe de la non-respiration.' Je cessai donc les inspirations et les expirations dans mon nez et ma bouche. Ce faisant, il y eut un bruyant ronflement de vents qui me sortaient par les oreilles, tout comme le bruyant ronflement du vent sortant des soufflets d'un forgeron... Je cessai donc les inspirations et les expirations dans mon nez et ma bouche et oreilles. Ce faisant, des forces extrêmes me déchirèrent la tête, tout comme si un homme fort m'avait ouvert la tête avec une épée tranchante... Des douleurs extrêmes surgirent dans ma tête, tout comme si un homme fort avait été en train de me serrer un turban fait de courroies de cuir brut autour de la tête... Des forces extrêmes creusèrent la cavité de mon estomac, tout comme si un boucher ou son apprenti avient été en train de creuser la cavité abdominale d'un bœuf... Il y avait là dans mon corps une brûlure extrême, tout comme si deux hommes forts, saisissant un homme plus faible par les bras, devaient le rotir et le griller par-dessus une fosse de braises ardentes. Et quoique j'eusse suscité en moi une infatigable persévérance, et établi une attention sans confusion, mon corps était énervé et agité à cause des pénibles efforts. Mais la sensation de douleur qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Des devas, en me voyant, me dirent, 'Gotama le contemplatif est mort.' D'autres devas dirent, 'Il n'est pas mort, il est mourant.' D'autres dirent, 'Il n'est ni mort ni mourant, c'est un arahant, car ceci est la façon dont vivent les arahants.'<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je devais pratiquer en me passant totalement de nourriture.' Alors des devas vinrent à moi et me dirent, 'Cher monsieur, nous vous en prions, ne pratiquez pas en vous passant totalement de nourriture. Si vous vous passez totalement de nourriture, nous infuserons une nourriture divine à travers vos pores, et vous survivrez là-dessus.' Je pensai, 'Si moi je devais prétendre être complètement en train de jeûner alors que ces devas m'infusent une nourriture divine à travers les pores, j'en mentirais.' Je les congédiai donc, en disant, 'Assez.'<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je ne devais prendre qu'un peu de nourriture à la fois, qu'une poignée à la fois de soupe aux fèves, de soupe aux lentilles, de soupe de vesces, ou de soupe aux pois.' Donc je ne pris qu'un peu de nourriture à la fois, qu'une poignée à la fois de de soupe aux fèves, de soupe aux lentilles, de soupe de vesces, ou de soupe aux pois. Mon corps en devint extrêmement émacié. A ne manger qu'aussi peu, mes membres en devinrent comme les segments coudés de souches de vigne ou tiges de bambou... Mon dos en devint comme un sabot de dromadaire... Mon échine ressortit comme un chapelet de perles... Mes côtes dépassèrent comme les chevrons saillants d'une vieille grange en ruine... La lueur de mes yeux semblait s'être enfoncée au plus profond de mes orbites comme le reflet de l'eau au plus profond d'un puits... Mon scalp s'est ridé et desséché comme une gourde amère verte, ridée et desséchée dans le de la chaleur et le vent... La peau de mon ventre en devint si collée à mon échine que lorsque je croyais toucher mon ventre, je saisissais ma colonne vertébrale avec; et lorsque je croyais toucher ma colonne vertébrale, je saisissais la peau de mon ventre aussi... Si j'urinais ou déféquais, je tombais tout de suite en pleine face... A ne manger qu'aussi peu, si je tentais de soulager mon corps en frottant mes membres de mes mains, les cheveux -- pourris à la racine -- tombaient de mon corps en même temps que je frottais, à ne manger qu'aussi peu.<br />
<br />
    "Les gens en me voyant disaient, 'Gotama le contemplatif est noir. D'autres gens disaient, 'Gotama le contemplatif n'est pas noir, il est brun.' D'autres disaient, 'Gotama le contemplatif n'est ni noir ni brun, il a la peau dorée. Tant la claire et vive couleur de ma peau s'était détériorée, à ne manger qu'aussi peu.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Quoi que des prêtres ou des contemplatifs par le passé aient pu ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien n'a été plus extrême que ceci. Quoi que des prêtres ou des contemplatifs à l'avenir pourront ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien ne sera plus extrême que ceci. Quoi que des prêtres ou des contemplatifs au présent puissent ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien est plus extrême que ceci. Mais avec cette atroce pratique des austérités je n'ai atteint aucun état humain supérieur, aucune distinction en connaissance ou vision honorable des personnes nobles. Pourrait-il y avoir un autre chemin pour l’Éveil ?'"<br />
<br />
"J'ai demeuré dans la sorte d'endroits qui inspirent la crainte et qui vous font dresser les cheveux sur la tête, comme des parcs sacrés, des forêts sacrées, et des arbres sacrés. Et alors que j'y demeurais, il pouvait y venir un animal sauvage, un oiseau pouvait faire tomber une brindille, ou le vent agitait les feuilles mortes. L'idée m'en venait que: 'Est-ce que cette crainte et cette terreur arrivent?' Alors la pensée m'est venue: 'Pourquoi ne fais-je qu'attendre la peur? Qu'en serait-il si moi je devais subjuguer crainte et terreur sous quelque forme qu'elles apparaissent?' Donc lorsque survenaient la crainte et la terreur alors que j'allais et venais, je ne me tenais ni debout ni assis ni couché. Je continuais à aller et venir jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais debout, je ne marchais pas ni ne restais assis ou couché. Je restais debout jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais assis, je ne me couchais ni ne marchais pas et je ne restais pas debout. Je restais assis jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais couché, je ne restais ni assis ni debout ni ne marchais. Je restais couché jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur."<br />
<br />
    "Bikkhus, Mara tourne continuellement, sans cesse, autour de vous, [se disant,] J'aurai peut-être une occasion au moyen de l'oeil... de l'oreille... du nez... de la langue... du corps. J'aurai peut-être une occasion au moyen de l'intellect.' Ainsi, bikkhus, vous devez tenir les portes de vos sens bien gardées."<br />
<br />
<br />
<br />
    Pour moi --<br />
        résolu dans l'effort<br />
        près de la rivière Nerañjara,<br />
        faisant grand effort,<br />
        pratiquant jhana<br />
        pour me mettre à l'abri de l'esclavage --<br />
<br />
    Namuci[1] vint,<br />
        disant paroles de compassion:<br />
    "Vous êtes couleur de cendres, maigre.<br />
        La mort est en<br />
        votre présence.<br />
    La mort<br />
    possède 1,000 parts de vous.<br />
    Une seule part<br />
    est votre vie.<br />
    Vivez, mon bon monsieur!<br />
    La vie est meilleure.<br />
            Vivant,<br />
        vous pouvez faire<br />
        des actes de mérite.<br />
    Que vous viviez la vie sainte,<br />
    en accomplissant le sacrifice du feu,<br />
    vous vaudra beaucoup de mérites.<br />
        A quoi bon un tel effort?<br />
    Difficile à suivre<br />
    -- la voie de l'effort --<br />
    difficile à faire, difficile<br />
    à soutenir."<br />
<br />
    En prononçant ces vers,<br />
    Mara se tint en présence de l'Eveillé.<br />
    Et à ce même Mara, disant cela,<br />
    le Béni du Ciel dit ceci:<br />
<br />
    "Parent des insouciants,<br />
        Méchant,<br />
    tu viens ici pour n'importe quoi:<br />
    Je n'ai, de mérite,<br />
    pas le plus petit bout de besoin.<br />
    Ceux qui ont besoin de mérite:<br />
    c'est à ceux-là<br />
    qu'il convient que Mara s'adresse.<br />
<br />
    En moi il y a    la conviction,<br />
            l'austérité,<br />
            la persévérance,<br />
            le discernement.<br />
    Pourquoi, quand je suis si résolu<br />
    me recommandes-tu<br />
        de vivre?<br />
    Ce vent pourrait brûler<br />
        jusqu'au flot de cette rivière.<br />
    Pourquoi, si j'y suis résolu<br />
    mon sang ne devrait-il pas s'assécher?<br />
    Quand mon sang s'asséchera<br />
    la bile et le flegme s'assécheront.<br />
    Quand les muscles disparaissent,<br />
    l'esprit s'éclaircit;<br />
    l'attention, le discernement,<br />
    la concentration se tiennent<br />
        plus fermement.<br />
    Demeurant ainsi,<br />
    atteignant à l'ultime sensation,[2]<br />
    l'esprit n'a plus d'intérêt<br />
    pour les passions sensuelles.<br />
        Vois:<br />
        la pureté<br />
        d'un être!<br />
<br />
    Les passions sensuelles sont ta première armée.<br />
    Ta deuxième     s'appelle Mécontentement.<br />
    Ta troisième         est Faim et Soif.<br />
    Ta quatrième     s'appelle Envie insatiable.<br />
    La cinquième            est Paresse et Engourdissement.<br />
    La sixième         s'appelle Terreur.<br />
    Ta septième     est Incertitude.<br />
    Hypocrisie et Entêtement, ta huitième.<br />
    Gains, Offrandes, Gloire, et Statut<br />
        obtenus à tort,<br />
    et quiconque ferait sa propre louange<br />
    et dénigrerait les autres.<br />
<br />
    Cela, Namuci, est ton armée,<br />
    les commandos du Seigneur de l'Ombre .<br />
    Un couard ne peut pas les vaincre,<br />
    mais celui qui les a vaincu<br />
            obtient la béatitude.<br />
    Est-ce que je porte de l'herbe muñja?[3]<br />
    Je crache sur ma vie.<br />
    La mort au combat vaudrait mieux pour moi<br />
       que si, vaincu,<br />
            je survivais.<br />
<br />
    S'enfonçant ici, ils n'apparaissent pas,<br />
        prêtres et contemplatifs.<br />
    Ils ne connaissent pas la voie<br />
    par laquelle ceux qui ont bonne pratique<br />
                    vont.<br />
<br />
    En voyant les forces et leurs bannières<br />
        sur tous côtés --<br />
    les troupes et Mara<br />
    sur sa monture --<br />
    Je pars au combat.<br />
    Puissent-ils ne pas pouvoir me faire bouger<br />
        de<br />
        ma place.<br />
    Cette tienne armée,<br />
    que le monde avec ses devas<br />
            ne pourrait pas vaincre,<br />
    je l'écraserai     par le discernement --<br />
    comme un pot de terre     avec une pierre.<br />
<br />
    En faisant que     ma résolution soit maîtrisée,<br />
            l'attention bien établie,<br />
    J'irai sur les chemins, de royaume en royaume,<br />
    entraîner de nombreux disciples.<br />
    Eux -- avisés, résolus<br />
    faisant ce que je leur demande --<br />
    malgré tes vœux, ils iront<br />
        là où, y étant parvenus,<br />
        il n'y a plus de peine."<br />
<br />
<br />
    Comme la tristesse le gagnait,<br />
    son luth lui tomba de sous le bras.<br />
    Alors lui, l'esprit du découragement,<br />
                aussi sec<br />
            il disparut.<br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le Bodhisatta surpasse bientôt les accomplissements de ses maîtres<br />
<br />
    "Etant parti à la recherche de ce qui pourrait être adroit, à la recherche de l'état sans pareil de paix sublime, Je m'en allai voir Alara Kalama et, en arrivant, lui dis: 'Ami Kalama, Je veux pratiquer dans cette doctrine et discipline.'<br />
<br />
    "Lorsque ceci fut dit, il me répondit, 'Tu peux rester ici, mon ami. Cette doctrine est telle qu'une sage personne peut rapidement entrer et demeurer dans la connaissance de son propre maître, l'ayant réalisé par elle-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "Il ne me fallut pas longtemps pour apprendre la doctrine. En autant qu'il s'agissait de réciter sur les lèvres et de répéter, je pouvais dire les paroles de connaissance, les paroles des anciens, et je pouvais affirmer savoir et voir -- moi, de même que d'autres.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Ce n'est pas seulement par simple conviction qu'Alara Kalama déclare, "Je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe." Certainement il demeure dans la connaissance et dans la vision de ce Dhamma.' Aussi allai-je vers lui et dis, 'Dans quelle mesure déclarez-vous être entré et demeurer dans ce Dhamma?' Lorsque ceci fut dit, il déclara la dimension de la vacuité.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Non seulement Alara Kalama a la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Moi aussi, j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Qu'en serait-il si je devais entreprendre de réaliser par moi-même le Dhamma dont Alara Kalama déclare qu'il y est entré et y demeure, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe.' Il ne me fallut donc pas longtemps auparavant I quickly pénétra dans et dwelled dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. J'allai le voir et lui dis, 'Ami Kalama, est-ce que ceci est la mesure dans laquelle vous êtes entré et demeurez dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par vous-même par connaissance directe?'<br />
<br />
    "Oui, mon ami...'<br />
<br />
    "'Ceci, ami, est la mesure dans laquelle moi aussi, je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "'C'est là un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous, que nous ayons un tel compagnon dans la vie sainte. Donc le Dhamma dont je déclare que j'y suis entré et que j'y demeure, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont tu déclares que tu y es entré et que tu y demeures, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe. Et le Dhamma dont tu déclares que tu y es entré et que tu y demeures, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont je déclare que j'y suis entré et que j'y demeure, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. Le Dhamma que je connais est le Dhamma que tu connais; le Dhamma que tu connais est le Dhamma que je connais. Comme je suis, ainsi es-tu; comme tu es, ainsi suis-je. Viens ami, dirigeons désormais cette communauté ensemble.'<br />
<br />
    "C'est ainsi qu'Alara Kalama, mon maître, me plaça, moi, son élève, sur le même niveau avec lui-même et me fit grand honneur. Mais la pensée me vint que, 'Ce Dhamma ne conduit pas au désenchantement, au sans-passion, à la cessation, à au calme, à la connaissance directe, à l'Eveil, ni à la Libération (nibbana), mais seulement à la réapparition dans la dimension de la vacuité.' Donc, insatisfait de ce Dhamma, je le quittai.<br />
<br />
    "A la recherche de ce qui pourrait être adroit, à la recherche de l'état sans pareil de paix sublime, j'allai voir Uddaka Ramaputta et, en arrivant, lui dis: 'Ami Uddaka, Je veux pratiquer dans cette doctrine et discipline.'<br />
<br />
    "Lorsque ceci fut dit, il me répondit, 'Tu peux rester ici, mon ami. Cette doctrine est telle qu'une sage personne peut rapidement entrer et demeurer dans la connaissance de son propre maître, l'ayant réalisé par elle-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "Il ne me fallut pas longtemps pour apprendre la doctrine. En autant qu'il s'agissait de réciter sur les lèvres et de répéter, je pouvais dire les paroles de connaissance, les paroles des anciens, et je pouvais affirmer savoir et voir -- moi, de même que d'autres.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Ce n'était pas seulement par simple conviction que Rama a déclaré, "Je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe." Certainement il demeurait dans la connaissance et dans la vision de ce Dhamma.' J'allai donc voir Uddaka et dis, 'Dans quelle mesure Rama a-t-il déclaré être entré et demeurer dans ce Dhamma?' Lorsque ceci fut dit, Uddaka déclara la dimension de ni perception ni non-perception.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Non seulement Rama avait la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Moi aussi, j'ai la conviction, la persévérance, l'attention, la concentration, et le discernement. Qu'en serait-il si je devais entreprendre de réaliser le moi-même le Dhamma dont Rama déclara y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe.' Il ne me fallut donc pas longtemps pour que rapidement j'entre et demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe. J'allai voir Uddaka et dis, 'Ami Uddaka, est-ce que ceci est la mesure dans laquelle Rama est entré et demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe?'<br />
<br />
    "'Oui, mon ami...'<br />
<br />
    "'Ceci, ami, est la mesure dans laquelle moi aussi, je suis entré et je demeure dans ce Dhamma, l'ayant réalisé par moi-même par connaissance directe.'<br />
<br />
    "'C'est un gain pour nous, mon ami, un grand gain pour nous, que nous ayons un tel compagnon dans la vie sainte. Donc le Dhamma dont Rama déclara qu'il y était entré et y demeurait, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe, est le Dhamma dont tu déclares y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe. Et le Dhamma dont tu déclares y être entré et y demeurer, l'ayant réalisé par toi-même par connaissance directe, est le Dhamma dont Rama déclara qu'il y était entré et y demeurait, l'ayant réalisé par lui-même par connaissance directe. Le Dhamma qu'il connaissait est le Dhamma que tu connais; le Dhamma que tu connais est le Dhamma qu'il connaissait. Ainsi qu'il était, ainsi es-tu; comme tu es, ainsi était-il. Viens ami, dirige cette communauté.'<br />
<br />
    "C'est ainsi qu'Uddaka Ramaputta, mon compagnon dans la vie sainte, me plaça dans la position de maître et me fit grand honneur. Mais la pensée me vint que, 'Ce Dhamma ne conduit pas au désenchantement, au sans-passion, à la cessation, à au calme, à la connaissance directe, à l’Éveil, ni à la Libération (nibbana), mais seulement à la réapparition dans la dimension de ni perception ni non-perception.' Donc, insatisfait de ce Dhamma, je le quittai."<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que moi, serrant les dents et appuyant la langue contre mon palais, je devais battre, contraindre, et broyer mon esprit avec ma conscience.' Donc, serrant les dents et appuyant la langue contre mon palais, je battis, contraignis, et broyai mon esprit avec ma conscience. De même qu'un homme fort, saisissant un homme plus faible par la tête ou la gorge ou les épaules, le battrait, contraindrait, et broierait, de la même manière je battais, contraignais, et broyais mon esprit avec ma conscience. Ce faisant, la sueur se déversait de mes aisselles. Et quoique j'avais suscité en moi une infatigable persévérance, et établi une attention sans confusion, mon corps était énervé et agité à cause des douloureux l'effort. Mais la sensation de douleur qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je doive m'absorber dans la transe de la non-respiration.' Je cessai donc les inspirations et les expirations dans mon nez et ma bouche. Ce faisant, il y eut un bruyant ronflement de vents qui me sortaient par les oreilles, tout comme le bruyant ronflement du vent sortant des soufflets d'un forgeron... Je cessai donc les inspirations et les expirations dans mon nez et ma bouche et oreilles. Ce faisant, des forces extrêmes me déchirèrent la tête, tout comme si un homme fort m'avait ouvert la tête avec une épée tranchante... Des douleurs extrêmes surgirent dans ma tête, tout comme si un homme fort avait été en train de me serrer un turban fait de courroies de cuir brut autour de la tête... Des forces extrêmes creusèrent la cavité de mon estomac, tout comme si un boucher ou son apprenti avient été en train de creuser la cavité abdominale d'un bœuf... Il y avait là dans mon corps une brûlure extrême, tout comme si deux hommes forts, saisissant un homme plus faible par les bras, devaient le rotir et le griller par-dessus une fosse de braises ardentes. Et quoique j'eusse suscité en moi une infatigable persévérance, et établi une attention sans confusion, mon corps était énervé et agité à cause des pénibles efforts. Mais la sensation de douleur qui en découla n'envahit pas mon esprit ni ne persista.<br />
<br />
    "Des devas, en me voyant, me dirent, 'Gotama le contemplatif est mort.' D'autres devas dirent, 'Il n'est pas mort, il est mourant.' D'autres dirent, 'Il n'est ni mort ni mourant, c'est un arahant, car ceci est la façon dont vivent les arahants.'<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je devais pratiquer en me passant totalement de nourriture.' Alors des devas vinrent à moi et me dirent, 'Cher monsieur, nous vous en prions, ne pratiquez pas en vous passant totalement de nourriture. Si vous vous passez totalement de nourriture, nous infuserons une nourriture divine à travers vos pores, et vous survivrez là-dessus.' Je pensai, 'Si moi je devais prétendre être complètement en train de jeûner alors que ces devas m'infusent une nourriture divine à travers les pores, j'en mentirais.' Je les congédiai donc, en disant, 'Assez.'<br />
<br />
    "Je pensai: 'Supposons que je ne devais prendre qu'un peu de nourriture à la fois, qu'une poignée à la fois de soupe aux fèves, de soupe aux lentilles, de soupe de vesces, ou de soupe aux pois.' Donc je ne pris qu'un peu de nourriture à la fois, qu'une poignée à la fois de de soupe aux fèves, de soupe aux lentilles, de soupe de vesces, ou de soupe aux pois. Mon corps en devint extrêmement émacié. A ne manger qu'aussi peu, mes membres en devinrent comme les segments coudés de souches de vigne ou tiges de bambou... Mon dos en devint comme un sabot de dromadaire... Mon échine ressortit comme un chapelet de perles... Mes côtes dépassèrent comme les chevrons saillants d'une vieille grange en ruine... La lueur de mes yeux semblait s'être enfoncée au plus profond de mes orbites comme le reflet de l'eau au plus profond d'un puits... Mon scalp s'est ridé et desséché comme une gourde amère verte, ridée et desséchée dans le de la chaleur et le vent... La peau de mon ventre en devint si collée à mon échine que lorsque je croyais toucher mon ventre, je saisissais ma colonne vertébrale avec; et lorsque je croyais toucher ma colonne vertébrale, je saisissais la peau de mon ventre aussi... Si j'urinais ou déféquais, je tombais tout de suite en pleine face... A ne manger qu'aussi peu, si je tentais de soulager mon corps en frottant mes membres de mes mains, les cheveux -- pourris à la racine -- tombaient de mon corps en même temps que je frottais, à ne manger qu'aussi peu.<br />
<br />
    "Les gens en me voyant disaient, 'Gotama le contemplatif est noir. D'autres gens disaient, 'Gotama le contemplatif n'est pas noir, il est brun.' D'autres disaient, 'Gotama le contemplatif n'est ni noir ni brun, il a la peau dorée. Tant la claire et vive couleur de ma peau s'était détériorée, à ne manger qu'aussi peu.<br />
<br />
    "Je pensai: 'Quoi que des prêtres ou des contemplatifs par le passé aient pu ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien n'a été plus extrême que ceci. Quoi que des prêtres ou des contemplatifs à l'avenir pourront ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien ne sera plus extrême que ceci. Quoi que des prêtres ou des contemplatifs au présent puissent ressentir de douloureux, d'atroce, de taraudant à cause de leurs efforts, ceci est le plus extrême. Rien est plus extrême que ceci. Mais avec cette atroce pratique des austérités je n'ai atteint aucun état humain supérieur, aucune distinction en connaissance ou vision honorable des personnes nobles. Pourrait-il y avoir un autre chemin pour l’Éveil ?'"<br />
<br />
"J'ai demeuré dans la sorte d'endroits qui inspirent la crainte et qui vous font dresser les cheveux sur la tête, comme des parcs sacrés, des forêts sacrées, et des arbres sacrés. Et alors que j'y demeurais, il pouvait y venir un animal sauvage, un oiseau pouvait faire tomber une brindille, ou le vent agitait les feuilles mortes. L'idée m'en venait que: 'Est-ce que cette crainte et cette terreur arrivent?' Alors la pensée m'est venue: 'Pourquoi ne fais-je qu'attendre la peur? Qu'en serait-il si moi je devais subjuguer crainte et terreur sous quelque forme qu'elles apparaissent?' Donc lorsque survenaient la crainte et la terreur alors que j'allais et venais, je ne me tenais ni debout ni assis ni couché. Je continuais à aller et venir jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais debout, je ne marchais pas ni ne restais assis ou couché. Je restais debout jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais assis, je ne me couchais ni ne marchais pas et je ne restais pas debout. Je restais assis jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur. Lorsque la crainte et la terreur survenaient alors que j'étais couché, je ne restais ni assis ni debout ni ne marchais. Je restais couché jusqu'à ce que j'aie subjugué cette crainte et cette terreur."<br />
<br />
    "Bikkhus, Mara tourne continuellement, sans cesse, autour de vous, [se disant,] J'aurai peut-être une occasion au moyen de l'oeil... de l'oreille... du nez... de la langue... du corps. J'aurai peut-être une occasion au moyen de l'intellect.' Ainsi, bikkhus, vous devez tenir les portes de vos sens bien gardées."<br />
<br />
<br />
<br />
    Pour moi --<br />
        résolu dans l'effort<br />
        près de la rivière Nerañjara,<br />
        faisant grand effort,<br />
        pratiquant jhana<br />
        pour me mettre à l'abri de l'esclavage --<br />
<br />
    Namuci[1] vint,<br />
        disant paroles de compassion:<br />
    "Vous êtes couleur de cendres, maigre.<br />
        La mort est en<br />
        votre présence.<br />
    La mort<br />
    possède 1,000 parts de vous.<br />
    Une seule part<br />
    est votre vie.<br />
    Vivez, mon bon monsieur!<br />
    La vie est meilleure.<br />
            Vivant,<br />
        vous pouvez faire<br />
        des actes de mérite.<br />
    Que vous viviez la vie sainte,<br />
    en accomplissant le sacrifice du feu,<br />
    vous vaudra beaucoup de mérites.<br />
        A quoi bon un tel effort?<br />
    Difficile à suivre<br />
    -- la voie de l'effort --<br />
    difficile à faire, difficile<br />
    à soutenir."<br />
<br />
    En prononçant ces vers,<br />
    Mara se tint en présence de l'Eveillé.<br />
    Et à ce même Mara, disant cela,<br />
    le Béni du Ciel dit ceci:<br />
<br />
    "Parent des insouciants,<br />
        Méchant,<br />
    tu viens ici pour n'importe quoi:<br />
    Je n'ai, de mérite,<br />
    pas le plus petit bout de besoin.<br />
    Ceux qui ont besoin de mérite:<br />
    c'est à ceux-là<br />
    qu'il convient que Mara s'adresse.<br />
<br />
    En moi il y a    la conviction,<br />
            l'austérité,<br />
            la persévérance,<br />
            le discernement.<br />
    Pourquoi, quand je suis si résolu<br />
    me recommandes-tu<br />
        de vivre?<br />
    Ce vent pourrait brûler<br />
        jusqu'au flot de cette rivière.<br />
    Pourquoi, si j'y suis résolu<br />
    mon sang ne devrait-il pas s'assécher?<br />
    Quand mon sang s'asséchera<br />
    la bile et le flegme s'assécheront.<br />
    Quand les muscles disparaissent,<br />
    l'esprit s'éclaircit;<br />
    l'attention, le discernement,<br />
    la concentration se tiennent<br />
        plus fermement.<br />
    Demeurant ainsi,<br />
    atteignant à l'ultime sensation,[2]<br />
    l'esprit n'a plus d'intérêt<br />
    pour les passions sensuelles.<br />
        Vois:<br />
        la pureté<br />
        d'un être!<br />
<br />
    Les passions sensuelles sont ta première armée.<br />
    Ta deuxième     s'appelle Mécontentement.<br />
    Ta troisième         est Faim et Soif.<br />
    Ta quatrième     s'appelle Envie insatiable.<br />
    La cinquième            est Paresse et Engourdissement.<br />
    La sixième         s'appelle Terreur.<br />
    Ta septième     est Incertitude.<br />
    Hypocrisie et Entêtement, ta huitième.<br />
    Gains, Offrandes, Gloire, et Statut<br />
        obtenus à tort,<br />
    et quiconque ferait sa propre louange<br />
    et dénigrerait les autres.<br />
<br />
    Cela, Namuci, est ton armée,<br />
    les commandos du Seigneur de l'Ombre .<br />
    Un couard ne peut pas les vaincre,<br />
    mais celui qui les a vaincu<br />
            obtient la béatitude.<br />
    Est-ce que je porte de l'herbe muñja?[3]<br />
    Je crache sur ma vie.<br />
    La mort au combat vaudrait mieux pour moi<br />
       que si, vaincu,<br />
            je survivais.<br />
<br />
    S'enfonçant ici, ils n'apparaissent pas,<br />
        prêtres et contemplatifs.<br />
    Ils ne connaissent pas la voie<br />
    par laquelle ceux qui ont bonne pratique<br />
                    vont.<br />
<br />
    En voyant les forces et leurs bannières<br />
        sur tous côtés --<br />
    les troupes et Mara<br />
    sur sa monture --<br />
    Je pars au combat.<br />
    Puissent-ils ne pas pouvoir me faire bouger<br />
        de<br />
        ma place.<br />
    Cette tienne armée,<br />
    que le monde avec ses devas<br />
            ne pourrait pas vaincre,<br />
    je l'écraserai     par le discernement --<br />
    comme un pot de terre     avec une pierre.<br />
<br />
    En faisant que     ma résolution soit maîtrisée,<br />
            l'attention bien établie,<br />
    J'irai sur les chemins, de royaume en royaume,<br />
    entraîner de nombreux disciples.<br />
    Eux -- avisés, résolus<br />
    faisant ce que je leur demande --<br />
    malgré tes vœux, ils iront<br />
        là où, y étant parvenus,<br />
        il n'y a plus de peine."<br />
<br />
<br />
    Comme la tristesse le gagnait,<br />
    son luth lui tomba de sous le bras.<br />
    Alors lui, l'esprit du découragement,<br />
                aussi sec<br />
            il disparut.<br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Le jeune prince]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3706</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 17:17:56 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3706</guid>
			<description><![CDATA[Le jeune prince se désenchante de sa vie de luxe<br />
<br />
    "Bikkhus, je vivais dans le raffinement, le plus grand raffinement, le plus total raffinement. Mon père avait même fait installer des étangs de lotus dans notre palais: l'un où des lotus rouges fleurissaient, un autre où des lotus blancs fleurissaient, et un autre où des lotus bleus fleurissaient, tout ça juste pour moi. Je n'utilisais pas d'autre bois de santal que celui de Varanasi. Mon turban était de Varanasi, de même que ma tunique, mes bas de vêtements, et mon manteau d'extérieur. Jour et nuit on tenait au-dessus de moi une blanche ombrelle pour me protéger du froid, de la chaleur, de la poussière, de la saleté, et de la rosée.<br />
<br />
    "J'avais trois palais: un pour la saison froide, un pour la saison chaude, un pour la saison des pluies. Durant les quatre mois de la saison des pluies des ménestrels me divertissaient dans le palais de la saison des pluies sans qu'il y ait un seul homme parmi eux, et sans que je ne descende ne fut-ce qu'une seule fois de ce palais. Cependant qu'aux serviteurs, travailleurs, et domestiques dans les maisons des autres on donne à manger des repas de lentilles et de riz concassé, chez mon père, aux serviteurs, travailleurs, et domestiques on donnait à manger du blé, du riz et de la viande.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette au vieillissement, qui n'est pas au-delà du vieillissement, en voit une autre qui est âgée, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette au vieillissement, qu'elle n'est pas au-delà du vieillissement. Si moi -- qui suis sujet au vieillissement, qui ne suis pas au-delà du vieillissement -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est âgée, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, la [typique] infatuation des jeunes gens pour leur jeunesse m'est entièrement passée.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette à la maladie, qui ne suis pas au-delà la maladie, en voit une autre qui est malade, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette à la maladie, qu'elle n'est pas au-delà la maladie. Et si moi -- qui suis sujet à la maladie, qui ne suis pas au-delà de la maladie -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est malade, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, l'infatuation des gens en santé pour leur santé m'est entièrement passée.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette à la mort, qui n'est pas au-delà la mort, en voit une autre qui est morte, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette à la mort, qu'elle n'est pas au-delà la mort. Et si moi -- qui suis sujet à la mort, qui ne suis pas au-delà de la mort -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est morte, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, l'infatuation des personnes vivantes pour la vie m'est entièrement passée"<br />
<br />
A 29 ans, le jeune prince s'en va pour l'errance<br />
<br />
    "Avant mon Eveil, lorsque j'étais encore un Bodhisatta non-éveillé, la pensée m'est venue que: 'La vie domestique est encombrée, c'est une route poussiéreuse. La vie lorsqu'on en est parti est au grand air. Il n'est pas facile, quand on habite un foyer, de mener la vie sainte qui est totalement parfaite, totalement pure, comme une coquille polie. Qu'en serait-il si moi, après avoir rasé mes cheveux et ma barbe et avoir endossé la robe ocre, je devais quitter la vie domestique pour l'errance?'<br />
<br />
    "Donc, plus tard, lorsque j'étais encore jeune, les cheveux noirs, doté des bénédictions de la jeunesse dans le premier stade de la vie, après avoir rasé mes cheveux et ma barbe -- quoique mes parents auraient voulu qu'il en soit autrement et s'affligeaient avec des larmes sur le visage -- j'ai endossé la robe ocre et j'ai quitté la vie domestique pour l'errance."<br />
<br />
Des passants remarquent sa sereine radiance et sa capacité d'attention<br />
<br />
    En quittant la maison,<br />
        il a évité de mauvaises actions dans le corps.<br />
        En mettant un terme à l'inconduite verbale,<br />
        il a purifié sa façon de vivre.<br />
    Alors lui, le Bouddha, s'en alla à Rajagaha,<br />
    la forteresse de montagne des Magadhans,<br />
        et partit demander l'aumône,<br />
    doté de toutes les marques d'éminence.<br />
    Le roi Bimbisara, debout en son palais, le vit,<br />
    et en le voyant, accompli dans les marques,<br />
    il dit: "Voyez celui-ci, messieurs.<br />
    Qu'il est beau, imposant, pur!<br />
    Que son attitude est accomplie!<br />
    Attentif, les yeux baissés,<br />
    ne regardant devant lui que d'une longueur de charrue,<br />
    comme quelqu'un qui n'est pas de vile lignée:<br />
    Envoyez de suite les messagers royaux<br />
    pour voir où ira ce bikkhu."<br />
<br />
    Eux -- les messagers dépêchés --<br />
    le suivirent.<br />
        "Où ira ce bikkhu?<br />
        Où trouvera-t-il à s'installer?"<br />
    comme il s'en allait de maison en maison --<br />
    maître de lui, les portes des sens bien gardées,<br />
        attentif, vigilant --<br />
    son bol vite rempli.<br />
    Alors lui, le sage, completant sa tournée d'aumônes,<br />
    quitta la cité, se dirigea vers le Mont Pandava.<br />
        "C'est là qu'il demeurera."<br />
    Le voyant rentrer à son lieu de séjour,<br />
    trois messagers s'assirent,<br />
    pendant que l'un d'eux retournait avertir le roi.<br />
    "Ce bikkhu, votre majesté,<br />
    sur les flancs du Pandava,<br />
    est assis comme un tigre, un taureau,<br />
    un lion dans un ravin de montagne."<br />
<br />
<br />
Un roi se demande: "Pourquoi es-tu parti ?"<br />
<br />
    En entendant les paroles du messager,<br />
    le noble roi guerrier<br />
    tout droit s'en alla par char royal,<br />
    au Mont Pandava.<br />
    Montant aussi loin que pouvait aller le char,<br />
    il descendit, continua à pied,<br />
    et en arrivant s'assit.<br />
    Assis là,<br />
    il échangea des salutations courtoises,<br />
    puis il dit:<br />
    "Tu es jeune, juvénile,<br />
    dans le premier stade de la jeunesse,<br />
    doté de la stature et du teint<br />
        d'un noble-guerrier.<br />
    Tu paraîtrais glorieux<br />
        dans l'avant-garde d'une armée,<br />
        équipé d'un escadron d'éléphants.<br />
    Je t'offre la richesse : profite-z-en.<br />
    Je m'enquiers de ta la naissance : informe moi."<br />
<br />
    "Droit devant, votre majesté,<br />
    au piedmont des Himalayas,<br />
    est un pays accompli<br />
    en énergie et richesse,<br />
    habité par les Kosalans:<br />
        Solaire par le clan,<br />
        Sakyans par la naissance.<br />
    De ce lignage je suis parti,<br />
    mais pas à la recherche des plaisirs sensuels.<br />
    Voyant le danger des plaisirs sensuels<br />
    -- et le renoncement comme un repos --<br />
            Je vais m'efforçant.<br />
        C'est en cela que se réjouit mon coeur."<br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le jeune prince se désenchante de sa vie de luxe<br />
<br />
    "Bikkhus, je vivais dans le raffinement, le plus grand raffinement, le plus total raffinement. Mon père avait même fait installer des étangs de lotus dans notre palais: l'un où des lotus rouges fleurissaient, un autre où des lotus blancs fleurissaient, et un autre où des lotus bleus fleurissaient, tout ça juste pour moi. Je n'utilisais pas d'autre bois de santal que celui de Varanasi. Mon turban était de Varanasi, de même que ma tunique, mes bas de vêtements, et mon manteau d'extérieur. Jour et nuit on tenait au-dessus de moi une blanche ombrelle pour me protéger du froid, de la chaleur, de la poussière, de la saleté, et de la rosée.<br />
<br />
    "J'avais trois palais: un pour la saison froide, un pour la saison chaude, un pour la saison des pluies. Durant les quatre mois de la saison des pluies des ménestrels me divertissaient dans le palais de la saison des pluies sans qu'il y ait un seul homme parmi eux, et sans que je ne descende ne fut-ce qu'une seule fois de ce palais. Cependant qu'aux serviteurs, travailleurs, et domestiques dans les maisons des autres on donne à manger des repas de lentilles et de riz concassé, chez mon père, aux serviteurs, travailleurs, et domestiques on donnait à manger du blé, du riz et de la viande.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette au vieillissement, qui n'est pas au-delà du vieillissement, en voit une autre qui est âgée, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette au vieillissement, qu'elle n'est pas au-delà du vieillissement. Si moi -- qui suis sujet au vieillissement, qui ne suis pas au-delà du vieillissement -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est âgée, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, la [typique] infatuation des jeunes gens pour leur jeunesse m'est entièrement passée.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette à la maladie, qui ne suis pas au-delà la maladie, en voit une autre qui est malade, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette à la maladie, qu'elle n'est pas au-delà la maladie. Et si moi -- qui suis sujet à la maladie, qui ne suis pas au-delà de la maladie -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est malade, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, l'infatuation des gens en santé pour leur santé m'est entièrement passée.<br />
<br />
    "Quoique doté d'une telle fortune, d'un aussi total raffinement, la pensée m'est venue que: 'Lorsqu'une personne ordinaire ignorante, elle-même sujette à la mort, qui n'est pas au-delà la mort, en voit une autre qui est morte, elle est horrifiée, humiliée, et dégoûtée, oublieuse qu'elle même aussi est sujette à la mort, qu'elle n'est pas au-delà la mort. Et si moi -- qui suis sujet à la mort, qui ne suis pas au-delà de la mort -- devais être horrifié, humilié, et dégoûté en voyant une autre personne qui est morte, cela ne serait pas digne de moi.' Comme je remarquais ceci, l'infatuation des personnes vivantes pour la vie m'est entièrement passée"<br />
<br />
A 29 ans, le jeune prince s'en va pour l'errance<br />
<br />
    "Avant mon Eveil, lorsque j'étais encore un Bodhisatta non-éveillé, la pensée m'est venue que: 'La vie domestique est encombrée, c'est une route poussiéreuse. La vie lorsqu'on en est parti est au grand air. Il n'est pas facile, quand on habite un foyer, de mener la vie sainte qui est totalement parfaite, totalement pure, comme une coquille polie. Qu'en serait-il si moi, après avoir rasé mes cheveux et ma barbe et avoir endossé la robe ocre, je devais quitter la vie domestique pour l'errance?'<br />
<br />
    "Donc, plus tard, lorsque j'étais encore jeune, les cheveux noirs, doté des bénédictions de la jeunesse dans le premier stade de la vie, après avoir rasé mes cheveux et ma barbe -- quoique mes parents auraient voulu qu'il en soit autrement et s'affligeaient avec des larmes sur le visage -- j'ai endossé la robe ocre et j'ai quitté la vie domestique pour l'errance."<br />
<br />
Des passants remarquent sa sereine radiance et sa capacité d'attention<br />
<br />
    En quittant la maison,<br />
        il a évité de mauvaises actions dans le corps.<br />
        En mettant un terme à l'inconduite verbale,<br />
        il a purifié sa façon de vivre.<br />
    Alors lui, le Bouddha, s'en alla à Rajagaha,<br />
    la forteresse de montagne des Magadhans,<br />
        et partit demander l'aumône,<br />
    doté de toutes les marques d'éminence.<br />
    Le roi Bimbisara, debout en son palais, le vit,<br />
    et en le voyant, accompli dans les marques,<br />
    il dit: "Voyez celui-ci, messieurs.<br />
    Qu'il est beau, imposant, pur!<br />
    Que son attitude est accomplie!<br />
    Attentif, les yeux baissés,<br />
    ne regardant devant lui que d'une longueur de charrue,<br />
    comme quelqu'un qui n'est pas de vile lignée:<br />
    Envoyez de suite les messagers royaux<br />
    pour voir où ira ce bikkhu."<br />
<br />
    Eux -- les messagers dépêchés --<br />
    le suivirent.<br />
        "Où ira ce bikkhu?<br />
        Où trouvera-t-il à s'installer?"<br />
    comme il s'en allait de maison en maison --<br />
    maître de lui, les portes des sens bien gardées,<br />
        attentif, vigilant --<br />
    son bol vite rempli.<br />
    Alors lui, le sage, completant sa tournée d'aumônes,<br />
    quitta la cité, se dirigea vers le Mont Pandava.<br />
        "C'est là qu'il demeurera."<br />
    Le voyant rentrer à son lieu de séjour,<br />
    trois messagers s'assirent,<br />
    pendant que l'un d'eux retournait avertir le roi.<br />
    "Ce bikkhu, votre majesté,<br />
    sur les flancs du Pandava,<br />
    est assis comme un tigre, un taureau,<br />
    un lion dans un ravin de montagne."<br />
<br />
<br />
Un roi se demande: "Pourquoi es-tu parti ?"<br />
<br />
    En entendant les paroles du messager,<br />
    le noble roi guerrier<br />
    tout droit s'en alla par char royal,<br />
    au Mont Pandava.<br />
    Montant aussi loin que pouvait aller le char,<br />
    il descendit, continua à pied,<br />
    et en arrivant s'assit.<br />
    Assis là,<br />
    il échangea des salutations courtoises,<br />
    puis il dit:<br />
    "Tu es jeune, juvénile,<br />
    dans le premier stade de la jeunesse,<br />
    doté de la stature et du teint<br />
        d'un noble-guerrier.<br />
    Tu paraîtrais glorieux<br />
        dans l'avant-garde d'une armée,<br />
        équipé d'un escadron d'éléphants.<br />
    Je t'offre la richesse : profite-z-en.<br />
    Je m'enquiers de ta la naissance : informe moi."<br />
<br />
    "Droit devant, votre majesté,<br />
    au piedmont des Himalayas,<br />
    est un pays accompli<br />
    en énergie et richesse,<br />
    habité par les Kosalans:<br />
        Solaire par le clan,<br />
        Sakyans par la naissance.<br />
    De ce lignage je suis parti,<br />
    mais pas à la recherche des plaisirs sensuels.<br />
    Voyant le danger des plaisirs sensuels<br />
    -- et le renoncement comme un repos --<br />
            Je vais m'efforçant.<br />
        C'est en cela que se réjouit mon coeur."<br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Le Bodhisatta (Bouddha-en-devenir)]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3705</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 17:11:44 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3705</guid>
			<description><![CDATA[Asita, le voyant, visite le prince nouveau-né<br />
<br />
    Asita le voyant, dans sa méditation de la mi-journée,<br />
    vit les devas du Groupe des Trente<br />
        -- exultants, extatiques --<br />
    habillés de blanc pur, à l'honorer Indra,<br />
    dressant des bannières, poussant des exclamations enthousiastes,<br />
    et en voyant les devas si joyeux et heureux,<br />
    ayant offert ses respects, il dit:<br />
<br />
    "Pourquoi la communauté des devas est-elle<br />
        si follement exaltée?<br />
    Pourquoi dressent-ils des bannières<br />
    et les agitent-ils partout?<br />
    Même après la guerre avec les Asuras (les Titans)<br />
        -- lorsque la victoire fut celle des devas',<br />
        les Asuras battus --<br />
    même là il n'y eut pas d'excitation comme celle-là.<br />
    Quelle merveille ont-ils vu<br />
    pour être si joyeux?<br />
        Ils crient,<br />
        ils chantent,<br />
        font de la musique,<br />
        battent des mains,<br />
        dansent.<br />
    Je vous demande donc, vous qui vivez au sommet du mont Mérou.<br />
    Enlevez-moi vite d'un doute, chers messieurs."<br />
<br />
    "Le Bodhisatta, le plus important joyau,<br />
        inégalé,<br />
    est né pour le bien-être et l'aise<br />
        du monde des humains,<br />
    dans un village de la campagne Sakyenne,<br />
        Lumbini.<br />
    C'est pourquoi nous sommes tous si follement exaltés.<br />
    Lui, le plus haut de tous les êtres,<br />
    la personne suprême,<br />
    un taureau parmi les hommes, le principal de tous les gens,<br />
    fera tourner la Roue [du Dhamma]<br />
    dans le bosquet nommé d'après les voyants,<br />
    comme un lion fort et rugissant,<br />
    le conquérant des bêtes."<br />
<br />
    En entendant ces paroles,<br />
    Asita redescendit rapidement [du ciel]<br />
    et s'en alla chez Suddhodana.<br />
    Là, prenant un siège, il dit aux Sakyans:<br />
        "Où est le prince?<br />
        Moi aussi, je veux au voir."<br />
    Les Sakyans alors montrèrent<br />
    au voyant nommé Asita<br />
        leur fils, le prince,<br />
        comme ou brillant,<br />
    bruni par un très habile orfèvre<br />
    dans la gueule d'une fournaise,<br />
    flambant de gloire, sans défaut en couleur.<br />
    En voyant le prince flambant comme flamme,<br />
    pur comme le taureau des étoiles<br />
    passant à travers le ciel<br />
        -- le soleil brûlant,<br />
        dégagé des nuages de l'automne --<br />
    il exulta, rempli d'un abondant ravissement.<br />
    Les devas tinrent dans le ciel<br />
    une ombrelle à plusieurs branches<br />
    d'un millier de cercles.<br />
    Des chasse-mouches à la poignée en ou<br />
    s'agitaient de haut en bas,<br />
    mais ceux qui tenaient ces chasse-mouches et ces ombrelles<br />
        sur ne les pouvait voir.<br />
    Le voyant aux cheveux feutrés<br />
    nommé Sombre Splendeur,<br />
    en voyant le garçon, comme un ornement en ou<br />
    sur la couverture en laine rouge,<br />
    une blanche ombrelle tenue au-dessus de sa tête,<br />
    le reçut, heureux et content.<br />
    Et en recevant le taureau des Sakyans,<br />
    avec grâce, le maître des mantras et des signes<br />
    s'exclama d'un esprit confiant:<br />
        "Celui-ci est insurpassé,<br />
        le plus haut de la race bipède."<br />
    Alors, prévoyant son propre départ imminent,<br />
    lui, dépité, versa des larmes.<br />
    En le voyant pleurer,<br />
    les Sakyans demandèrent:<br />
        "Mais il n'y aura sûrement<br />
        aucun danger pour le prince?"<br />
    En voyant la préoccupation des Sakyans<br />
    il répliqua, "Je ne prévois pour le prince<br />
        aucun mal.<br />
    Ni n'y aura-t-il pour lui le moindre danger.<br />
    Celui-ci n'est pas de bas rang: soyez-en assurés.<br />
        Ce prince touchera<br />
        à l'ultime éveil par soi-même.<br />
    Lui, en voyant la plus grande pureté,<br />
    fera tourner la Roue du Dhamma<br />
    par sympathie pour le bien-être du plus grand nombre.<br />
    Sa vie sainte s'étendra far et wide.<br />
        Mais pour moi,<br />
    ma vie ici n'en a plus pour longtemps;<br />
    ma mort aura lieu bien avant.<br />
        Je ne pourrai pas entendre<br />
    le Dhamma de celui-ci au rôle sans pareil.<br />
    C'est pourquoi je suis frappé,<br />
        affligé, et attristé."<br />
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Asita, le voyant, visite le prince nouveau-né<br />
<br />
    Asita le voyant, dans sa méditation de la mi-journée,<br />
    vit les devas du Groupe des Trente<br />
        -- exultants, extatiques --<br />
    habillés de blanc pur, à l'honorer Indra,<br />
    dressant des bannières, poussant des exclamations enthousiastes,<br />
    et en voyant les devas si joyeux et heureux,<br />
    ayant offert ses respects, il dit:<br />
<br />
    "Pourquoi la communauté des devas est-elle<br />
        si follement exaltée?<br />
    Pourquoi dressent-ils des bannières<br />
    et les agitent-ils partout?<br />
    Même après la guerre avec les Asuras (les Titans)<br />
        -- lorsque la victoire fut celle des devas',<br />
        les Asuras battus --<br />
    même là il n'y eut pas d'excitation comme celle-là.<br />
    Quelle merveille ont-ils vu<br />
    pour être si joyeux?<br />
        Ils crient,<br />
        ils chantent,<br />
        font de la musique,<br />
        battent des mains,<br />
        dansent.<br />
    Je vous demande donc, vous qui vivez au sommet du mont Mérou.<br />
    Enlevez-moi vite d'un doute, chers messieurs."<br />
<br />
    "Le Bodhisatta, le plus important joyau,<br />
        inégalé,<br />
    est né pour le bien-être et l'aise<br />
        du monde des humains,<br />
    dans un village de la campagne Sakyenne,<br />
        Lumbini.<br />
    C'est pourquoi nous sommes tous si follement exaltés.<br />
    Lui, le plus haut de tous les êtres,<br />
    la personne suprême,<br />
    un taureau parmi les hommes, le principal de tous les gens,<br />
    fera tourner la Roue [du Dhamma]<br />
    dans le bosquet nommé d'après les voyants,<br />
    comme un lion fort et rugissant,<br />
    le conquérant des bêtes."<br />
<br />
    En entendant ces paroles,<br />
    Asita redescendit rapidement [du ciel]<br />
    et s'en alla chez Suddhodana.<br />
    Là, prenant un siège, il dit aux Sakyans:<br />
        "Où est le prince?<br />
        Moi aussi, je veux au voir."<br />
    Les Sakyans alors montrèrent<br />
    au voyant nommé Asita<br />
        leur fils, le prince,<br />
        comme ou brillant,<br />
    bruni par un très habile orfèvre<br />
    dans la gueule d'une fournaise,<br />
    flambant de gloire, sans défaut en couleur.<br />
    En voyant le prince flambant comme flamme,<br />
    pur comme le taureau des étoiles<br />
    passant à travers le ciel<br />
        -- le soleil brûlant,<br />
        dégagé des nuages de l'automne --<br />
    il exulta, rempli d'un abondant ravissement.<br />
    Les devas tinrent dans le ciel<br />
    une ombrelle à plusieurs branches<br />
    d'un millier de cercles.<br />
    Des chasse-mouches à la poignée en ou<br />
    s'agitaient de haut en bas,<br />
    mais ceux qui tenaient ces chasse-mouches et ces ombrelles<br />
        sur ne les pouvait voir.<br />
    Le voyant aux cheveux feutrés<br />
    nommé Sombre Splendeur,<br />
    en voyant le garçon, comme un ornement en ou<br />
    sur la couverture en laine rouge,<br />
    une blanche ombrelle tenue au-dessus de sa tête,<br />
    le reçut, heureux et content.<br />
    Et en recevant le taureau des Sakyans,<br />
    avec grâce, le maître des mantras et des signes<br />
    s'exclama d'un esprit confiant:<br />
        "Celui-ci est insurpassé,<br />
        le plus haut de la race bipède."<br />
    Alors, prévoyant son propre départ imminent,<br />
    lui, dépité, versa des larmes.<br />
    En le voyant pleurer,<br />
    les Sakyans demandèrent:<br />
        "Mais il n'y aura sûrement<br />
        aucun danger pour le prince?"<br />
    En voyant la préoccupation des Sakyans<br />
    il répliqua, "Je ne prévois pour le prince<br />
        aucun mal.<br />
    Ni n'y aura-t-il pour lui le moindre danger.<br />
    Celui-ci n'est pas de bas rang: soyez-en assurés.<br />
        Ce prince touchera<br />
        à l'ultime éveil par soi-même.<br />
    Lui, en voyant la plus grande pureté,<br />
    fera tourner la Roue du Dhamma<br />
    par sympathie pour le bien-être du plus grand nombre.<br />
    Sa vie sainte s'étendra far et wide.<br />
        Mais pour moi,<br />
    ma vie ici n'en a plus pour longtemps;<br />
    ma mort aura lieu bien avant.<br />
        Je ne pourrai pas entendre<br />
    le Dhamma de celui-ci au rôle sans pareil.<br />
    C'est pourquoi je suis frappé,<br />
        affligé, et attristé."<br />
]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[URANTIA (notre terre futur)]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3704</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 16:35:40 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3704</guid>
			<description><![CDATA[Le Livre d'Urantia (également connu sous le nom de Cosmogonie d'Urantia) est un ouvrage de 2097 pages à vocation spirituelle et philosophique qui aurait été écrit entre 1924 et 1955. L'ouvrage, publié sans nom d'auteur, se présente comme l'œuvre de plusieurs auteurs, également inconnus, dont de prétendus « êtres célestes ».<br />
<br />
Le mot Urantia désigne la Terre. L'objectif du livre serait « de présenter et d'élargir des concepts avancés de vérité dans l'espoir d'étendre la conscience cosmique et la spiritualité de notre planète ».<br />
Il expose des théories sur l'origine et le but de la vie, la place de l'Homme dans l'Univers, la relation entre Dieu et les hommes ainsi qu'une biographie détaillée de Jésus-Christ.<br />
<br />
La Fondation Urantia a publié pour la première fois ce livre en 1955 en langue anglaise. Il y a eu, depuis, plusieurs traductions en différentes langues, dont une traduction en langue chinoise prévue pour 2016. Le livre a été vendu à plus de 700 000 exemplaires dans le monde, sur un rythme actuel de 20 000 par an, en progression. La Fondation se fixe pour objectif en 2030 de rendre le livre potentiellement accessible à 80% de l'humanité en le traduisant en 60 langues. Par ailleurs, la Fondation Urantia publie en ligne gratuite une version écrite, une version audio (MP3) et une version pour Iphone et Ipod, "Big blue book", qui remportent un franc succès. Parallèlement, par le biais d'associations nationales, l'association internationale urantia (UAI) fédère plus de 450 groupes de lecture à travers le monde, et conduit une stratégie de développement prévoyant d'atteindre 1000 groupes d'ici 2025.<br />
<br />
Le Livre d’Urantia fut présenté comme la cinquième révélation de l’histoire de l’humanité (la première des révélations aurait eu lieu il y a 500 000 ans en Mésopotamie). C'est un texte monothéiste semblable au Livre de Mormon qui présente Dieu comme une personnalité absolue d’amour, architecte du temps et de l’espace, résident permanent d’un Paradis archétypal à la fois au centre de l’univers et hors de l’espace-temps, et « moniteur-guide » parfait habitant le mental de l’homme. Le livre fait également une large place à des personnages tels qu’Adam et Ève, Melchisédech et surtout Jésus, présenté comme un dieu-créateur fait homme, classant ainsi le livre parmi les textes religieux d’inspiration chrétienne. Il apparait ainsi comme une tentative de refondation du Christianisme et au-delà du monothéisme.<br />
<br />
Une des singularités du livre réside dans l’autorité attribuée à la parole des différents « révélateurs », anges et êtres célestes, qui « signent » chacun des 196 fascicules composant cet ouvrage, et qui désignent la Terre sous le nom d'« Urantia ».<br />
<br />
Le livre d’Urantia est une cosmogonie religieuse contemporaine cherchant à donner une cohérence particulière à l'univers  Il replace l’homme et le monde dans une perspective dite cosmique, historique et téléologique, et proclame une religion d'amour fondée sur la reconnaissance de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes.<br />
<br />
La doctrine est largement fondée sur les principes du christianisme, en raison de la place centrale qu'y joue la vie de Jésus-Christ, homme et dieu. Pour autant, tout en reconnaissant le rôle fondamental que joua le christianisme dans la préservation et transmissions de certaines valeurs, le Livre d'Urantia en pointe l'erreur fondamentale : avoir institutionnalisé une religion à propos de Jésus (centrée sur le Christ, notamment à partir de Saint Paul), au lieu d'avoir proclamé la religion de Jésus (centrée sur le Père universel et la relation directe qu'il entretient avec chaque homme par la présence de l'Ajusteur de pensée résident dans son mental). Le livre demande qu'il soit fait une grande diffusion de son message sans pour autant fonder une religion institutionnalisée, car “ le royaume de Dieu est en vous. ” et "la véritable Église — la fraternité de Jésus — est invisible, spirituelle et caractérisée par l'unité, mais non nécessairement par l'uniformité".<br />
<br />
Ce livre traite également d'eugénisme tout en indiquant qu'il ne voit personne ayant autorité en la matière. Les considérations raciales du Livre d'Urantia se réfèrent seulement à un différentialisme primitif, qui n'a plus de validité dans un monde mondialisé et métissé, et qui n'enlève rien au statut spirituel des individus quelles que soient leur appartenance16. L'eugénisme du Livre d'Urantia vise l'émergence progressive d'une race supérieure métissée, hautement spirituelle, faite d'un savant mélange des meilleurs des "races" actuelles.<br />
<br />
De même qu'il prophétise la constitution d'une gouvernance mondiale et d'une langue universelle unique.<br />
Le symbole des trois cercles bleus concentriques qui caractérise Le Livre d’Urantia aurait été porté par Melchisédech il y a environ 4000 ans. C'est sous cette bannière que se seraient réunis les fidèles de Gabriel, lors de la lutte contre la rébellion de Lucifer.<br />
<br />
 Les 4 parties de l'ouvrage :<br />
<br />
•  L'univers central et les superunivers <br />
•  L'univers local<br />
•  L'histoire d'Urantia <br />
•  La vie et les enseignements de Jésus<br />
Les 5 Révélations d'Époques<br />
Le Livre d'Urantia se présente comme la cinquième révélation d'époque, c'est-à-dire historique et collective, en complément des révélations personnelles et continues que permet la présence divine (l'Ajusteur de pensée) dans le mental de l'homme. Publié un demi-millénaire après l'impression et la large diffusion de la Bible par Johannes Gutenberg, il prétend s'inscrire dans un cycle permanent de révélations, et serait donné pour un millénaire. Cette échéance pourrait correspondre avec le retour sur Terre de Machiventa Melchisedech, comme Prince ou Vice-Prince planétaire.<br />
<br />
D'après l'ouvrage, les cinq révélations d'époques se succédèrent comme suit :<br />
<br />
•	1 - La cité de Dalamatia, en Mésopotamie, résidence du Prince planétaire, il y a 500 000 ans;<br />
•	2 - Adam et Ève, dans leur jardin d'Éden, au large du Levant, il y a environ 40 000 ans;<br />
•	3 - Machiventa Melchisédech, le Sage de Salem, en Terre d'Israël, il y a 4 000 ans;<br />
•	4 - Joshua ben Joseph (Jésus de Nazareth), en Terre d'Israël, il y a 2 000 ans;<br />
•	5 - Le Livre d'Urantia, révélé en 1934 à Chicago et publié en 1955.<br />
Chacune de ces révélations aurait eu pour but de révéler le monothéisme, c'est-à-dire de porter la réalité d'un Dieu unique et Personnel à la connaissance des hommes, de corriger les dérives liées aux transmissions des traditions culturelles et d'en faire progresser le concept, en harmonie avec le degré de compréhension des humains de chaque époque. Si Jésus révéla l'amour paternel de Dieu le Père et la fraternité des hommes, le livre d'Urantia affirme vouloir marquer une nouvelle étape en inscrivant l'homme dans sa pleine citoyenneté et fraternité cosmique.<br />
<br />
Le symbole des trois cercles concentriques :<br />
<br />
D'après l'ouvrage, le symbole des trois cercles concentriques caractérise le gouvernement trinitaire de toute la Création et signifie l'infinité, l'éternité et l'universalité de la Trinité du Paradis. Lors de l'épisode de la rébellion de Lucifer, cet emblème bleu d'azur sur fond blanc aurait figuré sur l'étendard autour duquel se rassemblèrent tous les fidèles de Dieu. Ce symbole aurait été plus tard porté par Machiventa Melchisédech, descendu sur Urantia pour diffuser la troisième révélation d'époque.<br />
Aujourd'hui, ce symbole est une marque déposée de la Fondation Urantia, dépositaire du texte révélé d'origine.<br />
<br />
Le Dr William S. Sadler aurait recueilli les messages délivrés par un sujet endormi parlant dans son sommeil, le sleeping subject. Selon Sadler, qui dénonce par ailleurs le spiritisme, ces manifestations n'auraient rien de commun avec les cas d'états de conscience modifiés qu'il étudiait jusque-là. Une poignée de volontaires, connue sous le nom de Commission de contact, se serait alors réunie sous la férule du psychiatre pour transcrire le Livre d'Urantia. Le nom des personnes impliquées dans le projet n'aurait pas été révélé afin d'éviter d'idolâtrer ces personnes.<br />
L’ouvrage A history of the Urantia papers présente les auteurs véritables de ce livre comme des « êtres célestes ». Selon les sympathisants du mouvement, le choix des mots et de la syntaxe ne serait pas de source humaine, les corrections grammaticales et de ponctuation étant la seule intervention humaine lors de l'élaboration du texte.<br />
<br />
Une première phase de transcription se déroule entre 1911 à 1924, à la suite de laquelle 96 fascicules ont été écrits. S’ensuivit une étude approfondie des textes (et d'autres fascicules) jusqu’au 31 mai 1942. Le recueil complet est constitué de 196 fascicules.<br />
<br />
Par la suite, la Fondation Urantia est créée et gère les droits d’auteurs. La première édition du livre date du 12 octobre 1955. Le livre est publié à 10 000 exemplaires. Il a été traduit en français en 1961 sous le nom de Cosmogonie d'Urantia par Jacques Weiss puis la fondation Urantia a publié une traduction révisée et corrigée du livre en 1996.<br />
<br />
William S. Sadler (1875-1969) la personne qui a recueilli les "révélations" ci dessus, est un médecin de Chicago, pasteur, spécialiste de la Bible et professeur de psychologie dans un séminaire de théologie. Il aurait été aussi vendeur de céréales à Battle Creek dans le Michigan, détective, chirurgien, grand orateur de la tournée de Chautauqua, vulgarisateur des problèmes de santé dans des périodiques et auteur de 42 livres. Selon Tom Kendall, William S. Sadler avait un « complexe de grand homme ».<br />
Le livre d’Urantia suscite autant de controverses que d'intérêt(s). Les critiques portent principalement sur les points suivants:<br />
<br />
1.	principalement sur ses origines, marquées par le rôle "ambigu" qu'y joue le Dr William S. Sadler,<br />
<br />
2.	et corollairement sur la personnalité également "ambigüe" de celui-ci,<br />
<br />
3.	mais surtout sur le fond du message qui, partant de principes religieux, philosophiques ou scientifiques, aussi bien connus (ex.: la Bible) que complètement originaux ("la cité de Dalamatia, en Mésopotamie", qui aurait existé il y a 500 000 ans, "les êtres célestes", ...), les amalgame et en détourne les développements logiques parfois jusqu’à l’insolite voire le fantastique,<br />
<br />
4.	sur des considérations eugénistes, voire de darwinisme social, et une analyse différentialiste des origines biologiques de l'humanité, qui, sans constituer le cœur et l'objectif religieux de l'ouvrage, et quoique contrebalancés par des allégations spirituelles, apparaissent dans certains développements intermédiaires relatifs à l'évolution de l'humanité et des civilisations sur le temps long.<br />
<br />
5.	enfin sur les droits d’auteurs qui firent l’objet de plusieurs procès intentés aux Etats-Unis contre la Fondation Urantia qui s'est instituée dépositaire et protectrice du manuscrit (le texte d’origine).<br />
Le livre Urantia: the great cult mystery du sceptique Martin Gardner, conteste l'origine du livre d'Urantia. Il affirme que la Commission de contact était formée d'anciens adventistes du septième jour. Il suppose que l'écriture du Livre d'Urantia s'opéra au moyen de Wilfred Custer Kellogg, beau-frère du Dr. Sadler. Par contre l'identité de l'hypothétique homme de contact n'a jamais été révélée.<br />
<br />
Le mouvement Urantia participe au Parlement des religions du monde. De nombreuses personnalités célèbres portent un intérêt certain aux enseignements du livre.<br />
<br />
Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen s'inspira du Livre d'Urantia pour la composition de son cycle de 7 opéras Licht ( Lumière, chacun des opéras représentent un jour) conçus sur un modèle musical wagnérien.Une œuvre gigantesque de 29 heures, composée entre 1977 et 2003. Cet opéra met en scène des personnages comme Micaël, Lucifer, Ève,...<br />
À la fin de sa vie, il composa une série de pièces (21 achevées sur 24 prévues) inspirées des 24 heures de la journée sous le nom de KLANG (son) parmi lesquelles:<br />
<br />
« HAVONA pour basse et musique électronique », « ORVONTON pour baryton et musique électronique », « UVERSA pour clarinette ténor et musique électronique », « NEBADON pour cuivre musique électronique », « JERUSEM pour ténor et musique électronique », « URANTIA pour soprane et musique électronique », « EDENTIA pour saxophone soprane et musique électronique » et « PARADIS pour flûte et musique électronique ».<br />
Le groupe de métal-extrême québécois Neuraxis traite ouvertement du Livre d'Urantia dans ses paroles de chansons sur les albums Truth beyond... (2003) et Trilateral progression (2005).<br />
<br />
Le 11 janvier 1950, est créée la Urantia Fondation (à Chicago).<br />
<br />
•	Le but de cette organisation est d'agir comme gardienne du texte du Livre d'Urantia (droits d'auteur) et de la marque déposée du mot Urantia et du symbole des trois cercles bleus concentriques.<br />
<br />
•	Elle se charge de la politique de traductions et ambitionne de toucher 60 aires linguistiques à l'horizon 2030. La traduction en langue chinoise est prévue pour 2016.<br />
<br />
•	Elle s'assure que les enseignements du livre soient répandus auprès du plus grand nombre, par les réseaux commerciaux de distributions ou avec l'aide des lecteurs des organisations fraternelles.<br />
<br />
•	Les traductions et impressions sont souvent financées sur fonds propres ou avec l'aide de dons et de mécénats - les ventes sont parfois réalisées à perte.<br />
<br />
•	En 2010, la Fondation avait vendu 700 000 livres à travers le monde depuis 1955; en 2010, le rythme annuel des ventes s'élevait à 20 000.<br />
<br />
•	Le directoire est composé de 5 fidéicommissaires (trustees) nommé à vie, et de 15 fidéicommissaires associés.<br />
<br />
•	Au terme d'un procès dont les conclusions ont été rendues en 2002, la Fondation a perdu le copyright en langue anglaise sur le territoire des États-Unis. Depuis, les éditeurs s'y multiplient progressivement, à commencer par "The Urantia book Fellowship" qui fut à l'origine du conflit d'autorité sur le texte.<br />
<br />
•	En 2010, son budget de fonctionnement est de 800 000&#36;.<br />
<br />
•	Par mesure conservatoire, la Fondation aurait fait graver le texte d'origine sur des plaques d'or préservées en un lieu secret.<br />
<br />
Le 17 juin 1956, la Urantia Brotherhood est créée.<br />
<br />
•	Le nom est à présent modifié en The Urantia Book Fellowship.<br />
<br />
•	L’idée de fond est de créer une organisation fraternelle indépendante de la Urantia Fondation.<br />
<br />
• Elle est conçue pour faciliter l’émergence d'associations régionales ou locales de groupes ayant des intérêts spirituels.<br />
<br />
• Cette organisation a un petit penchant religieux.<br />
<br />
En 1993, la Fondation a créé la International Urantia Association (IAU), désormais indépendante depuis 2007 et devenue l'Urantia association international (UAI).<br />
<br />
•	Son but est de promouvoir l’étude approfondie du Livre d’Urantia et son enseignement.<br />
<br />
•	Elle agit comme une fédération d'associations nationales et facilite la création de nouvelles associations locales ou nationales ainsi que l'organisation de rencontres internationales tous les 3 ans.<br />
<br />
•	En 2010, elle comptait 450 groupes d'études à travers le monde. Elle ambitionne d'atteindre les 1000 groupes d'étude en 2025, soit 70 ans après la création de la Fondation Urantia.<br />
<br />
•	Elle ouvre aux membres la possibilité de faire des donations, afin de soutenir la Fondation dans son travail de nouvelles traductions et d'édition du Livre d'Urantia.<br />
<br />
•	L'UAI a fait une déclaration spécifique affirmant qu’elle n’est pas une organisation religieuse. Les membres sont libres de toute appartenance politique ou religieuse.<br />
<br />
De nombreuses associations nationales ont été créées, souvent en accompagnement des nouvelles traductions du Livre d'Urantia.<br />
<br />
• Le mouvement urantien en Europe<br />
<br />
Il existe, en Europe, un certain nombre d'associations nationales ou locales. Le Livre d'Urantia a été traduit et publié dans une dizaine de langues européennes (23). La Fondation Urantia, poursuit son travail de traduction en langues européennes.<br />
<br />
• Le mouvement urantien en France<br />
<br />
Dans la communauté francophone urantienne, la France joue un rôle important, puisqu'elle fut le pays d'origine de la première traduction en langue française du Livre réalisée en 1962 par Jacques Weiss, sous la forme d'une trilogie appelée la Cosmogonie d'Urantia. Cette version fut compilée en un seul volume en 1980, sous le nom de Le Livre d'Urantia. Jacques Weiss avait créé une agence située au 1 rue d'Argenson à Paris 8ème. Il est aussi le traducteur des livres de Baird T. Spalding " La Vie des Maîtres " ainsi que d' "Ultimes Paroles " (aux éditions Robert Laffont).<br />
La France s'est également illustrée par le fait que le premier fidéicommissaire (trustée) non américain de la Fondation Urantia de Chicago était un Français, nommé en 1995.<br />
<br />
Les premières bases d'une association furent posées en 1978, par la création d'un bureau associatif appelé "le Centre d'étude et de réflexion sur la destinée humaine" (CERDH) qui éditait un bulletin de liaison appelé la Lettre du CERDH et organisa quelques rencontres internationales. En 1996, sur la base de ce noyau et suite à la naissance en 1994 de l'association Urantia internationale(AUI), fut créée l'association francophone des lecteurs du livre d'Urantia (AFLLU). Elle rassemblait d'abord des membres francophones belges, suisses et bien sûr français.<br />
<br />
Depuis 2006, la communauté belge a pris son autonomie en créant l'association belge francophone Urantia (ABFU).<br />
<br />
L'AFLLU rassemble aujourd'hui une centaine d'adhérents passionnés, se retrouvant mensuellement pour étudier le Livre d'Urantia au sein d'une dizaine de groupes de lecture. En 2002, l'AFLLU a organisé une rencontre internationale à Dourdan ayant rassemblé 250 participants de tous les continents. L'AFLLU édite trimestriellement un bulletin de liaison interne, le Lien et organise deux séminaires nationaux par an.<br />
<br />
Vous pouvez lire ce livre à l’adresse suivante :<br />
<br />
http://www.urantia.org/fr/le-livre-durantia/lire<br />
<br />
le livre audio de Urantia (mp3) :<br />
<br />
http://www.urantia.org/fr/le-livre-duran...-durantia.<br />
<br />
c’est un livre très interessant et je vous conseil de le lire .]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le Livre d'Urantia (également connu sous le nom de Cosmogonie d'Urantia) est un ouvrage de 2097 pages à vocation spirituelle et philosophique qui aurait été écrit entre 1924 et 1955. L'ouvrage, publié sans nom d'auteur, se présente comme l'œuvre de plusieurs auteurs, également inconnus, dont de prétendus « êtres célestes ».<br />
<br />
Le mot Urantia désigne la Terre. L'objectif du livre serait « de présenter et d'élargir des concepts avancés de vérité dans l'espoir d'étendre la conscience cosmique et la spiritualité de notre planète ».<br />
Il expose des théories sur l'origine et le but de la vie, la place de l'Homme dans l'Univers, la relation entre Dieu et les hommes ainsi qu'une biographie détaillée de Jésus-Christ.<br />
<br />
La Fondation Urantia a publié pour la première fois ce livre en 1955 en langue anglaise. Il y a eu, depuis, plusieurs traductions en différentes langues, dont une traduction en langue chinoise prévue pour 2016. Le livre a été vendu à plus de 700 000 exemplaires dans le monde, sur un rythme actuel de 20 000 par an, en progression. La Fondation se fixe pour objectif en 2030 de rendre le livre potentiellement accessible à 80% de l'humanité en le traduisant en 60 langues. Par ailleurs, la Fondation Urantia publie en ligne gratuite une version écrite, une version audio (MP3) et une version pour Iphone et Ipod, "Big blue book", qui remportent un franc succès. Parallèlement, par le biais d'associations nationales, l'association internationale urantia (UAI) fédère plus de 450 groupes de lecture à travers le monde, et conduit une stratégie de développement prévoyant d'atteindre 1000 groupes d'ici 2025.<br />
<br />
Le Livre d’Urantia fut présenté comme la cinquième révélation de l’histoire de l’humanité (la première des révélations aurait eu lieu il y a 500 000 ans en Mésopotamie). C'est un texte monothéiste semblable au Livre de Mormon qui présente Dieu comme une personnalité absolue d’amour, architecte du temps et de l’espace, résident permanent d’un Paradis archétypal à la fois au centre de l’univers et hors de l’espace-temps, et « moniteur-guide » parfait habitant le mental de l’homme. Le livre fait également une large place à des personnages tels qu’Adam et Ève, Melchisédech et surtout Jésus, présenté comme un dieu-créateur fait homme, classant ainsi le livre parmi les textes religieux d’inspiration chrétienne. Il apparait ainsi comme une tentative de refondation du Christianisme et au-delà du monothéisme.<br />
<br />
Une des singularités du livre réside dans l’autorité attribuée à la parole des différents « révélateurs », anges et êtres célestes, qui « signent » chacun des 196 fascicules composant cet ouvrage, et qui désignent la Terre sous le nom d'« Urantia ».<br />
<br />
Le livre d’Urantia est une cosmogonie religieuse contemporaine cherchant à donner une cohérence particulière à l'univers  Il replace l’homme et le monde dans une perspective dite cosmique, historique et téléologique, et proclame une religion d'amour fondée sur la reconnaissance de la paternité de Dieu et de la fraternité des hommes.<br />
<br />
La doctrine est largement fondée sur les principes du christianisme, en raison de la place centrale qu'y joue la vie de Jésus-Christ, homme et dieu. Pour autant, tout en reconnaissant le rôle fondamental que joua le christianisme dans la préservation et transmissions de certaines valeurs, le Livre d'Urantia en pointe l'erreur fondamentale : avoir institutionnalisé une religion à propos de Jésus (centrée sur le Christ, notamment à partir de Saint Paul), au lieu d'avoir proclamé la religion de Jésus (centrée sur le Père universel et la relation directe qu'il entretient avec chaque homme par la présence de l'Ajusteur de pensée résident dans son mental). Le livre demande qu'il soit fait une grande diffusion de son message sans pour autant fonder une religion institutionnalisée, car “ le royaume de Dieu est en vous. ” et "la véritable Église — la fraternité de Jésus — est invisible, spirituelle et caractérisée par l'unité, mais non nécessairement par l'uniformité".<br />
<br />
Ce livre traite également d'eugénisme tout en indiquant qu'il ne voit personne ayant autorité en la matière. Les considérations raciales du Livre d'Urantia se réfèrent seulement à un différentialisme primitif, qui n'a plus de validité dans un monde mondialisé et métissé, et qui n'enlève rien au statut spirituel des individus quelles que soient leur appartenance16. L'eugénisme du Livre d'Urantia vise l'émergence progressive d'une race supérieure métissée, hautement spirituelle, faite d'un savant mélange des meilleurs des "races" actuelles.<br />
<br />
De même qu'il prophétise la constitution d'une gouvernance mondiale et d'une langue universelle unique.<br />
Le symbole des trois cercles bleus concentriques qui caractérise Le Livre d’Urantia aurait été porté par Melchisédech il y a environ 4000 ans. C'est sous cette bannière que se seraient réunis les fidèles de Gabriel, lors de la lutte contre la rébellion de Lucifer.<br />
<br />
 Les 4 parties de l'ouvrage :<br />
<br />
•  L'univers central et les superunivers <br />
•  L'univers local<br />
•  L'histoire d'Urantia <br />
•  La vie et les enseignements de Jésus<br />
Les 5 Révélations d'Époques<br />
Le Livre d'Urantia se présente comme la cinquième révélation d'époque, c'est-à-dire historique et collective, en complément des révélations personnelles et continues que permet la présence divine (l'Ajusteur de pensée) dans le mental de l'homme. Publié un demi-millénaire après l'impression et la large diffusion de la Bible par Johannes Gutenberg, il prétend s'inscrire dans un cycle permanent de révélations, et serait donné pour un millénaire. Cette échéance pourrait correspondre avec le retour sur Terre de Machiventa Melchisedech, comme Prince ou Vice-Prince planétaire.<br />
<br />
D'après l'ouvrage, les cinq révélations d'époques se succédèrent comme suit :<br />
<br />
•	1 - La cité de Dalamatia, en Mésopotamie, résidence du Prince planétaire, il y a 500 000 ans;<br />
•	2 - Adam et Ève, dans leur jardin d'Éden, au large du Levant, il y a environ 40 000 ans;<br />
•	3 - Machiventa Melchisédech, le Sage de Salem, en Terre d'Israël, il y a 4 000 ans;<br />
•	4 - Joshua ben Joseph (Jésus de Nazareth), en Terre d'Israël, il y a 2 000 ans;<br />
•	5 - Le Livre d'Urantia, révélé en 1934 à Chicago et publié en 1955.<br />
Chacune de ces révélations aurait eu pour but de révéler le monothéisme, c'est-à-dire de porter la réalité d'un Dieu unique et Personnel à la connaissance des hommes, de corriger les dérives liées aux transmissions des traditions culturelles et d'en faire progresser le concept, en harmonie avec le degré de compréhension des humains de chaque époque. Si Jésus révéla l'amour paternel de Dieu le Père et la fraternité des hommes, le livre d'Urantia affirme vouloir marquer une nouvelle étape en inscrivant l'homme dans sa pleine citoyenneté et fraternité cosmique.<br />
<br />
Le symbole des trois cercles concentriques :<br />
<br />
D'après l'ouvrage, le symbole des trois cercles concentriques caractérise le gouvernement trinitaire de toute la Création et signifie l'infinité, l'éternité et l'universalité de la Trinité du Paradis. Lors de l'épisode de la rébellion de Lucifer, cet emblème bleu d'azur sur fond blanc aurait figuré sur l'étendard autour duquel se rassemblèrent tous les fidèles de Dieu. Ce symbole aurait été plus tard porté par Machiventa Melchisédech, descendu sur Urantia pour diffuser la troisième révélation d'époque.<br />
Aujourd'hui, ce symbole est une marque déposée de la Fondation Urantia, dépositaire du texte révélé d'origine.<br />
<br />
Le Dr William S. Sadler aurait recueilli les messages délivrés par un sujet endormi parlant dans son sommeil, le sleeping subject. Selon Sadler, qui dénonce par ailleurs le spiritisme, ces manifestations n'auraient rien de commun avec les cas d'états de conscience modifiés qu'il étudiait jusque-là. Une poignée de volontaires, connue sous le nom de Commission de contact, se serait alors réunie sous la férule du psychiatre pour transcrire le Livre d'Urantia. Le nom des personnes impliquées dans le projet n'aurait pas été révélé afin d'éviter d'idolâtrer ces personnes.<br />
L’ouvrage A history of the Urantia papers présente les auteurs véritables de ce livre comme des « êtres célestes ». Selon les sympathisants du mouvement, le choix des mots et de la syntaxe ne serait pas de source humaine, les corrections grammaticales et de ponctuation étant la seule intervention humaine lors de l'élaboration du texte.<br />
<br />
Une première phase de transcription se déroule entre 1911 à 1924, à la suite de laquelle 96 fascicules ont été écrits. S’ensuivit une étude approfondie des textes (et d'autres fascicules) jusqu’au 31 mai 1942. Le recueil complet est constitué de 196 fascicules.<br />
<br />
Par la suite, la Fondation Urantia est créée et gère les droits d’auteurs. La première édition du livre date du 12 octobre 1955. Le livre est publié à 10 000 exemplaires. Il a été traduit en français en 1961 sous le nom de Cosmogonie d'Urantia par Jacques Weiss puis la fondation Urantia a publié une traduction révisée et corrigée du livre en 1996.<br />
<br />
William S. Sadler (1875-1969) la personne qui a recueilli les "révélations" ci dessus, est un médecin de Chicago, pasteur, spécialiste de la Bible et professeur de psychologie dans un séminaire de théologie. Il aurait été aussi vendeur de céréales à Battle Creek dans le Michigan, détective, chirurgien, grand orateur de la tournée de Chautauqua, vulgarisateur des problèmes de santé dans des périodiques et auteur de 42 livres. Selon Tom Kendall, William S. Sadler avait un « complexe de grand homme ».<br />
Le livre d’Urantia suscite autant de controverses que d'intérêt(s). Les critiques portent principalement sur les points suivants:<br />
<br />
1.	principalement sur ses origines, marquées par le rôle "ambigu" qu'y joue le Dr William S. Sadler,<br />
<br />
2.	et corollairement sur la personnalité également "ambigüe" de celui-ci,<br />
<br />
3.	mais surtout sur le fond du message qui, partant de principes religieux, philosophiques ou scientifiques, aussi bien connus (ex.: la Bible) que complètement originaux ("la cité de Dalamatia, en Mésopotamie", qui aurait existé il y a 500 000 ans, "les êtres célestes", ...), les amalgame et en détourne les développements logiques parfois jusqu’à l’insolite voire le fantastique,<br />
<br />
4.	sur des considérations eugénistes, voire de darwinisme social, et une analyse différentialiste des origines biologiques de l'humanité, qui, sans constituer le cœur et l'objectif religieux de l'ouvrage, et quoique contrebalancés par des allégations spirituelles, apparaissent dans certains développements intermédiaires relatifs à l'évolution de l'humanité et des civilisations sur le temps long.<br />
<br />
5.	enfin sur les droits d’auteurs qui firent l’objet de plusieurs procès intentés aux Etats-Unis contre la Fondation Urantia qui s'est instituée dépositaire et protectrice du manuscrit (le texte d’origine).<br />
Le livre Urantia: the great cult mystery du sceptique Martin Gardner, conteste l'origine du livre d'Urantia. Il affirme que la Commission de contact était formée d'anciens adventistes du septième jour. Il suppose que l'écriture du Livre d'Urantia s'opéra au moyen de Wilfred Custer Kellogg, beau-frère du Dr. Sadler. Par contre l'identité de l'hypothétique homme de contact n'a jamais été révélée.<br />
<br />
Le mouvement Urantia participe au Parlement des religions du monde. De nombreuses personnalités célèbres portent un intérêt certain aux enseignements du livre.<br />
<br />
Le compositeur allemand Karlheinz Stockhausen s'inspira du Livre d'Urantia pour la composition de son cycle de 7 opéras Licht ( Lumière, chacun des opéras représentent un jour) conçus sur un modèle musical wagnérien.Une œuvre gigantesque de 29 heures, composée entre 1977 et 2003. Cet opéra met en scène des personnages comme Micaël, Lucifer, Ève,...<br />
À la fin de sa vie, il composa une série de pièces (21 achevées sur 24 prévues) inspirées des 24 heures de la journée sous le nom de KLANG (son) parmi lesquelles:<br />
<br />
« HAVONA pour basse et musique électronique », « ORVONTON pour baryton et musique électronique », « UVERSA pour clarinette ténor et musique électronique », « NEBADON pour cuivre musique électronique », « JERUSEM pour ténor et musique électronique », « URANTIA pour soprane et musique électronique », « EDENTIA pour saxophone soprane et musique électronique » et « PARADIS pour flûte et musique électronique ».<br />
Le groupe de métal-extrême québécois Neuraxis traite ouvertement du Livre d'Urantia dans ses paroles de chansons sur les albums Truth beyond... (2003) et Trilateral progression (2005).<br />
<br />
Le 11 janvier 1950, est créée la Urantia Fondation (à Chicago).<br />
<br />
•	Le but de cette organisation est d'agir comme gardienne du texte du Livre d'Urantia (droits d'auteur) et de la marque déposée du mot Urantia et du symbole des trois cercles bleus concentriques.<br />
<br />
•	Elle se charge de la politique de traductions et ambitionne de toucher 60 aires linguistiques à l'horizon 2030. La traduction en langue chinoise est prévue pour 2016.<br />
<br />
•	Elle s'assure que les enseignements du livre soient répandus auprès du plus grand nombre, par les réseaux commerciaux de distributions ou avec l'aide des lecteurs des organisations fraternelles.<br />
<br />
•	Les traductions et impressions sont souvent financées sur fonds propres ou avec l'aide de dons et de mécénats - les ventes sont parfois réalisées à perte.<br />
<br />
•	En 2010, la Fondation avait vendu 700 000 livres à travers le monde depuis 1955; en 2010, le rythme annuel des ventes s'élevait à 20 000.<br />
<br />
•	Le directoire est composé de 5 fidéicommissaires (trustees) nommé à vie, et de 15 fidéicommissaires associés.<br />
<br />
•	Au terme d'un procès dont les conclusions ont été rendues en 2002, la Fondation a perdu le copyright en langue anglaise sur le territoire des États-Unis. Depuis, les éditeurs s'y multiplient progressivement, à commencer par "The Urantia book Fellowship" qui fut à l'origine du conflit d'autorité sur le texte.<br />
<br />
•	En 2010, son budget de fonctionnement est de 800 000&#36;.<br />
<br />
•	Par mesure conservatoire, la Fondation aurait fait graver le texte d'origine sur des plaques d'or préservées en un lieu secret.<br />
<br />
Le 17 juin 1956, la Urantia Brotherhood est créée.<br />
<br />
•	Le nom est à présent modifié en The Urantia Book Fellowship.<br />
<br />
•	L’idée de fond est de créer une organisation fraternelle indépendante de la Urantia Fondation.<br />
<br />
• Elle est conçue pour faciliter l’émergence d'associations régionales ou locales de groupes ayant des intérêts spirituels.<br />
<br />
• Cette organisation a un petit penchant religieux.<br />
<br />
En 1993, la Fondation a créé la International Urantia Association (IAU), désormais indépendante depuis 2007 et devenue l'Urantia association international (UAI).<br />
<br />
•	Son but est de promouvoir l’étude approfondie du Livre d’Urantia et son enseignement.<br />
<br />
•	Elle agit comme une fédération d'associations nationales et facilite la création de nouvelles associations locales ou nationales ainsi que l'organisation de rencontres internationales tous les 3 ans.<br />
<br />
•	En 2010, elle comptait 450 groupes d'études à travers le monde. Elle ambitionne d'atteindre les 1000 groupes d'étude en 2025, soit 70 ans après la création de la Fondation Urantia.<br />
<br />
•	Elle ouvre aux membres la possibilité de faire des donations, afin de soutenir la Fondation dans son travail de nouvelles traductions et d'édition du Livre d'Urantia.<br />
<br />
•	L'UAI a fait une déclaration spécifique affirmant qu’elle n’est pas une organisation religieuse. Les membres sont libres de toute appartenance politique ou religieuse.<br />
<br />
De nombreuses associations nationales ont été créées, souvent en accompagnement des nouvelles traductions du Livre d'Urantia.<br />
<br />
• Le mouvement urantien en Europe<br />
<br />
Il existe, en Europe, un certain nombre d'associations nationales ou locales. Le Livre d'Urantia a été traduit et publié dans une dizaine de langues européennes (23). La Fondation Urantia, poursuit son travail de traduction en langues européennes.<br />
<br />
• Le mouvement urantien en France<br />
<br />
Dans la communauté francophone urantienne, la France joue un rôle important, puisqu'elle fut le pays d'origine de la première traduction en langue française du Livre réalisée en 1962 par Jacques Weiss, sous la forme d'une trilogie appelée la Cosmogonie d'Urantia. Cette version fut compilée en un seul volume en 1980, sous le nom de Le Livre d'Urantia. Jacques Weiss avait créé une agence située au 1 rue d'Argenson à Paris 8ème. Il est aussi le traducteur des livres de Baird T. Spalding " La Vie des Maîtres " ainsi que d' "Ultimes Paroles " (aux éditions Robert Laffont).<br />
La France s'est également illustrée par le fait que le premier fidéicommissaire (trustée) non américain de la Fondation Urantia de Chicago était un Français, nommé en 1995.<br />
<br />
Les premières bases d'une association furent posées en 1978, par la création d'un bureau associatif appelé "le Centre d'étude et de réflexion sur la destinée humaine" (CERDH) qui éditait un bulletin de liaison appelé la Lettre du CERDH et organisa quelques rencontres internationales. En 1996, sur la base de ce noyau et suite à la naissance en 1994 de l'association Urantia internationale(AUI), fut créée l'association francophone des lecteurs du livre d'Urantia (AFLLU). Elle rassemblait d'abord des membres francophones belges, suisses et bien sûr français.<br />
<br />
Depuis 2006, la communauté belge a pris son autonomie en créant l'association belge francophone Urantia (ABFU).<br />
<br />
L'AFLLU rassemble aujourd'hui une centaine d'adhérents passionnés, se retrouvant mensuellement pour étudier le Livre d'Urantia au sein d'une dizaine de groupes de lecture. En 2002, l'AFLLU a organisé une rencontre internationale à Dourdan ayant rassemblé 250 participants de tous les continents. L'AFLLU édite trimestriellement un bulletin de liaison interne, le Lien et organise deux séminaires nationaux par an.<br />
<br />
Vous pouvez lire ce livre à l’adresse suivante :<br />
<br />
http://www.urantia.org/fr/le-livre-durantia/lire<br />
<br />
le livre audio de Urantia (mp3) :<br />
<br />
http://www.urantia.org/fr/le-livre-duran...-durantia.<br />
<br />
c’est un livre très interessant et je vous conseil de le lire .]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[textes 2]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3703</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 11:25:55 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3703</guid>
			<description><![CDATA[GUETTEURS !<br />
<br />
<br />
Les croyants sont des guetteurs.<br />
<br />
C'est le nom que Dieu leur a donné.<br />
<br />
Pas des juges qui prononcent des jugements irrévocables<br />
<br />
sur tout ce qui hésite et peine à la surface de la terre,<br />
<br />
pas de guerriers qui peinent à la surface de la terre,<br />
<br />
pas de guerriers qui entreprennent la lutte - Sainte évidemment -<br />
<br />
contre tout ce qui entraîne du mouvement<br />
<br />
dans les longs couloirs de la Tradition,<br />
<br />
pas de gardiens des valeurs éternelles,<br />
<br />
pas des diplomates<br />
<br />
qui naviguent entre toutes les eaux pour présenter le Bien de la Communauté,<br />
<br />
<br />
pas des saints à la pureté irréprochable !<br />
<br />
Des guetteurs: qui crient au plus fort de la désespérance:<br />
<br />
" Ne perdez pas courage, le Jour se lève ",<br />
<br />
qui sont à l'affût, qui distinguent dans la poussière et la sueur,<br />
<br />
les traces du salut qui vient, qui passent de l'un à l'autre,<br />
<br />
tapant sur l'épaule: " Tiens bon. Tu n'es pas seul ! ",<br />
<br />
qui vivent au milieu de leurs frères,<br />
<br />
connaissant les mêmes joies et les mêmes difficultés,<br />
<br />
leur répétant parfois au sein des moqueries,<br />
<br />
qu'au milieu d'eux il y a Quelqu'un qu'ils ne connaissent pas<br />
<br />
<br />
et qui travaille avec eux au bonheur de tous,<br />
<br />
qui réveille les yeux de leurs frères,<br />
<br />
les invitant à regarder au-delà des cris de la joie<br />
<br />
qui se lève à l'horizon des vivants.<br />
<br />
Guetteurs: c'est le nom de baptême des croyants !<br />
<br />
<br />
Les Amitiés au fil de la Vie<br />
<br />
Les amis entrent dans notre vie<br />
pour une raison, une saison ou la vie entière.<br />
Si nous arrivons à déterminer pour chaque rencontre<br />
si nous l'avons faite pour une raison, une saison ou la vie,<br />
alors nous saurons comment réagir envers elle.<br />
<br />
Celui qui passe dans notre vie pour une RAISON…<br />
C'est généralement pour combler un besoin<br />
que nous exprimons consciemment ou non.<br />
Il est là pour nous aider à traverser des difficultés,<br />
pour nous fournir des pistes ou nous guider et soutenir,<br />
pour nous aider physiquement, émotionnellement ou spirituellement.<br />
<br />
Il peut nous apparaître comme une aubaine et cela en est une!<br />
Il est là parce que nous en avons besoin.<br />
Un jour, sans que nous n'y ayons pas la moindre part de responsabilité,<br />
cette relation fera ou dira quelque chose qui brisera le lien.<br />
Peut-être mourra-t-elle ou partira-t-elle,<br />
peut-être agira-t-elle de telle manière<br />
que nous ne pourrons continuer à cheminer à ses côtés.<br />
Ce que nous devons réaliser alors, c'est que notre besoin a été comblé,<br />
notre désir satisfait, qu'il n'y a plus de raison de cheminer ensemble<br />
et qu'il devait être temps de se séparer.<br />
<br />
Celui qui entre dans notre vie pour une SAISON…<br />
Parce que notre tour est venu de partager, d'évoluer ou d'apprendre.<br />
Il nous apporte un sentiment de paix, ou nous fait rire.<br />
Il se peut qu'il nous fasse découvrir quelque chose de nouveau,<br />
ou nous fasse faire quelque chose dont nous nous sentions incapable?<br />
Celui-là nous apporte généralement une somme immense de joies.<br />
Mais ce n'est que pour une saison!<br />
<br />
Ceux qui sont là pour la VIE ENTIÈRE<br />
Ceux-là nous forgent pour la vie,<br />
nous aident à construire nos base émotionnelles.<br />
Notre tâche est d'accepter les leçons,<br />
d'aimer et de mettre ce que nous en avons reçu<br />
et appris dans les autres relations qui émaillent notre vie.<br />
On dit que l'amour est aveugle,<br />
l'amitié, elle, est clairvoyante.<br />
Merci de faire partie de ma vie!<br />
<br />
Arrête-toi là, un instant et sourit!<br />
<br />
Dans tous les cas:<br />
<br />
Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent,<br />
aime comme si tu n'avais jamais été blessé(e)<br />
et danse comme si personne ne te regardait ?<br />
<br />
Quatre leçons de vie... <br />
<br />
Première leçon importante - La femme de ménage.<br />
<br />
Durant mon deuxième mois au collège,<br />
notre professeur nous a donné un petit examen surprise.<br />
J'étais un étudiant consciencieux et j'ai répondu aisément<br />
à toutes les questions jusqu'à ce que je lise la dernière :<br />
<br />
" Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ? "<br />
Il s'agissait certainement d'une blague.<br />
Je l'avais rencontrée plusieurs fois.<br />
Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine,<br />
mais comment j'aurais pu savoir son nom ?<br />
J'ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.<br />
Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière<br />
question comptait pour la note de l'examen.<br />
<br />
" Absolument " a répondu le professeur.<br />
" Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens.<br />
Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins,<br />
même s'il s'agit simplement d'un sourire et de dire bonjour. "<br />
Je n'ai jamais oublié cette leçon.<br />
J'ai aussi appris qu'elle s'appelait Dorothée.<br />
 <br />
<br />
    Deuxième leçon importante - L'aide sous la pluie<br />
<br />
Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient<br />
le long d'une autoroute de l'Alabama tentant de se protéger de la pluie battante.<br />
Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport.<br />
Détrempée, elle décide de demander l'aide de la prochaine voiture qui passe.<br />
Un jeune homme blanc s'arrête pour lui porter secours,<br />
situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux.<br />
Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à trouver du secours<br />
et lui procure un taxi. Elle a l'air très pressée,<br />
mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.<br />
<br />
Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme.<br />
À sa grande surprise, on lui livre un meuble télé couleur grand format.<br />
Une note y est attachée. Elle dit :<br />
" Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour.<br />
La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit.<br />
Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j'ai pu me rendre<br />
au chevet de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme.<br />
Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement<br />
pour les autres. Bien à vous, Mme Nat King Cole."<br />
 <br />
<br />
    Troisième leçon importante - Pensez toujours à ceux qui servent.<br />
<br />
<br />
À l'époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins,<br />
un petit garçon de 10 ans entre dans le café d'un hôtel et s'assoit à une table.<br />
Une serveuse dépose un verre d'eau devant lui.<br />
" C'est combien pour un sundae de crème glacée ? " demande-t-il.<br />
" 50 cents " répond la serveuse.Le petit garçon sort la main de sa poche<br />
et se met à examiner la monnaie qu'elle contient.<br />
" Bien, comment pour un simple plat de crème glacée? " demande-t-il.<br />
À ce moment il y a des gens qui attendent pour une table<br />
et la serveuse commence à perdre patience. " 35 cents " répond-elle sèchement."<br />
Je vais prendre le plat de crème glacée " dit-il.<br />
La serveuse lui apporte sa crème glacée,<br />
dépose l'addition sur la table et s'en retourne.<br />
Le garçon finit sa crème glacée, paie à la caisse et s'en va.<br />
Quand la serveuse revient, elle a la larme à l'oeil en nettoyant la table.<br />
Bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents .<br />
Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae<br />
parce qu'il devait lui restait suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire.<br />
<br />
    Quatrième leçon importante - Donner quand ça compte<br />
<br />
<br />
Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital,<br />
j'ai connu une petite fille qui s'appelait Lize<br />
qui souffrait d'une sérieuse maladie rare.<br />
Le seul espoir qu'elle s'en remette semblait être<br />
qu'elle reçoive une transfusion sanguine de son petit frère de 5 ans<br />
qui avait miraculeusement survécu à la même maladie<br />
et avait développé les anti-corps requis pour la combattre.<br />
Le médecin expliqua la situation au petit frère<br />
et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa soeur.<br />
Je l'ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et<br />
répondre " Oui je vais le faire si c'est pour la sauver.<br />
<br />
" Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit<br />
au côté de sa soeur et il a souri, comme nous tous,<br />
quand il a vu sa soeur reprendre des couleurs.<br />
Puis il a pâli et son sourire s'est fané. Il a levé les yeux vers le médecin<br />
et lui a demandé d'une voix tremblante,<br />
" Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ?<br />
" Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin ;<br />
il croyait qu'il devait donner à sa soeur tout son sang pour la sauver.<br />
<br />
Le couple<br />
<br />
Quel est le but d’un couple ?<br />
<br />
La réponse pourrait être : le but est de procréer, de se faire travailler mutuellement.<br />
Ces deux réponses sont bonnes, mais la troisième, qui est beaucoup plus importante, est que le but est d’apprendre à aimer.<br />
<br />
Vous avez l’impression que vous savez aimer humainement, et vous vous trompez. Lorsque vous n’êtes pas encore éveillé, parfois vous vous aimez dans le tumulte, vous avez besoin de ce stimulant pour vous prouver que vous existez au travers de l’Amour. Nous entendons par tumulte les perpétuelles bagarres verbales, ou physiques pour certains. Pourtant, ceux qui agissent ainsi s’aiment souvent très profondément.<br />
Bien évidemment, vous n’en êtes pas à cette façon de concevoir l’Amour, car vous avez été beaucoup plus loin.<br />
<br />
Pourquoi deux êtres s’aiment-ils ?<br />
Pourquoi la jalousie peut-elle naître entre deux êtres ?<br />
<br />
Nous allons répondre d’une façon insolite.<br />
<br />
Le chemin que vous devez parcourir dans votre école terrestre est difficile. Pour agrémenter vos progressions et vos expérimentations, l’amour terrestre a été nécessaire, qu’il soit en couple ou filial. Cet amour qui réunit deux êtres est absolument indispensable pour votre équilibre et pour vous donner le courage de continuer vos expérimentations.<br />
<br />
Ce que nous voudrions vous dire par rapport à l’amour d’un couple, c’est qu’il faut apprendre à vous aimer convenablement dans le respect total de l’autre.<br />
Il faut que l’autre soit là pour rectifier, pour aider quand l’un des deux chute, mais qu’il aide simplement par un mot gentil, sans entrer en discussion stérile. Pour pouvoir aimer en couple, il faut avant tout s’aimer et s’accepter, avoir confiance en soi et en l’autre.<br />
<br />
Le couple est un équilibre et une force considérable. Vous n’en êtes pas encore là, ceci se passera très probablement dans le prochain cycle de vie, c’est-à-dire au début de l’âge du Verseau, et assurément un peu plus tard ; Vous n’avez pas été formés pour vous aimer universellement en tant que couple, vous avez été formés par votre éducation.<br />
<br />
Depuis la nuit des temps, parce que tout cela est imprimé dans vos vécus, vous avez été formés pour être solidaires, pour vous épauler mutuellement, pour former une unité et une force. Cette unité, cette force et cet Amour ne peuvent s’accroître qu’avec la compréhension, l’acceptation, le dépassement et l’Amour.<br />
<br />
Attention ! A force de mal aimer, vous risquez de ne plus savoir aimer. Vous ne devez pas aimer dans le détachement, vous devez aimer dans l’unité, dans le respect.<br />
Vous qui avez commencé le chemin, vous vivrez des turbulences au niveau de l’Amour dans vos familles, avec vos enfants, avec vos amis. Ce sont des paliers nécessaires pour vous ouvrir les portes donnant sur un Amour beaucoup plus élargi.<br />
<br />
l'Amour Universel ne peut s’atteindre dans la troisième dimension. Vous devez aimer avec un esprit de don et d’échange. Vous n’êtes pas encore capable de faire le don total en Amour. Vous donnez mais vous attendez aussi de recevoir. Lorsque vous serez un petit peu plus grand, lorsque vous aurez grandi dans cette énergie, vous pourrez donner sans rien attendre en retour et cela ne vous perturbera nullement. Tant que vous avez besoin d’un retour à l’Amour que vous donnez, il faut que vous œuvriez pour que ce retour ait lieu.<br />
<br />
Toutes les expériences difficiles que vous vivez au travers des couples, des relations, de vos familles, vous préparent à un autre Amour et vous libèrent de tout ce qui a été enfoui en vous depuis des vies et des vies, et qui a imprégné profondément votre âme.<br />
<br />
Le moment de la grande libération, de la grande transformation est tout proche, et même a déjà commencé. Vous aimerez vos enfants, vos époux différemment.<br />
<br />
Mais qu’entendez-vous par "différemment" ?<br />
<br />
Différemment, c’est voir l’autre avec d’autres yeux, et cela n’est pas toujours facile, car vous voyez toujours l’autre avec ce que vous êtes. Ce que nous vous demandons, c’est d’essayer, dans les relations plus ou moins faciles que vous ayez dans vos familles, de laisser s’exprimer ce qui doit s’exprimer, puis de ne plus en tenir compte, d’essayer de ne pas blesser inutilement ceux qui vous entourent, d’essayer de créer l’harmonie et la paix le plus possible dans vos relations.<br />
<br />
Que ce soit au travers d’un couple ou d’une relation familiale, acceptez sans être blessé la réaction que peut avoir l’autre, respectez-le, aimez-le. Vous êtes tous tellement différents dans vos attitudes, dans vos façons d’aimer, dans vos façons de penser ! Vous êtes aussi tous complémentaires et tous actifs dans cette transformation ! Nous vous avons dit bien souvent qu’il fallait que les couples restent unis, que les familles restent unies, que les groupes restent unis. Ce ne sont pas des paroles auxquelles il ne faut pas attacher d’importance. Au contraire, il faut que vous leur attachiez une grande importance, car les turbulences intérieures sont considérables, et les turbulences extérieures sont encore plus grandes.<br />
<br />
Nous aurions aimé vous expliquer beaucoup plus clairement l’Amour, mais c’est une des choses les plus difficiles à expliquer car vécu totalement différemment par chacun de vous. Ce qui a une importance considérable pour l’un a une importance insignifiante pour l’autre. L’un peut se donner totalement, même donner sa vie par Amour, et l’autre sera incapable de le faire, l’un ou l’autre croient aimer alors qu’il n’ont que la possessivité. L’Amour, est impalpable, mais l’Amour est réel.<br />
<br />
Imaginez que votre amour soit une belle fleur à l’odeur merveilleuse. Cette fleur ne doit pas se faner, il faut qu’elle grandisse et qu’elle embellisse. Tous les jours elle a besoin de votre attention, de vos soins, elle a besoin d’être arrosée et nourrie. L’amour d’un couple est semblable, c’est une fleur fragile qu’il faut sans arrêt nourrir, protéger, faire grandir.<br />
<br />
Apprenez à faire grandir votre fleur intérieure. Il est plus facile de visualiser une fleur que votre être intérieur car la fleur a pour vous une forme.<br />
<br />
L’amour terrestre est quelque chose d’extraordinaire, même si parfois il occasionne de la souffrance, même si parfois il pousse l’être à faire des actes totalement désespérés. L’Amour que vous vivez en couple, en famille ou entre amis est le moteur essentiel de votre vie.<br />
<br />
Sur une grande quantité de planètes, l’Amour n’a pas du tout la même connotation, la même réalité, mais cela n’a pas d’importance, car la vie, l’éducation, sont différentes. La vie étant beaucoup plus facile et les êtres beaucoup plus purs, tout est différent.<br />
<br />
Sur votre monde, une grande partie des hommes est complètement prisonnière des vibrations de la terre, de la matière, des vibrations et des énergies qui parcourent continuellement votre sol et tout ce qui vit. Il n’y a aucun bouclier de protection, car c’est vous-même qui devez le construire. Cette planète est une des plus belles planètes d’expérimentation, mais est aussi une des plus dures.<br />
<br />
Pour en terminer avec ce sujet qui est cependant très important AIMEZ-VOUS, RESPECTEZ-VOUS, acceptez la différence, acceptez que l’autre chute. Ne pensez pas que l’autre a sa liberté et que vous devez garder la vôtre. Restez unis, ayez les mêmes idéaux, les mêmes attachements, les mêmes ressentis, ne vous dispersez pas. En couple, en famille, vous faites une force, en groupe vous faites une plus grande force encore, et c’est cette force qu’il ne faut jamais laisser disparaître.<br />
<br />
Il vous faut aussi travailler l’égoïsme personnel, et celui-ci fait partie des peurs. Vous avez envie d’aimer pour vous, parce que vous avez peur de ne pas être aimé, que ce soit en amitié, que ce soit en famille, que ce soit en couple. Alors, lorsque vous serez certains de l’Amour qu’on vous porte, lorsque vous serez certains de l’Amour que vous portez aux autres, il n’y aura plus d’égoïsme, il n’y aura plus de jalousie, il n’y aura plus de possessivité. Il y aura un Amour immense fait de compréhension, d’acceptation, d’unité, d’harmonie.<br />
Au lieu de vouloir tout faire d’un seul coup, de vouloir dévorer un immense repas en deux minutes, vous allez commencer par travailler une petite chose sur l’Amour, même si elle est insignifiante, mais travaillez la longtemps afin qu’elle soit complètement pure à vos yeux.<br />
<br />
Admettons que vous désiriez travailler sur votre aspect extérieur. Tous les jours, vous allez vous regarder, vous allez vous dire, je suis belle, (ou je suis beau), je rayonne, j’aime le monde entier et le monde entier m’aime, jusqu’au jour ou vous aurez acquis cette certitude.<br />
<br />
Avant ou après, peu importe, vous allez essayer de travailler sur le point qui vous fait le plus réfléchir, le plus souffrir, et même si cela doit demander des mois, vous avez l’éternité pour accomplir la transformation.<br />
Il faut que chaque jour vous recommenciez jusqu’à ce que vous ayez complètement gagné la partie, que vous ayez transformé en vous l’objet de votre souffrance ou ce que vous désirez transformer. Quand vous voulez tout faire en même temps, vous vous épuisez et vous n’arrivez à rien, sinon à vous déprécier.<br />
<br />
Si vous avez un petit reste de jalousie à travailler, soyez heureux que cette jalousie ressorte et travaillez-la. Si vous avez un petit reste d’égoïsme à travailler, soyez heureux que cet égoïsme se manifeste et travaillez-le. Si vous avez un petit reste d’autoritarisme à travailler, soyez heureux que cet autoritarisme se manifeste et travaillez-le.<br />
<br />
C’est comme cela qu’il faut travailler pour votre transformation, et non pas faire feu de tout bois car, à ce moment là, aucun travail solide ne peut s’accomplir. Ce qu’il faut, c’est ne jamais avoir honte de vos larmes, de vos chutes, de vos colères, de vos sentiments quels qu’ils soient, que ce soit la jalousie, l’égoïsme, la possessivité, la colère, tout cela fait partie des énergies de ce monde, tout cela fait partie des expérimentations.<br />
<br />
Sur d’autres mondes, vous n’aviez pas ceci à vivre, à travailler, à dépasser. Tout ceci vous était totalement inconnu, et vous avez choisi de venir expérimenter toutes les émotions qui font partie de la nature humaine. Alors, soyez sage, ne mangez pas un repas complet en une minute, n’essayez pas de travailler tout ce qui ne va pas en vous en une seule fois. Prenez chaque chose à la fois, il n’y a qu’ainsi que vous arriverez vraiment à monter, à aller très vite. Et ne dites plus jamais que vous n’êtes pas capable, que vous n’y arriverez jamais, que vous êtes nul !<br />
<br />
Ce sont des paroles qui vous tirent vers le bas. Imaginez que vous êtes en train d’escalader un rocher. Derrière vous, il y a un à pic, au-dessus de vous, il y a le sommet, mais vous en êtes encore un peu loin. Vous êtes agrippé à ce rocher, vous êtes fatigué, vous souffrez, vos mains et vos pieds sont en sang, parce que vous avez fait beaucoup d’efforts pour venir jusqu’à ce rocher et vous n’avez plus de force. Vous hurlez, vous pleurez, vous vous révoltez au lieu de vous dire : j’y arriverai, je mettrai toute ma volonté à dépasser cet obstacle, et de ce fait j’aurai moins de souffrance et plus d’énergie.<br />
<br />
Reconnaître vos limites, c’est déjà vous donner la capacité de les transformer, reconnaître vos faiblesses, c’est vous donner la capacité de grandir en force et ce sont les seules choses que vous devez retenir.<br />
Il faut vous dire : je suis comme cela, quelle importance ! L’important, c’est de savoir ce que je suis, ce que je dois faire !<br />
<br />
Vous vous voyez d’une certaine façon, mais vous vous voyez si mal ! Vous ne pouvez pas vous voir tel que vous êtes car vous êtes aveugle, vous ne pouvez percevoir que ce que vous renvoie le miroir de ceux qui sont en face de vous, et vous-même êtes bien incapable de vous voir dans ce qu’il y a de plus beau. Vous vous attachez beaucoup trop à ce que vous appelez vos défauts, attachez-vous donc beaucoup plus à ce qu’il y a de magnifique en vous !<br />
<br />
Si dans une journée vous chutez deux ou trois fois, et que vous accomplissiez un acte merveilleux, ne serait-ce qu’une prière ou une parole gentille pour votre famille, pour vos enfants, pour votre mari ou votre femme, attachez-vous à ce que vous avez fait de bien, même si vous n’avez œuvré pour ce bien que cinq minutes. C’est à cela que vous devez vous attacher et non pas à tout ce qui est à côté, car tout ce qui est à côté fait partie de votre expérimentation.<br />
<br />
Vous pouvez vous aimer certes, vous pouvez aimer l’autre en vous oubliant totalement, mais attention que ce ne soit pas un leurre, une illusion. Vous êtes souvent aveuglé par l’illusion de l’Amour et c’est pour cela que vous ne pouvez pas toujours percevoir l’essence de l’Amour.<br />
Plus les voiles tomberont, plus vous comprendrez ce qu’est réellement l’Amour, l’Amour d’un couple, l’Amour pour des enfants, l’Amour pour des amis.<br />
<br />
En attendant que ce jour béni arrive, il faut encore nettoyer à grande eau, il faut laisser remonter à la surface une multitude de "petites bulles", surtout ne pas les refouler, et les renvoyer d’où elles viennent. Il faut les laisser remonter et éclater à la surface. Un jour il n’y aura plus du tout de petites bulles, et à ce moment là vous serez prêts à vivre l’unité et l’harmonie dans votre couple, dans votre famille, dans votre groupe. Nous le disons encore une fois, ayez le courage de vous voir tels que vous êtes, ayez le courage d’exprimer ce que vous êtes, il n’y a qu’ainsi que vous pourrez grandir.<br />
<br />
C’est très bien d’accepter l’autre tel qu’il est, mais il faut aussi s’accepter soi-même. Vous oubliez qu’il y a toujours une résonance entre la non-acceptation de l’autre et celle de vous-même, qui peut être une incompréhension, une peur. Lorsqu’il y a un problème relationnel, essayez tout d’abord, avant de voir l’autre tel qu’il est, de comprendre pourquoi son comportement vous a heurté, même s’il vous paraît injuste.<br />
<br />
Pourquoi cette injustice vous blesse-t-elle ?<br />
Pourquoi êtes-vous dans l’incompréhension ?<br />
<br />
Nous pouvons vous certifier que lorsque vous vous serez réellement posé ces questions, vous n’aurez même plus à demander d’accepter l’autre tel qu’il est, parce que cela sera automatique.<br />
<br />
C’est la non-acceptation de vous-même et la résonance du comportement de l’autre qui sont la clé de toute dualité.<br />
Toute transformation doit commencer par soi. Vous demandez toujours beaucoup plus aux autres qu’ils ne peuvent donner, et vous n’avez pas conscience de ce que vous pouvez vous demander. N’oubliez pas ce que nous avons dit, l’autre est un révélateur. Lorsqu’il y a dualité, cherchez le pourquoi de cette dualité.<br />
<br />
La dualité c’est souvent l’injustice, mais l’injustice pour qui ?<br />
<br />
<br />
L’injustice est parfois pour les deux qui sont dans l’incompréhension mutuelle, car une parole maladroite peut être parfois perçue avec beaucoup plus d’ampleur par celui qui la reçoit, car elle va réveiller en lui des sentiments, des émotions parfois insoupçonnés.<br />
<br />
Le principal, c’est que vos cœurs aient ressenti l’Amour, une fois, deux fois, dix fois, vingt fois, mille fois. Vous savez que vous êtes capable d’aimer, vous savez que vous êtes capable de vibrer, et ce que vous avez réussi un jour, demain ou après demain vous le réussirez à nouveau. Vous savez que vous avez réussi à exprimer cette émotion extraordinaire, alors soyez patients. Travaillez afin que vous puissiez encore et encore l’exprimer et surtout ne vous découragez pas.<br />
<br />
Vous avez sur terre différentes philosophies, notamment la philosophie bouddhiste, qui est essentiellement basée sur le travail d’intériorisation, sur le travail sur soi, et qui est très important.<br />
<br />
Le Christ est venu vous aider à comprendre qu’il fallait donner, car cela aussi est essentiel, mais si vous donnez en vous oubliant, c’est-à-dire en oubliant d’avancer, vous ne pourrez bientôt plus le faire, car vous n’aurez plus rien à donner, vous vous serez totalement desséché dans ce don. Rappelez-vous qu’il faut savoir donner, mais qu’il faut savoir aussi donner à soi-même, il faut savoir se comprendre et s’aimer pour mieux comprendre et aimer les autres.<br />
Essayez aussi de recevoir l’Amour Universel, de faire remonter à votre conscience cet Amour immense qui est en vous, afin que vous ne vous desséchiez jamais dans le don que vous ferez de vous.<br />
<br />
Il y a des milliers de façons d’aimer, de façons de concevoir le sentiment Amour, l’énergie Amour, l’Amour Universel. Chacun exprime l’Amour avec son évolution du moment, avec sa conscience du moment, avec son état d’âme du moment. L’Amour, ne s’enferme pas, l’Amour est libre comme l’air, l’Amour est invisible et cependant tellement présent ! L’Amour est en vous, n’en doutez pas, même si parfois il ne s’exprime pas. L’Amour est partout.<br />
<br />
Vous exigez toujours trop de l’autre et vous ne vous aimez pas assez. En fait, vous attendez que l’autre vous donne le manque que vous avez en vous pour emplir un vide. C’est l’incapacité de faire remonter cet Amour qui est en vous et qui est encore voilé, qui fait que vous réclamez toujours et encore plus d’Amour à l’autre. L’autre ne peut vous donner tout ce que vous demandez car il est dans la même incapacité de faire remonter, de faire grandir cet Amour en lui, car il est dans le même manque.<br />
<br />
Quand vous aurez complètement compris cela, vous vous tournerez un petit peu plus vers votre Amour intérieur, vous aurez un autre regard sur ceux qui vivent autour de vous et vous les remercierez pour tout l’Amour qu’ils vous donnent.<br />
<br />
Imaginez un beau ciel bleu et le soleil. Le soleil c’est votre Amour. Parfois, devant le soleil, passent de gros nuages, mais ce n’est pas pour cela que le soleil ne brille pas ! Il faut donc attendre que le gros nuage s’en aille et que le soleil brille à nouveau. N’oubliez pas cette image, elle vous aidera à progresser dans l’Amour. Quand vous avez l’impression que vous n’aimez pas ou que vous ne vous aimez pas, c’est qu’il y a un gros nuage qui cache votre soleil intérieur. Dîtes vous simplement qu’un petit coup de vent, un petit effort de volonté parfois suffiront à chasser ce nuage afin que le soleil resplendisse de nouveau en vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[GUETTEURS !<br />
<br />
<br />
Les croyants sont des guetteurs.<br />
<br />
C'est le nom que Dieu leur a donné.<br />
<br />
Pas des juges qui prononcent des jugements irrévocables<br />
<br />
sur tout ce qui hésite et peine à la surface de la terre,<br />
<br />
pas de guerriers qui peinent à la surface de la terre,<br />
<br />
pas de guerriers qui entreprennent la lutte - Sainte évidemment -<br />
<br />
contre tout ce qui entraîne du mouvement<br />
<br />
dans les longs couloirs de la Tradition,<br />
<br />
pas de gardiens des valeurs éternelles,<br />
<br />
pas des diplomates<br />
<br />
qui naviguent entre toutes les eaux pour présenter le Bien de la Communauté,<br />
<br />
<br />
pas des saints à la pureté irréprochable !<br />
<br />
Des guetteurs: qui crient au plus fort de la désespérance:<br />
<br />
" Ne perdez pas courage, le Jour se lève ",<br />
<br />
qui sont à l'affût, qui distinguent dans la poussière et la sueur,<br />
<br />
les traces du salut qui vient, qui passent de l'un à l'autre,<br />
<br />
tapant sur l'épaule: " Tiens bon. Tu n'es pas seul ! ",<br />
<br />
qui vivent au milieu de leurs frères,<br />
<br />
connaissant les mêmes joies et les mêmes difficultés,<br />
<br />
leur répétant parfois au sein des moqueries,<br />
<br />
qu'au milieu d'eux il y a Quelqu'un qu'ils ne connaissent pas<br />
<br />
<br />
et qui travaille avec eux au bonheur de tous,<br />
<br />
qui réveille les yeux de leurs frères,<br />
<br />
les invitant à regarder au-delà des cris de la joie<br />
<br />
qui se lève à l'horizon des vivants.<br />
<br />
Guetteurs: c'est le nom de baptême des croyants !<br />
<br />
<br />
Les Amitiés au fil de la Vie<br />
<br />
Les amis entrent dans notre vie<br />
pour une raison, une saison ou la vie entière.<br />
Si nous arrivons à déterminer pour chaque rencontre<br />
si nous l'avons faite pour une raison, une saison ou la vie,<br />
alors nous saurons comment réagir envers elle.<br />
<br />
Celui qui passe dans notre vie pour une RAISON…<br />
C'est généralement pour combler un besoin<br />
que nous exprimons consciemment ou non.<br />
Il est là pour nous aider à traverser des difficultés,<br />
pour nous fournir des pistes ou nous guider et soutenir,<br />
pour nous aider physiquement, émotionnellement ou spirituellement.<br />
<br />
Il peut nous apparaître comme une aubaine et cela en est une!<br />
Il est là parce que nous en avons besoin.<br />
Un jour, sans que nous n'y ayons pas la moindre part de responsabilité,<br />
cette relation fera ou dira quelque chose qui brisera le lien.<br />
Peut-être mourra-t-elle ou partira-t-elle,<br />
peut-être agira-t-elle de telle manière<br />
que nous ne pourrons continuer à cheminer à ses côtés.<br />
Ce que nous devons réaliser alors, c'est que notre besoin a été comblé,<br />
notre désir satisfait, qu'il n'y a plus de raison de cheminer ensemble<br />
et qu'il devait être temps de se séparer.<br />
<br />
Celui qui entre dans notre vie pour une SAISON…<br />
Parce que notre tour est venu de partager, d'évoluer ou d'apprendre.<br />
Il nous apporte un sentiment de paix, ou nous fait rire.<br />
Il se peut qu'il nous fasse découvrir quelque chose de nouveau,<br />
ou nous fasse faire quelque chose dont nous nous sentions incapable?<br />
Celui-là nous apporte généralement une somme immense de joies.<br />
Mais ce n'est que pour une saison!<br />
<br />
Ceux qui sont là pour la VIE ENTIÈRE<br />
Ceux-là nous forgent pour la vie,<br />
nous aident à construire nos base émotionnelles.<br />
Notre tâche est d'accepter les leçons,<br />
d'aimer et de mettre ce que nous en avons reçu<br />
et appris dans les autres relations qui émaillent notre vie.<br />
On dit que l'amour est aveugle,<br />
l'amitié, elle, est clairvoyante.<br />
Merci de faire partie de ma vie!<br />
<br />
Arrête-toi là, un instant et sourit!<br />
<br />
Dans tous les cas:<br />
<br />
Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent,<br />
aime comme si tu n'avais jamais été blessé(e)<br />
et danse comme si personne ne te regardait ?<br />
<br />
Quatre leçons de vie... <br />
<br />
Première leçon importante - La femme de ménage.<br />
<br />
Durant mon deuxième mois au collège,<br />
notre professeur nous a donné un petit examen surprise.<br />
J'étais un étudiant consciencieux et j'ai répondu aisément<br />
à toutes les questions jusqu'à ce que je lise la dernière :<br />
<br />
" Quel est le prénom de la femme de ménage de l'école ? "<br />
Il s'agissait certainement d'une blague.<br />
Je l'avais rencontrée plusieurs fois.<br />
Elle était grande, cheveux foncés et dans la cinquantaine,<br />
mais comment j'aurais pu savoir son nom ?<br />
J'ai remis mon examen en laissant la dernière question sans réponse.<br />
Juste avant la fin du cours, un étudiant a demandé si la dernière<br />
question comptait pour la note de l'examen.<br />
<br />
" Absolument " a répondu le professeur.<br />
" Durant vos carrières, vous allez rencontrer beaucoup de gens.<br />
Ils sont tous importants. Ils méritent tous votre attention et vos soins,<br />
même s'il s'agit simplement d'un sourire et de dire bonjour. "<br />
Je n'ai jamais oublié cette leçon.<br />
J'ai aussi appris qu'elle s'appelait Dorothée.<br />
 <br />
<br />
    Deuxième leçon importante - L'aide sous la pluie<br />
<br />
Dans la soirée, vers 23h30, une femme âgée noire se tient<br />
le long d'une autoroute de l'Alabama tentant de se protéger de la pluie battante.<br />
Son auto est tombée en panne et elle a désespérément besoin d'un transport.<br />
Détrempée, elle décide de demander l'aide de la prochaine voiture qui passe.<br />
Un jeune homme blanc s'arrête pour lui porter secours,<br />
situation très peu courante dans les années 60 troublées de conflits raciaux.<br />
Le jeune homme l'amène en sécurité, l'aide à trouver du secours<br />
et lui procure un taxi. Elle a l'air très pressée,<br />
mais prend le temps de noter son adresse et le remercie.<br />
<br />
Sept jours plus tard, on vient cogner à la porte du jeune homme.<br />
À sa grande surprise, on lui livre un meuble télé couleur grand format.<br />
Une note y est attachée. Elle dit :<br />
" Merci beaucoup de m'avoir porté secours sur l'autoroute l'autre jour.<br />
La pluie avait transpercé non seulement mes vêtements mais aussi mon esprit.<br />
Puis vous êtes arrivé. Grâce à vous, j'ai pu me rendre<br />
au chevet de mon mari mourant juste avant qu'il ne rende l'âme.<br />
Dieu vous bénisse pour m'avoir aidé et pour votre dévouement<br />
pour les autres. Bien à vous, Mme Nat King Cole."<br />
 <br />
<br />
    Troisième leçon importante - Pensez toujours à ceux qui servent.<br />
<br />
<br />
À l'époque où un sundae de crème glacée coûtait beaucoup moins,<br />
un petit garçon de 10 ans entre dans le café d'un hôtel et s'assoit à une table.<br />
Une serveuse dépose un verre d'eau devant lui.<br />
" C'est combien pour un sundae de crème glacée ? " demande-t-il.<br />
" 50 cents " répond la serveuse.Le petit garçon sort la main de sa poche<br />
et se met à examiner la monnaie qu'elle contient.<br />
" Bien, comment pour un simple plat de crème glacée? " demande-t-il.<br />
À ce moment il y a des gens qui attendent pour une table<br />
et la serveuse commence à perdre patience. " 35 cents " répond-elle sèchement."<br />
Je vais prendre le plat de crème glacée " dit-il.<br />
La serveuse lui apporte sa crème glacée,<br />
dépose l'addition sur la table et s'en retourne.<br />
Le garçon finit sa crème glacée, paie à la caisse et s'en va.<br />
Quand la serveuse revient, elle a la larme à l'oeil en nettoyant la table.<br />
Bien placé au côté du plat vide, il y a 15 cents .<br />
Le petit garçon ne pouvait pas prendre le sundae<br />
parce qu'il devait lui restait suffisamment de monnaie pour laisser un pourboire.<br />
<br />
    Quatrième leçon importante - Donner quand ça compte<br />
<br />
<br />
Il y a plusieurs années, quand je travaillais comme bénévole dans un hôpital,<br />
j'ai connu une petite fille qui s'appelait Lize<br />
qui souffrait d'une sérieuse maladie rare.<br />
Le seul espoir qu'elle s'en remette semblait être<br />
qu'elle reçoive une transfusion sanguine de son petit frère de 5 ans<br />
qui avait miraculeusement survécu à la même maladie<br />
et avait développé les anti-corps requis pour la combattre.<br />
Le médecin expliqua la situation au petit frère<br />
et lui demanda si il serait prêt à donner son sang à sa soeur.<br />
Je l'ai vu hésiter un instant avant de prendre une grande respiration et<br />
répondre " Oui je vais le faire si c'est pour la sauver.<br />
<br />
" Au cours de la transfusion, il était étendu dans un lit<br />
au côté de sa soeur et il a souri, comme nous tous,<br />
quand il a vu sa soeur reprendre des couleurs.<br />
Puis il a pâli et son sourire s'est fané. Il a levé les yeux vers le médecin<br />
et lui a demandé d'une voix tremblante,<br />
" Est-ce que je vais commencer à mourir tout de suite ?<br />
" Étant jeune, le petit garçon avait mal compris le médecin ;<br />
il croyait qu'il devait donner à sa soeur tout son sang pour la sauver.<br />
<br />
Le couple<br />
<br />
Quel est le but d’un couple ?<br />
<br />
La réponse pourrait être : le but est de procréer, de se faire travailler mutuellement.<br />
Ces deux réponses sont bonnes, mais la troisième, qui est beaucoup plus importante, est que le but est d’apprendre à aimer.<br />
<br />
Vous avez l’impression que vous savez aimer humainement, et vous vous trompez. Lorsque vous n’êtes pas encore éveillé, parfois vous vous aimez dans le tumulte, vous avez besoin de ce stimulant pour vous prouver que vous existez au travers de l’Amour. Nous entendons par tumulte les perpétuelles bagarres verbales, ou physiques pour certains. Pourtant, ceux qui agissent ainsi s’aiment souvent très profondément.<br />
Bien évidemment, vous n’en êtes pas à cette façon de concevoir l’Amour, car vous avez été beaucoup plus loin.<br />
<br />
Pourquoi deux êtres s’aiment-ils ?<br />
Pourquoi la jalousie peut-elle naître entre deux êtres ?<br />
<br />
Nous allons répondre d’une façon insolite.<br />
<br />
Le chemin que vous devez parcourir dans votre école terrestre est difficile. Pour agrémenter vos progressions et vos expérimentations, l’amour terrestre a été nécessaire, qu’il soit en couple ou filial. Cet amour qui réunit deux êtres est absolument indispensable pour votre équilibre et pour vous donner le courage de continuer vos expérimentations.<br />
<br />
Ce que nous voudrions vous dire par rapport à l’amour d’un couple, c’est qu’il faut apprendre à vous aimer convenablement dans le respect total de l’autre.<br />
Il faut que l’autre soit là pour rectifier, pour aider quand l’un des deux chute, mais qu’il aide simplement par un mot gentil, sans entrer en discussion stérile. Pour pouvoir aimer en couple, il faut avant tout s’aimer et s’accepter, avoir confiance en soi et en l’autre.<br />
<br />
Le couple est un équilibre et une force considérable. Vous n’en êtes pas encore là, ceci se passera très probablement dans le prochain cycle de vie, c’est-à-dire au début de l’âge du Verseau, et assurément un peu plus tard ; Vous n’avez pas été formés pour vous aimer universellement en tant que couple, vous avez été formés par votre éducation.<br />
<br />
Depuis la nuit des temps, parce que tout cela est imprimé dans vos vécus, vous avez été formés pour être solidaires, pour vous épauler mutuellement, pour former une unité et une force. Cette unité, cette force et cet Amour ne peuvent s’accroître qu’avec la compréhension, l’acceptation, le dépassement et l’Amour.<br />
<br />
Attention ! A force de mal aimer, vous risquez de ne plus savoir aimer. Vous ne devez pas aimer dans le détachement, vous devez aimer dans l’unité, dans le respect.<br />
Vous qui avez commencé le chemin, vous vivrez des turbulences au niveau de l’Amour dans vos familles, avec vos enfants, avec vos amis. Ce sont des paliers nécessaires pour vous ouvrir les portes donnant sur un Amour beaucoup plus élargi.<br />
<br />
l'Amour Universel ne peut s’atteindre dans la troisième dimension. Vous devez aimer avec un esprit de don et d’échange. Vous n’êtes pas encore capable de faire le don total en Amour. Vous donnez mais vous attendez aussi de recevoir. Lorsque vous serez un petit peu plus grand, lorsque vous aurez grandi dans cette énergie, vous pourrez donner sans rien attendre en retour et cela ne vous perturbera nullement. Tant que vous avez besoin d’un retour à l’Amour que vous donnez, il faut que vous œuvriez pour que ce retour ait lieu.<br />
<br />
Toutes les expériences difficiles que vous vivez au travers des couples, des relations, de vos familles, vous préparent à un autre Amour et vous libèrent de tout ce qui a été enfoui en vous depuis des vies et des vies, et qui a imprégné profondément votre âme.<br />
<br />
Le moment de la grande libération, de la grande transformation est tout proche, et même a déjà commencé. Vous aimerez vos enfants, vos époux différemment.<br />
<br />
Mais qu’entendez-vous par "différemment" ?<br />
<br />
Différemment, c’est voir l’autre avec d’autres yeux, et cela n’est pas toujours facile, car vous voyez toujours l’autre avec ce que vous êtes. Ce que nous vous demandons, c’est d’essayer, dans les relations plus ou moins faciles que vous ayez dans vos familles, de laisser s’exprimer ce qui doit s’exprimer, puis de ne plus en tenir compte, d’essayer de ne pas blesser inutilement ceux qui vous entourent, d’essayer de créer l’harmonie et la paix le plus possible dans vos relations.<br />
<br />
Que ce soit au travers d’un couple ou d’une relation familiale, acceptez sans être blessé la réaction que peut avoir l’autre, respectez-le, aimez-le. Vous êtes tous tellement différents dans vos attitudes, dans vos façons d’aimer, dans vos façons de penser ! Vous êtes aussi tous complémentaires et tous actifs dans cette transformation ! Nous vous avons dit bien souvent qu’il fallait que les couples restent unis, que les familles restent unies, que les groupes restent unis. Ce ne sont pas des paroles auxquelles il ne faut pas attacher d’importance. Au contraire, il faut que vous leur attachiez une grande importance, car les turbulences intérieures sont considérables, et les turbulences extérieures sont encore plus grandes.<br />
<br />
Nous aurions aimé vous expliquer beaucoup plus clairement l’Amour, mais c’est une des choses les plus difficiles à expliquer car vécu totalement différemment par chacun de vous. Ce qui a une importance considérable pour l’un a une importance insignifiante pour l’autre. L’un peut se donner totalement, même donner sa vie par Amour, et l’autre sera incapable de le faire, l’un ou l’autre croient aimer alors qu’il n’ont que la possessivité. L’Amour, est impalpable, mais l’Amour est réel.<br />
<br />
Imaginez que votre amour soit une belle fleur à l’odeur merveilleuse. Cette fleur ne doit pas se faner, il faut qu’elle grandisse et qu’elle embellisse. Tous les jours elle a besoin de votre attention, de vos soins, elle a besoin d’être arrosée et nourrie. L’amour d’un couple est semblable, c’est une fleur fragile qu’il faut sans arrêt nourrir, protéger, faire grandir.<br />
<br />
Apprenez à faire grandir votre fleur intérieure. Il est plus facile de visualiser une fleur que votre être intérieur car la fleur a pour vous une forme.<br />
<br />
L’amour terrestre est quelque chose d’extraordinaire, même si parfois il occasionne de la souffrance, même si parfois il pousse l’être à faire des actes totalement désespérés. L’Amour que vous vivez en couple, en famille ou entre amis est le moteur essentiel de votre vie.<br />
<br />
Sur une grande quantité de planètes, l’Amour n’a pas du tout la même connotation, la même réalité, mais cela n’a pas d’importance, car la vie, l’éducation, sont différentes. La vie étant beaucoup plus facile et les êtres beaucoup plus purs, tout est différent.<br />
<br />
Sur votre monde, une grande partie des hommes est complètement prisonnière des vibrations de la terre, de la matière, des vibrations et des énergies qui parcourent continuellement votre sol et tout ce qui vit. Il n’y a aucun bouclier de protection, car c’est vous-même qui devez le construire. Cette planète est une des plus belles planètes d’expérimentation, mais est aussi une des plus dures.<br />
<br />
Pour en terminer avec ce sujet qui est cependant très important AIMEZ-VOUS, RESPECTEZ-VOUS, acceptez la différence, acceptez que l’autre chute. Ne pensez pas que l’autre a sa liberté et que vous devez garder la vôtre. Restez unis, ayez les mêmes idéaux, les mêmes attachements, les mêmes ressentis, ne vous dispersez pas. En couple, en famille, vous faites une force, en groupe vous faites une plus grande force encore, et c’est cette force qu’il ne faut jamais laisser disparaître.<br />
<br />
Il vous faut aussi travailler l’égoïsme personnel, et celui-ci fait partie des peurs. Vous avez envie d’aimer pour vous, parce que vous avez peur de ne pas être aimé, que ce soit en amitié, que ce soit en famille, que ce soit en couple. Alors, lorsque vous serez certains de l’Amour qu’on vous porte, lorsque vous serez certains de l’Amour que vous portez aux autres, il n’y aura plus d’égoïsme, il n’y aura plus de jalousie, il n’y aura plus de possessivité. Il y aura un Amour immense fait de compréhension, d’acceptation, d’unité, d’harmonie.<br />
Au lieu de vouloir tout faire d’un seul coup, de vouloir dévorer un immense repas en deux minutes, vous allez commencer par travailler une petite chose sur l’Amour, même si elle est insignifiante, mais travaillez la longtemps afin qu’elle soit complètement pure à vos yeux.<br />
<br />
Admettons que vous désiriez travailler sur votre aspect extérieur. Tous les jours, vous allez vous regarder, vous allez vous dire, je suis belle, (ou je suis beau), je rayonne, j’aime le monde entier et le monde entier m’aime, jusqu’au jour ou vous aurez acquis cette certitude.<br />
<br />
Avant ou après, peu importe, vous allez essayer de travailler sur le point qui vous fait le plus réfléchir, le plus souffrir, et même si cela doit demander des mois, vous avez l’éternité pour accomplir la transformation.<br />
Il faut que chaque jour vous recommenciez jusqu’à ce que vous ayez complètement gagné la partie, que vous ayez transformé en vous l’objet de votre souffrance ou ce que vous désirez transformer. Quand vous voulez tout faire en même temps, vous vous épuisez et vous n’arrivez à rien, sinon à vous déprécier.<br />
<br />
Si vous avez un petit reste de jalousie à travailler, soyez heureux que cette jalousie ressorte et travaillez-la. Si vous avez un petit reste d’égoïsme à travailler, soyez heureux que cet égoïsme se manifeste et travaillez-le. Si vous avez un petit reste d’autoritarisme à travailler, soyez heureux que cet autoritarisme se manifeste et travaillez-le.<br />
<br />
C’est comme cela qu’il faut travailler pour votre transformation, et non pas faire feu de tout bois car, à ce moment là, aucun travail solide ne peut s’accomplir. Ce qu’il faut, c’est ne jamais avoir honte de vos larmes, de vos chutes, de vos colères, de vos sentiments quels qu’ils soient, que ce soit la jalousie, l’égoïsme, la possessivité, la colère, tout cela fait partie des énergies de ce monde, tout cela fait partie des expérimentations.<br />
<br />
Sur d’autres mondes, vous n’aviez pas ceci à vivre, à travailler, à dépasser. Tout ceci vous était totalement inconnu, et vous avez choisi de venir expérimenter toutes les émotions qui font partie de la nature humaine. Alors, soyez sage, ne mangez pas un repas complet en une minute, n’essayez pas de travailler tout ce qui ne va pas en vous en une seule fois. Prenez chaque chose à la fois, il n’y a qu’ainsi que vous arriverez vraiment à monter, à aller très vite. Et ne dites plus jamais que vous n’êtes pas capable, que vous n’y arriverez jamais, que vous êtes nul !<br />
<br />
Ce sont des paroles qui vous tirent vers le bas. Imaginez que vous êtes en train d’escalader un rocher. Derrière vous, il y a un à pic, au-dessus de vous, il y a le sommet, mais vous en êtes encore un peu loin. Vous êtes agrippé à ce rocher, vous êtes fatigué, vous souffrez, vos mains et vos pieds sont en sang, parce que vous avez fait beaucoup d’efforts pour venir jusqu’à ce rocher et vous n’avez plus de force. Vous hurlez, vous pleurez, vous vous révoltez au lieu de vous dire : j’y arriverai, je mettrai toute ma volonté à dépasser cet obstacle, et de ce fait j’aurai moins de souffrance et plus d’énergie.<br />
<br />
Reconnaître vos limites, c’est déjà vous donner la capacité de les transformer, reconnaître vos faiblesses, c’est vous donner la capacité de grandir en force et ce sont les seules choses que vous devez retenir.<br />
Il faut vous dire : je suis comme cela, quelle importance ! L’important, c’est de savoir ce que je suis, ce que je dois faire !<br />
<br />
Vous vous voyez d’une certaine façon, mais vous vous voyez si mal ! Vous ne pouvez pas vous voir tel que vous êtes car vous êtes aveugle, vous ne pouvez percevoir que ce que vous renvoie le miroir de ceux qui sont en face de vous, et vous-même êtes bien incapable de vous voir dans ce qu’il y a de plus beau. Vous vous attachez beaucoup trop à ce que vous appelez vos défauts, attachez-vous donc beaucoup plus à ce qu’il y a de magnifique en vous !<br />
<br />
Si dans une journée vous chutez deux ou trois fois, et que vous accomplissiez un acte merveilleux, ne serait-ce qu’une prière ou une parole gentille pour votre famille, pour vos enfants, pour votre mari ou votre femme, attachez-vous à ce que vous avez fait de bien, même si vous n’avez œuvré pour ce bien que cinq minutes. C’est à cela que vous devez vous attacher et non pas à tout ce qui est à côté, car tout ce qui est à côté fait partie de votre expérimentation.<br />
<br />
Vous pouvez vous aimer certes, vous pouvez aimer l’autre en vous oubliant totalement, mais attention que ce ne soit pas un leurre, une illusion. Vous êtes souvent aveuglé par l’illusion de l’Amour et c’est pour cela que vous ne pouvez pas toujours percevoir l’essence de l’Amour.<br />
Plus les voiles tomberont, plus vous comprendrez ce qu’est réellement l’Amour, l’Amour d’un couple, l’Amour pour des enfants, l’Amour pour des amis.<br />
<br />
En attendant que ce jour béni arrive, il faut encore nettoyer à grande eau, il faut laisser remonter à la surface une multitude de "petites bulles", surtout ne pas les refouler, et les renvoyer d’où elles viennent. Il faut les laisser remonter et éclater à la surface. Un jour il n’y aura plus du tout de petites bulles, et à ce moment là vous serez prêts à vivre l’unité et l’harmonie dans votre couple, dans votre famille, dans votre groupe. Nous le disons encore une fois, ayez le courage de vous voir tels que vous êtes, ayez le courage d’exprimer ce que vous êtes, il n’y a qu’ainsi que vous pourrez grandir.<br />
<br />
C’est très bien d’accepter l’autre tel qu’il est, mais il faut aussi s’accepter soi-même. Vous oubliez qu’il y a toujours une résonance entre la non-acceptation de l’autre et celle de vous-même, qui peut être une incompréhension, une peur. Lorsqu’il y a un problème relationnel, essayez tout d’abord, avant de voir l’autre tel qu’il est, de comprendre pourquoi son comportement vous a heurté, même s’il vous paraît injuste.<br />
<br />
Pourquoi cette injustice vous blesse-t-elle ?<br />
Pourquoi êtes-vous dans l’incompréhension ?<br />
<br />
Nous pouvons vous certifier que lorsque vous vous serez réellement posé ces questions, vous n’aurez même plus à demander d’accepter l’autre tel qu’il est, parce que cela sera automatique.<br />
<br />
C’est la non-acceptation de vous-même et la résonance du comportement de l’autre qui sont la clé de toute dualité.<br />
Toute transformation doit commencer par soi. Vous demandez toujours beaucoup plus aux autres qu’ils ne peuvent donner, et vous n’avez pas conscience de ce que vous pouvez vous demander. N’oubliez pas ce que nous avons dit, l’autre est un révélateur. Lorsqu’il y a dualité, cherchez le pourquoi de cette dualité.<br />
<br />
La dualité c’est souvent l’injustice, mais l’injustice pour qui ?<br />
<br />
<br />
L’injustice est parfois pour les deux qui sont dans l’incompréhension mutuelle, car une parole maladroite peut être parfois perçue avec beaucoup plus d’ampleur par celui qui la reçoit, car elle va réveiller en lui des sentiments, des émotions parfois insoupçonnés.<br />
<br />
Le principal, c’est que vos cœurs aient ressenti l’Amour, une fois, deux fois, dix fois, vingt fois, mille fois. Vous savez que vous êtes capable d’aimer, vous savez que vous êtes capable de vibrer, et ce que vous avez réussi un jour, demain ou après demain vous le réussirez à nouveau. Vous savez que vous avez réussi à exprimer cette émotion extraordinaire, alors soyez patients. Travaillez afin que vous puissiez encore et encore l’exprimer et surtout ne vous découragez pas.<br />
<br />
Vous avez sur terre différentes philosophies, notamment la philosophie bouddhiste, qui est essentiellement basée sur le travail d’intériorisation, sur le travail sur soi, et qui est très important.<br />
<br />
Le Christ est venu vous aider à comprendre qu’il fallait donner, car cela aussi est essentiel, mais si vous donnez en vous oubliant, c’est-à-dire en oubliant d’avancer, vous ne pourrez bientôt plus le faire, car vous n’aurez plus rien à donner, vous vous serez totalement desséché dans ce don. Rappelez-vous qu’il faut savoir donner, mais qu’il faut savoir aussi donner à soi-même, il faut savoir se comprendre et s’aimer pour mieux comprendre et aimer les autres.<br />
Essayez aussi de recevoir l’Amour Universel, de faire remonter à votre conscience cet Amour immense qui est en vous, afin que vous ne vous desséchiez jamais dans le don que vous ferez de vous.<br />
<br />
Il y a des milliers de façons d’aimer, de façons de concevoir le sentiment Amour, l’énergie Amour, l’Amour Universel. Chacun exprime l’Amour avec son évolution du moment, avec sa conscience du moment, avec son état d’âme du moment. L’Amour, ne s’enferme pas, l’Amour est libre comme l’air, l’Amour est invisible et cependant tellement présent ! L’Amour est en vous, n’en doutez pas, même si parfois il ne s’exprime pas. L’Amour est partout.<br />
<br />
Vous exigez toujours trop de l’autre et vous ne vous aimez pas assez. En fait, vous attendez que l’autre vous donne le manque que vous avez en vous pour emplir un vide. C’est l’incapacité de faire remonter cet Amour qui est en vous et qui est encore voilé, qui fait que vous réclamez toujours et encore plus d’Amour à l’autre. L’autre ne peut vous donner tout ce que vous demandez car il est dans la même incapacité de faire remonter, de faire grandir cet Amour en lui, car il est dans le même manque.<br />
<br />
Quand vous aurez complètement compris cela, vous vous tournerez un petit peu plus vers votre Amour intérieur, vous aurez un autre regard sur ceux qui vivent autour de vous et vous les remercierez pour tout l’Amour qu’ils vous donnent.<br />
<br />
Imaginez un beau ciel bleu et le soleil. Le soleil c’est votre Amour. Parfois, devant le soleil, passent de gros nuages, mais ce n’est pas pour cela que le soleil ne brille pas ! Il faut donc attendre que le gros nuage s’en aille et que le soleil brille à nouveau. N’oubliez pas cette image, elle vous aidera à progresser dans l’Amour. Quand vous avez l’impression que vous n’aimez pas ou que vous ne vous aimez pas, c’est qu’il y a un gros nuage qui cache votre soleil intérieur. Dîtes vous simplement qu’un petit coup de vent, un petit effort de volonté parfois suffiront à chasser ce nuage afin que le soleil resplendisse de nouveau en vous.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[textes spirituels]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3702</link>
			<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 11:02:18 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3702</guid>
			<description><![CDATA[Le bol de soupe (lu dans une revue paroissiale)<br />
<br />
<br />
Un jour, au comptoir d'un self-service, une femme achète un bol de soupe.<br />
<br />
Elle va s'installer à une table, y pose son plateau, et, là, elle s'aperçoit qu'elle a complètement oublié de prendre une cuillère.<br />
<br />
Elle repart aussitôt en direction du comptoir.<br />
<br />
En revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un homme mal habillé assis devant son bol, trempant sa propre cuillère dans la soupe.<br />
<br />
-"Quel sans-gêne !", pense-t-elle.<br />
<br />
Mais comme il n'a pas l'air méchant, elle décide de ne pas le brusquer.<br />
<br />
-"Vous permettez ?", lui demande-t-elle en tirant la soupe de son côté.<br />
<br />
Son interlocuteur ne répond que par un large sourire.<br />
<br />
Elle commence alors à manger.<br />
<br />
L'homme mal habillé retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table.<br />
<br />
A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d'amabilité dans le geste et le regard qu'elle le laisse faire, désarmée.<br />
<br />
Ils mangent à tour de rôle.<br />
<br />
Elle est décontenancée, son indignation a fait place à la surprise, elle se sent même un peu complice.<br />
<br />
La soupe terminée, l'homme mal habillé se lève et lui fait signe de ne pas bouger.<br />
<br />
Il revient un instant après avec une abondante portion de frites qu'il pose au milieu de la table et l'invite à se servir.<br />
<br />
Elle accepte, pensant qu'il veut peut-être se faire pardonner d'avoir mangé dans son bol, et ils partagent les frites.<br />
<br />
Puis, l'homme se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et il prononce l'un de ses premiers mots : "Merci !"<br />
<br />
Elle reste un moment, pensive, puis songe à s'en aller.<br />
<br />
Elle cherche son sac à main qu'elle a accroché au dossier de la chaise... Plus de sac !<br />
<br />
Mais alors, cet homme mal habillé n'était qu'un voleur ?!<br />
<br />
Elle s'apprête à demander de l'aide pour qu'on le poursuive... lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact et froid, posé sur la table voisine, devant la chaise où est accroché... son sac à main.<br />
<br />
Il manque une cuillère sur le plateau.<br />
<br />
 <br />
<br />
Cher frère blanc (origine inconnue)<br />
<br />
Cher frère blanc,<br />
<br />
Quand je suis né j'étais noir,<br />
<br />
Quand j'ai grandi j'étais noir,<br />
<br />
Quand je vais au soleil je suis noir,<br />
<br />
Quand je mourrai je serai noir.<br />
<br />
Tandis que toi, homme blanc,<br />
<br />
Quand tu es né tu étais rose,<br />
<br />
Quand tu as grandi tu étais blanc,<br />
<br />
Quand tu vas au soleil tu es rouge,<br />
<br />
Quand tu as froid tu es bleu,<br />
<br />
Quand tu as peur tu es vert,<br />
<br />
Quand tu es malade tu es jaune,<br />
<br />
Quand tu mourras tu seras gris.<br />
<br />
Et après cela, tu as le toupet<br />
<br />
De m'appeler "homme de couleur" !<br />
<br />
    <br />
<br />
Poème de l'enfant dans le ventre de sa mère (lu dans une revue paroissiale)<br />
<br />
1-Dans le ventre de ma mère<br />
<br />
J'habitais un grand château,<br />
<br />
Un château plein de mystère,<br />
<br />
Dans ma chambre bien au chaud.<br />
<br />
2-J'y faisais de petits sommes,<br />
<br />
J'y faisais de petits sauts,<br />
<br />
Tout heureux de vivre comme<br />
<br />
Un petit poisson dans l'eau.<br />
<br />
3-Et je sentais sur le mur,<br />
<br />
Au dehors, tout doucement,<br />
<br />
Qui passaient comme un murmure,<br />
<br />
Les mains douces de maman.<br />
<br />
    <br />
<br />
"Tout le monde", "Quelqu'un", "Chacun" et "personne" (lu dans une salle de classe, dans un collège)<br />
<br />
Il était une fois quatre individus que l'on appelait : "Tout le monde", "Quelqu'un", "Chacun" et "Personne".<br />
Il y avait un important travail à faire, et on a demandé à "Tout le monde" de le faire.<br />
"Tout le monde" était persuadé que "Quelqu'un" le ferait.<br />
"Chacun" pouvait l'avoir fait, mais en réalité "Personne" ne le fit.<br />
"Quelqu'un" se fâcha car c'était le travail de "Tout le monde" !<br />
"Tout le monde" pensa que "Chacun" pouvait le faire, et "Personne" ne doutait que "Quelqu'un" le ferait.<br />
En fin de compte, "Tout le monde" fit des reproches à "Chacun" parce que "Personne" n'avait fait ce que "Quelqu'un" aurait pu faire.<br />
Moralité :<br />
<br />
Sans vouloir le reprocher à tout le monde, il serait bon que chacun fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir que quelqu'un le fera à sa place. Car l'expérience montre que là où on attend quelqu'un, généralement on ne trouve personne !<br />
Je vais de ce pas transmettre ce texte à tout le monde afin que chacun puisse l'envoyer à quelqu'un... sans oublier personne ! <br />
<br />
    <br />
<br />
Le Tiramisu de l'estime de soi (texte paru dans "Don Bosco Aujourd'hui" de juin 2009)<br />
Ingrédients : 500g de confiance en soi / 3dl d'amitié / 2 cuillères à soupe de qualités acquises / 1 œuf de personnalité / 150g d'amusement ou d'humour / 50g de remise en question / plusieurs boîtes d'amis bienveillants.<br />
<br />
Comment faire ?<br />
<br />
<br />
1-cassez l'œuf de personnalité et séparez la gêne et les défauts d'avec les qualités naturelles.<br />
<br />
2-faites monter les qualités naturelles en neige pour qu'elles prennent plus de volume.<br />
<br />
3-mélangez la gêne et les défauts avec l'amusement et l'humour pour les adoucir, et incorporez les 500g de confiance en soi.<br />
<br />
4-ajoutez délicatement les qualités naturelles montées en neige au mélange obtenu.<br />
<br />
5-trempez tous les amis dans les 3dl d'amitié et placez-les dans un grand cœur.<br />
<br />
6-recouvrez le tout avec le mélange auquel vous aurez rajouté les 2 cuillère à soupe de qualités acquises.<br />
<br />
7-saupoudrez d'un peu de remise en question et de réalisme pour éviter que cela ne vous monte à la tête.<br />
<br />
8-laissez reposer au calme pendant quelques heures.<br />
<br />
 <br />
Les vieux de mon île (sublime chanson créole sur le thème de la vieillesse, interprétée par la chanteuse réunionnaise Jacqueline Farreyrol >>)<br />
Couplet 1 :   <br />
<br />
Est-ce à votre jeunesse crucifiée de misère<br />
Que vous devez ces yeux aux étranges lumières ?<br />
Est-ce votre pays aux couleurs bleu marine<br />
Qui vous fait don d'un feu qui jamais ne décline?<br />
<br />
Couplet 2 :  <br />
Chacun de vos matins est comme une promesse,<br />
Et sous vos cheveux blancs, des projets en couleurs.<br />
Le temps n'aura pas su blesser votre jeunesse :<br />
Pas une ride, enfin aux rives de vos cœurs.<br />
<br />
Refrain :  <br />
<br />
Ils n'ont pas eu la vie facile,<br />
Les vieux de mon île<br />
N'ont pas vu passer le temps, pourtant,<br />
Comme les roseaux fragiles,<br />
Résistent à l'assaut du vent.<br />
Malgré les jours qui défilent<br />
Au fil de leurs cheveux blancs,<br />
Les vieux de mon île<br />
Font des projets pour longtemps.<br />
<br />
Couplet 3 :    <br />
<br />
Cyclones de tourments ont traversé vos vies.<br />
Vous êtes là pourtant, le sourire dans le cœur.<br />
<br />
Grand mère, de ma vie, vous êtes la musique,<br />
Le soleil de mes nuits, le vent dans mes cheveux.<br />
<br />
Apprenez-moi par coeur les paroles magiques<br />
Qui vous font voir la mort comme un présent de Dieu.<br />
<br />
Couplet 4 :    <br />
<br />
Vous êtes ce parfum, ce souffle de tendresse,<br />
Cette étrange douceur qui emplit la maison.<br />
Vous avez le secret des sourires caresses,<br />
De l'amour partagé en mille floraisons.<br />
<br />
Couplet 5 :    <br />
Et quand viendra le jour de votre grand voyage,<br />
Du haut de l'infini, du dernier rendez-vous,<br />
Rappelez-moi les mots de l'unique message,<br />
Pour apprendre à aimer, j'ai tant besoin de vous.<br />
<br />
Refrain :    <br />
<br />
Ils n'ont pas eu la vie facile,<br />
Les vieux de mon île<br />
N'ont pas vu passer le temps, pourtant,<br />
Comme les roseaux fragiles,<br />
Résistent à l'assaut du vent.<br />
<br />
Malgré les jours qui défilent<br />
Au fil de leurs cheveux blancs,<br />
Les vieux de mon île<br />
Font des projets pour longtemps...<br />
<br />
    <br />
<br />
La parabole de la poterie (texte diffusé par l'association "Mère de Miséricorde")<br />
<br />
Un vendeur d'eau, chaque matin, se rend à la rivière, remplit ses deux poteries, part à la ville distribuer l'eau à ses clients.<br />
<br />
Une des ses poteries, fissurée, perd de l'eau; l'autre, toute neuve, rapporte plus d'argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.<br />
<br />
Elle décide, un matin, de se confier à son patron :<br />
<br />
-"Tu sais, dit-elle, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l'argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonnes mes faiblesses".<br />
<br />
Le lendemain, en route vers la rivière, notre patron interpelle sa poterie fissurée, et lui dit :<br />
<br />
-"Regarde sur le bord de la route. C'est joli, c'est plein de fleurs. C'est grâce à toi, réplique le patron. C'est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté de la route. J'ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long de la route, et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour".<br />
<br />
Nous sommes tous un peu fissurés, mais Dieu, si nous le lui demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses.<br />
<br />
    <br />
<br />
Les quatre bougies de l'Avent (texte paru dans une feuille paroissiale)   <br />
<br />
Nous sommes le soir de Noël. Dans l'église, les quatre bougies de l'Avent brûlent doucement. L'ambiance est tellement silencieuse qu'on peut les entendre se parler entre elles.<br />
<br />
La première dit : "Je suis la PAIX ! Je suis bien fragile et les humains n'arrivent pas à me maintenir allumée. Je crois que je vais m'éteindre".<br />
<br />
Et la flamme de la paix commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
La seconde dit : "Je suis la FOI ! Hélas, je me sens superflue. Les gens ne veulent rien savoir de moi. Et puisque la paix n'existe plus pour éclairer le monde, je ne suis plus indispensable. Cela ne sert à rien que je reste allumée".<br />
<br />
Et la flamme de la foi commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
La troisième dit : 'Je suis l’Amour ! Je n'ai plus la force de continuer ainsi. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même ceux qui sont proches et qui les aiment".<br />
<br />
Et la flamme de l'amour commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
Soudain, un enfant entre dans l'église et voit les trois bougies éteintes : "Mais qu'est-ce qui se passe, ici ? Vous devez rester allumée jusqu'à la fin !"<br />
<br />
En disant cela, il commence à pleurer.<br />
<br />
C'est alors que la quatrième bougie prend la parole : "N'aie pas peur, tant que ma flamme brillera, nous pourrons rallumer les autres bougies. Je suis l’espérance !"<br />
<br />
L'enfant retrouve alors le sourire et, avec la bougie de l'espérance, il rallume les trois autres.<br />
<br />
    <br />
<br />
Le vieux rabbin qui parlait du péché à ses enfants (texte paru dans la revue "Prier")<br />
<br />
Un vieux rabbin racontait à ses enfants :<br />
<br />
Chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsqu'il commet une faute, le fil est cassé.<br />
<br />
Mais lorsqu'on regrette sa faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu'avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu !<br />
<br />
Ainsi, de chute en chute, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons peu à peu du Seigneur.<br />
<br />
Finalement, chacun de nos péchés est ainsi l'occasion de raccourcir d'un cran la corde à nœuds, et d'arriver tout près du cœur de Dieu.<br />
<br />
    <br />
<br />
L'histoire des grenouilles et de la tour (texte paru dans la revue "Maria")<br />
<br />
Il était une fois de toutes petites grenouilles qui avaient concocté une compétition entre elles. Le but était d'atteindre le sommet d'une tour assez haute. Une grande foule se rassembla pour regarder la course et encourager les participants.<br />
<br />
Le pistolet se fit entendre et les petites concurrentes sautèrent en avant à toute vitesse. Mais honnêtement, il n'y avait personne dans l'assistance qui croyait que les petites grenouilles atteindraient le sommet. La foule criait des choses comme : "Oh, c'est beaucoup trop difficile !", "Elles n'arriveront jamais tout là-haut !" ou "C'est impossible qu'elles réussissent, la tour est beaucoup trop haute !"<br />
<br />
Les petites grenouilles commençaient à retomber par terre l'une après l'autre… sauf celles qui, dans un nouvel élan, montaient de plus en plus haut. La foule criait toujours : "C'est trop difficile, personne n'y arrivera !"<br />
<br />
Encore beaucoup de petites grenouilles se fatiguèrent et abandonnèrent. Mais il y en avait une qui continuait à monter de plus en plus haut. Elle refusait de laisser tomber le défi. A la fin, tout le monde avait cédé sauf cette petite grenouille qui, après un gros effort, arriva jusqu'au sommet.<br />
<br />
Après la course toutes les autres grenouilles voulaient savoir comment elle avait réussi un tel exploit que personne ne croyait possible.<br />
<br />
Il paraît qu'elle était sourde !!!<br />
<br />
  <br />
<br />
Emmanuel (texte d'Adémar de Borros, poète brésilien)<br />
<br />
Une nuit je fis un rêve.<br />
<br />
Je me vis marchant le long d'une plage<br />
<br />
En compagnie du Seigneur.<br />
<br />
Dans le ciel surgissait toutes les scènes de ma vie.<br />
<br />
Pour chaque scène je remarquai<br />
<br />
Deux traces de pas dans le sable,<br />
<br />
Une, la mienne, l'autre, celle du Seigneur.<br />
<br />
Alors que la dernière scène de ma vie passait devant nous,<br />
<br />
Je me retournai pour voir les traces dans le sable.<br />
<br />
Je vis que plusieurs fois sur le chemin de ma vie<br />
<br />
Il n'y avait qu'une seule trace de pas,<br />
<br />
Ceci justement dans les moments les plus tristes et les plus éprouvants.<br />
<br />
Perplexe, j'interrogeai le Seigneur :<br />
<br />
"Seigneur, tu avais promis qu'une fois que j'aurais décidé de te suivre,<br />
<br />
Tu marcherais avec moi tout au long du chemin;<br />
<br />
Mais je remarque que pendant les périodes les plus difficiles de ma vie<br />
<br />
Il n'y a qu'une trace de pas.<br />
<br />
Je ne comprends pas que, dans les moments où tu m'étais le plus nécessaire, tu m'aies délaissé !"<br />
<br />
Le Seigneur répondit : "Mon enfant, je t'aime,<br />
<br />
Jamais je ne t'ai abandonné<br />
<br />
Et jamais je ne t'abandonnerai.<br />
<br />
Pendant les périodes d'épreuves et de souffrances,<br />
<br />
Quand tu n'as vu qu'une trace de pas,<br />
<br />
C'est que je te portais…"]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Le bol de soupe (lu dans une revue paroissiale)<br />
<br />
<br />
Un jour, au comptoir d'un self-service, une femme achète un bol de soupe.<br />
<br />
Elle va s'installer à une table, y pose son plateau, et, là, elle s'aperçoit qu'elle a complètement oublié de prendre une cuillère.<br />
<br />
Elle repart aussitôt en direction du comptoir.<br />
<br />
En revenant à sa place une minute plus tard, elle trouve un homme mal habillé assis devant son bol, trempant sa propre cuillère dans la soupe.<br />
<br />
-"Quel sans-gêne !", pense-t-elle.<br />
<br />
Mais comme il n'a pas l'air méchant, elle décide de ne pas le brusquer.<br />
<br />
-"Vous permettez ?", lui demande-t-elle en tirant la soupe de son côté.<br />
<br />
Son interlocuteur ne répond que par un large sourire.<br />
<br />
Elle commence alors à manger.<br />
<br />
L'homme mal habillé retire un peu le bol vers lui et le laisse au milieu de la table.<br />
<br />
A son tour, il plonge sa cuillère et mange, mais avec tant d'amabilité dans le geste et le regard qu'elle le laisse faire, désarmée.<br />
<br />
Ils mangent à tour de rôle.<br />
<br />
Elle est décontenancée, son indignation a fait place à la surprise, elle se sent même un peu complice.<br />
<br />
La soupe terminée, l'homme mal habillé se lève et lui fait signe de ne pas bouger.<br />
<br />
Il revient un instant après avec une abondante portion de frites qu'il pose au milieu de la table et l'invite à se servir.<br />
<br />
Elle accepte, pensant qu'il veut peut-être se faire pardonner d'avoir mangé dans son bol, et ils partagent les frites.<br />
<br />
Puis, l'homme se lève pour prendre congé avec un ample salut de la tête et il prononce l'un de ses premiers mots : "Merci !"<br />
<br />
Elle reste un moment, pensive, puis songe à s'en aller.<br />
<br />
Elle cherche son sac à main qu'elle a accroché au dossier de la chaise... Plus de sac !<br />
<br />
Mais alors, cet homme mal habillé n'était qu'un voleur ?!<br />
<br />
Elle s'apprête à demander de l'aide pour qu'on le poursuive... lorsque ses yeux tombent sur un bol de soupe intact et froid, posé sur la table voisine, devant la chaise où est accroché... son sac à main.<br />
<br />
Il manque une cuillère sur le plateau.<br />
<br />
 <br />
<br />
Cher frère blanc (origine inconnue)<br />
<br />
Cher frère blanc,<br />
<br />
Quand je suis né j'étais noir,<br />
<br />
Quand j'ai grandi j'étais noir,<br />
<br />
Quand je vais au soleil je suis noir,<br />
<br />
Quand je mourrai je serai noir.<br />
<br />
Tandis que toi, homme blanc,<br />
<br />
Quand tu es né tu étais rose,<br />
<br />
Quand tu as grandi tu étais blanc,<br />
<br />
Quand tu vas au soleil tu es rouge,<br />
<br />
Quand tu as froid tu es bleu,<br />
<br />
Quand tu as peur tu es vert,<br />
<br />
Quand tu es malade tu es jaune,<br />
<br />
Quand tu mourras tu seras gris.<br />
<br />
Et après cela, tu as le toupet<br />
<br />
De m'appeler "homme de couleur" !<br />
<br />
    <br />
<br />
Poème de l'enfant dans le ventre de sa mère (lu dans une revue paroissiale)<br />
<br />
1-Dans le ventre de ma mère<br />
<br />
J'habitais un grand château,<br />
<br />
Un château plein de mystère,<br />
<br />
Dans ma chambre bien au chaud.<br />
<br />
2-J'y faisais de petits sommes,<br />
<br />
J'y faisais de petits sauts,<br />
<br />
Tout heureux de vivre comme<br />
<br />
Un petit poisson dans l'eau.<br />
<br />
3-Et je sentais sur le mur,<br />
<br />
Au dehors, tout doucement,<br />
<br />
Qui passaient comme un murmure,<br />
<br />
Les mains douces de maman.<br />
<br />
    <br />
<br />
"Tout le monde", "Quelqu'un", "Chacun" et "personne" (lu dans une salle de classe, dans un collège)<br />
<br />
Il était une fois quatre individus que l'on appelait : "Tout le monde", "Quelqu'un", "Chacun" et "Personne".<br />
Il y avait un important travail à faire, et on a demandé à "Tout le monde" de le faire.<br />
"Tout le monde" était persuadé que "Quelqu'un" le ferait.<br />
"Chacun" pouvait l'avoir fait, mais en réalité "Personne" ne le fit.<br />
"Quelqu'un" se fâcha car c'était le travail de "Tout le monde" !<br />
"Tout le monde" pensa que "Chacun" pouvait le faire, et "Personne" ne doutait que "Quelqu'un" le ferait.<br />
En fin de compte, "Tout le monde" fit des reproches à "Chacun" parce que "Personne" n'avait fait ce que "Quelqu'un" aurait pu faire.<br />
Moralité :<br />
<br />
Sans vouloir le reprocher à tout le monde, il serait bon que chacun fasse ce qu'il doit sans nourrir l'espoir que quelqu'un le fera à sa place. Car l'expérience montre que là où on attend quelqu'un, généralement on ne trouve personne !<br />
Je vais de ce pas transmettre ce texte à tout le monde afin que chacun puisse l'envoyer à quelqu'un... sans oublier personne ! <br />
<br />
    <br />
<br />
Le Tiramisu de l'estime de soi (texte paru dans "Don Bosco Aujourd'hui" de juin 2009)<br />
Ingrédients : 500g de confiance en soi / 3dl d'amitié / 2 cuillères à soupe de qualités acquises / 1 œuf de personnalité / 150g d'amusement ou d'humour / 50g de remise en question / plusieurs boîtes d'amis bienveillants.<br />
<br />
Comment faire ?<br />
<br />
<br />
1-cassez l'œuf de personnalité et séparez la gêne et les défauts d'avec les qualités naturelles.<br />
<br />
2-faites monter les qualités naturelles en neige pour qu'elles prennent plus de volume.<br />
<br />
3-mélangez la gêne et les défauts avec l'amusement et l'humour pour les adoucir, et incorporez les 500g de confiance en soi.<br />
<br />
4-ajoutez délicatement les qualités naturelles montées en neige au mélange obtenu.<br />
<br />
5-trempez tous les amis dans les 3dl d'amitié et placez-les dans un grand cœur.<br />
<br />
6-recouvrez le tout avec le mélange auquel vous aurez rajouté les 2 cuillère à soupe de qualités acquises.<br />
<br />
7-saupoudrez d'un peu de remise en question et de réalisme pour éviter que cela ne vous monte à la tête.<br />
<br />
8-laissez reposer au calme pendant quelques heures.<br />
<br />
 <br />
Les vieux de mon île (sublime chanson créole sur le thème de la vieillesse, interprétée par la chanteuse réunionnaise Jacqueline Farreyrol >>)<br />
Couplet 1 :   <br />
<br />
Est-ce à votre jeunesse crucifiée de misère<br />
Que vous devez ces yeux aux étranges lumières ?<br />
Est-ce votre pays aux couleurs bleu marine<br />
Qui vous fait don d'un feu qui jamais ne décline?<br />
<br />
Couplet 2 :  <br />
Chacun de vos matins est comme une promesse,<br />
Et sous vos cheveux blancs, des projets en couleurs.<br />
Le temps n'aura pas su blesser votre jeunesse :<br />
Pas une ride, enfin aux rives de vos cœurs.<br />
<br />
Refrain :  <br />
<br />
Ils n'ont pas eu la vie facile,<br />
Les vieux de mon île<br />
N'ont pas vu passer le temps, pourtant,<br />
Comme les roseaux fragiles,<br />
Résistent à l'assaut du vent.<br />
Malgré les jours qui défilent<br />
Au fil de leurs cheveux blancs,<br />
Les vieux de mon île<br />
Font des projets pour longtemps.<br />
<br />
Couplet 3 :    <br />
<br />
Cyclones de tourments ont traversé vos vies.<br />
Vous êtes là pourtant, le sourire dans le cœur.<br />
<br />
Grand mère, de ma vie, vous êtes la musique,<br />
Le soleil de mes nuits, le vent dans mes cheveux.<br />
<br />
Apprenez-moi par coeur les paroles magiques<br />
Qui vous font voir la mort comme un présent de Dieu.<br />
<br />
Couplet 4 :    <br />
<br />
Vous êtes ce parfum, ce souffle de tendresse,<br />
Cette étrange douceur qui emplit la maison.<br />
Vous avez le secret des sourires caresses,<br />
De l'amour partagé en mille floraisons.<br />
<br />
Couplet 5 :    <br />
Et quand viendra le jour de votre grand voyage,<br />
Du haut de l'infini, du dernier rendez-vous,<br />
Rappelez-moi les mots de l'unique message,<br />
Pour apprendre à aimer, j'ai tant besoin de vous.<br />
<br />
Refrain :    <br />
<br />
Ils n'ont pas eu la vie facile,<br />
Les vieux de mon île<br />
N'ont pas vu passer le temps, pourtant,<br />
Comme les roseaux fragiles,<br />
Résistent à l'assaut du vent.<br />
<br />
Malgré les jours qui défilent<br />
Au fil de leurs cheveux blancs,<br />
Les vieux de mon île<br />
Font des projets pour longtemps...<br />
<br />
    <br />
<br />
La parabole de la poterie (texte diffusé par l'association "Mère de Miséricorde")<br />
<br />
Un vendeur d'eau, chaque matin, se rend à la rivière, remplit ses deux poteries, part à la ville distribuer l'eau à ses clients.<br />
<br />
Une des ses poteries, fissurée, perd de l'eau; l'autre, toute neuve, rapporte plus d'argent. La pauvre fissurée se sent inférieure.<br />
<br />
Elle décide, un matin, de se confier à son patron :<br />
<br />
-"Tu sais, dit-elle, je suis consciente de mes limites. Tu perds de l'argent à cause de moi, car je suis à moitié vide quand nous arrivons en ville. Pardonnes mes faiblesses".<br />
<br />
Le lendemain, en route vers la rivière, notre patron interpelle sa poterie fissurée, et lui dit :<br />
<br />
-"Regarde sur le bord de la route. C'est joli, c'est plein de fleurs. C'est grâce à toi, réplique le patron. C'est toi qui, chaque matin, arroses le bas-côté de la route. J'ai acheté un paquet de graines de fleurs et je les ai semées le long de la route, et toi, sans le savoir et sans le vouloir, tu les arroses chaque jour".<br />
<br />
Nous sommes tous un peu fissurés, mais Dieu, si nous le lui demandons, sait faire des merveilles avec nos faiblesses.<br />
<br />
    <br />
<br />
Les quatre bougies de l'Avent (texte paru dans une feuille paroissiale)   <br />
<br />
Nous sommes le soir de Noël. Dans l'église, les quatre bougies de l'Avent brûlent doucement. L'ambiance est tellement silencieuse qu'on peut les entendre se parler entre elles.<br />
<br />
La première dit : "Je suis la PAIX ! Je suis bien fragile et les humains n'arrivent pas à me maintenir allumée. Je crois que je vais m'éteindre".<br />
<br />
Et la flamme de la paix commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
La seconde dit : "Je suis la FOI ! Hélas, je me sens superflue. Les gens ne veulent rien savoir de moi. Et puisque la paix n'existe plus pour éclairer le monde, je ne suis plus indispensable. Cela ne sert à rien que je reste allumée".<br />
<br />
Et la flamme de la foi commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
La troisième dit : 'Je suis l’Amour ! Je n'ai plus la force de continuer ainsi. Les gens me laissent de côté et ne comprennent pas mon importance. Ils oublient même ceux qui sont proches et qui les aiment".<br />
<br />
Et la flamme de l'amour commence à baisser, jusqu'à s'éteindre complètement.<br />
<br />
Soudain, un enfant entre dans l'église et voit les trois bougies éteintes : "Mais qu'est-ce qui se passe, ici ? Vous devez rester allumée jusqu'à la fin !"<br />
<br />
En disant cela, il commence à pleurer.<br />
<br />
C'est alors que la quatrième bougie prend la parole : "N'aie pas peur, tant que ma flamme brillera, nous pourrons rallumer les autres bougies. Je suis l’espérance !"<br />
<br />
L'enfant retrouve alors le sourire et, avec la bougie de l'espérance, il rallume les trois autres.<br />
<br />
    <br />
<br />
Le vieux rabbin qui parlait du péché à ses enfants (texte paru dans la revue "Prier")<br />
<br />
Un vieux rabbin racontait à ses enfants :<br />
<br />
Chacun de nous est relié à Dieu par un fil. Et lorsqu'il commet une faute, le fil est cassé.<br />
<br />
Mais lorsqu'on regrette sa faute, Dieu fait un nœud au fil. Du coup, le fil est plus court qu'avant. Et le pécheur est un peu plus près de Dieu !<br />
<br />
Ainsi, de chute en chute, de faute en repentir, de nœud en nœud, nous nous rapprochons peu à peu du Seigneur.<br />
<br />
Finalement, chacun de nos péchés est ainsi l'occasion de raccourcir d'un cran la corde à nœuds, et d'arriver tout près du cœur de Dieu.<br />
<br />
    <br />
<br />
L'histoire des grenouilles et de la tour (texte paru dans la revue "Maria")<br />
<br />
Il était une fois de toutes petites grenouilles qui avaient concocté une compétition entre elles. Le but était d'atteindre le sommet d'une tour assez haute. Une grande foule se rassembla pour regarder la course et encourager les participants.<br />
<br />
Le pistolet se fit entendre et les petites concurrentes sautèrent en avant à toute vitesse. Mais honnêtement, il n'y avait personne dans l'assistance qui croyait que les petites grenouilles atteindraient le sommet. La foule criait des choses comme : "Oh, c'est beaucoup trop difficile !", "Elles n'arriveront jamais tout là-haut !" ou "C'est impossible qu'elles réussissent, la tour est beaucoup trop haute !"<br />
<br />
Les petites grenouilles commençaient à retomber par terre l'une après l'autre… sauf celles qui, dans un nouvel élan, montaient de plus en plus haut. La foule criait toujours : "C'est trop difficile, personne n'y arrivera !"<br />
<br />
Encore beaucoup de petites grenouilles se fatiguèrent et abandonnèrent. Mais il y en avait une qui continuait à monter de plus en plus haut. Elle refusait de laisser tomber le défi. A la fin, tout le monde avait cédé sauf cette petite grenouille qui, après un gros effort, arriva jusqu'au sommet.<br />
<br />
Après la course toutes les autres grenouilles voulaient savoir comment elle avait réussi un tel exploit que personne ne croyait possible.<br />
<br />
Il paraît qu'elle était sourde !!!<br />
<br />
  <br />
<br />
Emmanuel (texte d'Adémar de Borros, poète brésilien)<br />
<br />
Une nuit je fis un rêve.<br />
<br />
Je me vis marchant le long d'une plage<br />
<br />
En compagnie du Seigneur.<br />
<br />
Dans le ciel surgissait toutes les scènes de ma vie.<br />
<br />
Pour chaque scène je remarquai<br />
<br />
Deux traces de pas dans le sable,<br />
<br />
Une, la mienne, l'autre, celle du Seigneur.<br />
<br />
Alors que la dernière scène de ma vie passait devant nous,<br />
<br />
Je me retournai pour voir les traces dans le sable.<br />
<br />
Je vis que plusieurs fois sur le chemin de ma vie<br />
<br />
Il n'y avait qu'une seule trace de pas,<br />
<br />
Ceci justement dans les moments les plus tristes et les plus éprouvants.<br />
<br />
Perplexe, j'interrogeai le Seigneur :<br />
<br />
"Seigneur, tu avais promis qu'une fois que j'aurais décidé de te suivre,<br />
<br />
Tu marcherais avec moi tout au long du chemin;<br />
<br />
Mais je remarque que pendant les périodes les plus difficiles de ma vie<br />
<br />
Il n'y a qu'une trace de pas.<br />
<br />
Je ne comprends pas que, dans les moments où tu m'étais le plus nécessaire, tu m'aies délaissé !"<br />
<br />
Le Seigneur répondit : "Mon enfant, je t'aime,<br />
<br />
Jamais je ne t'ai abandonné<br />
<br />
Et jamais je ne t'abandonnerai.<br />
<br />
Pendant les périodes d'épreuves et de souffrances,<br />
<br />
Quand tu n'as vu qu'une trace de pas,<br />
<br />
C'est que je te portais…"]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[aide pour interpretation merci!!!]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3701</link>
			<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 21:20:21 +0200</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3701</guid>
			<description><![CDATA[Bonjour,<br />
<br />
Nouvelle sur le forum, je tire les cartes en amatrice depuis le lycée entre copines, pourriez vous m'eclairer sur une question qui me tracasse car elle me concerne et quand je me tire les cartes le résultat n'est jamais clair ou à coté;;;<br />
je vis une periode chaotique avec mon mari surtout cette annee j'aimerai divorcer mais lui ne veut rien entendre pour savoir l'évolution cette anne j'ai tiré:<br />
XI force mat  18lune  1 bateleur synthese imperatrice<br />
je dirais que je surmonte malgrés tout les epreuves avec une volonté pour mener à terme mon projet( de rupture)<br />
le mat dirait que je n'arrive pas à gérer la chose ( son refus) et le moral et au plus bas tout est confus<br />
la lune me laisserai dans un état de passivité et d'imaginaire et d'insouciance par rapport à notre foyer mais peut etre avec le bateleur ce nouveau projet commencera et peut etre j'aurai les moyens nécéssaire pour sa mise en oeuvre<br />
la synthèse imperatrice; j accomplirai cette action au final je ne sais pas me situer dans le temps qu'en pensez vous? mille merci]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Bonjour,<br />
<br />
Nouvelle sur le forum, je tire les cartes en amatrice depuis le lycée entre copines, pourriez vous m'eclairer sur une question qui me tracasse car elle me concerne et quand je me tire les cartes le résultat n'est jamais clair ou à coté;;;<br />
je vis une periode chaotique avec mon mari surtout cette annee j'aimerai divorcer mais lui ne veut rien entendre pour savoir l'évolution cette anne j'ai tiré:<br />
XI force mat  18lune  1 bateleur synthese imperatrice<br />
je dirais que je surmonte malgrés tout les epreuves avec une volonté pour mener à terme mon projet( de rupture)<br />
le mat dirait que je n'arrive pas à gérer la chose ( son refus) et le moral et au plus bas tout est confus<br />
la lune me laisserai dans un état de passivité et d'imaginaire et d'insouciance par rapport à notre foyer mais peut etre avec le bateleur ce nouveau projet commencera et peut etre j'aurai les moyens nécéssaire pour sa mise en oeuvre<br />
la synthèse imperatrice; j accomplirai cette action au final je ne sais pas me situer dans le temps qu'en pensez vous? mille merci]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[L'alchimie]]></title>
			<link>http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3676</link>
			<pubDate>Fri, 23 Mar 2012 21:33:57 +0100</pubDate>
			<guid isPermaLink="false">http://www.laurent-medium.com/forum2/showthread.php?tid=3676</guid>
			<description><![CDATA[L’alchimie a longtemps été confondue avec l’occultisme, la magie et même la sorcellerie. Au mieux, on la réduisait à un ensemble de techniques artisanales pré-chimiques ayant pour objet la composition des teintures, la fabrication synthétique des gemmes et des métaux précieux. Au siècle dernier encore, Marcellin Berthelot ne voyait dans les opérations alchimiques que des expériences de chimie, dont l’objet principal était la recherche de la synthèse de l’or. Afin d’échapper aux enquêtes de police ou pour masquer leurs échecs, les alchimistes auraient usé d’un langage chiffré dont seuls les adeptes possédaient la clef. On en faisait ainsi soit des faux-monnayeurs soit des imposteurs. La découverte des textes alchimiques chinois, en particulier, est venue ruiner cette conception.<br />
<br />
Ces erreurs d’interprétation des textes et cette méconnaissance des doctrines provenaient principalement des difficultés de déchiffrement du langage symbolique des alchimistes. En effet, la lecture de ces traités constituait, à dessein, une épreuve initiatique. Les maîtres ont voulu que leurs disciples mobilisent toutes leurs forces intellectuelles et spirituelles, claires et obscures, pour atteindre à l’illumination. Ceux-ci doivent s’arracher à leur temps et plus encore à eux-mêmes: oublier pour se souvenir. Ils doivent oublier pour retrouver. L’alchimiste a renoncé à la gloire, il devient anonyme. Il recrée et il tente de perfectionner par l’art ce qui a été créé avant lui et laissé imparfait par la nature.<br />
<br />
L’alchimie, aussi bien que l’astrologie et la magie, doit être considérée comme une science traditionnelle. Elle doit être définie en fonction de ses rapports avec les structures et les valeurs des sociétés et des civilisations de type traditionnel, orientales et occidentales, antiques et médiévales où elle est née et où elle s’est développée. Il faut donc la considérer en fonction de ses propres critères et se garder de la réduire à nos systèmes.<br />
<br />
L’alchimie ressemble à une science physico-chimique, mais elle est aussi et surtout une mystique expérimentale. Sa nature est à la fois matérielle et spirituelle, et elle observe principalement les relations entre la vie des métaux et l’âme universelle. Elle désire délivrer l’esprit par la matière et délivrer la matière par l’esprit. Par de nombreux aspects, elle s’apparente à l’art, mais à un art suprême: le traditionnel «Art d’Amour». Elle propose à l’homme de triompher du temps; elle est une recherche de l’absolu.<br />
<br />
Le mot «alchimie» provient de l’arabe al-kimiya , conservé dans le provençal alkimia et dans l’espagnol alquimia. Les noms anglais et allemand ont gardé une dérivation médiévale, attestée aussi dans les anciens noms français «alquémie» et «arkémie» (XIIIe siècle).<br />
<br />
La signification du substantif préarabe kimiya , précédé de l’article défini al , est encore controversée. Littré a rapproché les mots «chimie» et «alchimie» du grec Humia, de Humov, «suc», supposant que l’on désignait ainsi primitivement «l’art relatif aux sucs». Diels a proposé d’y reconnaître plutôt le grec huma, «fusion», lequel indiquerait le caractère métallurgique de ces techniques antiques. Von Lippmann et Gundel ont rejeté l’hypothèse de Diels. Le mot kimiya , par l’intermédiaire du syriaque, dériverait du grec hcmia et il aurait été formé sur l’égyptien kam-it ou kem-it , «noir»; il évoquerait soit la «terre noire», nom traditionnel, selon Plutarque, de l’Égypte, pays qui aurait été le berceau des arts chimiques et alchimiques, soit la «noirceur» caractéristique de la décomposition de certains métaux.<br />
<br />
Encyclopédie de l’Islam mentionne cette dernière hypothèse. Elle rappelle, toutefois, que le mot al-kimiya est synonyme d’al-iksir. Le français «élixir» en dérive. Les Mafatih-al-Ulum ont rapproché kimiya de kama , «tenir secret». Selon al-Safadi, kimiya serait d’origine hébraïque et signifierait que cette science vient de Dieu vivant. Dans le corpus alchimique de Jabir ibn Hayyan, al-iksir est aussi conçu comme une émanation de l’esprit divin.<br />
<br />
Festugière a rappelé que les plus anciens alchimistes grecs «rapportaient le nom et la chose à un fondateur mythique appelé Chémès , Chimès ou Chymès ». La première mention de cette origine apparaît au IVe siècle après J.-C. dans les œuvres du plus célèbre alchimiste alexandrin, Zosime de Panopolis, selon lequel Chémès aurait été un «prophète juif». Cet auteur, selon un procédé fréquent dans la littérature hermétique, voile ainsi une précieuse indication philosophique par un fait pseudo-historique: la légende a ici son sens premier et révèle exactement «ce que l’on doit lire», c’est-à-dire ce que l’initié doit entendre.<br />
<br />
Ayant vécu longtemps à Alexandrie qui comptait alors de nombreux savants juifs, Zosime ne pouvait ignorer qu’en hébreu Chemesch est le nom du Soleil. Afin de préciser son propos, Zosime, dans ses Instructions à Eusébie , déclare: «Le grand Soleil produit l’Œuvre car c’est par le Soleil que tout s’accomplit.» Cet enseignement fondamental est confirmé par les derniers mots de la Tabula Smaragdina , la Table d’émeraude , célèbre «codex» alchimique attribué à Hermès Trismégiste lui-même: «Complet (achevé, accompli) est ce que j’ai dit de l’Opération du Soleil. »<br />
<br />
Selon ces données traditionnelles, l’indication d’al-Safadi sur l’origine hébraïque de kimiya peut d’autant mieux éclairer cette étymologie que le synonyme iksir a conservé aussi un nom antique du Soleil, le grec Seir. Enfin, on observera que le turc chems signifie également «soleil» et que, dans cette langue, chami désigne adjectivement ce qui est d’origine «syrienne».<br />
<br />
On peut restituer ainsi au mot «alchimie» son premier sens probable. Les anciens savants juifs, grecs, syriens et arabes ont vraisemblablement donné ce nom à un savoir sacré, à un ensemble de connaissances ésotériques et initiatiques, à l’antique «art sacerdotal» dont l’enseignement était fondé sur les mystères du Soleil, source de la lumière, de la chaleur et de la vie.<br />
<br />
1. Une synthèse du savoir ésotérique<br />
<br />
Marcellin Berthelot fut le premier à entreprendre la traduction et la publication de collections manuscrites qui n’avaient pas encore été sérieusement étudiées par les historiens des sciences. Ignorant le syriaque et l’arabe, ne connaissant qu’imparfaitement le grec, Berthelot fit appel à des collaborateurs érudits. Ceux-ci, malheureusement, n’étant point informés de la nature des opérations décrites par les textes obscurs et souvent cryptographiques qu’ils devaient traduire, s’en remettaient à la seule autorité de Berthelot afin de décider du sens qu’il convenait de donner à des passages difficiles. Dans ces conditions, on comprend que divers historiens spécialisés et, en particulier, von Lippmann, aient jugé sévèrement la singulière méthode critique de Berthelot. Malgré ces réserves, ses célèbres collections publiées voici près d’un siècle n’ont pas encore été revues ni corrigées philologiquement ni scientifiquement, et l’on continue parfois de tenir pour sérieuses des thèses sur les origines de l’alchimie dont les sources documentaires ont été justement contestées.<br />
<br />
Sans doute la perspective générale de Berthelot avait-elle l’avantage d’être simple et claire. Bornée par l’horizon culturel méditerranéen des «humanités classiques», en un temps où l’on ne soupçonnait point l’existence d’une alchimie chinoise et indienne bien antérieure à celle de l’école d’Alexandrie, l’explication de l’origine de ces théories et de ces pratiques se réduisait aisément à l’interprétation de ce que l’on croyait avoir été leurs plus anciennes structures. Berthelot, à partir des textes alexandrins qu’il avait fait traduire, supposa logiquement que ces connaissances avaient été d’abord artisanales et pré-chimiques: les premiers praticiens n’avaient cherché qu’à imiter l’apparence des gemmes et des métaux précieux, grâce à la composition de teintures et à la fabrication d’alliages ayant la couleur et le poids de l’or et de l’argent. Les résultats obtenus par ces faussaires auraient suffi à les abuser eux-mêmes sur la réalité de ces prétendues transmutations. Ultérieurement, les philosophes et les mystiques auraient contribué à prolonger pendant des siècles cette confusion entre les illusions théoriques et les réalités expérimentales jusqu’à l’avènement de la chimie positive et de la science véritable. Celle-ci, en effet, avait démontré rationnellement, depuis Lavoisier, que les métaux étaient des corps simples, c’est-à-dire indécomposables, ce qui suffisait à prouver le caractère chimérique de leur transmutation et la nature aberrante ou frauduleuse des opérations alchimiques. Ces superstitions médiévales, comme toutes les autres, avaient été heureusement dissipées par le progrès continu des lumières de l’esprit humain.<br />
<br />
À notre époque, cette interprétation positiviste de l’alchimie est devenue elle-même illusoire, historiquement et scientifiquement. Les travaux considérables des orientalistes et, principalement, des sinologues ont révélé la haute antiquité et l’universalité des théories et des pratiques alchimiques traditionnelles, en montrant leur caractère sotériologique fondamental. D’autre part, contrairement aux dogmes lavoisiériens enseignés par les universités occidentales au XIXe siècle, les physiciens nucléaires modernes ont décomposé tous les corps que l’on croyait simples, et vérifié ainsi la théorie alchimique traditionnelle de l’unité de la matière. De plus, la réalisation expérimentale de la transmutation du mercure en or a révélé que la prétendue chimère des alchimistes était singulièrement proche de la nature réelle de la structure atomique de ces deux métaux qui se suivent dans la classification périodique. Aussi d’éminents physiciens, comme Jean Perrin, n’ont-ils pas hésité à reconnaître dans les anciens maîtres de l’alchimie «les précurseurs géniaux des magiciens modernes de l’atome».<br />
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Un monde fermé<br />
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Toutefois, si l’alchimie n’a pas été une pré-chimie, elle ne fut pas davantage une «pré-physique nucléaire». En réalité, les sciences traditionnelles, par leur langage, leurs principes, leurs méthodes, leurs critères, leurs moyens et leurs buts, ne présentent aucun rapport avec les sciences modernes. Un savoir fondé sur le principe d’analogie ne peut jamais être confondu avec des systèmes scientifiques dont toute la cohérence logique repose, en dernière analyse, sur le principe d’identité. L’un relève de la poétique; les autres, de la mathématique. Les sciences du Verbe ne sont pas les sciences du Nombre. Et les civilisations qui sont fondées sur les premières ne peuvent pas concevoir l’homme, la nature ni l’univers comme les cultures et les sociétés qui dépendent des secondes.<br />
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L’alchimie ne peut pas être comprise chimiquement : elle doit être interprétée alchimiquement. Ses théories et ses pratiques n’ont de sens et de portée qu’à l’intérieur de l’univers créé par les alchimistes, pour leur usage et non pas pour le nôtre. C’est un monde essentiellement fermé , historiquement et logiquement lointain. La nébuleuse alchimique, avec ses images tentaculaires, ses labyrinthes peuplés de monstres, ses obsédantes étoiles, gravite au-delà ou en deçà de nos systèmes intellectuels. L’un des premiers historiens de l’alchimie, Lenglet-Dufresnoy, a dit des maîtres de cette science traditionnelle qu’ils sont «les plus illustres rêveurs dont l’humanité ait connaissance».<br />
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Ce monde se donne simultanément pour imaginaire et pour réel, pour spirituel et pour matériel, pour subjectif et pour objectif. À la limite, ses symboles se confondent avec des phénomènes matériellement observables, si bien que la clef de ce vaste code apparemment abstrait est concrète car le seuil d’intelligibilité des textes répond rigoureusement au seuil expérimental du Grand Œuvre.<br />
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En raison des difficultés des problèmes posés par les études alchimiques depuis que l’on a mieux discerné la complexité de leurs données, elles en sont venues à constituer une discipline historique, philologique et philosophique spécialisée. À partir des années vingt, les travaux considérables de von Lippmann, de Ruska, de Holmyard, de Thorndyke, les importantes contributions de Singer, de Taylor, de Read, de Hopkins, de Hartlaub, ont renouvelé tout l’état des connaissances en ce domaine. Des recherches plus générales, comme celles de Jung, d’Eliade, de Needham, ont montré l’intérêt de l’alchimie pour la psychologie des profondeurs, pour l’histoire des religions et des civilisations.<br />
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Plus récemment, ces investigations se sont étendues à l’histoire de l’art, de la peinture et de la littérature grâce aux analyses critiques et aux thèses de nombreux chercheurs parmi lesquels on doit mentionner spécialement de Solier, Combe, Vernet, Sterling et Van Lennep. On peut prévoir que l’aspect sociologique de la situation des alchimistes eux-mêmes par rapport aux diverses communautés historiques de croyances et de valeurs qui, le plus souvent, les exclurent et les condamnèrent, ne manquera pas de retenir l’attention de futurs chercheurs.<br />
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Des habitants de l’Univers<br />
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Les alchimistes ont formé, comme en marge de l’histoire, un groupe humain peu nombreux, souvent suspect, ayant son jargon, son code et ses signes, ses mythes et ses mystères. Ils se cachaient dans les ermitages, dans les montagnes ou dans les déserts. Parfois errants, ces solitaires aimaient se prétendre des «habitants de l’univers», des «cosmopolites», et dissimulaient jusqu’à leur nom véritable, rompant ainsi le pacte social sacro-saint du domicile fixe et de l’état civil. Dans les temps modernes, les alchimistes subsistent encore, perdus en des foules qui n’attendent rien de leurs recherches ni de leur industrie et qui leur ont enfin apporté la sécurité que procure l’indifférence.<br />
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Dans ces conditions, les biographies des alchimistes, et même des plus illustres adeptes, soulèvent des problèmes de critique historique à peu près insolubles. Si, par exemple, on sait que Nicolas Flamel a vécu réellement à Paris, rien ne prouve, en revanche, qu’il soit l’auteur véritable du traité qu’on lui attribue. Inversement, si l’existence d’un moine nommé Basile Valentin est imaginaire, il demeure que le style et la science de l’auteur de ses œuvres suffisent à faire apparaître une personnalité originale et attachante. Le meilleur moyen de connaître réellement les grands alchimistes est la lecture patiente de leurs chefs-d’œuvre qu’illustrent souvent d’admirables gravures et dont l’ensemble constitue un corpus doctrinal dont nous rappellerons les sources principales.<br />
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Par la diffusion universelle de ses théories et de ses pratiques dans les civilisations occidentales et orientales, par la longue durée de ses traditions orales et écrites, par la masse documentaire considérable de sa littérature, par l’intérêt mythique et symbolique de son langage, par la valeur initiatique de son enseignement, l’alchimie a édifié, au cours des siècles, une puissante synthèse du savoir ésotérique et elle représente ainsi, par excellence, une recherche de l’absolu.<br />
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Peu de systèmes de l’Univers ont témoigné d’une confiance aussi entière et d’un espoir aussi constant dans les pouvoirs par lesquels l’homme, en triomphant du temps, est capable d’accélérer l’évolution des individus et des espèces, en achevant et en perfectionnant sans cesse l’œuvre de la nature. Mais si l’alchimie, par la voix de l’un de ses maîtres, Synésius, a osé prétendre que «rien n’est impossible à la science», en un temps où des bûchers s’allumaient encore pour le nier, c’est qu’elle attendait tout de l’exemple moral et spirituel du vrai savant, exigeant de ses adeptes l’humilité, l’anonymat et le renoncement à la gloire terrestre. En une brève formule, un alchimiste, Nicolas Valois, a rappelé cet idéal aristocratique du savoir: «En perdant la pureté du cœur, on perd la science.»<br />
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2. L’alchimie chinoise<br />
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La Chine n’a pas connu de solution de continuité entre le stade technico-magique de la métallurgie et l’apparition de l’alchimie.<br />
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Les confréries de forgerons chinois, détenteurs du plus prestigieux des arts magiques, ont exercé, comme l’a montré Granet, une influence directe et profonde sur les premières conceptions alchimiques taoïstes. Par leurs principaux aspects, ces théories et ces pratiques remontent à la lointaine préhistoire. L’art du feu a formé, pendant des millénaires, l’essentiel du savoir humain. Les confréries qui mirent en œuvre les métaux, après celles qui taillèrent et polirent les pierres, s’étaient transmis initiatiquement l’héritage magique et technique ancestral. Des pratiques protochamaniques de danses mimétiques immémoriales ont été conservées dans les exercices étranges des taoïstes qui se proposaient de retrouver la spontanéité première en même temps que les pouvoirs perdus par l’homme civilisé.<br />
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Chez les taoïstes, comme le souligne Kaltenmark, «si le fourneau alchimique est l’héritier de la forge magique, l’immortalité n’est plus, du moins depuis les seconds Han, le résultat d’un sacrifice à la forge, de la fonte rituelle. Elle est acquise à celui qui sait produire le «divin cinabre». À partir de ce moment, on eut un nouveau moyen de se diviniser: il suffisait d’absorber l’or potable ou le cinabre pour devenir semblable aux dieux».<br />
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Mais, en réalité, le problème est moins de savoir si des intuitions rencontrées à l’état élémentaire dans les mythologies et les rites des fondeurs et des forgerons ont été reprises et interprétées par les alchimistes, que d’essayer de comprendre pourquoi cette interprétation est demeurée relativement stable et cohérente dans une société donnée. Seule, la structure féodale permet d’expliquer qu’une distribution des valeurs et un mode de cohésion logique typiques d’une représentation des structures de l’univers aient été ressentis et expérimentés aussi bien par les premiers alchimistes chinois que par les anciens forgerons.<br />
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Le labourage par le feu<br />
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Granet a rappelé que nous n’avons aucun moyen de déterminer les origines historiques de l’ordre féodal qui règne en Chine à partir du VIIIe siècle av. J.-C. On peut distinguer cependant, de façon approximative, une première période d’économie fermée et limitée à des intérêts de canton, strictement domaniale, suivie par des changements intervenus entre le VIe siècle et le IVe siècle, quand les confédérations instables de noms et de domaines prirent progressivement la forme d’unités provinciales soumises à des potentats féodaux et considérées alors comme des «royaumes» (guo ).<br />
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Dans la Chine antique, toute ville seigneuriale avait deux fondateurs: l’ancêtre du seigneur et le «saint patron» du prévôt des marchands, qui avaient défriché ensemble le domaine, à l’imitation du laboureur divin, de l’inventeur de l’agriculture, Shennong. Or ce démiurge était aussi un dieu du feu , le «saint patron» de tous les arts du feu et, à ce titre, particulièrement révéré par les forgerons.<br />
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En effet, toute campagne agricole était inaugurée par un incendie et par des travaux de défrichement car, selon l’antique technique, «on labourait par le feu et on sarclait par l’eau». Les premiers maîtres des confréries métallurgiques s’étaient recrutés primitivement parmi ces défricheurs. Ils bénéficiaient ainsi du prestige des fondateurs du domaine et, à la différence de beaucoup d’artisans, les forgerons et les charrons exerçaient des arts nobles qui étaient indispensables, magico-techniquement, à la défense de la seigneurie.<br />
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L’art noble du forgeron<br />
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Une tradition remarquable, citée par Granet, illustre le double pouvoir du forgeron qui est capable ou bien d’armer le seigneur ou bien de le désarmer soudain. Voulant donner une puissance invincible aux deux sabres du défenseur du domaine, un forgeron les baptisa du sang de ses propres fils. Désormais, le seigneur triomphait dans tous les combats, mais quand le forgeron proférait le nom (ming ) de ses enfants, les deux lames, échappant aux mains du guerrier, s’envolaient aussitôt et venaient se poser pieusement sur la poitrine paternelle.<br />
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Ainsi le maître des secrets des métaux donne-t-il le sang de sa race pour assurer le triomphe de la race du seigneur, ce qui serait inconcevable s’il ne participait point au prestige de la fondation domaniale. Cependant, d’autre part, il garde le pouvoir du nom mystérieux, du ming de sa propre lignée ancestrale.<br />
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Cette singulière indépendance répond à une autonomie vivante du métal magiquement préparé. Une tradition royale archaïque l’enseigne plus clairement encore: celle des neuf tripodes sacrés. Le héros royal par excellence, Yu le Grand, a reçu des neuf pasteurs leur métal et, sur les flancs des chaudrons qu’il a forgés, neuf emblèmes (xiang ) ont été gravés qui représentent la totalité des êtres (wu ).<br />
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Cependant, bien que le roi soit seul autorisé à détenir dans son trésor ces talismans protecteurs de la dynastie, ces palladia , ces tripodes ne sont point des biens patrimoniaux monarchiques. La royauté peut les perdre si la puissance de sa vertu rayonnante, son daode (expression intraduisible que l’on ne peut confondre avec le mana car il s’agit d’un concept spécifiquement chinois), s’épuise, ce qu’annoncent, par exemple, de mauvaises récoltes, des naissances monstrueuses, la stérilité des femmes. Alors, d’eux-mêmes, les tripodes perdent leur poids, s’envolent et abandonnent la capitale d’une dynastie désormais condamnée.<br />
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À travers ces mythes, on discerne assez clairement le rôle éminent mais caché des confréries métallurgiques. N’étaient-elles pas, depuis la plus lointaine antiquité, celles qui communiquaient avec la terre où sont à la fois les minéraux et les os des ancêtres ? C’est pourquoi on offre aussi aux embryons métalliques, extraits de la terre maternelle, le breuvage ennoblissant, réservé aux ancêtres, aux chefs, aux guerriers: l’alcool de riz. Ces embryons sont gardés dans l’ombre de la forge, comme les semences végétales («en qui est la vie») peuvent être conservées en vie grâce à la dame du domaine qui les dépose dans le gynécée, tout près de la couche seigneuriale que hantent les âmes ancestrales.<br />
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Les techniques métallurgiques, d’ailleurs, étaient fondées sur des mariages sacrés, sur des hiérogamies rituelles, en tous points comparables à celles qui permettaient au seigneur de s’allier au «lieu saint» du domaine, d’y rajeunir ainsi son daode , car là rayonnait le principe de vie de la race et du domaine.<br />
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Eliade fait observer que les trois éléments à partir desquels l’alchimie chinoise se constitue en tant que discipline autonome: les principes cosmologiques, les mythes des bienheureux immortels et de l’élixir d’immortalité, les techniques poursuivant à la fois le prolongement de la vie, la béatitude et la spontanéité, appartiennent à l’héritage culturel de la protohistoire chinoise. Ce serait donc une erreur de croire que la date des premiers documents qui les attestent nous livre leur âge.<br />
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Cette solidarité des thèmes fondamentaux apparaît de façon claire dans un texte de Sima Qian relatant la recommandation du magicien Li Shaojun à l’empereur Wudi, de la dynastie Han: «Sacrifiez au fourneau (zao ) et vous pourrez faire venir des êtres (transcendants); lorsque vous aurez fait venir ces êtres, la poudre de cinabre pourra être transmuée en or jaune; quand l’or jaune aura été produit, vous pourrez en faire des ustensiles pour boire et pour manger. Alors votre longévité sera prolongée, vous pourrez voir les bienheureux (xian ) de l’île Ponglai qui est au milieu des mers. Quand vous les aurez vus, et que vous aurez fait les sacrifices feng et shan , alors vous ne mourrez pas.»<br />
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L’apparition des théories alchimiques<br />
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Quand, au IVe siècle et, plus probablement, au cours des premières années du IIIe siècle av. J.-C., une économie ouverte, du fait des voies de circulation plus vastes et des intérêts de l’Empire, se substitua à l’ancienne économie féodale, provinciale et cantonale, particulariste et fermée, de la Chine antique, la nécessité d’un regroupement des confréries archaïques de métallurges locaux fit apparaître l’utilité d’un syncrétisme et d’une systématisation nouvelle de leurs principes cosmologiques, de leurs mythes et de leurs techniques. Ce fut, en grande partie, l’œuvre du taoïsme qui rassembla non seulement ces connaissances magico-techniques, mais aussi les données fondamentales de la tradition ésotérique et initiatique chinoise.<br />
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Les aspects les plus anciens de l’alchimie taoïste participent encore de la nature concrète et positive des manipulations magico-techniques des métallurges de l’époque féodale. Un édit impérial, en 144 avant J.-C., menace d’exécution publique tous ceux qui seront surpris en flagrant délit de contrefaire l’or. Taylor donne la date de 175 avant J.-C. pour une loi analogue. En 60 avant J.-C., un maître célèbre, Liu Xiang, échoua dans sa tentative de préparation d’or alchimique destiné à la prolongation de la vie de l’empereur.<br />
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Mais l’aspect le plus important de l’alchimie taoïste, son intégration à une religion de salut, se développa surtout à l’époque où l’antique religion agraire, achevant de se dissoudre avec la société féodale, cessa de satisfaire aux besoins des fidèles. Maspero a montré comment, en Chine, aux environs de l’ère chrétienne, les longs efforts du sentiment religieux personnel pour s’exprimer furent bien souvent analogues à ceux de l’Occident, à la même époque.<br />
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Cependant les taoïstes, à la recherche de la «Longue-Vie», ont conçu l’immortalité de façon spécifiquement chinoise, c’est-à-dire sans la moindre discontinuité entre le corps et l’esprit vivants. Ainsi, la conservation et la prolongation de l’existence physique furent-elles toujours considérées par les taoïstes comme le moyen normal d’acquérir l’immortalité spirituelle. Il suffisait donc de remplacer un corps mortel par un corps immortel obtenu en «nourrissant le corps» matériellement, et en «nourrissant l’esprit» par l’unification de ses puissances, grâce à la concentration et à la méditation. En effet, à la différence de ce que nous appelons l’âme, cet esprit, formé de l’essence et du souffle universels, est temporaire. À la mort, il se dissout par la séparation de ses deux principes constituants. On peut donc le renforcer, le «cristalliser», en quelque sorte, en accroissant le souffle et l’essence par des pratiques adéquates. Alors, on ne meurt pas, on «monte au ciel en plein jour».<br />
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Les techniques alchimiques chinoises<br />
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Les procédés qui permettent de détruire les causes de la décrépitude et de la mort, ainsi que de créer l’embryon du corps immortel, sont nombreux, mais on peut les répartir tous en trois classes: alimentaires et hygiéniques, respiratoires et mimétiques, alchimiques. Ces derniers sont considérés comme les plus puissants. Au IVe siècle de notre ère, Ge Hong déclare formellement que sans l’alchimie on arrivera peut-être à prolonger la vie, mais jamais à la rendre éternelle. Ultérieurement, la difficulté et les prix des opérations alchimiques diminuèrent l’importance pratique, sinon théorique, de ces techniques.<br />
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Elles étaient, en effet, compliquées et dispendieuses, en dépit de leur simplicité apparente: la préparation et l’absorption du cinabre (dan ), un sulfure naturel rouge de mercure. À vrai dire, l’expression même de cinabre mâle (yangdan ) qui désignait le procédé alchimique par différence avec le nom de cinabre femelle (yindan ), donné aux procédés alimentaires et respiratoires, suffit à montrer que l’on doit se méfier d’une traduction chimique sommaire du mot dan. Taylor a observé que si les instructions données pour la préparation de l’«élixir d’immortalité» sont obscures, on peut constater, en revanche, que la progression des couleurs observée par les alchimistes chinois au cours des opérations est la même que celle de la préparation de la «pierre philosophale» par les alchimistes occidentaux et qu’elle passe du blanc au rouge. De même, la notion d’une substance dont une quantité infime transforme en or ou en argent une masse importante de métal ordinaire et, principalement, de mercure, est commune à la Chine et à l’Occident. De plus, l’une et l’autre alchimie ont décrit de façon similaire les effets de l’absorption de la «médecine universelle», autre nom de l’élixir. La comparaison de l’éloge de cette drogue par Wei Boyang, en 142 après J.-C., et par un alchimiste occidental, Salomon Trismosin, au XVIe siècle de notre ère, est caractéristique de ces analogies. Le premier dit: «Le vieillard ramolli devient un jeune homme plein de désirs», et le second: «Car vieux estoient les philosophes qui l’avoient. Pourtant, en leurs vieux jours, ils jouirent encore de leurs amours...»<br />
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L’évolution de l’alchimie chinoise se déroula de façon comparable à celle de l’alchimie européenne, à des époques différentes. À partir du VIe siècle après J.-C., l’alchimie taoïste s’orienta vers un mysticisme fort éloigné des pratiques positives et concrètes de ses premiers maîtres. On interpréta les textes anciens comme des allégories concernant des vérités purement intérieures. Un texte cité par Stein, et qui appartient au taoïsme moderne syncrétiste, est significatif: «C’est pourquoi le (Bouddha) Rulai (Tathâgata), dans sa grande miséricorde, a révélé la méthode du travail (alchimique) du feu et a enseigné à l’homme de pénétrer de nouveau dans la matrice pour refaire sa nature (véritable) et (la plénitude de) son lot de vie.»<br />
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Eliade a proposé de voir dans ce «retour à la matrice» le développement d’une conception archaïque: la guérison par un retour symbolique aux origines du monde, c’est-à-dire par une «réactualisation de la cosmologie».<br />
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Toutefois, dès l’origine de l’alchimie chinoise, il ne s’agissait pas seulement d’un retour symbolique, mais d’une voie magico-technique expérimentale, d’un processus opératoire concret qui prenait pour matière la matrice elle-même, la terra genitrix , la terre génératrice du daode ancestral et son rayonnement salutaire, porteur de lumière, de chaleur et de vie.<br />
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Quand l’alchimie mystique s’est orientée, au XIe siècle après J.-C., dans une direction contemplative et s’est transformée, au XIIIe siècle, en une technique ascétique, principalement sous l’influence du bouddhisme zen, cette élaboration relativement tardive fut l’œuvre de pieux lettrés et elle ne présente plus, dès lors, les caractères traditionnels de l’alchimie chinoise archaïque.<br />
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3. L’alchimie indienne<br />
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Bien que l’alchimie, comme technique spirituelle fondée sur des pratiques physiologiques particulières, principalement tantriques, semble avoir été connue de l’Inde antique, peut-être à une époque plus ancienne que celle où elle le fut en Chine, le problème de ses origines historiques n’a pas encore reçu de solution définitive. On a supposé que ces théories et ces pratiques indiennes auraient une origine arabe, mais un traité de Nâgârjuna, traduit en chinois par Kumârajîva trois siècles avant l’essor de l’alchimie arabe, fait état de la transmutation en or par deux procédés distincts, soit par la puissance des drogues, soit par la force développée par le yoga.<br />
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Mircea Eliade a bien montré ces convergences entre le yoga, surtout le Hatha-yoga tantrique et l’alchimie: «C’est tout d’abord l’analogie évidente entre le yogin qui opère sur son propre corps et sa vie psychomentale d’une part, et l’alchimiste qui œuvre sur les substances, d’autre part: l’un comme l’autre visent à «purifier» ces matières impures, à les «perfectionner» et, finalement, à les transmuer en «or». Car l’or, c’est l’immortalité, répètent les textes indiens; il est le métal parfait et son symbolisme rejoint le symbolisme de l’Esprit pur, libre et immortel, que le yogin s’efforce, par l’ascèse, d’extraire de la vie psycho-mentale, «impure» et asservie.»<br />
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Ainsi l’alchimiste, selon Eliade, espère-t-il arriver aux mêmes résultats que le yogin en «projetant» son ascèse sur la matière: «Au lieu de soumettre son corps et sa vie psycho-mentale aux rigueurs du yoga, pour y séparer l’Esprit (purusha ) de toute expérience appartenant à la sphère de la substance (prakriti ), l’alchimiste soumet les métaux à des opérations chimiques assimilables aux «purifications» et aux «tortures» ascétiques. Entre le plus vil métal et l’expérience psycho-mentale la plus raffinée, il n’y a pas de solution de continuité.»<br />
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Dans les deux cas, Tantra-yoga et alchimie, le processus de la transmutation du corps «mortel et corruptible» en un «corps parfait» (siddha-deha ), incorruptible et «divin» (divya-deha ), corps du «délivré dans la vie» ( jivan-mukta ), comporte une expérience de mort et de résurrection initiatiques. On serait ainsi fondé à voir dans le tantrisme et dans l’alchimie un enseignement parallèle, ayant pour but d’affranchir l’homme des lois du temps, de «déconditionner son existence» et de conquérir la liberté absolue.<br />
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Cette thèse d’Eliade est irréfutable en ce qui concerne l’alchimie sotériologique, c’est-à-dire celle qui s’est élaborée en tant que technique mystico-religieuse du salut ou de la «délivrance». En revanche, elle ne rend pas compte de l’alchimie magico-expérimentale archaïque à laquelle il semble que ces considérations métaphysiques subtiles aient été étrangères.<br />
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4. Les alchimistes alexandrins<br />
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Loin d’être l’origine de l’alchimie, comme l’a cru Berthelot, la Grèce égyptienne, entre le IIIe siècle et le VIIIe siècle après J.-C., n’a connu que la fin de l’évolution des communautés alchimiques et métallurgiques de la haute Antiquité. Ruska souligne les traces sensibles de cette décadence déjà chez Zosime de Panopolis, l’auteur le plus fécond de la littérature alexandrine hermétiste, au IVe siècle.<br />
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Cette littérature est indigente et pompeuse, dénuée de cohérence, même sur le plan allégorique et symbolique. Les noms d’Agathodémon, d’Hermès et de Thot, d’Isis, d’Osiris et d’Horus, d’Orphée, d’Ostanès ou de Moïse, de Marie la Juive ou de Cléopâtre, de Démocrite ou d’autres, témoignent assez clairement de son origine culturelle probable: la bibliothèque d’Alexandrie. L’industrie des faux a été pratiquée, avec virtuosité parfois, pendant toute l’histoire de la littérature alchimique. Ce fut l’une des principales ressources des scribes antiques et médiévaux.<br />
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La décadence de l’alchimie grecque reflète, en réalité, un phénomène plus général: celui de la lente dissolution des structures religieuses et sociales du monde antique. Quand l’ordre des institutions et des valeurs change, la cohésion logique des représentations scientifiques de l’univers se modifie.<br />
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La société grecque du IIIe siècle accueillait le mysticisme pseudo-alchimique avec intérêt précisément parce qu’il était pseudo-religieux et pseudo-philosophique, comme elle-même était pseudo-hellénistique. Ces contrefaçons exotiques et syncrétistes s’accordaient avec son cosmopolitisme, ses confusions et ses curiosités culturelles. Elle voulait savoir parce qu’elle ne pouvait plus croire; elle se fiait au miracle, car elle doutait de sa propre réalité.<br />
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Aussi l’élaboration alchimique littéraire de l’«hermétisme» alexandrin ne peut-elle être confondue avec la gnose alchimique islamique: synthèse universelle opérée par des conquérants et pour des conquérants, «guerre sainte» pour la délivrance de l’âme, dont l’aspect historique était transcendé par une quête spirituelle, essentiellement chevaleresque.<br />
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5. L’alchimie arabe<br />
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Les travaux de Ruska ont établi que les Syriens n’ont pas été les seuls médiateurs entre la science grecque et la science arabe. Ils ont joué, sans doute, un rôle important et même capital en philosophie et en médecine, mais, en fait, les Persans (les Iraniens) furent les premiers maîtres des alchimistes et des hermétistes islamiques.<br />
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On peut situer cette transmission entre 750 et 800. L’ancêtre de la dynastie des ‘Abbassides, qui régnaient alors, portait le titre héréditaire de grand prêtre d’un temple bouddhiste de Balkh, «la mère des cités», qui fut réédifié magnifiquement en 726. Là s’étaient conservées des traditions grecques et chrétiennes nestoriennes, mais aussi des traditions zoroastriennes et manichéennes.<br />
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La gnose alchimique islamique<br />
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Cette complexité d’apports et d’influences a fait de l’alchimie arabe une gnose ésotérique et initiatique d’une ampleur et d’une profondeur que l’on ne saurait comparer au douteux syncrétisme de l’hermétisme alexandrin.<br />
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On doit éviter de rapporter à des origines grecques ou égyptiennes littéraires un ensemble de connaissances transmises à la chrétienté médiévale et dont les origines initiatiques sont incontestablement islamiques. En effet, si la partie magico-expérimentale de l’alchimie est archaïque, si elle remonte à la protohistoire, sa partie gnostique, telle qu’elle a été conservée par la tradition occidentale, est relativement récente puisqu’elle ne saurait être antérieure à l’élaboration de la gnose jâbirienne. Celle-ci est d’ailleurs très différente de l’interprétation alchimique d’un philosophe et médecin arabe comme Rhazès, laquelle, à de nombreux égards, est déjà préchimique et nettement exotérique.<br />
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Ainsi, dans la mesure où l’alchimie arabe a subi une influence iranienne prépondérante, comme le prouvent les nombreux mots persans qui lui servent à désigner les éléments et les corps chimiques, c’est l’Iran, et non pas la Grèce, qui avait gardé des traditions ésotériques dont l’origine mésopotamienne lointaine semble au moins probable.<br />
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C’est à Geber (Abu ‘Abd Allah Jabir ibn Hayyan al-Sufi), «roi des Arabes et prince des philosophes», que l’alchimie arabe a dû son renom extraordinaire, pendant tout le Moyen Âge. Les incertitudes d’attribution de ces œuvres à un auteur mettent en évidence le fait caractéristique d’une chaîne initiatique située sous un «saint patronage gnostique». Corbin a bien montré que, parmi les rédacteurs possibles du corpus jabirien, «chacun avait à reprendre, authentiquement sous le nom de Jâbir, la geste de l’archétype».<br />
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La science de la Balance jabirienne<br />
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L’œuvre considérable de Jabir ibn Hayyan, Geber en latin, compterait trois mille traités, s’il fallait en croire la tradition et même certains orientalistes. On a supposé que Jabir dont la naissance et la mort se situent, approximativement, entre 730 et 804, aurait été le nom choisi par les Ikhwan al Safa , les «Frères de la Pureté et de la Fidélité», qui eurent leur centre à Basra et y rédigèrent, au Xe siècle, une encyclopédie. Traduite en persan et en turc, elle eut une influence considérable sur les penseurs et les mystiques de l’Islam. On retrouve, chez les Frères, la tendance à élever la conception néo-platonicienne des «nombres-idées» au rang d’un principe métaphysique, nommé la «Balance» (mizan ), bien que, chez Jabir, cette notion soit, à vrai dire, plus complexe, et plutôt ésotérique que philosophique. Ce mot est l’origine d’un ancien nom de l’alchimie, en langue franque, maza , cité par Berthelot, devenu massa , dans le Theatrum chymicum.<br />
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Selon la «science de la Balance», à toute genèse correspond une exégèse. Au «Livre du Monde», le Liber Mundi qu’est l’univers créé, matériel, élémentaire, répondent des «niveaux de signification». À partir de ceux-ci, de proche en proche, l’exégèse spirituelle (ta’wil ), en découvrant la relation qui existe entre le manifesté, l’exotérique (zahir ) et le caché, l’ésotérique (batin ), en «occultant l’apparent et en faisant apparaître l’occulté», en s’élevant des sens au Sens, ouvre enfin le «Livre du Glorieux» (Kitab al-Majid ) et s’éveille à Sa Splendeur. Là, seulement, la transmutation du monde s’achève en transfiguration.<br />
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Ainsi l’opération alchimique, réellement accomplie sur une matière réellement donnée, faute de quoi l’ascension ultérieure ne serait ni comprise ni fondée, n’est pas allégorique mais exégétique. En répétant une genèse, non seulement elle l’explique vraiment, mais encore elle est guidée hors de cette première genèse vers une seconde naissance: elle y trouve l’initiation.<br />
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Mais la force même (quel que soit le nom qu’on lui donne) de cette opération n’a pu s’en dégager que parce qu’elle était déjà engagée dans son sujet matériel, réel, qui, nécessairement, ressentait un désir d’interpénétration entre ses propres qualités et les natures élémentaires primordiales. C’est du désir éprouvé par l’âme pour les éléments que dérive le principe qui est à l’origine des Balances (mawazin ).<br />
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Les phases du retour de l’âme à elle-même sont donc aussi légitimement décrites par les étapes et les états de la progression matérielle de l’Œuvre, qui peuvent, inversement, mesurer à tout moment les divers degrés de ce retour. On voit qu’il s’agit bien d’une subtile «Balance» et d’une mystique positive et presque quantitative, ce qu’a souligné Corbin: «La Balance de Jabir était alors la seule algèbre qui pût noter le degré d’«énergie spirituelle» de l’Âme incorporée aux Natures, puis s’en libérant par le ministère de l’alchimiste qui, en libérant les Natures, libérait aussi sa propre âme.»<br />
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Après les vastes collections de la gnose jabirienne, la tradition alchimique islamique a compté des œuvres importantes: celles de Toghra’i, exécuté en 1121; de Buni, mort vers 1225; de l’émir égyptien Aydamur Jildaki, mort vers 1360, et auquel on doit une claire et concise définition de l’alchimie: «C’est une science, dit-il, dont le but est d’enlever l’accident qui a pénétré dans la façon d’être spécifique.»<br />
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Les alchimistes arabes ont développé une véritable énergétique de l’âme du monde. Leur conception des déséquilibres métalliques, analogues à des maladies guérissables, n’est pas absurde scientifiquement, car ils l’ont fondée sur de patientes observations des gîtes miniers. Selon l’impureté des matrices, les accidents de leur milieu naturel, les métaux, «vils» par leur naissance première, pouvaient devenir «nobles» par leur mort et leur résurrection.<br />
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D’où la nécessité de l’art et d’une seconde naissance pour les ennoblir. Ce que confirme un texte occidental du Theatrum chymicum : «La science de la perfection de la Pierre des philosophes est la connaissance parfaite de la Nature universelle et de l’Art dans le règne des métaux. Sa pratique doit être recherchée par l’analyse dans les principes des métaux et jusqu’à ce qu’ils deviennent plus parfaits par une seconde naissance , d’où résulte la Médecine universelle.»<br />
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Ce fut dans une direction bien différente de la gnose jabirienne, sinon opposée, que s’orienta l’œuvre alchimique de Muhammad ibn Zakariyya Razi (en latin Rhazes ), né en 864 à Razy, près de Téhéran, mort vers 932. Ce médecin et philosophe, opposé au prophétisme et farouchement hostile à toute idée d’élection divine, professant un irréductible égalitarisme, confiait seulement aux philosophes la charge d’éveiller les âmes et de les délivrer de leurs erreurs. Ses œuvres alchimiques, nettement préchimiques, mentionnent la préparation de l’acide sulfurique, du zinc, de l’eau-de-vie, des aluns (qui sont, en réalité, des sulfates, des «atraments») et des sels. D’après Abou Obaiah, Rhazès aurait composé 226 volumes dont la plupart sont perdus. C’est Rhazès qui a donné à l’alchimie, semble-t-il pour la première fois, le nom d’«astronomie inférieure» ou terrestre, afin de montrer ses rapports avec l’astronomie «supérieure» ou céleste: l’astrologie.<br />
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6. L’alchimie occidentale<br />
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Ses origines<br />
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On admet généralement que, comme en médecine, en mathématiques, en astronomie, les premiers monuments de l’alchimie occidentale ont été des traductions d’ouvrages arabes, par exemple, le Livre des Septante de Geber, ou la Turba philosophorum.<br />
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Vraisemblablement, les trois voies de pénétration de l’alchimie arabe dans l’Europe chrétienne furent l’Espagne, la Provence et la Sicile. Si beaucoup de traducteurs d’ouvrages alchimiques arabes nous sont inconnus, de sérieux indices permettent de supposer que les savants juifs, établis en Provence après avoir été chassés de Cordoue par le fanatisme des Almohades, ont joué un rôle important dans la diffusion de ces traités.<br />
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Les connaissances métallurgiques étaient cependant plus développées en Occident avant le XIIe siècle, époque probable de l’apparition de l’alchimie arabe, que les historiens ne semblent le supposer. Ganzenmüller a rappelé que le célèbre traité, Schedula diversarum artium , du moine Théophile, contient la plus ancienne formule connue d’alchimie occidentale. Ce recueil technique, l’un des plus précieux du Moyen Âge, date de la fin du XIe siècle. Il mentionne le traitement des métaux pour fabriquer l’or «arabe» et l’or «espagnol». À vrai dire, ce procédé n’est point «alchimique», comme le dit Ganzenmüller, mais chimique: il s’agit d’alliages. Néanmoins cela prouve que ce genre de recherches a été connu par les artisans, bien longtemps avant les premières traductions d’ouvrages arabes.<br />
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Ses structures<br />
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L’alchimie occidentale peut être divisée en trois branches principales. La première, aristotélicienne, a développé les applications de la théorie antique des quatre éléments à la transmutation des métaux. Préchimique et relativement rationnelle, elle se rattache plutôt à la tendance expérimentale de Rhazès. La seconde, concevant le monde comme un vaste organisme animé, reprenant les théories des stoïciens sur la sympathie et l’antipathie des êtres, a recherché les relations entre la vie des métaux et l’âme universelle, assimilant ainsi les manifestations inorganiques aux phénomènes biologiques. Une seule gnose, l’«Art d’Amour», dominait cette philosophie de la nature. Son orientation la rapproche plutôt de la gnose jabirienne. C’est la voie traditionnelle la plus importante et la plus généralement suivie par les maîtres de l’alchimie occidentale.<br />
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La troisième branche, à peu près inconnue, non seulement des historiens, mais de la plupart des alchimistes eux-mêmes, n’a laissé aucune trace écrite. Transmise toujours oralement, elle n’est pas essentiellement différente de la tradition chinoise archaïque. Elle n’est ni préchimique, ni philosophique, ni mystique. On peut la nommer «magique», à condition d’admettre qu’il existe une magie «naturelle» et qu’elle ne présente pas de rapports avec la sorcellerie. La source arabe la plus proche de cette tradition secrète est l’œuvre de Ya’kub ibn Ishak ibn Sabbah al-Kindi, le Liber de radiis stellicis , traité dans lequel le mouvement des étoiles et «la collision de leurs rayons» (Thorndyke) produisent, selon cet auteur, une infinie variété de combinaisons. Le feu, la couleur et le son émettent aussi des radiations. Ces théories furent connues de Roger Bacon. Elles semblent avoir été ignorées d’Albert le Grand. Bacon y fut initié oralement par un adepte inconnu qu’il nomme «le maître des expériences» et que Humboldt a supposé être Pierre Pérégrin de Maricourt.<br />
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Ses techniques :<br />
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Ces trois orientations distinctes de l’alchimie occidentale correspondirent à des techniques différentes. La première, ayant pour but principal la transmutation métallique, utilisa les fours d’usage courant, de fondeur ou de verrier, le chauffage au charbon de bois, à la lampe à huile, pour de petites quantités de matière; au fumier fermenté, pour obtenir de longues «digestions» à une chaleur égale; ou même l’exposition à la chaleur solaire des récipients «lutés», scellés «hermétiquement». D’autres appareils de chimie étaient déjà en usage chez les Arabes, et avaient des formes analogues chez les préchimistes alexandrins: l’aludel, appareil à distillation en verre épais, décrit par Geber; l’alambic, la cornue, lesquels, combinés, devinrent la retorte. Au XIe siècle, Avicenne compare déjà le corps humain à un alambic, le ventre étant la cucurbite et la tête formant le chapiteau en rassemblant les humeurs qui s’écoulent par les narines. La racine grecque du mot arabe, le nom ambix , figure dans l’Athénée de Dioscoride.<br />
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C’est à cette première branche de l’alchimie occidentale qu’il faut réserver le nom de «chimie du Moyen Âge». Elle n’a pas été ignorée des véritables alchimistes. Elle présente plus de valeur et d’intérêt scientifique et technique qu’on ne l’a dit, parce qu’on n’a pas répété ces fastidieuses expériences, mais elle n’a pas de rapport profond avec la théorie et la pratique véritables du Grand Œuvre.<br />
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La deuxième orientation, principalement philosophique et mystique, avait pour but l’élaboration de la «pierre philosophale» et ses opérations «symbolisaient avec» une transmutation d’ordre spirituel. Matériellement, elle était fondée sur un «archétype expérimental» qui consistait à «purifier» et à «animer» puis à «exalter» un sujet métallique et minéral, complaisamment décrit par tous les adeptes qui, en revanche, ont caché son nom, sa préparation principale et l’agent essentiel de son «animation». Cette première matière, considérée comme l’«Adam métallique», était jugée «impure» et «vile» dans son état naturel. Mais l’art pouvait la porter à un degré de perfection et de pureté très supérieur à celui de l’or lui-même. Elle devenait alors un «soleil terrestre», un «corps glorieux», «ressuscité d’entre les morts», qui fut comparé par les alchimistes chrétiens au Messie sortant du tombeau. Ce «Christ métallique» pouvait ainsi «racheter ses frères imparfaits», sous la forme de «poudre de projection», en les transmuant en or, accélérant ainsi leur évolution, ou bien guérir les maladies, sous la forme de «médecine universelle». Son élaboration révélait en outre à l’adepte la vérité universelle et positive des mystères de la foi, le sauvant ainsi du doute et de la damnation.<br />
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La troisième orientation, principalement magique, ressemblait, techniquement, à la précédente, mais à vrai dire, elle commençait là où l’autre se terminait. La «pierre philosophale» était, en quelque sorte, la matière première de cette «haute science» dont les multiples applications s’étendaient à l’ensemble du savoir humain. En ce sens, son but était, symboliquement, l’Absolu ou l’Universel.<br />
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Son évolution<br />
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La gnose alchimique, telle qu’elle s’était constituée sous le nom de «science de la Balance» dans la philosophie islamique jabirienne, avait atteint une universalité qui étendait ses théories non seulement aux trois règnes de la nature, mais aussi aux mouvements des astres et jusqu’aux hypostases du monde spirituel. Ésotériquement et initiatiquement enseignée à une élite occidentale, à l’époque des premiers établissements des ordres chevaleresques en Orient, cette gnose pouvait être légitimement transposée, pour ainsi dire, en diverses langues, sans s’opposer à la variété ni à l’originalité des croyances religieuses dont elle se proposait, au contraire, d’établir la transcendante unité, fondement qu’elle jugeait indispensable à l’ordre futur du monde. Ainsi prit naissance l’«hermétisme chrétien», dans les premières années du XIIe siècle.<br />
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Il est vraisemblable, d’ailleurs, que ces connaissances ont été diffusées seulement dans des cercles restreints pour éviter d’imprudentes divulgations et aussi en raison de l’accès difficile de ces doctrines. Dès la fin du XVe siècle, elles semblent déjà oubliées. On constate, en revanche, le développement de deux tendances entre lesquelles l’intuition analogique des symboles avait maintenu longtemps un équilibre systématique: l’expérience physico-chimique et la spéculation philosophique alchimique.<br />
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Le renversement des perspectives du symbolisme alchimique médiéval s’est effectué au XVIe siècle, principalement, comme l’a souligné Ganzenmüller, dans la partie de l’œuvre de Paracelse qui s’est attachée à mettre en relief les aspects naturalistes et médicaux de l’alchimie. Techniquement, Pagel a rappelé que la pharmacie traditionnelle reposait sur la composition des ingrédients, alors que la pharmacie paracelsique est fondée sur la séparation des vertus particulières, les «arcanes», qui exercent leur action spécifique sur une ou plusieurs maladies. C’est alors qu’apparut la spagirie , «l’art qui sépare et qui unit», source positive et certaine de la chimie moderne qui s’est développée, au XVIIe siècle, à partir des recherches médicales et pharmaceutiques iatrochimiques , c’est-à-dire des applications de la chimie à la guérison des maladies.<br />
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La décadence de l’alchimie, déjà sensible au XVIIIe siècle, fut accélérée, au XIXe siècle, par la théorie des «corps simples». Les métaux étant reconnus, depuis Lavoisier, comme indécomposables, la théorie alchimique de la transmutation se trouva niée dans son principe. Jusqu’aux dernières années du XIXe siècle, la chimie positive condamna ou dédaigna les «rêveries superstitieuses» des alchimistes. L’apparition de l’«occultisme», à la même époque, a contribué au discrédit de cette science traditionnelle.<br />
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7. La littérature alchimique<br />
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La littérature alchimique, l’une des plus vastes qui soient, compte, en Occident, en Orient et en Extrême-Orient, des milliers d’ouvrages dont la plupart n’ont été ni traduits, ni imprimés ni même recensés exactement. Des centres alchimiques importants, Prague, par exemple, en Europe, Fez et Le Caire, en Afrique, ont conservé de précieux manuscrits anciens qui sont encore ignorés des historiens.<br />
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Quand, vers 1910, le père Wieger compulsa les collections de la patrologie taoïste du Pai-yunn-koan , à Pékin, et du Zushoryo , à Tokyo, il ne supposait pas que les traités alchimiques ainsi découverts allaient changer toutes les conceptions généralement admises, depuis Berthelot, sur les origines et l’évolution de l’alchimie.<br />
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Des textes fondamentaux, ceux du corpus alchimique traditionnel, comme L’Entrée ouverte au palais fermé du roi d’Eyrenée Philalèthe, ou Le Triomphe hermétique de Limojon de Saint-Didier, ne pouvaient être consultés que dans des éditions anciennes, souvent fautives, sans le moindre éclairage critique. On comprend d’autant moins l’état d’abandon dans lequel on a laissé ce domaine que ces œuvres, souvent admirablement illustrées, présentent une aussi grande importance pour l’histoire de l’art que pour l’histoire des sciences.<br />
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La diversité des œuvres<br />
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Dans l’état actuel de nos connaissances, il est donc plus utile de tenter d’éclairer et de préciser les méthodes d’approche et d’examen de la littérature alchimique que d’en dresser un inventaire qui serait souvent inexact ou superficiel. On la divisera, dans les limites de l’alchimie occidentale, en quatre catégories d’ouvrages:<br />
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1. Les œuvres attribuées à des adeptes, c’est-à-dire à des maîtres auxquels la tradition reconnaît l’autorité d’un enseignement théorique fondé sur l’élaboration expérimentale du Grand Œuvre et sur la possession réelle de la pierre philosophale. L’ensemble de ces traités constitue ce que nous nommons le corpus alchimique traditionnel.<br />
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2. Les ouvrages ayant pour objet l’étude des transmutations métalliques. Certains ont été attribués à des alchimistes; d’autres ont pour auteurs des chimistes anciens, par exemple, Kunckel et Becher.<br />
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3. Les ouvrages pharmaceutiques et médicaux fondés sur l’interprétation iatrochimique des théories alchimiques et sur l’application de ces doctrines à la préparation des médicaments et à la guérison des maladies.<br />
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4. Les ouvrages littéraires et philosophiques inspirés par la gnose alchimique et par son langage symbolique.<br />
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Entre ces quatre catégories, trop souvent confondues entre elles par les historiens des sciences, existent des différences importantes. La première, la plus évidente, est quantitative. Le corpus alchimique traditionnel compte seulement une vingtaine d’auteurs parmi lesquels nous citerons les noms mythiques ou réels d’Hermès (La Table d’émeraude , et les commentaires d’Hortulain), d’Arnauld de Villeneuve, de Geber, d’Artéphius, de Roger Bacon, de Raymond Lulle, de Nicolas Valois, de Bernard le Trévisan, de Thomas Norton, de George Ripley, de Michael Sedziwoj (Sendivogius), de Venceslas Lavinius de Moravie, de Basile Valentin, de Jean d’Espagnet, de Limojon de Saint-Didier, d’Eyrenée Philalèthe. À notre époque, les alchimistes ont ajouté à cette liste le pseudonyme déjà célèbre d’un adepte inconnu: Fulcanelli, dont l’œuvre majeure, Les Demeures philosophales , publiée en 1930 dans sa première édition, a éclairé profondément les études alchimiques traditionnelles.<br />
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Les trois autres catégories d’ouvrages, en revanche, comptent plusieurs milliers d’auteurs et de titres. Borel et Lenglet-Dufresnoy, voici plus de deux siècles, en fixaient le nombre à six mille. D’autres collections mentionnent vingt mille titres. Si l’on y ajoute la difficulté d’accès de ces textes, dont la plupart sont rédigés en latin «scientifique», c’est-à-dire dans une langue assez différente du latin classique, on comprend aisément que les historiens soient fort loin de connaître tous ces ouvrages dont la lecture, souvent fastidieuse et décevante, exige une inlassable patience.<br />
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Certains auteurs classiques, comme, par exemple, Bernard Trévisan, appelé parfois «le Trévisan», ou «le bon Trévisan» parce qu’on le jugeait «plus charitable», c’est-à-dire moins obscur et moins «jaloux de sa science» que d’autres adeptes, n’ont pas caché le temps considérable qu’ils consacrèrent à leurs recherches. Ayant commencé à lire Rhazès à l’âge de quatorze ans, «le bon Trévisan» avoue qu’il ne découvrit le sens véritable du corpus traditionnel qu’à l’âge de soixante-treize ans.<br />
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Le cas du Trévisan n’est pas exceptionnel. La littérature alchimique a fait de la lecture même de ses œuvres une épreuve initiatique et c’est là, sans doute, son caractère le plus déconcertant, le plus étranger au moins à nos méthodes didactiques actuelles. Aussi convient-il d’essayer de comprendre les structures cryptographiques originales de ces textes dans la généralité de leurs propos et de leurs fonctions.<br />
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Le langage alchimique<br />
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Dans une étude publiée par la revue Critique , en 1953, Michel Butor a analysé avec beaucoup de clarté les problèmes posés par l’alchimie et son langage: «Tant qu’une transmission orale était la règle, écrit-il, ces livres ont pu être des sortes d’aide-mémoire, chiffrés de façon très simple. Pour avoir un exposé de la suite des manipulations prévues et des transformations cherchées, il suffisait de décoder, de même qu’il suffit de savoir un peu de latin pour découvrir dans un missel quels sont les gestes qu’accomplit le prêtre chrétien à l’autel et les paroles qu’il prononce, en laissant entre parenthèses la signification théologique de tout cela. Mais, au fur et à mesure que cet enseignement oral devenait l’exception, les maîtres se sont mis à faire des livres qui, de plus en plus, suffisent à l’initiation. Ce sont des documents chiffrés, mais qui invitent le lecteur à venir à bout de ce chiffre. [...]. L’alchimiste considère cette difficulté d’accès comme essentielle, car il s’agit de transformer la mentalité du lecteur afin de le rendre capable de percevoir le sens des actes décrits. Si le chiffre était extérieur au texte, il pourrait être aisément violé, il serait en fait inefficace. Le chiffre employé n’est pas conventionnel, mais il découle naturellement de la vérité qu’il cache. Il est donc vain de chercher quel aspect du symbolisme est destiné à égarer. Tout égare et révèle à la fois.»<br />
<br />
Dans sa conclusion, Michel Butor montre bien la fonction principale de ces structures cryptographiques: «Le langage alchimique est un instrument d’une extrême souplesse, qui permet de décrire des opérations avec précision tout en les situant par rapport à une conception générale de la réalité. C’est ce qui fait sa difficulté et son intérêt. Le lecteur qui veut comprendre l’emploi d’un seul mot dans un passage précis ne peut y parvenir qu’en reconstituant peu à peu une architecture mentale ancienne. Il oblige ainsi au réveil des régions de conscience obscurcies.»<br />
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Ainsi la lecture profane devient-elle une quête initiatique du «Sens», et nous retrouvons ici ce que nous avons signalé précédemment à propos de la gnose jabirienne, de la «science de la Balance»: À toute genèse correspond une exégèse , mais, dans le cas de la tradition écrite, c’est, inversement, de l’exégèse que dépend la genèse.<br />
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En effet, la recherche de la pierre philosophale, ses énigmes et ses pièges, l’extrême fascination de l’or, des pouvoirs et du savoir que les alchimistes attendaient de sa possession, suscitaient dans leur esprit une obsession, un monoïdéisme qui s’étendait, au cours de leurs longues et pénibles recherches, à toutes les zones claires et obscures de leur conscience. Sensations, imagination, discours, songes et fluctuations mentales s’y absorbaient. Peu à peu se formait ainsi un centre, un noyau psychique rayonnant autour duquel se rassemblaient et gravitaient leurs puissances intérieures. En même temps se décantait l’humus des motivations irrationnelles autour d’images d’un désir transféré à la dimension même du cosmos, à des unions nuptiales planétaires, minérales et métalliques, ardemment entretenues et amoureusement contemplées. Ce processus de concentration illuminative n’est pas moins évident dans d’autres disciplines ésotériques et mystiques. On le retrouve dans le bouddhisme zen, dans le yoga, dans les oraisons hésychastes de l’Église d’Orient, dans le dhikr du soufisme islamique. Le monoïdéisme centre l’intention du cœur sur l’objet du désir. «Pour visiter les jardins du souvenir, enseignent les maîtres, il faut frapper à la même porte jusqu’à s’user les doigts.»<br />
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Toutefois, cette explication psychologique ne doit pas être considérée comme seule capable de rendre compte des structures cryptographiques de l’alchimie. Il ne faut pas négliger leurs raisons positives. Pour en donner quelque aperçu, imaginons que nos physiciens aient décidé de se communiquer leurs expériences sur la radioactivité artificielle, sans les révéler ni à la majeure partie de leurs collègues ni aux pouvoirs publics, tout en laissant à une élite la possibilité d’accéder à leurs connaissances.<br />
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D’une part, craignant la perspicacité des autres savants, ils auraient été dans l’obligation de leur tendre des pièges plus ou moins subtils en laissant subsi]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[L’alchimie a longtemps été confondue avec l’occultisme, la magie et même la sorcellerie. Au mieux, on la réduisait à un ensemble de techniques artisanales pré-chimiques ayant pour objet la composition des teintures, la fabrication synthétique des gemmes et des métaux précieux. Au siècle dernier encore, Marcellin Berthelot ne voyait dans les opérations alchimiques que des expériences de chimie, dont l’objet principal était la recherche de la synthèse de l’or. Afin d’échapper aux enquêtes de police ou pour masquer leurs échecs, les alchimistes auraient usé d’un langage chiffré dont seuls les adeptes possédaient la clef. On en faisait ainsi soit des faux-monnayeurs soit des imposteurs. La découverte des textes alchimiques chinois, en particulier, est venue ruiner cette conception.<br />
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Ces erreurs d’interprétation des textes et cette méconnaissance des doctrines provenaient principalement des difficultés de déchiffrement du langage symbolique des alchimistes. En effet, la lecture de ces traités constituait, à dessein, une épreuve initiatique. Les maîtres ont voulu que leurs disciples mobilisent toutes leurs forces intellectuelles et spirituelles, claires et obscures, pour atteindre à l’illumination. Ceux-ci doivent s’arracher à leur temps et plus encore à eux-mêmes: oublier pour se souvenir. Ils doivent oublier pour retrouver. L’alchimiste a renoncé à la gloire, il devient anonyme. Il recrée et il tente de perfectionner par l’art ce qui a été créé avant lui et laissé imparfait par la nature.<br />
<br />
L’alchimie, aussi bien que l’astrologie et la magie, doit être considérée comme une science traditionnelle. Elle doit être définie en fonction de ses rapports avec les structures et les valeurs des sociétés et des civilisations de type traditionnel, orientales et occidentales, antiques et médiévales où elle est née et où elle s’est développée. Il faut donc la considérer en fonction de ses propres critères et se garder de la réduire à nos systèmes.<br />
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L’alchimie ressemble à une science physico-chimique, mais elle est aussi et surtout une mystique expérimentale. Sa nature est à la fois matérielle et spirituelle, et elle observe principalement les relations entre la vie des métaux et l’âme universelle. Elle désire délivrer l’esprit par la matière et délivrer la matière par l’esprit. Par de nombreux aspects, elle s’apparente à l’art, mais à un art suprême: le traditionnel «Art d’Amour». Elle propose à l’homme de triompher du temps; elle est une recherche de l’absolu.<br />
<br />
Le mot «alchimie» provient de l’arabe al-kimiya , conservé dans le provençal alkimia et dans l’espagnol alquimia. Les noms anglais et allemand ont gardé une dérivation médiévale, attestée aussi dans les anciens noms français «alquémie» et «arkémie» (XIIIe siècle).<br />
<br />
La signification du substantif préarabe kimiya , précédé de l’article défini al , est encore controversée. Littré a rapproché les mots «chimie» et «alchimie» du grec Humia, de Humov, «suc», supposant que l’on désignait ainsi primitivement «l’art relatif aux sucs». Diels a proposé d’y reconnaître plutôt le grec huma, «fusion», lequel indiquerait le caractère métallurgique de ces techniques antiques. Von Lippmann et Gundel ont rejeté l’hypothèse de Diels. Le mot kimiya , par l’intermédiaire du syriaque, dériverait du grec hcmia et il aurait été formé sur l’égyptien kam-it ou kem-it , «noir»; il évoquerait soit la «terre noire», nom traditionnel, selon Plutarque, de l’Égypte, pays qui aurait été le berceau des arts chimiques et alchimiques, soit la «noirceur» caractéristique de la décomposition de certains métaux.<br />
<br />
Encyclopédie de l’Islam mentionne cette dernière hypothèse. Elle rappelle, toutefois, que le mot al-kimiya est synonyme d’al-iksir. Le français «élixir» en dérive. Les Mafatih-al-Ulum ont rapproché kimiya de kama , «tenir secret». Selon al-Safadi, kimiya serait d’origine hébraïque et signifierait que cette science vient de Dieu vivant. Dans le corpus alchimique de Jabir ibn Hayyan, al-iksir est aussi conçu comme une émanation de l’esprit divin.<br />
<br />
Festugière a rappelé que les plus anciens alchimistes grecs «rapportaient le nom et la chose à un fondateur mythique appelé Chémès , Chimès ou Chymès ». La première mention de cette origine apparaît au IVe siècle après J.-C. dans les œuvres du plus célèbre alchimiste alexandrin, Zosime de Panopolis, selon lequel Chémès aurait été un «prophète juif». Cet auteur, selon un procédé fréquent dans la littérature hermétique, voile ainsi une précieuse indication philosophique par un fait pseudo-historique: la légende a ici son sens premier et révèle exactement «ce que l’on doit lire», c’est-à-dire ce que l’initié doit entendre.<br />
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Ayant vécu longtemps à Alexandrie qui comptait alors de nombreux savants juifs, Zosime ne pouvait ignorer qu’en hébreu Chemesch est le nom du Soleil. Afin de préciser son propos, Zosime, dans ses Instructions à Eusébie , déclare: «Le grand Soleil produit l’Œuvre car c’est par le Soleil que tout s’accomplit.» Cet enseignement fondamental est confirmé par les derniers mots de la Tabula Smaragdina , la Table d’émeraude , célèbre «codex» alchimique attribué à Hermès Trismégiste lui-même: «Complet (achevé, accompli) est ce que j’ai dit de l’Opération du Soleil. »<br />
<br />
Selon ces données traditionnelles, l’indication d’al-Safadi sur l’origine hébraïque de kimiya peut d’autant mieux éclairer cette étymologie que le synonyme iksir a conservé aussi un nom antique du Soleil, le grec Seir. Enfin, on observera que le turc chems signifie également «soleil» et que, dans cette langue, chami désigne adjectivement ce qui est d’origine «syrienne».<br />
<br />
On peut restituer ainsi au mot «alchimie» son premier sens probable. Les anciens savants juifs, grecs, syriens et arabes ont vraisemblablement donné ce nom à un savoir sacré, à un ensemble de connaissances ésotériques et initiatiques, à l’antique «art sacerdotal» dont l’enseignement était fondé sur les mystères du Soleil, source de la lumière, de la chaleur et de la vie.<br />
<br />
1. Une synthèse du savoir ésotérique<br />
<br />
Marcellin Berthelot fut le premier à entreprendre la traduction et la publication de collections manuscrites qui n’avaient pas encore été sérieusement étudiées par les historiens des sciences. Ignorant le syriaque et l’arabe, ne connaissant qu’imparfaitement le grec, Berthelot fit appel à des collaborateurs érudits. Ceux-ci, malheureusement, n’étant point informés de la nature des opérations décrites par les textes obscurs et souvent cryptographiques qu’ils devaient traduire, s’en remettaient à la seule autorité de Berthelot afin de décider du sens qu’il convenait de donner à des passages difficiles. Dans ces conditions, on comprend que divers historiens spécialisés et, en particulier, von Lippmann, aient jugé sévèrement la singulière méthode critique de Berthelot. Malgré ces réserves, ses célèbres collections publiées voici près d’un siècle n’ont pas encore été revues ni corrigées philologiquement ni scientifiquement, et l’on continue parfois de tenir pour sérieuses des thèses sur les origines de l’alchimie dont les sources documentaires ont été justement contestées.<br />
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Sans doute la perspective générale de Berthelot avait-elle l’avantage d’être simple et claire. Bornée par l’horizon culturel méditerranéen des «humanités classiques», en un temps où l’on ne soupçonnait point l’existence d’une alchimie chinoise et indienne bien antérieure à celle de l’école d’Alexandrie, l’explication de l’origine de ces théories et de ces pratiques se réduisait aisément à l’interprétation de ce que l’on croyait avoir été leurs plus anciennes structures. Berthelot, à partir des textes alexandrins qu’il avait fait traduire, supposa logiquement que ces connaissances avaient été d’abord artisanales et pré-chimiques: les premiers praticiens n’avaient cherché qu’à imiter l’apparence des gemmes et des métaux précieux, grâce à la composition de teintures et à la fabrication d’alliages ayant la couleur et le poids de l’or et de l’argent. Les résultats obtenus par ces faussaires auraient suffi à les abuser eux-mêmes sur la réalité de ces prétendues transmutations. Ultérieurement, les philosophes et les mystiques auraient contribué à prolonger pendant des siècles cette confusion entre les illusions théoriques et les réalités expérimentales jusqu’à l’avènement de la chimie positive et de la science véritable. Celle-ci, en effet, avait démontré rationnellement, depuis Lavoisier, que les métaux étaient des corps simples, c’est-à-dire indécomposables, ce qui suffisait à prouver le caractère chimérique de leur transmutation et la nature aberrante ou frauduleuse des opérations alchimiques. Ces superstitions médiévales, comme toutes les autres, avaient été heureusement dissipées par le progrès continu des lumières de l’esprit humain.<br />
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À notre époque, cette interprétation positiviste de l’alchimie est devenue elle-même illusoire, historiquement et scientifiquement. Les travaux considérables des orientalistes et, principalement, des sinologues ont révélé la haute antiquité et l’universalité des théories et des pratiques alchimiques traditionnelles, en montrant leur caractère sotériologique fondamental. D’autre part, contrairement aux dogmes lavoisiériens enseignés par les universités occidentales au XIXe siècle, les physiciens nucléaires modernes ont décomposé tous les corps que l’on croyait simples, et vérifié ainsi la théorie alchimique traditionnelle de l’unité de la matière. De plus, la réalisation expérimentale de la transmutation du mercure en or a révélé que la prétendue chimère des alchimistes était singulièrement proche de la nature réelle de la structure atomique de ces deux métaux qui se suivent dans la classification périodique. Aussi d’éminents physiciens, comme Jean Perrin, n’ont-ils pas hésité à reconnaître dans les anciens maîtres de l’alchimie «les précurseurs géniaux des magiciens modernes de l’atome».<br />
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Un monde fermé<br />
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Toutefois, si l’alchimie n’a pas été une pré-chimie, elle ne fut pas davantage une «pré-physique nucléaire». En réalité, les sciences traditionnelles, par leur langage, leurs principes, leurs méthodes, leurs critères, leurs moyens et leurs buts, ne présentent aucun rapport avec les sciences modernes. Un savoir fondé sur le principe d’analogie ne peut jamais être confondu avec des systèmes scientifiques dont toute la cohérence logique repose, en dernière analyse, sur le principe d’identité. L’un relève de la poétique; les autres, de la mathématique. Les sciences du Verbe ne sont pas les sciences du Nombre. Et les civilisations qui sont fondées sur les premières ne peuvent pas concevoir l’homme, la nature ni l’univers comme les cultures et les sociétés qui dépendent des secondes.<br />
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L’alchimie ne peut pas être comprise chimiquement : elle doit être interprétée alchimiquement. Ses théories et ses pratiques n’ont de sens et de portée qu’à l’intérieur de l’univers créé par les alchimistes, pour leur usage et non pas pour le nôtre. C’est un monde essentiellement fermé , historiquement et logiquement lointain. La nébuleuse alchimique, avec ses images tentaculaires, ses labyrinthes peuplés de monstres, ses obsédantes étoiles, gravite au-delà ou en deçà de nos systèmes intellectuels. L’un des premiers historiens de l’alchimie, Lenglet-Dufresnoy, a dit des maîtres de cette science traditionnelle qu’ils sont «les plus illustres rêveurs dont l’humanité ait connaissance».<br />
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Ce monde se donne simultanément pour imaginaire et pour réel, pour spirituel et pour matériel, pour subjectif et pour objectif. À la limite, ses symboles se confondent avec des phénomènes matériellement observables, si bien que la clef de ce vaste code apparemment abstrait est concrète car le seuil d’intelligibilité des textes répond rigoureusement au seuil expérimental du Grand Œuvre.<br />
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En raison des difficultés des problèmes posés par les études alchimiques depuis que l’on a mieux discerné la complexité de leurs données, elles en sont venues à constituer une discipline historique, philologique et philosophique spécialisée. À partir des années vingt, les travaux considérables de von Lippmann, de Ruska, de Holmyard, de Thorndyke, les importantes contributions de Singer, de Taylor, de Read, de Hopkins, de Hartlaub, ont renouvelé tout l’état des connaissances en ce domaine. Des recherches plus générales, comme celles de Jung, d’Eliade, de Needham, ont montré l’intérêt de l’alchimie pour la psychologie des profondeurs, pour l’histoire des religions et des civilisations.<br />
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Plus récemment, ces investigations se sont étendues à l’histoire de l’art, de la peinture et de la littérature grâce aux analyses critiques et aux thèses de nombreux chercheurs parmi lesquels on doit mentionner spécialement de Solier, Combe, Vernet, Sterling et Van Lennep. On peut prévoir que l’aspect sociologique de la situation des alchimistes eux-mêmes par rapport aux diverses communautés historiques de croyances et de valeurs qui, le plus souvent, les exclurent et les condamnèrent, ne manquera pas de retenir l’attention de futurs chercheurs.<br />
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Des habitants de l’Univers<br />
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Les alchimistes ont formé, comme en marge de l’histoire, un groupe humain peu nombreux, souvent suspect, ayant son jargon, son code et ses signes, ses mythes et ses mystères. Ils se cachaient dans les ermitages, dans les montagnes ou dans les déserts. Parfois errants, ces solitaires aimaient se prétendre des «habitants de l’univers», des «cosmopolites», et dissimulaient jusqu’à leur nom véritable, rompant ainsi le pacte social sacro-saint du domicile fixe et de l’état civil. Dans les temps modernes, les alchimistes subsistent encore, perdus en des foules qui n’attendent rien de leurs recherches ni de leur industrie et qui leur ont enfin apporté la sécurité que procure l’indifférence.<br />
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Dans ces conditions, les biographies des alchimistes, et même des plus illustres adeptes, soulèvent des problèmes de critique historique à peu près insolubles. Si, par exemple, on sait que Nicolas Flamel a vécu réellement à Paris, rien ne prouve, en revanche, qu’il soit l’auteur véritable du traité qu’on lui attribue. Inversement, si l’existence d’un moine nommé Basile Valentin est imaginaire, il demeure que le style et la science de l’auteur de ses œuvres suffisent à faire apparaître une personnalité originale et attachante. Le meilleur moyen de connaître réellement les grands alchimistes est la lecture patiente de leurs chefs-d’œuvre qu’illustrent souvent d’admirables gravures et dont l’ensemble constitue un corpus doctrinal dont nous rappellerons les sources principales.<br />
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Par la diffusion universelle de ses théories et de ses pratiques dans les civilisations occidentales et orientales, par la longue durée de ses traditions orales et écrites, par la masse documentaire considérable de sa littérature, par l’intérêt mythique et symbolique de son langage, par la valeur initiatique de son enseignement, l’alchimie a édifié, au cours des siècles, une puissante synthèse du savoir ésotérique et elle représente ainsi, par excellence, une recherche de l’absolu.<br />
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Peu de systèmes de l’Univers ont témoigné d’une confiance aussi entière et d’un espoir aussi constant dans les pouvoirs par lesquels l’homme, en triomphant du temps, est capable d’accélérer l’évolution des individus et des espèces, en achevant et en perfectionnant sans cesse l’œuvre de la nature. Mais si l’alchimie, par la voix de l’un de ses maîtres, Synésius, a osé prétendre que «rien n’est impossible à la science», en un temps où des bûchers s’allumaient encore pour le nier, c’est qu’elle attendait tout de l’exemple moral et spirituel du vrai savant, exigeant de ses adeptes l’humilité, l’anonymat et le renoncement à la gloire terrestre. En une brève formule, un alchimiste, Nicolas Valois, a rappelé cet idéal aristocratique du savoir: «En perdant la pureté du cœur, on perd la science.»<br />
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2. L’alchimie chinoise<br />
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La Chine n’a pas connu de solution de continuité entre le stade technico-magique de la métallurgie et l’apparition de l’alchimie.<br />
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Les confréries de forgerons chinois, détenteurs du plus prestigieux des arts magiques, ont exercé, comme l’a montré Granet, une influence directe et profonde sur les premières conceptions alchimiques taoïstes. Par leurs principaux aspects, ces théories et ces pratiques remontent à la lointaine préhistoire. L’art du feu a formé, pendant des millénaires, l’essentiel du savoir humain. Les confréries qui mirent en œuvre les métaux, après celles qui taillèrent et polirent les pierres, s’étaient transmis initiatiquement l’héritage magique et technique ancestral. Des pratiques protochamaniques de danses mimétiques immémoriales ont été conservées dans les exercices étranges des taoïstes qui se proposaient de retrouver la spontanéité première en même temps que les pouvoirs perdus par l’homme civilisé.<br />
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Chez les taoïstes, comme le souligne Kaltenmark, «si le fourneau alchimique est l’héritier de la forge magique, l’immortalité n’est plus, du moins depuis les seconds Han, le résultat d’un sacrifice à la forge, de la fonte rituelle. Elle est acquise à celui qui sait produire le «divin cinabre». À partir de ce moment, on eut un nouveau moyen de se diviniser: il suffisait d’absorber l’or potable ou le cinabre pour devenir semblable aux dieux».<br />
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Mais, en réalité, le problème est moins de savoir si des intuitions rencontrées à l’état élémentaire dans les mythologies et les rites des fondeurs et des forgerons ont été reprises et interprétées par les alchimistes, que d’essayer de comprendre pourquoi cette interprétation est demeurée relativement stable et cohérente dans une société donnée. Seule, la structure féodale permet d’expliquer qu’une distribution des valeurs et un mode de cohésion logique typiques d’une représentation des structures de l’univers aient été ressentis et expérimentés aussi bien par les premiers alchimistes chinois que par les anciens forgerons.<br />
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Le labourage par le feu<br />
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Granet a rappelé que nous n’avons aucun moyen de déterminer les origines historiques de l’ordre féodal qui règne en Chine à partir du VIIIe siècle av. J.-C. On peut distinguer cependant, de façon approximative, une première période d’économie fermée et limitée à des intérêts de canton, strictement domaniale, suivie par des changements intervenus entre le VIe siècle et le IVe siècle, quand les confédérations instables de noms et de domaines prirent progressivement la forme d’unités provinciales soumises à des potentats féodaux et considérées alors comme des «royaumes» (guo ).<br />
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Dans la Chine antique, toute ville seigneuriale avait deux fondateurs: l’ancêtre du seigneur et le «saint patron» du prévôt des marchands, qui avaient défriché ensemble le domaine, à l’imitation du laboureur divin, de l’inventeur de l’agriculture, Shennong. Or ce démiurge était aussi un dieu du feu , le «saint patron» de tous les arts du feu et, à ce titre, particulièrement révéré par les forgerons.<br />
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En effet, toute campagne agricole était inaugurée par un incendie et par des travaux de défrichement car, selon l’antique technique, «on labourait par le feu et on sarclait par l’eau». Les premiers maîtres des confréries métallurgiques s’étaient recrutés primitivement parmi ces défricheurs. Ils bénéficiaient ainsi du prestige des fondateurs du domaine et, à la différence de beaucoup d’artisans, les forgerons et les charrons exerçaient des arts nobles qui étaient indispensables, magico-techniquement, à la défense de la seigneurie.<br />
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L’art noble du forgeron<br />
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Une tradition remarquable, citée par Granet, illustre le double pouvoir du forgeron qui est capable ou bien d’armer le seigneur ou bien de le désarmer soudain. Voulant donner une puissance invincible aux deux sabres du défenseur du domaine, un forgeron les baptisa du sang de ses propres fils. Désormais, le seigneur triomphait dans tous les combats, mais quand le forgeron proférait le nom (ming ) de ses enfants, les deux lames, échappant aux mains du guerrier, s’envolaient aussitôt et venaient se poser pieusement sur la poitrine paternelle.<br />
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Ainsi le maître des secrets des métaux donne-t-il le sang de sa race pour assurer le triomphe de la race du seigneur, ce qui serait inconcevable s’il ne participait point au prestige de la fondation domaniale. Cependant, d’autre part, il garde le pouvoir du nom mystérieux, du ming de sa propre lignée ancestrale.<br />
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Cette singulière indépendance répond à une autonomie vivante du métal magiquement préparé. Une tradition royale archaïque l’enseigne plus clairement encore: celle des neuf tripodes sacrés. Le héros royal par excellence, Yu le Grand, a reçu des neuf pasteurs leur métal et, sur les flancs des chaudrons qu’il a forgés, neuf emblèmes (xiang ) ont été gravés qui représentent la totalité des êtres (wu ).<br />
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Cependant, bien que le roi soit seul autorisé à détenir dans son trésor ces talismans protecteurs de la dynastie, ces palladia , ces tripodes ne sont point des biens patrimoniaux monarchiques. La royauté peut les perdre si la puissance de sa vertu rayonnante, son daode (expression intraduisible que l’on ne peut confondre avec le mana car il s’agit d’un concept spécifiquement chinois), s’épuise, ce qu’annoncent, par exemple, de mauvaises récoltes, des naissances monstrueuses, la stérilité des femmes. Alors, d’eux-mêmes, les tripodes perdent leur poids, s’envolent et abandonnent la capitale d’une dynastie désormais condamnée.<br />
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À travers ces mythes, on discerne assez clairement le rôle éminent mais caché des confréries métallurgiques. N’étaient-elles pas, depuis la plus lointaine antiquité, celles qui communiquaient avec la terre où sont à la fois les minéraux et les os des ancêtres ? C’est pourquoi on offre aussi aux embryons métalliques, extraits de la terre maternelle, le breuvage ennoblissant, réservé aux ancêtres, aux chefs, aux guerriers: l’alcool de riz. Ces embryons sont gardés dans l’ombre de la forge, comme les semences végétales («en qui est la vie») peuvent être conservées en vie grâce à la dame du domaine qui les dépose dans le gynécée, tout près de la couche seigneuriale que hantent les âmes ancestrales.<br />
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Les techniques métallurgiques, d’ailleurs, étaient fondées sur des mariages sacrés, sur des hiérogamies rituelles, en tous points comparables à celles qui permettaient au seigneur de s’allier au «lieu saint» du domaine, d’y rajeunir ainsi son daode , car là rayonnait le principe de vie de la race et du domaine.<br />
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Eliade fait observer que les trois éléments à partir desquels l’alchimie chinoise se constitue en tant que discipline autonome: les principes cosmologiques, les mythes des bienheureux immortels et de l’élixir d’immortalité, les techniques poursuivant à la fois le prolongement de la vie, la béatitude et la spontanéité, appartiennent à l’héritage culturel de la protohistoire chinoise. Ce serait donc une erreur de croire que la date des premiers documents qui les attestent nous livre leur âge.<br />
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Cette solidarité des thèmes fondamentaux apparaît de façon claire dans un texte de Sima Qian relatant la recommandation du magicien Li Shaojun à l’empereur Wudi, de la dynastie Han: «Sacrifiez au fourneau (zao ) et vous pourrez faire venir des êtres (transcendants); lorsque vous aurez fait venir ces êtres, la poudre de cinabre pourra être transmuée en or jaune; quand l’or jaune aura été produit, vous pourrez en faire des ustensiles pour boire et pour manger. Alors votre longévité sera prolongée, vous pourrez voir les bienheureux (xian ) de l’île Ponglai qui est au milieu des mers. Quand vous les aurez vus, et que vous aurez fait les sacrifices feng et shan , alors vous ne mourrez pas.»<br />
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L’apparition des théories alchimiques<br />
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Quand, au IVe siècle et, plus probablement, au cours des premières années du IIIe siècle av. J.-C., une économie ouverte, du fait des voies de circulation plus vastes et des intérêts de l’Empire, se substitua à l’ancienne économie féodale, provinciale et cantonale, particulariste et fermée, de la Chine antique, la nécessité d’un regroupement des confréries archaïques de métallurges locaux fit apparaître l’utilité d’un syncrétisme et d’une systématisation nouvelle de leurs principes cosmologiques, de leurs mythes et de leurs techniques. Ce fut, en grande partie, l’œuvre du taoïsme qui rassembla non seulement ces connaissances magico-techniques, mais aussi les données fondamentales de la tradition ésotérique et initiatique chinoise.<br />
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Les aspects les plus anciens de l’alchimie taoïste participent encore de la nature concrète et positive des manipulations magico-techniques des métallurges de l’époque féodale. Un édit impérial, en 144 avant J.-C., menace d’exécution publique tous ceux qui seront surpris en flagrant délit de contrefaire l’or. Taylor donne la date de 175 avant J.-C. pour une loi analogue. En 60 avant J.-C., un maître célèbre, Liu Xiang, échoua dans sa tentative de préparation d’or alchimique destiné à la prolongation de la vie de l’empereur.<br />
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Mais l’aspect le plus important de l’alchimie taoïste, son intégration à une religion de salut, se développa surtout à l’époque où l’antique religion agraire, achevant de se dissoudre avec la société féodale, cessa de satisfaire aux besoins des fidèles. Maspero a montré comment, en Chine, aux environs de l’ère chrétienne, les longs efforts du sentiment religieux personnel pour s’exprimer furent bien souvent analogues à ceux de l’Occident, à la même époque.<br />
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Cependant les taoïstes, à la recherche de la «Longue-Vie», ont conçu l’immortalité de façon spécifiquement chinoise, c’est-à-dire sans la moindre discontinuité entre le corps et l’esprit vivants. Ainsi, la conservation et la prolongation de l’existence physique furent-elles toujours considérées par les taoïstes comme le moyen normal d’acquérir l’immortalité spirituelle. Il suffisait donc de remplacer un corps mortel par un corps immortel obtenu en «nourrissant le corps» matériellement, et en «nourrissant l’esprit» par l’unification de ses puissances, grâce à la concentration et à la méditation. En effet, à la différence de ce que nous appelons l’âme, cet esprit, formé de l’essence et du souffle universels, est temporaire. À la mort, il se dissout par la séparation de ses deux principes constituants. On peut donc le renforcer, le «cristalliser», en quelque sorte, en accroissant le souffle et l’essence par des pratiques adéquates. Alors, on ne meurt pas, on «monte au ciel en plein jour».<br />
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Les techniques alchimiques chinoises<br />
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Les procédés qui permettent de détruire les causes de la décrépitude et de la mort, ainsi que de créer l’embryon du corps immortel, sont nombreux, mais on peut les répartir tous en trois classes: alimentaires et hygiéniques, respiratoires et mimétiques, alchimiques. Ces derniers sont considérés comme les plus puissants. Au IVe siècle de notre ère, Ge Hong déclare formellement que sans l’alchimie on arrivera peut-être à prolonger la vie, mais jamais à la rendre éternelle. Ultérieurement, la difficulté et les prix des opérations alchimiques diminuèrent l’importance pratique, sinon théorique, de ces techniques.<br />
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Elles étaient, en effet, compliquées et dispendieuses, en dépit de leur simplicité apparente: la préparation et l’absorption du cinabre (dan ), un sulfure naturel rouge de mercure. À vrai dire, l’expression même de cinabre mâle (yangdan ) qui désignait le procédé alchimique par différence avec le nom de cinabre femelle (yindan ), donné aux procédés alimentaires et respiratoires, suffit à montrer que l’on doit se méfier d’une traduction chimique sommaire du mot dan. Taylor a observé que si les instructions données pour la préparation de l’«élixir d’immortalité» sont obscures, on peut constater, en revanche, que la progression des couleurs observée par les alchimistes chinois au cours des opérations est la même que celle de la préparation de la «pierre philosophale» par les alchimistes occidentaux et qu’elle passe du blanc au rouge. De même, la notion d’une substance dont une quantité infime transforme en or ou en argent une masse importante de métal ordinaire et, principalement, de mercure, est commune à la Chine et à l’Occident. De plus, l’une et l’autre alchimie ont décrit de façon similaire les effets de l’absorption de la «médecine universelle», autre nom de l’élixir. La comparaison de l’éloge de cette drogue par Wei Boyang, en 142 après J.-C., et par un alchimiste occidental, Salomon Trismosin, au XVIe siècle de notre ère, est caractéristique de ces analogies. Le premier dit: «Le vieillard ramolli devient un jeune homme plein de désirs», et le second: «Car vieux estoient les philosophes qui l’avoient. Pourtant, en leurs vieux jours, ils jouirent encore de leurs amours...»<br />
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L’évolution de l’alchimie chinoise se déroula de façon comparable à celle de l’alchimie européenne, à des époques différentes. À partir du VIe siècle après J.-C., l’alchimie taoïste s’orienta vers un mysticisme fort éloigné des pratiques positives et concrètes de ses premiers maîtres. On interpréta les textes anciens comme des allégories concernant des vérités purement intérieures. Un texte cité par Stein, et qui appartient au taoïsme moderne syncrétiste, est significatif: «C’est pourquoi le (Bouddha) Rulai (Tathâgata), dans sa grande miséricorde, a révélé la méthode du travail (alchimique) du feu et a enseigné à l’homme de pénétrer de nouveau dans la matrice pour refaire sa nature (véritable) et (la plénitude de) son lot de vie.»<br />
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Eliade a proposé de voir dans ce «retour à la matrice» le développement d’une conception archaïque: la guérison par un retour symbolique aux origines du monde, c’est-à-dire par une «réactualisation de la cosmologie».<br />
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Toutefois, dès l’origine de l’alchimie chinoise, il ne s’agissait pas seulement d’un retour symbolique, mais d’une voie magico-technique expérimentale, d’un processus opératoire concret qui prenait pour matière la matrice elle-même, la terra genitrix , la terre génératrice du daode ancestral et son rayonnement salutaire, porteur de lumière, de chaleur et de vie.<br />
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Quand l’alchimie mystique s’est orientée, au XIe siècle après J.-C., dans une direction contemplative et s’est transformée, au XIIIe siècle, en une technique ascétique, principalement sous l’influence du bouddhisme zen, cette élaboration relativement tardive fut l’œuvre de pieux lettrés et elle ne présente plus, dès lors, les caractères traditionnels de l’alchimie chinoise archaïque.<br />
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3. L’alchimie indienne<br />
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Bien que l’alchimie, comme technique spirituelle fondée sur des pratiques physiologiques particulières, principalement tantriques, semble avoir été connue de l’Inde antique, peut-être à une époque plus ancienne que celle où elle le fut en Chine, le problème de ses origines historiques n’a pas encore reçu de solution définitive. On a supposé que ces théories et ces pratiques indiennes auraient une origine arabe, mais un traité de Nâgârjuna, traduit en chinois par Kumârajîva trois siècles avant l’essor de l’alchimie arabe, fait état de la transmutation en or par deux procédés distincts, soit par la puissance des drogues, soit par la force développée par le yoga.<br />
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Mircea Eliade a bien montré ces convergences entre le yoga, surtout le Hatha-yoga tantrique et l’alchimie: «C’est tout d’abord l’analogie évidente entre le yogin qui opère sur son propre corps et sa vie psychomentale d’une part, et l’alchimiste qui œuvre sur les substances, d’autre part: l’un comme l’autre visent à «purifier» ces matières impures, à les «perfectionner» et, finalement, à les transmuer en «or». Car l’or, c’est l’immortalité, répètent les textes indiens; il est le métal parfait et son symbolisme rejoint le symbolisme de l’Esprit pur, libre et immortel, que le yogin s’efforce, par l’ascèse, d’extraire de la vie psycho-mentale, «impure» et asservie.»<br />
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Ainsi l’alchimiste, selon Eliade, espère-t-il arriver aux mêmes résultats que le yogin en «projetant» son ascèse sur la matière: «Au lieu de soumettre son corps et sa vie psycho-mentale aux rigueurs du yoga, pour y séparer l’Esprit (purusha ) de toute expérience appartenant à la sphère de la substance (prakriti ), l’alchimiste soumet les métaux à des opérations chimiques assimilables aux «purifications» et aux «tortures» ascétiques. Entre le plus vil métal et l’expérience psycho-mentale la plus raffinée, il n’y a pas de solution de continuité.»<br />
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Dans les deux cas, Tantra-yoga et alchimie, le processus de la transmutation du corps «mortel et corruptible» en un «corps parfait» (siddha-deha ), incorruptible et «divin» (divya-deha ), corps du «délivré dans la vie» ( jivan-mukta ), comporte une expérience de mort et de résurrection initiatiques. On serait ainsi fondé à voir dans le tantrisme et dans l’alchimie un enseignement parallèle, ayant pour but d’affranchir l’homme des lois du temps, de «déconditionner son existence» et de conquérir la liberté absolue.<br />
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Cette thèse d’Eliade est irréfutable en ce qui concerne l’alchimie sotériologique, c’est-à-dire celle qui s’est élaborée en tant que technique mystico-religieuse du salut ou de la «délivrance». En revanche, elle ne rend pas compte de l’alchimie magico-expérimentale archaïque à laquelle il semble que ces considérations métaphysiques subtiles aient été étrangères.<br />
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4. Les alchimistes alexandrins<br />
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Loin d’être l’origine de l’alchimie, comme l’a cru Berthelot, la Grèce égyptienne, entre le IIIe siècle et le VIIIe siècle après J.-C., n’a connu que la fin de l’évolution des communautés alchimiques et métallurgiques de la haute Antiquité. Ruska souligne les traces sensibles de cette décadence déjà chez Zosime de Panopolis, l’auteur le plus fécond de la littérature alexandrine hermétiste, au IVe siècle.<br />
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Cette littérature est indigente et pompeuse, dénuée de cohérence, même sur le plan allégorique et symbolique. Les noms d’Agathodémon, d’Hermès et de Thot, d’Isis, d’Osiris et d’Horus, d’Orphée, d’Ostanès ou de Moïse, de Marie la Juive ou de Cléopâtre, de Démocrite ou d’autres, témoignent assez clairement de son origine culturelle probable: la bibliothèque d’Alexandrie. L’industrie des faux a été pratiquée, avec virtuosité parfois, pendant toute l’histoire de la littérature alchimique. Ce fut l’une des principales ressources des scribes antiques et médiévaux.<br />
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La décadence de l’alchimie grecque reflète, en réalité, un phénomène plus général: celui de la lente dissolution des structures religieuses et sociales du monde antique. Quand l’ordre des institutions et des valeurs change, la cohésion logique des représentations scientifiques de l’univers se modifie.<br />
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La société grecque du IIIe siècle accueillait le mysticisme pseudo-alchimique avec intérêt précisément parce qu’il était pseudo-religieux et pseudo-philosophique, comme elle-même était pseudo-hellénistique. Ces contrefaçons exotiques et syncrétistes s’accordaient avec son cosmopolitisme, ses confusions et ses curiosités culturelles. Elle voulait savoir parce qu’elle ne pouvait plus croire; elle se fiait au miracle, car elle doutait de sa propre réalité.<br />
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Aussi l’élaboration alchimique littéraire de l’«hermétisme» alexandrin ne peut-elle être confondue avec la gnose alchimique islamique: synthèse universelle opérée par des conquérants et pour des conquérants, «guerre sainte» pour la délivrance de l’âme, dont l’aspect historique était transcendé par une quête spirituelle, essentiellement chevaleresque.<br />
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5. L’alchimie arabe<br />
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Les travaux de Ruska ont établi que les Syriens n’ont pas été les seuls médiateurs entre la science grecque et la science arabe. Ils ont joué, sans doute, un rôle important et même capital en philosophie et en médecine, mais, en fait, les Persans (les Iraniens) furent les premiers maîtres des alchimistes et des hermétistes islamiques.<br />
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On peut situer cette transmission entre 750 et 800. L’ancêtre de la dynastie des ‘Abbassides, qui régnaient alors, portait le titre héréditaire de grand prêtre d’un temple bouddhiste de Balkh, «la mère des cités», qui fut réédifié magnifiquement en 726. Là s’étaient conservées des traditions grecques et chrétiennes nestoriennes, mais aussi des traditions zoroastriennes et manichéennes.<br />
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La gnose alchimique islamique<br />
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Cette complexité d’apports et d’influences a fait de l’alchimie arabe une gnose ésotérique et initiatique d’une ampleur et d’une profondeur que l’on ne saurait comparer au douteux syncrétisme de l’hermétisme alexandrin.<br />
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On doit éviter de rapporter à des origines grecques ou égyptiennes littéraires un ensemble de connaissances transmises à la chrétienté médiévale et dont les origines initiatiques sont incontestablement islamiques. En effet, si la partie magico-expérimentale de l’alchimie est archaïque, si elle remonte à la protohistoire, sa partie gnostique, telle qu’elle a été conservée par la tradition occidentale, est relativement récente puisqu’elle ne saurait être antérieure à l’élaboration de la gnose jâbirienne. Celle-ci est d’ailleurs très différente de l’interprétation alchimique d’un philosophe et médecin arabe comme Rhazès, laquelle, à de nombreux égards, est déjà préchimique et nettement exotérique.<br />
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Ainsi, dans la mesure où l’alchimie arabe a subi une influence iranienne prépondérante, comme le prouvent les nombreux mots persans qui lui servent à désigner les éléments et les corps chimiques, c’est l’Iran, et non pas la Grèce, qui avait gardé des traditions ésotériques dont l’origine mésopotamienne lointaine semble au moins probable.<br />
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C’est à Geber (Abu ‘Abd Allah Jabir ibn Hayyan al-Sufi), «roi des Arabes et prince des philosophes», que l’alchimie arabe a dû son renom extraordinaire, pendant tout le Moyen Âge. Les incertitudes d’attribution de ces œuvres à un auteur mettent en évidence le fait caractéristique d’une chaîne initiatique située sous un «saint patronage gnostique». Corbin a bien montré que, parmi les rédacteurs possibles du corpus jabirien, «chacun avait à reprendre, authentiquement sous le nom de Jâbir, la geste de l’archétype».<br />
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La science de la Balance jabirienne<br />
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L’œuvre considérable de Jabir ibn Hayyan, Geber en latin, compterait trois mille traités, s’il fallait en croire la tradition et même certains orientalistes. On a supposé que Jabir dont la naissance et la mort se situent, approximativement, entre 730 et 804, aurait été le nom choisi par les Ikhwan al Safa , les «Frères de la Pureté et de la Fidélité», qui eurent leur centre à Basra et y rédigèrent, au Xe siècle, une encyclopédie. Traduite en persan et en turc, elle eut une influence considérable sur les penseurs et les mystiques de l’Islam. On retrouve, chez les Frères, la tendance à élever la conception néo-platonicienne des «nombres-idées» au rang d’un principe métaphysique, nommé la «Balance» (mizan ), bien que, chez Jabir, cette notion soit, à vrai dire, plus complexe, et plutôt ésotérique que philosophique. Ce mot est l’origine d’un ancien nom de l’alchimie, en langue franque, maza , cité par Berthelot, devenu massa , dans le Theatrum chymicum.<br />
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Selon la «science de la Balance», à toute genèse correspond une exégèse. Au «Livre du Monde», le Liber Mundi qu’est l’univers créé, matériel, élémentaire, répondent des «niveaux de signification». À partir de ceux-ci, de proche en proche, l’exégèse spirituelle (ta’wil ), en découvrant la relation qui existe entre le manifesté, l’exotérique (zahir ) et le caché, l’ésotérique (batin ), en «occultant l’apparent et en faisant apparaître l’occulté», en s’élevant des sens au Sens, ouvre enfin le «Livre du Glorieux» (Kitab al-Majid ) et s’éveille à Sa Splendeur. Là, seulement, la transmutation du monde s’achève en transfiguration.<br />
<br />
Ainsi l’opération alchimique, réellement accomplie sur une matière réellement donnée, faute de quoi l’ascension ultérieure ne serait ni comprise ni fondée, n’est pas allégorique mais exégétique. En répétant une genèse, non seulement elle l’explique vraiment, mais encore elle est guidée hors de cette première genèse vers une seconde naissance: elle y trouve l’initiation.<br />
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Mais la force même (quel que soit le nom qu’on lui donne) de cette opération n’a pu s’en dégager que parce qu’elle était déjà engagée dans son sujet matériel, réel, qui, nécessairement, ressentait un désir d’interpénétration entre ses propres qualités et les natures élémentaires primordiales. C’est du désir éprouvé par l’âme pour les éléments que dérive le principe qui est à l’origine des Balances (mawazin ).<br />
<br />
Les phases du retour de l’âme à elle-même sont donc aussi légitimement décrites par les étapes et les états de la progression matérielle de l’Œuvre, qui peuvent, inversement, mesurer à tout moment les divers degrés de ce retour. On voit qu’il s’agit bien d’une subtile «Balance» et d’une mystique positive et presque quantitative, ce qu’a souligné Corbin: «La Balance de Jabir était alors la seule algèbre qui pût noter le degré d’«énergie spirituelle» de l’Âme incorporée aux Natures, puis s’en libérant par le ministère de l’alchimiste qui, en libérant les Natures, libérait aussi sa propre âme.»<br />
<br />
Après les vastes collections de la gnose jabirienne, la tradition alchimique islamique a compté des œuvres importantes: celles de Toghra’i, exécuté en 1121; de Buni, mort vers 1225; de l’émir égyptien Aydamur Jildaki, mort vers 1360, et auquel on doit une claire et concise définition de l’alchimie: «C’est une science, dit-il, dont le but est d’enlever l’accident qui a pénétré dans la façon d’être spécifique.»<br />
<br />
Les alchimistes arabes ont développé une véritable énergétique de l’âme du monde. Leur conception des déséquilibres métalliques, analogues à des maladies guérissables, n’est pas absurde scientifiquement, car ils l’ont fondée sur de patientes observations des gîtes miniers. Selon l’impureté des matrices, les accidents de leur milieu naturel, les métaux, «vils» par leur naissance première, pouvaient devenir «nobles» par leur mort et leur résurrection.<br />
<br />
D’où la nécessité de l’art et d’une seconde naissance pour les ennoblir. Ce que confirme un texte occidental du Theatrum chymicum : «La science de la perfection de la Pierre des philosophes est la connaissance parfaite de la Nature universelle et de l’Art dans le règne des métaux. Sa pratique doit être recherchée par l’analyse dans les principes des métaux et jusqu’à ce qu’ils deviennent plus parfaits par une seconde naissance , d’où résulte la Médecine universelle.»<br />
<br />
Ce fut dans une direction bien différente de la gnose jabirienne, sinon opposée, que s’orienta l’œuvre alchimique de Muhammad ibn Zakariyya Razi (en latin Rhazes ), né en 864 à Razy, près de Téhéran, mort vers 932. Ce médecin et philosophe, opposé au prophétisme et farouchement hostile à toute idée d’élection divine, professant un irréductible égalitarisme, confiait seulement aux philosophes la charge d’éveiller les âmes et de les délivrer de leurs erreurs. Ses œuvres alchimiques, nettement préchimiques, mentionnent la préparation de l’acide sulfurique, du zinc, de l’eau-de-vie, des aluns (qui sont, en réalité, des sulfates, des «atraments») et des sels. D’après Abou Obaiah, Rhazès aurait composé 226 volumes dont la plupart sont perdus. C’est Rhazès qui a donné à l’alchimie, semble-t-il pour la première fois, le nom d’«astronomie inférieure» ou terrestre, afin de montrer ses rapports avec l’astronomie «supérieure» ou céleste: l’astrologie.<br />
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6. L’alchimie occidentale<br />
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Ses origines<br />
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On admet généralement que, comme en médecine, en mathématiques, en astronomie, les premiers monuments de l’alchimie occidentale ont été des traductions d’ouvrages arabes, par exemple, le Livre des Septante de Geber, ou la Turba philosophorum.<br />
<br />
Vraisemblablement, les trois voies de pénétration de l’alchimie arabe dans l’Europe chrétienne furent l’Espagne, la Provence et la Sicile. Si beaucoup de traducteurs d’ouvrages alchimiques arabes nous sont inconnus, de sérieux indices permettent de supposer que les savants juifs, établis en Provence après avoir été chassés de Cordoue par le fanatisme des Almohades, ont joué un rôle important dans la diffusion de ces traités.<br />
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Les connaissances métallurgiques étaient cependant plus développées en Occident avant le XIIe siècle, époque probable de l’apparition de l’alchimie arabe, que les historiens ne semblent le supposer. Ganzenmüller a rappelé que le célèbre traité, Schedula diversarum artium , du moine Théophile, contient la plus ancienne formule connue d’alchimie occidentale. Ce recueil technique, l’un des plus précieux du Moyen Âge, date de la fin du XIe siècle. Il mentionne le traitement des métaux pour fabriquer l’or «arabe» et l’or «espagnol». À vrai dire, ce procédé n’est point «alchimique», comme le dit Ganzenmüller, mais chimique: il s’agit d’alliages. Néanmoins cela prouve que ce genre de recherches a été connu par les artisans, bien longtemps avant les premières traductions d’ouvrages arabes.<br />
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Ses structures<br />
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L’alchimie occidentale peut être divisée en trois branches principales. La première, aristotélicienne, a développé les applications de la théorie antique des quatre éléments à la transmutation des métaux. Préchimique et relativement rationnelle, elle se rattache plutôt à la tendance expérimentale de Rhazès. La seconde, concevant le monde comme un vaste organisme animé, reprenant les théories des stoïciens sur la sympathie et l’antipathie des êtres, a recherché les relations entre la vie des métaux et l’âme universelle, assimilant ainsi les manifestations inorganiques aux phénomènes biologiques. Une seule gnose, l’«Art d’Amour», dominait cette philosophie de la nature. Son orientation la rapproche plutôt de la gnose jabirienne. C’est la voie traditionnelle la plus importante et la plus généralement suivie par les maîtres de l’alchimie occidentale.<br />
<br />
La troisième branche, à peu près inconnue, non seulement des historiens, mais de la plupart des alchimistes eux-mêmes, n’a laissé aucune trace écrite. Transmise toujours oralement, elle n’est pas essentiellement différente de la tradition chinoise archaïque. Elle n’est ni préchimique, ni philosophique, ni mystique. On peut la nommer «magique», à condition d’admettre qu’il existe une magie «naturelle» et qu’elle ne présente pas de rapports avec la sorcellerie. La source arabe la plus proche de cette tradition secrète est l’œuvre de Ya’kub ibn Ishak ibn Sabbah al-Kindi, le Liber de radiis stellicis , traité dans lequel le mouvement des étoiles et «la collision de leurs rayons» (Thorndyke) produisent, selon cet auteur, une infinie variété de combinaisons. Le feu, la couleur et le son émettent aussi des radiations. Ces théories furent connues de Roger Bacon. Elles semblent avoir été ignorées d’Albert le Grand. Bacon y fut initié oralement par un adepte inconnu qu’il nomme «le maître des expériences» et que Humboldt a supposé être Pierre Pérégrin de Maricourt.<br />
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Ses techniques :<br />
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Ces trois orientations distinctes de l’alchimie occidentale correspondirent à des techniques différentes. La première, ayant pour but principal la transmutation métallique, utilisa les fours d’usage courant, de fondeur ou de verrier, le chauffage au charbon de bois, à la lampe à huile, pour de petites quantités de matière; au fumier fermenté, pour obtenir de longues «digestions» à une chaleur égale; ou même l’exposition à la chaleur solaire des récipients «lutés», scellés «hermétiquement». D’autres appareils de chimie étaient déjà en usage chez les Arabes, et avaient des formes analogues chez les préchimistes alexandrins: l’aludel, appareil à distillation en verre épais, décrit par Geber; l’alambic, la cornue, lesquels, combinés, devinrent la retorte. Au XIe siècle, Avicenne compare déjà le corps humain à un alambic, le ventre étant la cucurbite et la tête formant le chapiteau en rassemblant les humeurs qui s’écoulent par les narines. La racine grecque du mot arabe, le nom ambix , figure dans l’Athénée de Dioscoride.<br />
<br />
C’est à cette première branche de l’alchimie occidentale qu’il faut réserver le nom de «chimie du Moyen Âge». Elle n’a pas été ignorée des véritables alchimistes. Elle présente plus de valeur et d’intérêt scientifique et technique qu’on ne l’a dit, parce qu’on n’a pas répété ces fastidieuses expériences, mais elle n’a pas de rapport profond avec la théorie et la pratique véritables du Grand Œuvre.<br />
<br />
La deuxième orientation, principalement philosophique et mystique, avait pour but l’élaboration de la «pierre philosophale» et ses opérations «symbolisaient avec» une transmutation d’ordre spirituel. Matériellement, elle était fondée sur un «archétype expérimental» qui consistait à «purifier» et à «animer» puis à «exalter» un sujet métallique et minéral, complaisamment décrit par tous les adeptes qui, en revanche, ont caché son nom, sa préparation principale et l’agent essentiel de son «animation». Cette première matière, considérée comme l’«Adam métallique», était jugée «impure» et «vile» dans son état naturel. Mais l’art pouvait la porter à un degré de perfection et de pureté très supérieur à celui de l’or lui-même. Elle devenait alors un «soleil terrestre», un «corps glorieux», «ressuscité d’entre les morts», qui fut comparé par les alchimistes chrétiens au Messie sortant du tombeau. Ce «Christ métallique» pouvait ainsi «racheter ses frères imparfaits», sous la forme de «poudre de projection», en les transmuant en or, accélérant ainsi leur évolution, ou bien guérir les maladies, sous la forme de «médecine universelle». Son élaboration révélait en outre à l’adepte la vérité universelle et positive des mystères de la foi, le sauvant ainsi du doute et de la damnation.<br />
<br />
La troisième orientation, principalement magique, ressemblait, techniquement, à la précédente, mais à vrai dire, elle commençait là où l’autre se terminait. La «pierre philosophale» était, en quelque sorte, la matière première de cette «haute science» dont les multiples applications s’étendaient à l’ensemble du savoir humain. En ce sens, son but était, symboliquement, l’Absolu ou l’Universel.<br />
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Son évolution<br />
<br />
La gnose alchimique, telle qu’elle s’était constituée sous le nom de «science de la Balance» dans la philosophie islamique jabirienne, avait atteint une universalité qui étendait ses théories non seulement aux trois règnes de la nature, mais aussi aux mouvements des astres et jusqu’aux hypostases du monde spirituel. Ésotériquement et initiatiquement enseignée à une élite occidentale, à l’époque des premiers établissements des ordres chevaleresques en Orient, cette gnose pouvait être légitimement transposée, pour ainsi dire, en diverses langues, sans s’opposer à la variété ni à l’originalité des croyances religieuses dont elle se proposait, au contraire, d’établir la transcendante unité, fondement qu’elle jugeait indispensable à l’ordre futur du monde. Ainsi prit naissance l’«hermétisme chrétien», dans les premières années du XIIe siècle.<br />
<br />
Il est vraisemblable, d’ailleurs, que ces connaissances ont été diffusées seulement dans des cercles restreints pour éviter d’imprudentes divulgations et aussi en raison de l’accès difficile de ces doctrines. Dès la fin du XVe siècle, elles semblent déjà oubliées. On constate, en revanche, le développement de deux tendances entre lesquelles l’intuition analogique des symboles avait maintenu longtemps un équilibre systématique: l’expérience physico-chimique et la spéculation philosophique alchimique.<br />
<br />
Le renversement des perspectives du symbolisme alchimique médiéval s’est effectué au XVIe siècle, principalement, comme l’a souligné Ganzenmüller, dans la partie de l’œuvre de Paracelse qui s’est attachée à mettre en relief les aspects naturalistes et médicaux de l’alchimie. Techniquement, Pagel a rappelé que la pharmacie traditionnelle reposait sur la composition des ingrédients, alors que la pharmacie paracelsique est fondée sur la séparation des vertus particulières, les «arcanes», qui exercent leur action spécifique sur une ou plusieurs maladies. C’est alors qu’apparut la spagirie , «l’art qui sépare et qui unit», source positive et certaine de la chimie moderne qui s’est développée, au XVIIe siècle, à partir des recherches médicales et pharmaceutiques iatrochimiques , c’est-à-dire des applications de la chimie à la guérison des maladies.<br />
<br />
La décadence de l’alchimie, déjà sensible au XVIIIe siècle, fut accélérée, au XIXe siècle, par la théorie des «corps simples». Les métaux étant reconnus, depuis Lavoisier, comme indécomposables, la théorie alchimique de la transmutation se trouva niée dans son principe. Jusqu’aux dernières années du XIXe siècle, la chimie positive condamna ou dédaigna les «rêveries superstitieuses» des alchimistes. L’apparition de l’«occultisme», à la même époque, a contribué au discrédit de cette science traditionnelle.<br />
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7. La littérature alchimique<br />
<br />
La littérature alchimique, l’une des plus vastes qui soient, compte, en Occident, en Orient et en Extrême-Orient, des milliers d’ouvrages dont la plupart n’ont été ni traduits, ni imprimés ni même recensés exactement. Des centres alchimiques importants, Prague, par exemple, en Europe, Fez et Le Caire, en Afrique, ont conservé de précieux manuscrits anciens qui sont encore ignorés des historiens.<br />
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Quand, vers 1910, le père Wieger compulsa les collections de la patrologie taoïste du Pai-yunn-koan , à Pékin, et du Zushoryo , à Tokyo, il ne supposait pas que les traités alchimiques ainsi découverts allaient changer toutes les conceptions généralement admises, depuis Berthelot, sur les origines et l’évolution de l’alchimie.<br />
<br />
Des textes fondamentaux, ceux du corpus alchimique traditionnel, comme L’Entrée ouverte au palais fermé du roi d’Eyrenée Philalèthe, ou Le Triomphe hermétique de Limojon de Saint-Didier, ne pouvaient être consultés que dans des éditions anciennes, souvent fautives, sans le moindre éclairage critique. On comprend d’autant moins l’état d’abandon dans lequel on a laissé ce domaine que ces œuvres, souvent admirablement illustrées, présentent une aussi grande importance pour l’histoire de l’art que pour l’histoire des sciences.<br />
<br />
La diversité des œuvres<br />
<br />
Dans l’état actuel de nos connaissances, il est donc plus utile de tenter d’éclairer et de préciser les méthodes d’approche et d’examen de la littérature alchimique que d’en dresser un inventaire qui serait souvent inexact ou superficiel. On la divisera, dans les limites de l’alchimie occidentale, en quatre catégories d’ouvrages:<br />
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1. Les œuvres attribuées à des adeptes, c’est-à-dire à des maîtres auxquels la tradition reconnaît l’autorité d’un enseignement théorique fondé sur l’élaboration expérimentale du Grand Œuvre et sur la possession réelle de la pierre philosophale. L’ensemble de ces traités constitue ce que nous nommons le corpus alchimique traditionnel.<br />
<br />
2. Les ouvrages ayant pour objet l’étude des transmutations métalliques. Certains ont été attribués à des alchimistes; d’autres ont pour auteurs des chimistes anciens, par exemple, Kunckel et Becher.<br />
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3. Les ouvrages pharmaceutiques et médicaux fondés sur l’interprétation iatrochimique des théories alchimiques et sur l’application de ces doctrines à la préparation des médicaments et à la guérison des maladies.<br />
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4. Les ouvrages littéraires et philosophiques inspirés par la gnose alchimique et par son langage symbolique.<br />
<br />
Entre ces quatre catégories, trop souvent confondues entre elles par les historiens des sciences, existent des différences importantes. La première, la plus évidente, est quantitative. Le corpus alchimique traditionnel compte seulement une vingtaine d’auteurs parmi lesquels nous citerons les noms mythiques ou réels d’Hermès (La Table d’émeraude , et les commentaires d’Hortulain), d’Arnauld de Villeneuve, de Geber, d’Artéphius, de Roger Bacon, de Raymond Lulle, de Nicolas Valois, de Bernard le Trévisan, de Thomas Norton, de George Ripley, de Michael Sedziwoj (Sendivogius), de Venceslas Lavinius de Moravie, de Basile Valentin, de Jean d’Espagnet, de Limojon de Saint-Didier, d’Eyrenée Philalèthe. À notre époque, les alchimistes ont ajouté à cette liste le pseudonyme déjà célèbre d’un adepte inconnu: Fulcanelli, dont l’œuvre majeure, Les Demeures philosophales , publiée en 1930 dans sa première édition, a éclairé profondément les études alchimiques traditionnelles.<br />
<br />
Les trois autres catégories d’ouvrages, en revanche, comptent plusieurs milliers d’auteurs et de titres. Borel et Lenglet-Dufresnoy, voici plus de deux siècles, en fixaient le nombre à six mille. D’autres collections mentionnent vingt mille titres. Si l’on y ajoute la difficulté d’accès de ces textes, dont la plupart sont rédigés en latin «scientifique», c’est-à-dire dans une langue assez différente du latin classique, on comprend aisément que les historiens soient fort loin de connaître tous ces ouvrages dont la lecture, souvent fastidieuse et décevante, exige une inlassable patience.<br />
<br />
Certains auteurs classiques, comme, par exemple, Bernard Trévisan, appelé parfois «le Trévisan», ou «le bon Trévisan» parce qu’on le jugeait «plus charitable», c’est-à-dire moins obscur et moins «jaloux de sa science» que d’autres adeptes, n’ont pas caché le temps considérable qu’ils consacrèrent à leurs recherches. Ayant commencé à lire Rhazès à l’âge de quatorze ans, «le bon Trévisan» avoue qu’il ne découvrit le sens véritable du corpus traditionnel qu’à l’âge de soixante-treize ans.<br />
<br />
Le cas du Trévisan n’est pas exceptionnel. La littérature alchimique a fait de la lecture même de ses œuvres une épreuve initiatique et c’est là, sans doute, son caractère le plus déconcertant, le plus étranger au moins à nos méthodes didactiques actuelles. Aussi convient-il d’essayer de comprendre les structures cryptographiques originales de ces textes dans la généralité de leurs propos et de leurs fonctions.<br />
<br />
Le langage alchimique<br />
<br />
Dans une étude publiée par la revue Critique , en 1953, Michel Butor a analysé avec beaucoup de clarté les problèmes posés par l’alchimie et son langage: «Tant qu’une transmission orale était la règle, écrit-il, ces livres ont pu être des sortes d’aide-mémoire, chiffrés de façon très simple. Pour avoir un exposé de la suite des manipulations prévues et des transformations cherchées, il suffisait de décoder, de même qu’il suffit de savoir un peu de latin pour découvrir dans un missel quels sont les gestes qu’accomplit le prêtre chrétien à l’autel et les paroles qu’il prononce, en laissant entre parenthèses la signification théologique de tout cela. Mais, au fur et à mesure que cet enseignement oral devenait l’exception, les maîtres se sont mis à faire des livres qui, de plus en plus, suffisent à l’initiation. Ce sont des documents chiffrés, mais qui invitent le lecteur à venir à bout de ce chiffre. [...]. L’alchimiste considère cette difficulté d’accès comme essentielle, car il s’agit de transformer la mentalité du lecteur afin de le rendre capable de percevoir le sens des actes décrits. Si le chiffre était extérieur au texte, il pourrait être aisément violé, il serait en fait inefficace. Le chiffre employé n’est pas conventionnel, mais il découle naturellement de la vérité qu’il cache. Il est donc vain de chercher quel aspect du symbolisme est destiné à égarer. Tout égare et révèle à la fois.»<br />
<br />
Dans sa conclusion, Michel Butor montre bien la fonction principale de ces structures cryptographiques: «Le langage alchimique est un instrument d’une extrême souplesse, qui permet de décrire des opérations avec précision tout en les situant par rapport à une conception générale de la réalité. C’est ce qui fait sa difficulté et son intérêt. Le lecteur qui veut comprendre l’emploi d’un seul mot dans un passage précis ne peut y parvenir qu’en reconstituant peu à peu une architecture mentale ancienne. Il oblige ainsi au réveil des régions de conscience obscurcies.»<br />
<br />
Ainsi la lecture profane devient-elle une quête initiatique du «Sens», et nous retrouvons ici ce que nous avons signalé précédemment à propos de la gnose jabirienne, de la «science de la Balance»: À toute genèse correspond une exégèse , mais, dans le cas de la tradition écrite, c’est, inversement, de l’exégèse que dépend la genèse.<br />
<br />
En effet, la recherche de la pierre philosophale, ses énigmes et ses pièges, l’extrême fascination de l’or, des pouvoirs et du savoir que les alchimistes attendaient de sa possession, suscitaient dans leur esprit une obsession, un monoïdéisme qui s’étendait, au cours de leurs longues et pénibles recherches, à toutes les zones claires et obscures de leur conscience. Sensations, imagination, discours, songes et fluctuations mentales s’y absorbaient. Peu à peu se formait ainsi un centre, un noyau psychique rayonnant autour duquel se rassemblaient et gravitaient leurs puissances intérieures. En même temps se décantait l’humus des motivations irrationnelles autour d’images d’un désir transféré à la dimension même du cosmos, à des unions nuptiales planétaires, minérales et métalliques, ardemment entretenues et amoureusement contemplées. Ce processus de concentration illuminative n’est pas moins évident dans d’autres disciplines ésotériques et mystiques. On le retrouve dans le bouddhisme zen, dans le yoga, dans les oraisons hésychastes de l’Église d’Orient, dans le dhikr du soufisme islamique. Le monoïdéisme centre l’intention du cœur sur l’objet du désir. «Pour visiter les jardins du souvenir, enseignent les maîtres, il faut frapper à la même porte jusqu’à s’user les doigts.»<br />
<br />
Toutefois, cette explication psychologique ne doit pas être considérée comme seule capable de rendre compte des structures cryptographiques de l’alchimie. Il ne faut pas négliger leurs raisons positives. Pour en donner quelque aperçu, imaginons que nos physiciens aient décidé de se communiquer leurs expériences sur la radioactivité artificielle, sans les révéler ni à la majeure partie de leurs collègues ni aux pouvoirs publics, tout en laissant à une élite la possibilité d’accéder à leurs connaissances.<br />
<br />
D’une part, craignant la perspicacité des autres savants, ils auraient été dans l’obligation de leur tendre des pièges plus ou moins subtils en laissant subsi]]></content:encoded>
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